Title: Faits Divers
Category: Games » Kingdom Hearts
Author: flammula
Language: French, Rating: Rated: T
Genre: Humor/General
Published: 05-31-11, Updated: 08-11-11
Chapters: 3, Words: 10,849

Chapter 1: Et les laiderons alors ?

Disclaimer : personnages appartenant à Square Enix. Pour ceux qui m'en voudraient d'ici la fin du chapitre, je tiens à dire pour ma défense que si on réfléchit bien, au final je les torture pas autant que ce que les scénaristes des Kingdom Hearts et Final Fantasy font, alors non je me sens pas coupable de quoi que ce soit, j'améliore leur vie à ces pauvres persos.

Avertissement : Juste un peu le langage. Le shonen-ai est très limité aussi. C'est du disage de merde une fois de plus XD

Bonne lecture !

Faut pas croire, même si j'étais petit, je me souviens très bien de ce qu'on disait autour de moi, depuis les "il est adorable" aux "trop craquant" en passant par les "Ce Squall, quand il sera grand il fera tomber toutes les filles". Je m'en souviens parfaitement. Surtout que les photos de quand j'étais à l'âge où tout le monde vous papouille circulent dans toutes les mains du quartier, grâce à ma très chère mère qui se lasse pas de présenter son fils à tout le monde -ça ravive les souvenirs à chaque fois. Sauf qu'au bout d'un certain temps, les photos des années collège s'y sont ajoutées, et tout d'un coup les couinements admiratifs se sont transformés en "mais qu'est-ce qui lui est arrivé ?".

Ce qui m'est arrivé ? Un truc atroce.

Un truc que personne ne peut éviter, même s'il en touche certains plus violemment que d'autres.

La puberté.

Et moi, elle m'a pas loupé. J'ai commencé à souffrir dès le début du collège : mes quenottes avaient décidé qu'elles ne marcheraient pas droit, c'était l'anarchie dans ma bouche. Je suis passé chez l'orthodontiste qui m'a installé un magnifique chemin de fer. Je souriais déjà pas des masses, mais après ça, c'était pire que tout. L'année suivante alors que j'avais toujours aimé le fond de la classe, on m'a installé au premier rang. Pourquoi ? Parce que je n'y voyais rien. Ma prof en a eu marre que je plisse des yeux pour lire ses cours -que je n'avais jamais en entier étant donné que je passais plus de temps à les déchiffrer qu'à les recopier- et a fini par appeler mes parents. Je les avais pas prévenus seul pour la simple et bonne raison que je ne voulais pas aussi me faire appeler Quatre Yeux en plus de Sourire d'enfer -dent fer, ah ah les mioches sont des comiques-(même si je souriais pas). Au final je me suis retrouvé avec des culs de bouteille.

Tout ça n'a rien à voir avec la puberté ? Ok, je l'admets. Seulement, tout ça aurait à la limite pu passer si la puberté n'était pas intervenue.

Mon corps a grandi d'un coup pendant mon année de quatrième, ma mère arrivait même pas suivre pour m'habiller, ce qui faisait que j'avais toujours des fringues ringardes. Pas parce qu'elles étaient moches, mais parce qu'elles m'allaient aux fraises. A la fin aussi parce qu'elles étaient laides, vu que ma mère récupérait ce qu'elle pouvait. Son budget avait pas supporté ma poussée de croissance.

Mange de la soupe si tu veux grandir ! Bah tiens, j'en ai tellement mangé que j'ai failli me transformer en haricot magique, en m'escaladant on aurait trouvé un château dans les nuages -géant, harpe qui parle et trésor en cadeaux. Mais ça encore, j'étais pas le seul dans ma classe et arrivé en troisième, c'était même plus moi le plus grand. (à mon grand bonheur, j'ai fini par ne plus être le seul non plus à avoir un appareil dentaire ou des lunettes...même si tout le monde avait pas mes verres quadruples foyer -en exagérant à peine)

Ensuite il y a eu les joies de l'acné qui sont venues s'y ajouter. Alors là, j'aimerais qu'on m'explique POURQUOI certains ont que dalle, et que moi j'avais plus de gueule ? Ils m'avaient jeté un sort pour que je me prenne toute l'acné à leur place, je vois pas d'autre explication.

Et puis ma voix a mué. C'était horrible. J'aurais voulu ne jamais parler, mais en cours ou à la maison, c'était impossible, on m'y obligeait absolument. Je devais donc souffrir que ma voix parte en vrille dans la discorde la plus atroce.

J'avais envie de m'enterrer dans un trou et d'y ressortir quand tout ça serait enfin terminé. Mais la société d'aujourd'hui ne vous permet pas de vous transformer aussi facilement en ermite. Alors j'ai dû vivre avec, hein.

J'avais décidé que puisque j'étais condamné à être moche, je ferais ce que je pourrais pour être au moins intelligent. Il fallait aussi que je fasse honneur à la réputation des binoclard : être un intello quoi.

Pari tenu, j'étais le meilleur en tout. Et même en sport. Parce que j'avais découvert que me muscler un minimum me rendait moins effrayant : je ressemblais moins à un squelette. Je me musclais, je me dépensais, je mangeais encore plus...et les filles ont un jour fini par dire qu'avec un sac sur la tête, je pouvais être pas mal.

Tellement délicat de leur part.

Mais ça c'était qu'à partir de ma première année de lycée.

Enfin, voilà, vous pouvez constater les ravages que la puberté a fait sur moi. Sans compter ces...petites choses en plus qui apparaissent sur votre corps, ces petits changements qui surviennent sur certaines parties de l'anatomie masculine, tout ça.

Ouais ouais, j'entends les filles du coin ricaner, faites pas les malines ! Je suis sûr que pour celles qui ont pas été prévenues, ça dû être flippant les premières règles ! Hein ? Mentez pas.

Bon, j'ai pas flippé. Mais se réveiller un beau matin et sentir qu'on est pas aussi détendu que ce qu'on devrait l'être...bah voilà. Peut-être même qu'il y en a qui l'ont regardé de longues minutes en espérant qu'il leur dise ce qu'il voulait exactement, et pourquoi il était si tendu, le pauvre.

Bref. Je compte certainement pas m'étendre sur le sujet.

Par contre ma crise d'adolescence a eu lieu sur ce même thème. A peu près.

En troisième, je suis tombé dans la même classe qu'un garçon qui venait d'emménager en ville. Et lui, on aurait jamais dit qu'il avait un jour su ce que c'était que la puberté. Il avait un visage aux traits fins, une peau de bébé, il était un peu plus grand que moi et à ma grande surprise, il n'avait plus ses rondeurs d'enfants. Son visage m'avait fait m'attendre à un autre corps que celui d'un sportif. Non, je l'ai pas espionné aux toilettes, on a été à la piscine, comme tous les écoliers. Il était blond aux yeux bleus clairs et sa mère à lui avait pas l'air d'avoir abandonné l'espoir de l'habiller correctement. Mon total opposé, question physique. Mais sur la personnalité, on avait beaucoup plus de points communs. Dommage qu'il ignorait même mon existence. D'un autre côté, c'était pas plus mal pour lui : il irradiait tellement qu'il se serait probablement aveuglé à cause de sa lumière reflétée dans mes lunettes.

Je parlais donc de crise d'adolescence. Oui, c'était une réelle crise existentielle qui éclata dans ma caboche quand je me suis rendu compte que le nouveau souci anatomique de mes onze ans réagissait à des pensées sorties de nulle part incluant Cloud et quelques fantaisies.

Cloud...un prénom trop débile mais je m'en rendais pas compte à l'époque. Faut dire que je suis pas mieux loti.

Bref, imaginez ce que ça fait de devoir admettre qu'on est attiré par un garçon, quand on en est soi-même un. Une catastrophe.

Crise d'adolescence, parce que je me haïssais et je haïssais mes deux jeunes frères, Sora et Roxas, qui entraient aussi dans la même phase et le vivaient bien mieux que moi. Mère Nature avait été tellement injuste. Tellement. Tellement. Tellement... Ou alors c'est vraiment comme on dit : j'ai servi de brouillon avant que ma mère puisse pondre ses deux perfections. Une chance pour moi, eux, ils ont un grain à la place du cerveau. Ils sont jumeaux, y a dû avoir un bug et au lieu de faire deux cerveaux, y en a qu'un seul qui a poussé, et il a été partagé en deux.

C'est à partir du moment où j'ai réussi à me faire une raison que j'ai réellement décidé à me démochiser.

Seulement, ce genre d'entreprise ça prend du temps.

Je pensais que je ne pourrais jamais approcher Cloud tant que je ressemblerais à un étron. Malheureusement c'est lui qui a décidé à quel moment nous pourrions nous parler pour la première fois.

Je me suis donc rendu ridicule. J'avais enlevé mes lunettes pour pas qu'il s'aveugle à cause de sa propre lumière, mais j'y voyais pas grand chose et j'ai parlé à une tâche floue tout le long. (bon ok, c'était pas qu'une tâche floue, mais j'aurais voulu pouvoir admirer ses traits dans toute leur splendeur). J'ouvrais le moins possible la bouche pour pas qu'il voit mes chemins de fer, pendant que lui avait un sourire captivant, même s'il était petit.

J'ai dû passer pour le type le plus antipathique de la planète, mais il ne s'en était même pas formalisé et je crois qu'on est devenus amis.

J'y croyais dur comme fer en réalité. Mon seul but dans la vie, à partir de ce moment, c'était de réussir à devenir non plus mignon et adorable comme je l'étais avant...Armageddon, mais devenir beau et séduisant. Roh oui. En plus, la sexualité de Cloud n'avait pas spécialement l'air d'être définie, alors j'avais mes chances...si j'arrivais devenir beau.

C'est fou ce que l'apparence peut avoir son importance dans ce monde de cons.

J'ai eu de la chance qu'on soit dans le même lycée, parce que comme je disais, ça prend du temps de se faire refaire le portrait -dans le bon sens du terme.

On était tous les deux dans une classe différente en seconde, et les choses ont fait qu'on ne se parle plus beaucoup. Voire plus du tout avant la fin de l'année. Ça m'avait brisé le cœur, mais soit, ça suivrait mon plan diabolique. Je pourrais refaire une réapparition vraiment surprenante. Dans ma tête je pensais que ça aurait plus d'impact comme ça. Et oh mon dieu, oui, c'en a eu.

Squall est réapparu au lycée, le matin de la rentrée en Première, avec zéro défauts, des fringues cool, des lentilles de contact et plus d'appareil, une nouvelle coupe de cheveux, une voix grave et sensuelle -vive moi- et une assurance remontée à bloc. Ça murmurait sur mon passage, et pour une fois, c'était pas des moqueries...quoi que rien ne me prouve que ça l'ait déjà été, mais ma paranoïa le pensait pour moi. Quoi qu'en y repensant est-ce que les murmures étaient pas des moqueries ? Maintenant que j'y réfléchis, ça y ressemblait parfois...non ? Je peux pas marcher sans qu'on m'agresse de pensées négatives ?... RAH ! J'étais redevenu un canon, je vois pas pourquoi ils auraient pu faire autre chose que baver. Au pire les gars étaient jaloux. Point final.

Où j'en étais... ?

Ah oui, je me souviens bien de ce matin. Mes chevilles ont fini par exploser, et les yeux de Cloud sont sortis de leur orbite. C'était splendide. Ça l'était encore plus quand je me suis rendu compte que j'avais encore grandi, et que je dépassais Cloud à présent. Oh oui, lui lever le menton d'un geste sensuel pour qu'il me regarde dans les yeux faisait partie de mes fantasmes. (quoi ? Comment ça fantasme bidon ? Je vous signale que comme j'étais plus petit, c'était déjà pas mal de rêver d'être plus grand !) Je me sentais tellement comme un homme nouveau que je me serais donné un autre prénom aussi, genre Léon. Mais bon, fallait pas abuser.

Alors ouais, je l'ai abordé sans perdre de temps. Salut, ça fait longtemps. Tu vas bien ? Et là Cloud rougit profusément et bégaye presque en me répondant. Oh Squall ! Je t'avais pas reconnu tout de suite !

Évidemment, je suis devenu une bombasse. Tu veux m'épouser ?

Et retour brutal à la réalité :

"Salut Squall ! Ça te change ce nouveau look.

-Salut, hum, merci.

-Je te présente Zack, c'est mon petit ami.

-Salut !" fit un garçon grand, canon, et va chier bordel.

Cri d'agonie. Ô rage, ô désespoir, monde cruel qui ose m'infliger pareil coup au cœur ! Un véritable coup de poignard dans le dos, traitresse de chienne de vie !

Je vous hais, je vous hais tous ! Allez tous brûler en enfer.

-Salut, j'ai répondu en essayant de lui broyer la main mais l'enflure avait une sacrée poigne aussi.

-T'as drôlement changé...T'as fait ça pour une fille ? A fait mon blondinet sur le ton de la plaisanterie.

Ouais c'est ça ! Pour des filles qui m'intéressent absolument pas ! Ça t'en bouche un coin ? J'espère que t'es déçu de t'être trouvé ton beau gosse pendant les vacances d'été, pendant que je tournais le dos et que je souffrais pour toi.

Pétasse.

-Ouais...c'est tellement évident ? J'ai dit en faisant semblant d'être un peu gêné.

Ça devait pas être crédible. En fait ma fausse gêne devait sûrement ressembler à une envie de meurtre.

-U,un changement si radical ? C'est évident, oui.

Ah AH ! Je décèle une note d'hésitation ? De jalousie, peut-être, pour cette fille imaginaire ?

Mais peu importait, parce qu'il m'avait tourné le dos en me saluant et en me disant à la prochaine. Il était parti bécoter son Zack -notez la touche de mépris total- pendant que moi j'essayais de ramasser les morceaux de mon cœur en miettes.

Et il avait même pas hésité à m'avouer qu'il était de l'autre bord...quoi ? Il croyait que je lui dirais rien parce que ...genre...il pensait que je l'étais aussi ? Enfin, il avait pas tort sur ce coup, mais ça se voyait quand même pas tant que ça, si ? Je suis pas une grande folasse, je matte pas les fesses des types...merde.

On dira qu'il assume tellement qu'il l'aurait avoué à n'importe qui.

Dans tous les cas :

La vie m'avait fait un beau coup de pute, on m'y reprendrait pas à deux fois.

Depuis ce jour je ne laisse plus personne se rapprocher de moi. Je suis peut-être devenu encore plus asocial qu'avant, mais ça me va. Peut-être même que je devrais passer au stade de misanthrope.

Ah ouais.

Ouais, ouais ! Je vous entends déjà ! Je vous entends bien vous plaindre de la fin merdique de cette histoire à la con.

Sachez jeunes gens, que les belles histoires sont écrites avec des gens beaux dès le début. Mais oui, soyons réalistes. Vous voulez pas lire d'histoires avec des personnages pustuleux et sans charisme.

A part dans quelques histoires pour filles complexées : c'est l'histoire d'une laide qui se fait quand même aimer pour ce qu'elle est à l'intérieur. Et là on tombe dans le carrément mièvre et, admettez-le, carrément idéaliste. Mais même dans ce cas là...elles sont nombreuses peut-être, ces histoires ? Permettez-moi d'émettre quelques doutes.

Et qu'est-ce qu'on fait des laiderons ? Hein ? Rien.

Vous me trouvez salaud ? Moi, c'est ceux qui écrivent que je trouve salauds. Mais bon, ok, j'admets qu'il y a visions moins noires que la mienne.

Chacun son point de vue.

C'était le texte qui valait pas un rond, par Squall Léonhart.

Ndla : ou comment écrire un texte de rageux et complètement inutile XDDD

Oui, Squall insulte Cloud de pétasse. XD

Non j'ai pas honte de l'opinion émit, c'est pas complètement le mien, c'est celui de Squall. XD

Non j'ai pas honte de ridiculiser les personnages classes.

Je dédie ce texte à tous ceux qui ont souffert de leur adolescence ou en souffrent encore, vous n'êtes pas seuls XD

J'aime l'inutile.

Biactol ça marche pas, y a des trucs plus efficaces (et je me fiche du faut pas dire de maaaarque.) XD

...Est-ce que porter un appareil dentaire c'est considéré comme une forme de chirurgie esthétique ?

J'arrête ici, et non je suis pas moche, je me trouve très bien XD

Je mettrai à jour chaque fois que j'aurai une idée d'histoire très courte comme celle-là donc ça risque d'être encore moins régulier que mes mises à jour de chapitres pour les autres fics XD

Flammula