Sansa Stark, la Dame de Winterfell se servit un verre d'hypocras blanc, et en versa pour le visiteur qu'elle attendait.

Après une nouvelle journée à gouverner le Nord, cela n'était pas démérité. Des bruits de pas se rapprochèrent, couplé au cliquetis caractéristique d'une armure. La jeune femme se leva pour accueillir celui qui s'annonçait.

- Ah Sandor, vous voilà.

- Vous m'avez fait demander, Ma Dame ?

- Oui, je vous en prie asseyez-vous.

L'homme au visage défiguré ne se fit pas prier.

- Je n'arrive pas à croire que ma sœur vienne de se marier. Arya Waters... C'est étrange, non ?

- Je souhaite bien du courage à Gendry, ricana le Limier qui, depuis la fin de la guerre, était le garde du corps de Sansa Stark.

- Il en aura bien besoin en effet, je pense. Leurs noces me rappellent que moi aussi j'ai des devoirs envers ma famille. Je dois me marier à mon tour. Il faut que je préserve l'héritage de ma famille. Vous avez toujours été de bon conseil. Qu'en pensez-vous Sandor ?

- Un mariage, Petit Oiqeau ? Tu crois vraiment que je suis le mieux indiqué pour ce genre de choses ?

- Si je vous décris celui que je recherche, je suis sûre que vous pourrez m'aider. La guerre a fait des ravages et a nettement réduit mes possibilités, n'est-ce pas ?

- Sûrement oui.

- Il me faut donc trouver une personne qui ne serait pas gênée par le fait que j'ai déjà été mariée deux fois avant lui. Il faudrait également que ce soit quelqu'un qui soit prêt à abandonné son propre nom pour que nos enfants soient des Stark. Quelqu'un avec qui je m'entende et qui me respecterait autant que je le respecterais. Quelqu'un avec qui construire un mariage solide, durable... Si jamais un nom vous venait à l'esprit, vous m'en feriez part n'est-ce pas ?

- Oui Petit Oiseau.

Un peu plus tard cette nuit là, la jeune Stark eut la visite de son garde du corps.

- Je crois que j'ai trouvé, Ma Dame.

- Ah oui, dites-moi tout.

- Celui qui pourrait être votre consort et qui abandonnerait son nom pour le vôtre. Ce n'est rien d'autre qu'un vieux chien, mais il vous sera loyal et fidèle aussi longtemps que vous le désirerez.

- Est-ce qu'il aimerait que je lui chante une chanson ?

- Oui, je crois qu'il adorerait cela.

Sansa ferma la porte de sa chambre derrière elle, et elle put s'adonner au plaisir de "chanter" pour celui qui l'avait toujours aimée.