Titre : une semaine de toi : préquelle 1
Source : Gundam Wing AC
Auteur(e) : Lysanea
Genre : yaoi, romance, UA.
Disclamer : aucun des personnages ne m'appartient.
Pairing : 1+2
Personnages : Heero Yuy, Duo Maxwell, Père Maxwell, 2 méchants…
Résumé : comment Heero et Duo se sont vraiment liés pour la première fois.
Notes de l'auteure : bonjour tout le monde ! Ca y est, enfin, je me suis décidée à republier mon dossier, (que ffnet avait supprimé suite à une dénonciation injuste et basse comme on a été beaucoup à en avoir été la victime, à un moment !)
A tous ceux qui m'avaient laissé des reviews, la première fois, je suis désolée que vos encouragements aient disparus eux aussi, mais j'espère que vous serez quand même contents de retrouver ce dossier ! Je me fais pas trop de soucis, beaucoup m'ont demandé, ces derniers mois, si et quand je comptais reprendre... C'est fait !
Un petit rappel pour ceux qui connaissaient ce projet, et une indication pour les nouveaux venus : cet os est la première préquelle de mon projet global issu de ma fic une semaine de toi, pour lequel j'ai mis les lecteurs à contribution.
Précision : Duo et Heero sont très jeunes, mais c'est vous qui avez souhaité connaître le tout début de leur relation !
Ce sont des os séparés mais ils ont une continuité, donc ça démarre très doucement pour nos deux âmes sœurs…
Bonne lecture à tous (ou relecture) !
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Préquelle n°1 : l'Orage
(Demandé par : Samossa-Hime et Clarinette)
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Mai AC 191
Église du Révérend Père Maxwell
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Le Père Maxwell traverse son église et jette un œil au crucifix, mais sans s'arrêter.
- Oh ! Seigneur, quel temps ! soupire-t-il sans s'arrêter. Serais-tu à ce point fâché contre Tes fidèles ?
Un éclair illumine soudain une partie de l'église et attire l'œil du religieux, qui y dirige ses pas, curieux.
Là, il découvre un jeune garçon complètement recroquevillé contre un des piliers de la nef, sursautant à chaque coup de tonnerre.
A son approche, il lève les yeux vers lui.
- C'est un drôle de temps, pas vrai ? murmure le prêtre avec bienveillance.
Le petit garçon se relève et fait mine de partir, une lueur de défi au fond du regard.
- Attends, tu as l'air d'avoir peur de l'orage…
- Je n'ai pas peur !
Un coup de tonnerre éclate et le petit garçon se tasse sur lui-même, puis essaie de se reprendre et défie le Père Maxwell du regard.
- Tu en as de la chance, moi, j'en ai peur. Viens, assis-toi. Voilà. Tu sais, orage ou pas, il pleut quand même très fort, tu ne peux pas te risquer à sortir maintenant. La Maison de Dieu est un très bon refuge.
- Je ne crois pas en Dieu.
L'enfant, à présent assis sur un des bancs de l'église, tente avec courage de ne pas sursauter à chaque éclair.
- Et bien alors, disons que cette grande maison peut bien t'abriter le temps de l'orage. Quel est ton nom ?
- Heero.
- Heero ? Se pourrait-il que… Oui, c'est un prénom assez rare, et on dirait que tu as le même âge que mon fils.
- Votre fils ?
- Je suis le Père Maxwell, le père de Duo. Et toi, tu es bien le Heero qui aide mon fils en mathématiques et au karaté, et que lui-même aide en anglais ?
- C'est le maître qui l'a voulu.
- C'est une bonne chose. Il fait des progrès grâce à toi. Et toi aussi, non ?
- J'en ferai même sans lui.
De nouveaux éclairs traversent l'église, la peuplant d'ombres inquiétantes.
Heero se mord la lèvre en jetant des regards inquiets autour d'eux, les sourcils froncés, luttant pour cacher sa peur et son angoisse.
- C'est un peu inquiétant, comme atmosphère, mais tu n'as rien à craindre.
- Je n'ai pas peur.
- C'est vrai, tu me l'as déjà dit, excuse-moi. Tu sais, Heero, il va sûrement pleuvoir toute la nuit. Duo m'a dit que tu vivais avec ton père, Odin.
- C'est pas mon père.
- Ah. Un oncle ?
- C'est mon tuteur.
- D'accord. Veux-tu que je l'appelle pour qu'il vienne te chercher ?
- Il n'est pas là.
- Alors tu es seul à la maison ?
- Je suis grand.
- Je n'en doute pas. Je suppose que ce n'est pas la première fois.
- Hn.
- Tu sais donc te débrouiller tout seul ?
- Hn.
- Je pourrai te ramener chez toi, mais j'ai mieux à te proposer : si tu restais avec nous ? Cela ferait sûrement plaisir à Duo.
- Non, merci.
- Alors tu préfères être seul ici ? D'accord.
Heero le regarde s'asseoir à ses côtés.
- Pourquoi ? finit-il par demander.
- Pourquoi quoi, Heero ?
- Pourquoi vous restez ? Je ne vous ai rien demandé !
- Je trouve ça réconfortant d'être ici, alors qu'il y a un tel déchaînement, dehors.
- Vous mentez.
- Sache que je ne mens jamais, Heero.
Le jeune garçon le regarde de biais et pense à Duo, qui dis toujours « I run, J hide, but I never lie ».
- Tu sais, reprend le religieux, lorsque nous vivions en Amérique, notre église a été détruite par une tempête. Ce jour-là, nous avons perdu Sœur Hélène, qui était comme une mère pour Duo. Depuis, mon fils déteste les orages et la pluie.
Heero soupire.
- Vous devriez rentrer le rejoindre.
- Seulement si tu viens avec moi.
- Je vous ai dit que ça allait.
- Il fait froid, ici. Tu seras beaucoup mieux à la maison. Et puis tu pourrais en profiter pour travailler un peu avec Duo.
- J'ai fini mes devoirs.
- Alors tu pourrais l'aider à finir les siens ?
- Pourquoi je ferai ça ?
- Tu le feras seulement si tu en as envie. Duo t'aime bien, alors à la manière dont il me parle de toi, je me dis que tu dois bien l'aimer, toi aussi.
Heero hausse les épaules.
- Il parle tout le temps.
- C'est une bonne chose, car ainsi, tu n'es pas obligé de le faire, vue que tu ne sembles pas très bavard. Je me trompe ?
- Hn.
- L'important pour moi, c'est que mon fils ait de bons résultats. Il travaille très bien partout, sauf en mathématiques. Mais il progresse grâce à toi. Il apprend vite, tu ne trouves pas ?
- Quand il écoute.
- C'est vrai, reconnaît le prêtre. Tu sais que ce soir, à cause de l'orage, il n'est pas très joyeux. Tu pourrais peut-être en profiter pour lui apprendre quelques petites choses ?
- Vous êtes têtu.
- Au moins autant que tu es fier, Heero.
Un nouveau coup de tonnerre retentit, décidant le jeune garçon.
- C'est juste pour que Duo m'embête pas lundi.
Le Père Maxwell sourit et se lève, invitant d'un regard l'enfant à le suivre.
Heero lui emboîte le pas et le prêtre le conduit, par un couloir, à l'extérieur de l'église jusqu'à la maison des Maxwell.
A peine a-t-il refermé la porte que Duo se précipite dans l'entrée et se blottit dans les bras de son père.
- Dad ! Je commençais à m'inquiéter !
- C'est pour ça que tu t'es rhabillé, mon enfant ?
- J'allais venir voir si tout allait bien. Tu devais juste faire un aller-retour !
- J'ai fait une petite rencontre, explique le prêtre en s'écartant, permettant à Duo de voir Heero resté derrière.
- Heero ? Mais qu'est-ce que tu fais là, tout va bien ?
- Hn.
- La pluie et l'orage l'ont surpris, il s'est abrité dans l'église. Alors je lui ai proposé de venir t'aider à finir tes devoirs.
- Je viens juste de les terminer !
- Bien, alors vous les vérifierez ensemble. Mais avant, Duo, conduis-le à ta chambre et prête- lui des vêtements secs et chauds. Je vous appellerai pour le dîner.
- Ok ! Viens, Heero.
Heero le suit, les sourcils froncés, ne voulant surtout pas montrer combien il est content et rassuré d'être là.
Duo lui trouve des vêtements à peu près à sa taille, même s'il est un peu plus épais que lui.
Ils jettent un œil rapide à leurs devoirs et descendent à l'appel du Père Maxwell.
Le repas se passe plutôt bien, même si les deux enfants ne peuvent s'empêcher de sursauter à chaque coup de tonnerre.
L'orage ne faiblit pas, au contraire.
Alors ils montent rapidement se coucher.
- Tu préfères dormir de quel côté, Heero ?
- Je dors par terre.
- T'es bête ou quoi ? J'ai jamais laissé un ami dormir par terre, ni même sur le canapé du salon, je vais pas commencer avec toi.
- On est pas amis. Je suis là parce que ton père a insisté, je voulais éviter qu'il aille parler à mon tuteur. Donne-moi juste une couverture.
Duo soupire et lui tend une couette, ainsi qu'un oreiller.
- T'es vraiment bête, tu sais. Bonne nuit quand même.
Chacun se blottit sous sa couette, incapable de trouver le sommeil, écoutant les éléments se déchaîner dehors.
Au bout d'un moment, Heero voit sa couette se soulever et Duo se glisser près de lui.
- D'habitude, quand y a un orage, je dors avec mon père… explique-t-il sur un ton d'excuse.
- Tu peux le rejoindre.
- Fais pas l'idiot, Heero, ta couette tremble autant que la mienne. J'ai autant honte que toi d'avoir peur de l'orage, à mon âge. Mais c'est comme ça. Alors viens dormir avec moi, je me moquerai pas. On peut faire comme si c'était pour nous remercier, d'accord ?
Un puissant coup de tonnerre fait vibrer les murs de la chambre, et Duo se blottit instantanément contre Heero, qui le serre contre lui dans un même réflexe.
Ils se détachent lentement, puis gagnent le lit, un deuxième violent coup de tonerre mettant à bas les dernières hésitations d'Heero.
Et s'ils maintiennent une distance entre eux au départ, dès le premier grondement, ils se retrouvent dans les bras l'un de l'autre.
Ainsi blottis, les deux enfants trouvent le réconfort et la sécurité nécessaires pour pouvoir s'endormir.
Ce qui ne tarde pas à arriver…
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Deux jours plus tard, après l'école…
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- Heero, attends ! hurle Duo en le rattrapant
- Qu'est-ce que tu veux ? demande-t-il sans s'arrêter.
- On peut rentrer ensemble.
Cette fois, il s'arrête.
- Non.
- Et pourquoi ? On prend le même chemin.
- Ne marche pas à côté de moi comme si on se connaissait.
- T'es fâché ? J'ai dit à personne que t'étais chez moi, ce week-end, ni que t'avais peur de l'orage.
- Me fiche de ce que tu peux raconter, reste pas à côté de moi, va-t-en !
Duo est très peiné de cette attitude ; il regarde un moment Heero qui commence à s'éloigner, quand soudain, deux hommes surgissent devant lui et lui tombent dessus.
Il se précipite pour l'aider, sans réfléchir, mais le temps d'arriver, Heero s'est déjà débarrassé d'un premier.
Ils échangent quelques coups avec le deuxième, mais celui-ci finit par aider le premier à se relever et ils détalent, après avoir hurlé à Heero que « ce n'était qu'un avertissement. »
- Ca va ? demande Duo.
- Je t'avais dit de rester à l'écart.
- Tu savais que tu risquais d'être attaqué ?
- J'ai l'habitude.
- C'est pour ça que tu m'as demandé de rester loin de toi ?
- Je ne voulais pas que tu me gênes.
- C'est vrai qu'il a réussi à te blesser une seule fois, quand tu t'es retourné en m'entendant. Je suis désolé.
- Ce n'est qu'une égratignure.
Ils reprennent la route.
Duo enlève le foulard qui retient ses cheveux et le noue autour de sa main blessée.
- Tes leçons de karaté ont porté, t'es pas fier de moi ?
- Baka, réplique Heero en regardant ses cheveux flotter librement sur ses épaules.
- C'est vrai, sans leurs armes, ils faisaient plus les malins, on a pu facilement leur tenir tête.
- C'est pas un jeu, Duo, ils voulaient seulement m'avertir. S'ils l'avaient voulu, ils auraient pu plus sérieusement nous blesser.
- J'ai bien vu, je suis pas si idiot que ça. C'est à cause de ton père ?
- C'est pas mon père ! le reprend Heero en s'arrêtant.
- Ok, désolé.
Heero lui lance un regard noir avant de repartir.
Duo le suit en silence jusqu'à ce qu'ils arrivent où Heero habite.
- Donc, c'est là que tu vis.
- Hn.
- C'est bon à savoir, t'as une vie assez mouvementée… Bon, bah, me reste plus qu'à te souhaiter…
- Tu veux entrer boire quelque chose ? le coupe Heero sans vraiment le regarder. Je vais mettre un pansement et nettoyer ton foulard.
Duo le regarde, un peu surpris, puis sourit.
- C'est sympa ! Mais je veux pas déranger…
- Odin n'est pas là.
- Ok, alors.
Duo lui emboîte le pas, ravi.
Heero lui propose de l'attendre dans le salon ou d'aller se servir à la cuisine, mais Duo préfère le suivre à la salle de bain.
Il le regarde, impressionné, verser de l'alcool à 90 degrés sur sa plaie, sans sourciller.
- Ca te fait pas mal ?
- Ca pique un peu.
- Shit ! Moi, on m'aurait entendu hurler jusqu'à la Lune.
- Je vais pas pouvoir te rendre ton foulard, le sang ne partira pas si facilement.
- T'embête pas, j'en ai d'autres.
- Je te le rendrai dès que je l'aurai nettoyé.
- Ok, si tu y tiens.
- T'as mal quelque part ? T'as pris des coups aussi...
- Rien de bien méchant, ça va. Merci, Heero.
- Hn... gromelle-t-il en détournant les yeux de son regard trop brillant.
Ils quittent rapidement la salle de bain pour la cuisine.
- Je te sers un coca ?
- Oui, je veux bien. A moins que t'aies envie d'être seul et que tu préfères que je mette les voiles ?
- Je t'aurais pas dit de rester si c'était le cas, répond-il en lui tendant son verre. Et je t'ai pas remercié pour l'autre nuit.
- C'est vraiment pas la peine. Tu viens quand tu veux à la maison, Heero, faut pas hésiter.
- Ca ira.
- D'ailleurs, tu devrais peut-être rester chez nous jusqu'à ce que ton pè… euh… Odin revienne. T'es pas en sécurité, ces types peuvent revenir.
- Non.
Duo s'approche de la fenêtre.
- Je pense vraiment que tu seras mieux à la maison, ce soir, Heero.
- C'est bon, je te dis.
- Regarde le ciel et dis-moi si c'est toujours bon…
Heero jette un œil au ciel gris, à n'en point douter un ciel d'orage, et soupire.
- Si tu veux prendre des affaires, on a le temps avant que ça ne pète, ajoute Duo.
Sans un mot, Heero sort de la cuisine et Duo devine qu'il monte dans sa chambre.
Il redescend peu après avec un sac…
Duo sourit et ils quittent la maison d'Heero en direction de celle de Duo…
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A suivre…
Merci d'avoir lu cet os.
Je sais bien que pour ceux qui ne m'ont pas demandé à connaître ce moment de leur vie, il n'est pas vraiment intéressant tout seul, étant donné que Heero et Duo sont jeunes et qu'il ne se passe "rien" entre eux.
Mais il était nécessaire de poser les jalons de leur histoire pour comprendre comment ils en sont arrivés, pas à pas, à devenir le couple si uni et amoureux qu'on connaît dans ma fic « une semaine de toi ».
J'espère que vous continuerez à lire ou patienterez pour les os plus « intéressants »…
Lorsque j'avais posté mes premiers os, le numéro 2 racontait la mise en couple de Heero et Duo, deux ans après cet os ; ils vivaient alors tous les deux chez le Père Maxwell, qui avait recueilli Heero à la mort d'Odin.
On m'avait alors demandé de raconter les circonstances qui avaient conduit à cette situation.
Ce sera donc le sujet du prochain os, un inédit pour tout le monde, donc, avant de retrouver les deux autres que j'avais eu le temps de poster, "Orphelin de toi" et "Colle".
Merci à tous ceux qui m'ont soutenu lorsque mon dossier a été supprimé, qui m'ont encouragé jusqu'à très récemment à reprendre (ce qui n'était pas chose facile vue que mes textes n'étaient pas entiers sur mon ordi, et que ça fout un coup au moral d'être victime de gens malintentionnés et jaloux !)
Enfin, j'espère que la reprise de ce dossier suscitera autant d'enthousiasme que son premier lancement, et une plus longue vie XD !
En d'autres termes, vous pouvez de nouveau me demander d'écrire sur un thème ou un moment en rapport avec ma fic originelle ou ce dossier de suites, j'ai rouvert le guichet !
Kisu et à bientôt !
Lysanea.
