Tu es ma meilleure amie
Je fixai son visage, sa mâchoire parfaite, ses yeux gris sa peau blanche sans imperfection. Je le faisais depuis des jours sans m'arrêter et c'était à ce moment-là que je m'étais rendue que compte que merde…j'étais amoureuse de Sirius black et oui c'était un sacré problème. Les gens qui ne connaissaient pas Sirius ne pouvaient pas comprendre, le commun des moldus ou des sorciers d'ailleurs ne pouvaient pas comprendre.
Tout d'abord pour expliquer avec une perfection absolue pourquoi c'était un si gros problème je devais revenir au début…
Bienvenu donc à ceux qui viennent de me rejoindre, je m'appelle Christie mais je trouve ce prénom trop féminin alors tout le monde m'appelle Chris. Je suis plutôt jolie mais je déteste être trop féminine, je déteste les hommes arrogants, ça peut paraître sans importance comme détail mais cela ne l'est pas. C'était parce que je détestais les hommes arrogant et évidemment infidèle que je détestais Sirius Black et son ami de toujours James Potter. Le problème parce qu'évidemment il y a un problème est que je suis une personne courageuse, colérique mais courageuse, ce n'est pas un problème en soi mais je suis donc une gryfondor, tout comme mes meilleurs amis et si en plus ça ne suffisait pas mon petit ami, fait parti de l'équipe de quiddich bien sûr et qui plus est « adooorrreeeeeuuuh » son capitaine et ce cher sirius qui après tout est devenu gryffondor contre l'avis de sa famille, c'est tellement courageux, c'est tellement gryffondor. Même si je reconnais que c'est courageux, cela ne rattrape pas tout. Combien ais-je vu des filles pleuraient pour lui, pour cet abruti, se mettre à se haïr, ne plus rien n'espérer. Combien ont-cru avoir une chance de le changer ? De se faire aimer de lui ? Des dizaines et des dizaines de filles folles de son corps et de son intelligence.
Non je ne suis pas sortie avec lui, non pas moi mais ma meilleure amie, si sensible et si intelligente. Trop gentille, elle aussi a crut pouvoir le faire changer, faire en sorte qu'il l'aime sans succès, elle a eu du mal à s'en remettre mais elle y est parvenu.
Enfin, aujourd'hui comme tous les jours je me décide à aller chercher mon petit-ami qui s'appelle Chris, comme moi à son entraînement de quiddich. Rose, elle ne m'accompagne jamais, je pense qu'elle ne veut absolument pas revoir cet abruti de Black ce qui est parfaitement compréhensible.
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J'arrive donc assez gaiement sur l'immense terrain de quiddich, j'adore l'herbe coupé de ce terrain, de sa couleur, si vive, si pure, parfaitement entretenu, de l'odeur boisée, d'été, du bois des balais il n'existe aucune odeur similaire à celle-ci ni aucune qui me soit aussi agréable. J'adore le quiddich, c'est ma passion, j'avais voulu postuler pour entrer dans l'équipe mais mes parents ne l'avaient pas souhaité, je n'étais déjà pas féminine alors et puis j'étais amoureuse de Chris déjà à l'époque, jamais je ne l'aurais intéressé si j'avais été dans l'équipe de quiddich, il m'aurait vu comme son coéquipier pas comme une future conquête.
Je vois toute l'équipe au complet descendre du ciel sur leur balai, je les envie. J'attends Potter beugler ses ordres, au moins il n'était pas mauvais capitaine, il se mit à hurler en particulier à hurler sur Chris, évidemment il n'était pas un mauvais attrapeur, il était dans la moyenne. Petit à petit, les joueurs se séparent, il ne reste plus qu'au milieu du terrain Potter, Chris et Sirius. Je me rapproche doucement et attire le regard de mon ennemi qui me en me voyant me fait un sourire charmeur, je réponds par un regard noir. Il s'écarte du duo et s'approche pour me parler, je suis maudite :
-Bonjour rayon de soleil, comment vas-tu aujourd'hui ?
Je décide ne pas lui répondre, peut-être ai-je une chance d'esquiver sa conversation des plus chiantes.
-hmm, Christie, petit ange, tu me boudes encore ?
- Chris. Je ne te boude pas, nous n'avons jamais eu ce genre de relation pour que je puisse « te bouder ».
Il se mit à rire, ce qui m'a toujours étonné d'ailleurs. Si j'avais été un serpentard je me serais pris un sort. Je le fixe ce qui le fait arrêter de rire. Il se calme et tend sa main vers ma joue, je n'ai même pas eu le temps de me reculer que j'entends un raclement de gorge. Sirius et moi comme un seul homme, on se tourne vers la source du bruit. Chris, mon petit ami, si sexy quand il sort de l'entraînement de quiddich, a donc fini de se faire enguirlander, il s'approche de moi et m'embrasse doucement, cependant je vois son regard dévier pour regarder celui de Sirius. Il répond par un rictus moqueur et suit son ami Potter. Mon petit-ami en fait de même mais il me dit avant de partir qu'il me rejoindrait à la bibliothèque.
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Je l'attends donc à la bibliothèque mais il n'est toujours pas là. J'attends toujours, pendant dix minutes. Je décide donc de bouger dans la bibliothèque pour me détendre et entends des gloussements, d'abord tout doucement puis je rapproche encore, j'ai comme une appréhension, quelque chose que je ne dois pas voir, je m'approche donc d'un espace entre deux livres et là je les vois. Et là tout le monde l'a deviné, mon petit ami et ma meilleure et là je comprends tout. Ses yeux verts fixant les siens, je croyais qu'il ne regardait que les miens, sa bouche rosée embrasant la sienne, rougit par les baisers. Sa main caressant ses cheveux bruns, elle saisissant sa nuque, ses doigts dans ses cheveux caramel. Je les fixe un instant puis fait demi-tour.
Je ne dis rien, je ne pense à rien, je ne peux plus penser je suis pétrifiée. Mon cerveau pour la première fois ne fonctionne plus. J'ai la nausée mais le pire c'est bien les souvenirs qui remontent comme un dégulis. Je prends mes affaires et je pars. Je vais au seul endroit où je peux être tranquille, espérer être mieux. Je me rends sur le terrain et fais venir mon balai grâce à une formule magique, il arrive sur le champ. Je me décide donc à détacher mes cheveux blonds, à enlever ma cape, mes chaussures, mes chaussettes, ma cravate, ma chemise. Je me retrouve donc en débardeur et en jupe. Si il faut être collé, autant que se soit pour une bonne raison. Je suis donc sur mon balai et monte de plus en plus haut et m'élance de plus en plus vite et je pense, c'est un cauchemar de penser. Je vois de là où je suis l'endroit où j'allais tous les jours pour apercevoir Chris sur son balai, pour espérer qu'il me lance ne serait-ce qu'un regard, une seule fois. Depuis la première fois que je le vis en première année j'eu un coup de foudre pour ses yeux verts, si magnifique, si gentil, il semblait incapable de faire comme mon paternel mais je me trompais. Je voulais tout faire pour toucher ses cheveux. Je l'aimais désespérément, non c'est faux je l'aime désespérément mais je vais me soigner…
Puis je vois tout nos rendez-vous à la bibliothèque, les regards que je prenais que pour de la simple amitié qui n'en était pas, que j'étais conne, que je suis conne comment je n'ai pas pu le voir autrement. Leurs doigts qui se touchaient ce n'était pas des accidents, ils se cherchaient, c'était pour ça qu'on ne s'embrassait plus devant elle, qu'elle ne venait pas aux entraînements, elle ne voulait pas que je sache qu'elle l'aimait, qu'elle et mon petit-ami, mon petit ami depuis quatre ans, moi qui l'ait réconforté quand elle s'était faîte plaquée par Sirius, je me suis faîte avoir.
La colère monte encore et encore jusqu'à ce que j'entende une voix sur un balai à côté du mien que je n'avais pas remarqué, j'entends une voix me hurler dessus, à travers le souffle du vent.
-Putain, qu'est ce que tu fous Christie, ralentis, tu es une débutante ne fais pas ça tu vas te blesser.
Il n'y a qu'une personne qui m'appelle Christie sur terre et c'était bien la dernière personne que je voulais voir dans ce monde. Je me décide à aller plus vite, toujours plus vite, je l'entendis dire « merde » c'est la première fois que je le sens en colère mais je ne m'arrête pas pour autant et continu sur ma lancée jusqu'au dernier moment où je remonte en piquet et que je me décide à me poser. Peu de temps après Sirius me rejoint sur le sol. Je n'ose pas le fixer étant donné que je suis en train de pleurer. Il attend quelques minutes puis enfin me dit :
Tu… tu voles comme une déesse, t'es loin d'être une débutante, ton piquet était géniale, tu voles bien mieux que ton petit-ami.
Je ne me retourne pas, je ne veux pas me retourner. Il me saisit les épaules et me fait pivoter doucement, je suis toujours en train de pleurer. Il me regarde, ne dis rien mais me prend tout simplement dans ses bras. Je pleure toutes les larmes de mon cœur pendant longtemps. Sirius pour la première ne se moque pas de moi, ne dis rien il se contente de me caresser les cheveux doucement, si doucement jusqu'à ce que je ne puisse plus pleurer.
Je crois que c'est là que tout à commencé réellement…
