Changeur de formes

Bonsoir. Oui, je publie une nouvelle fiction au lieu de continuer les autres, mais une amie (elle se reconnaitra sans doute) a (fortement) insisté (à ce rythme, j'appellerais ça du harcèlement mais bon...) pour qu'elle soit en ligne. Donc comme d'habitude: des idées bizarres et on se débrouille avec ! :) Allez bonne lecture!

Chapitre 1 :

John tentait de suivre Sherlock, lui-même à la poursuite d'un criminel dans les rues de Londres. Franchement poursuivre un criminel en voiture alors qu'ils étaient à pied, il n'y avait rarement d'idées plus stupides. Mais bon, il en avait l'habitude, et les idées de son colocataire étaient plutôt brillantes, farfelues certes, mais brillantes.

Des tiraillements se firent sentir dans ses muscles : et merde ! Il avait complètement oublié ! Il bifurqua donc dans une impasse et se laissa tomber contre le mur, se forçant à se détendre. Ne pas résister, c'était la règle primordiale dans ces moments-là. Ensuite, se concentrer pour contrôler un minimum. Et enfin, s'extirper des vêtements et s'élancer.

De l'impasse, à la place de l'homme qui y était entré, en sortit une panthère noire aux yeux sombres, silencieuse, qui disparut rapidement dans la nuit.

Sherlock allait rattraper le criminel, qui sortait précipitamment de sa voiture pour fuir ce détective qui le retrouvait presque à chaque intersection, quand il le vit se précipiter vers une ruelle dangereuse, qui menait vers l'un des vieux ports abandonnés de la capitale. S'il le perdait là-bas, tout serait à recommencer ! Déjà qu'il avait perdu John en route...

Un faible bruissement se fit entendre sur le côté alors qu'il arrivait dans les lieux désaffectés, mais il ne s'en formalisa pas : beaucoup d'animaux sauvages vivaient dans ce genre d'endroit, et ils n'étaient pas dangereux. Sauf quand un cri d'horreur se fit entendre à une cinquantaine de mètres, accompagné d'un féroce grondement.

Il se précipita et retrouva le criminel qu'il pourchassait. Ce dernier était assis, dans un état de frayeur extrême, les vêtements sales, signe qu'il avait chuté par terre et qu'il s'était traîné au sol, du sang frais sur les paumes des mains , dû à une chute en avant sur les cailloux qui se trouvaient ici et là, et enfin, face au fugitif, un animal qui n'était vraiment pas d'ici : une superbe panthère noire aux yeux sombres, grondante et dans une posture indiquant qu'elle allait bondir sur l'homme, toutes griffes sorties.

Après ce récapitulatif de la situation, le détective sût qu'il n'aurait aucun problème à maîtriser l'homme, mais par contre il manquait de données pour la bête qui tenait le criminel en respect. Soudain, elle se calma, se redressa tranquillement, jeta un bref regard à Sherlock puis s'éloigna d'un pas paisible pour disparaître dans la nuit. Ouf : il n'avait plus à s'inquiéter du fauve. Il neutralisa donc le criminel en état de choc et envoya un texto à Lestrade. Encore une affaire de bouclée !

Maintenant, il restait John à retrouver et ce serait parfait. Alors... Il l'avait perdu exactement à six rues d'ici, près d'une impasse connue des dealeurs et pas loin du pont où s'était arrêté le criminel... Of... Il n'était pas si loin que ça. Il se mit à courir comme un dératé pour le retrouver.