Disclaimer : Reign ne m'appartient pas. Et tant mieux parce que je crois que je ferai un régicide vu un certain personnage...

Résumé : Elle n'était pas française. Mais elle n'était plus écossaise.

Note de l'auteur : Petite vignette sur Lola, un de mes personnages préférés de la série. Au fil de mes recherches sur le net, elle semble être un personnage assez méprisé, ce que je ne comprends absolument pas. Ah si, je le comprends en fait mais bon, je me tais, je pourrais être méchante :p

Une Apatride

Lola lisait et relisait inlassablement la lettre qu'elle avait reçu de son père. Ou de celui qui partageait son sang désormais. La missive était claire, acérée, tranchant les liens familiaux qui les unissaient jadis.

Lola,

Comment as-tu pu ?!

Comment as-tu osé ?!

La nouvelle nous est parvenue, tu es la mère d'un bâtard ! D'un bâtard royal ! Du mari de notre reine Mary !

Ô cruelle ! Comment as-tu pu ainsi humilier triplement Sa Majesté ?! Tu détournes son mari d'elle, tu trahis ses sentiments envers toi, tu as conçu un être au sang royal français et écossais alors que c'était là le privilège de la reine ! La souveraine ! Ton amie ! Tu sais, celle qui séchait tes larmes quand tu t'écorchais les genoux ! Tu te montres indigne de l'honneur qui nous a été confié par Marie de Guise ! Elle t'a choisie, au lieu de mille autres jeunes femmes plus méritantes que toi, parce qu'elle voyait des qualités de cœur en toi, la voilà bien trompée ! Ton inconduite nous déshonore tous ! Et qui voudra de toi désormais, maintenant que tout le monde sait que le roi François t'a goûtée ? Pauvre sotte, je te savais sensible mais je t'ignorais idiote ! Tu t'es peut-être condamnée mais tu ne nous entraîneras pas dans ta chute !

A partir de ce jour, je n'ai plus de fille, ton nom n'est qu'un nom parmi tant d'autres, personne ne te mentionnera au château car après tout, tu es une étrangère. Et l'on n'ouvre pas ses portes à un étranger. Dieu ait pitié de ton âme sombre de traîtresse et de pécheresse.

Dieu et Mary, reine d'Ecosse.

Chaque mot la transperçait un peu plus, blessait un peu plus son cœur. Elle était désormais une orpheline, une apatride, une tricarde, une invitée tolérée à la cour de France.

Il lui fallait faire le deuil de l'Ecosse.

FIN