En cette nuit de Noël, rien ne venait perturber le calme des urgences pédiatriques. Tauriel, qui aurait donné cher pour passer la nuit auprès de Kili, son compagnon, terminait sa tournée. Dans la pouponnière, tous les bébés étaient changés et avaient l'estomac plein, dans les autres chambres, tous les enfants étaient sages pour une fois, la perspective du passage du Père Noël en ayant réduit plus d'un à une sagesse d'image d'Epinal.
Bien qu'elle adore son métier d'infirmière, c'était un peu à contrecœur que la jeune femme avait accepté de travailler pour Noël. Elle se consolait en se disant qu'elle serait libre pour le nouvel an, surtout grâce à la perspective du week-end que Kili et son frère leur préparaient. Inséparables, les deux jeunes hommes étaient deux fêtards invétérés.
Aux alentours de cinq heures du matin, elle prépara les chariots de petits-déjeuners pour avancer sa collègue qui la relèverait d'ici une heure. Les enfants ayant décidé d'être calmes, elle n'avait pas grand-chose à faire de toute façon.
À six heures tapantes, Arwen, sa collègue, prit son poste et lui annonça.
— Tu devrais descendre aux vestiaires, je crois qu'il y a une surprise pour toi.
— La cheffe m'a mis des jours en plus sur le planning ? Supposa la rousse en fronçant son joli petit nez.
— Ah je ne te dis rien, rétorqua l'autre jeune femme. Tu verras bien.
Intriguée, l'infirmière descendit aux vestiaires et sursauta lorsqu'elle vit qu'une autre personne s'y trouvait déjà. Ce n'était pas n'importe qui, puisqu'il s'agissait du Père Noël… Ou de quelqu'un lui ayant emprunté son habit rouge.
— Oh, oh, oh, claironna une voix masculine que Tauriel reconnut aussitôt.
— Kili ? Qu'est-ce que tu fais là ?
— Je suis venue récompenser une petite fille très travailleuse et courageuse qui a travaillé toute la nuit.
Levant les yeux au ciel, Tauriel se pencha pour l'embrasser. Ils repartirent bras dessus, bras dessous, inconscients des regards amusés que leur jetaient quelques passants matinaux.
