CHAPITRE 1


Ce matin, je me levais en passant à notre journée d'hier à Castle et moi-même. Je me sentais plus à l'aise avec lui au sujet d'un possible « nous », mais j'avais toujours peur de m'engager avec Rick. Si ça ne fonctionnait pas, je perdrais mon meilleur ami, mon partenaire, ma raison de vivre depuis 4 ans

Je déambulais dans mon appartement, mon café à la main, mais et si… et s'il en avait marre de m'attendre, et si je le perdais définitivement par simple peur? Lasser par moi-même je déposais ma tasse dans l'évier.

Je devais me résoudre à trouver une voie, une issue ,ou il y aurait un «nous » ,car oui j'avais envie d'un nous.

Je sortis brutalement de ma réflexion, par mon téléphone : un nouveau meurtre. Fatiguer et lasse, je découvris l'adresse et appelait mon partenaire pour l'avertir :

-Bonjour lieutenant? je vous manquais?

-Castle, dans vos rêves...

-Dans mes rêves, chère détective…

-Castle, LA FERME!… un nouveau meurtre a été commis près de central Parc, on se rejoint là-bas où vous continuez de rêver?

-Euh, je crois que je vais continuer de rêver, tout en allant vous rejoindre, Beckett

Je raccrochais ne sachant pas quoi répondre, et me décidait en souriant , de faire de même, après tout , penser à Castle était plus qu'agréable .

Arriver sur les lieux du crime, je vis le fameux bandeau jaune qui me rappelait ma mère à chaque fois, après quelques secondes pour moi, je décidais d'aller voir de plus près le corps.

-Bonjour , Lanie, qu'est-ce qu'on a ?

-Bonjour Kate, et bien jeune femme de 30 ans environ, tuée de plusieurs coups de couteau, elle s'est vidée de son sang. D'après le corps, elle a subi des coups et a surement été violée ; je te le confirmerais après autopsie. J'estime la mort entre 2h et 4h ce matin.

Une tristesse m'envahit au fur et à mesure du compte rendu de Lanie, Comment pouvait on faire ça .

-Elle a été déplacé, il y a des traces , comme si on avait tiré le corps jusqu'ici, me montre Esposito du doigt .

-Aucun témoin et pas de papier sur elle, on n'a pas trouvé ces vêtements, me signale Ryan

-Ok, Ryan cherche dans le fichier des personnes disparues, si quelqu'un pourrait répondre à son signalement, Esposito ,voit avec la scientifique jusqu'où le corps a été trainé, moi je..

Je fus coupé par Castle , qui me tendait avec le plus grand des sourires mon café vanille

-Bonjour Beckett, désolé pour le retard mais j'ai dû trop rêvasser pendant le trajet, me dit-il avec un sourire en coin

-Vous avez de la chance, de pouvoir rêver, moi je n'ai rien à me mettre sous la dent! l répondais-je fier de moi. Maintenant peut-on retourner au poste ? si monsieur a finit son rêve, bien sûr...

-Allons y , me dit-il , vous me ferez un compte rendu dans la voiture? ou vous voulez le mien?

Face à tant assurance de sa part, et avec une grande part de curiosité je lui répondais

-Je vous écoute, monsieur l'écrivain, décrivez-moi ce rêve?

-Oui bro, répondit Esposito et Ryan en coeur, c'était quoi ce rêve?

-Oh , eh bien, répondit Castle, gêné face aux gars que nous avions totalement oublié pendant notre joute de mots, dans ce rêve , il faisait chaud, oui, terriblement chaud, dit il en me regardant droit dans les yeux, et à un moment …..j'ai pu toucher le saint Graal… c'était extraordinaire! cette sensation appartenance …

Seuls sur notre bulle, je regardais Castle, me livrer une part de ses sentiments devant tout le monde, et j'étais envieuse , je voulais ce rêve, et j'étais aussi rouge qu'une pivoine.

-J'ai ouvert la boîte de pandore, je n'avais jamais ressenti telle plénitude…. et…..elle s'est refermée, me dit-il avec un air peiné

-Refermer? ricana Ryan, et bien c'était un rêve ou un cauchemar bro?

-Pourquoi s'est-elle refermée? demanda Esposito

-Eh bien , les gars , commença à dire Castle, j'étais tout ouï à sa réponse, qui est-ce ? me dit il en regardant le corps de cette jeune inconnue

Oh mon dieu, j' en avais oublié le meurtre, il fallait vraiment que je mette mes hormones en pause!

-Les gars au boulot, Castle venez avec moi, je vais vous faire MON débriefing! lui dis je en allant a ma voiture, et pour aussi reprendre contenance.

Il croyait que j'allais me refermer à lui, j'étais peiné qu'il puisse penser ceci, et en même temps, je le comprenais.

IL me dit en murmurant derrière moi , juste pour moi « je suis tout ouï , Kate… », m'arrêtant dans mon élan, je le regardais « tout ouï ? » je refaisais notre conversation à l'envers, « mon débriefing, il parlait de ça, mais il sous-entendait autre chose » et un sourire étira ma mâchoire, je n'avais pas envie de le remettre en place , je voulais pas que la boîte de pandore se referme sur nous.