Coucou tout le monde !
Voici une trad demandée par FaralEcrivaine, que j'ai accepté de traduire.
Disclaimer : La série Glee ne m'appartient pas, et l'histoire appartient en VO à writtingaboutsantana
Notes :
¤La famille Lopez, que vous allez découvrir, est manifestement d'origine mexicaine, donc lisez les phrases de Santana, Maribel et son fils avec un accent espagnol dans la tête !
¤Je ne regarde pas Glee du tout, donc s'il y des fautes, ou que j'ai mal traduit quelque chose (exemple, un nom propre), dites-le moi et je changerais !
¤Fanfic en cours, 10 chapitres pour l'instant, je traduis au fur et à mesure, et je vais essayer d'être régulière, mais sachez que je traduis déjà Les Sept Péchés et que je passe le bac à la fin de l'année, donc bon, je préviens qu'il risque d'y avoir de petites irrégularités !
J'espère que ça vous plaira et je vous souhaite une bonne lecture !
Marcher dans les couloirs du lycée McKinley, c'est comme marcher dans un univers différent à chaque pas. Presque littéralement. C'est comme si les élèves avaient prit l'initiative de s'assigner une partie de chaque couloir, de chaque classe, la cour intérieure et la cafétéria. Pour un nouvel élève, cela semblerait étranger et confus. Si vous étiez un Première année qui était assez chanceux pour avoir un frère ou une sœur qui venait juste de grimper dans l'échelle sociale, même d'une marche ou deux, alors peut-être, peut-être que vous ne seriez pas slushié (1). Du moins pas souvent.
Marcher dans les couloirs du lycée McKinley étant un Sportif ou une Cheerios, c'était différent. Il n'y avait pas un centimètre de l'école qui vous était interdit -si vous décidiez que peut-être l'arbre au coin des geek dans la cour était un peu plus plaisant à regarder-, alors ce coin n'était plus aux geeks. C'était un ajout aux sportifs et aux Cheerios. Presque personne sur le campus n'oserait s'opposer contre les S' et les C'. Seuls les Skanks le feraient.
Intelligent, n'est-ce pas ? Qui pensent-ils être de toute façon, paradant dans leurs vestes de cuir noir, pantalons trop serrés, jupes trop hautes pour être considérées comme « innocentes » et répondant aux S' et C' comme si leur opinion était en fait pertinente ? Mon Dieu.
La plupart du temps, ils restent hors du chemin -mais ils ont reprit le contrôle sur les gradins. Ça a causé une émeute. Mais on a réglé ça : ils ont les gradins, mais on a tout le reste qu'on veut. Ce n'était pas si dur de marchander. Ils peuvent l'avoir -les gradins sont sales de toute façon.
-Quinn, tu m'écoutes ? demanda mon amie.
Je levais les yeux au ciel, puis lui jetais un coup d'oeil. Elle parlait soit de son chat, de licornes, ou de dauphins. J'allais juste deviner.
-Bien sûr, Britanny. Tu me disais que les dauphins étaient juste des requins gays, et j'allais te dire que ce sont des espèces complètement différentes.
Je la regardais, et je vis que j'avais raison. Elle avait la bouche en cul-de-poule tandis qu'elle essayant de penser à un argument, mais je savais déjà ce qu'elle allait dire. J'étais pleinement préparée à abandonner, parce qu'honnêtement, je m'en fiche.
-Ok, mais c'est faux parce que...
-Tu sais quoi ? T'as raison, souris-je.
C'était un rapide et faux petit mouvement, mais ça fit s'allumer ses yeux. Elle adorait avoir raison.
-Je te l'avais dit, dit-elle. J'acquiesçais. Ok, bon, on a une réunion au déjeuner au...
-Je sais, Britt. Je te l'ai dis ce matin. Je viendrais dans ta classe donc n'oublie pas.
Je m'arrêtais de marcher quand nous fûmes devant notre classe. Quand Sam ouvrit la porte pour nous, nous lui fîmes un petit sourire, puis entrâmes. Brittany prit son siège normal, mais le mien était occupé.
-Qu'est-ce que tu crois que tu fais ? demandais-je à la fille.
Elle leva la tête pour me regarder avec son sourire prétentieux et ses fossettes innocemment écœurantes, et haussa les épaules.
-Je m'assois, dit-elle nonchalamment.
-Dans ma chaise, suffoquais-je.
Elle tapa ses ongles contre le bois. Ils étaient vernis en noir.
-Ton nom n'est pas écrit dessus. Je n'ai pas vu « Princesse » gravé sur le bureau. Elle se redressa et arrangea sa veste en cuir. Donc ce n'est clairement pas ta chaise.
-Tu ne peux pas juste te lever ? demandais-je.
La cloche sonna. Quand je suis énervée, mes oreilles ont tendance à devenir un peu roses. Comme mes joues. Je voulais qu'elles ne rosissent pas, mais la façon dont le sourire de Santana grandit m'indiqua que si.
-Quel est le mot magique ? demanda-t-elle moqueusement. Je roulais des yeux et elle claqua la langue. Je pourrais dire que je pourrais m'asseoir ici toute la journée, mais je ne pourrais pas mentir à une princesse. Je vais juste m'asseoir ici jusqu'à la fin du cours.
-Miss Fabray, prenez un siège, dit notre professeure, Miss Vernon, du devant de la classe.
-Je ne peux pas, elle l'a prit, marmonnais-je.
-Ne faisons pas une scène, blondie, prévint Santana. Mais il était clair qu'elle aimait bien ça -elle faisait ça presque à chaque fois qu'elle me battait jusqu'à la classe. Dis juste le mot, et je me lèverais et quitterais ton trône.
-S'il-te-plaît, dis-je, aussi calmement que possible.
-Oh, quel genre de s'il-te-plaît ? Est-ce mon favoris ?
La brunette s'avança sur la table et posa son menton sur ses jointures.
-S'il-te-plaît (ndt : dans la vo, c'est « pretty please », qui équivaut presque à une supplique, mais pas de traduction française!) sifflais-je.
Santana prit son stylo et ses quelques feuilles volantes, qui semblaient être tout ce qu'elle avait amené au lycée aujourd'hui, et se leva lentement jusqu'à atteindre mon niveau. En gros, je pouvais sentir les cigarettes qu'elle avait fumées avant de venir en cours. C'était dégoûtant.
-N'importe quoi pour toi, ronronna-t-elle.
Je soufflais et m'assis. Elle resta là pendant une seconde, puis alla vers sa chaise.
Je ne comprend pas pourquoi elle fait ça. Elle ne me parle que quand on est dans cette pièce -est-ce qu'il y a quelque chose sur l'histoire des États-Unis qui lui fait vouloir que je l'ai dans la peau? De toute façon, comment se débrouille-t-elle pour entrer dans une classe avancée ?
Quand l'heure de déjeuner arriva, Brittany, Finn, Rachel (pour une raison inconnue), Kurt (pour une raison inconnue aussi) et Sam se rassemblèrent à l'auditorium. Je menais la rencontre, donc ils attendaient tous que je parle.
-D'abord, deux questions. Pourquoi machin un et machin deux sont là ? demandais-je.
-Eh bien, le proviseur Figgins a dit...
-Vous a-t-il dit de venir ici ?
-Eh bien non, mais...
-Alors partez, dis-je, impassible.
-S'il-te-plaît, donne-nous juste deux minutes de ton temps, plaida Rachel.
Elle n'était pas du genre à supplier, alors après avoir jeté un coup d'oeil à mon groupe, j'acquiesçais.
-Tu as une minute.
-Merci, vraiment, je...
-Tu as cinquante-six seconde, annonçais, dardant mes yeux sur elle.
-Ok, souffla-t-elle.
-Je vais expliquer, commença son acolyte. M. Shue et Figgins ont discuté du Bal d'Hiver, et ils ont décidé que ce serait mieux que ce soit le Glee Club qui joue. Le lycée n'a pas assez d'argent pour...
-Moi oui. On peut avoir des professionnels. Autre chose ? demandais-je.
Leur présence m'ennuyais. Et honnêtement, regarder Berry me donne en quelques sortes envie de la gifler.
-Non. Rien d'autre, m'informa Rachel. Juste...notre offre tient. J'ai plusieurs chansons de prêtes...
-Ça ira, dis-je.
Je lui fis un sourire faux et inclinais un peu ma tête sur le côté.
-Merci.
Elle le prit comme un signal pour partir, Kurt la suivant vivement. Quand ils furent partis, Sam grogna. J'arquais un sourcil, et ça le fit encore plus rire. Très vite, nous rîmes tous à cette blague non exprimée et hilarante. Les gamins de Glee jouer à mon Bal d'Hiver ? Ça devait être la chose la plus drôle que j'ai jamais entendu.
Brittany était à côté de moi tandis que nous nous dirigions vers notre groupe d'étirements. Les Cheerios étaient précieuses, notre possession prisée. Devant nous se tenaient les filles les plus belles et bien formées de McKinley, à part Brittany et moi, et elles s'inclinaient à notre commandement. Mais elles nous tueraient dans la seconde si ça voulait dire qu'elles pourraient avoir une chance d'être capitaine.
-Genoux, cria Brittany.
Elle avait toujours plus de voix quand ça touchait à la pratique- elle prenait la forme physique au sérieux. Nous commençâmes toutes à courir autour du terrain, et je faillis ne pas remarquer les Skanks (2) sortir de sous les gradins.
J'ignorais le fait que Santana et Noah soient restés et regardaient depuis les sièges. Même quand je n'était plus face à elle, je pouvais sentir ses yeux me brûler dans le dos. Je la défiais presque de me parler, de briser sa manie de seulement me taquiner et sourire de bon coeur en Histoire des États-Unis, puis je me rappelais que je la détestais. Pourquoi voudrais-je qu'elle me parle ?
-Mortelle dans cette jupe, Fabray ! cria Noah quand nous passâmes les gradins.
Je levais les yeux au ciel. Comme la bonne catholique que je suis, je ne lui donnai pas de pichenette. Au lieu de ça, j'exhalais de mauvaise grâce et pressais le pas, faisant courir mes jambes encore plus vite. Je suis quasiment sûre d'avoir entendu Santana siffler.
Plus tard, je m'assis sur le lit de Brittany et regardais tandis qu'elle écrivait stupidement les réponses sur les feuilles de nos devoirs de mathématiques. J'avais appris il y a longtemps à ne pas me donner la peine de vérifier -c'était toujours juste. Quand nous eûmes fini, elle alluma la télé et commença à jouer avec mes cheveux.
-Q ? dit-elle. Je fredonnais en retour. Pourquoi les S' et les P', et les Skanks ne s'entendent pas ?
-Les Skanks ne comptent pas vraiment, répondis-je en haussant les épaules.
-Mais ce sont quand même des gens.
Je me retournais pour la regarder.
-Pourquoi ça t'intéresse ?
-Ça ne m'intéresse pas. C'est juste, on est vraiment géniaux. Ils sont plutôt géniaux -tu dois l'admettre-, leurs vestes sont assez belles. Si on se réunissait, ne serait-ce pas comme, une impressionnante explosion ?
-Non, fis-je en secouant la tête. Ça causerait des émeutes. Les gens ne sauraient pas qui détient le pouvoir, ils seraient perdus. C'est nous qui sommes en charge, pas les Skanks.
Elle fit sa bouche de cul-de-poule, puis hocha la tête.
-Britt, c'est juste comme ça que ça marche.
-Je sais, dit-elle à voix basse.
Ma maison était trop grande pour seulement trois personnes Il y avait juste ma mère, mon petit frère Rhys et moi. Mon père est décédé juste après que Rhys soit né, à peu près huit ans plus tôt. Empoisonnement à l'alcool. Je fis battre mes doigts contre le volant de ma voiture alors que j'attendais que le feu soit vert. Quand ce fut le cas, je dus me ranger pour laisser passer un camion de pompiers qui roulait à toute allure derrière moi. Je le vis prendre mon chemin, et je pus sentir mon cœur battre contre ma poitrine.
Me garer devant ma maison -qui était maintenant une catastrophe brûlante- fut comme un cauchemar. Les voisins regardaient à distance. La police me prévint de reculer mais se retirèrent doucement quand je criais « C'est ma maison ! » Les larmes ruisselaient sur mes joues. Le policier sembla lire dans mes pensées, puisqu'il me guida vers ma mère et Rhys, qui étaient blottis l'un contre l'autre. Je passais les bras autour de Rhys et embrassais ses cheveux blonds.
-Je...Lucy, c'était...
-Chut, murmurais-je. Maman, qu'est-ce qui s'est passé ?
Elle renifla un peu, puis me regarda. Ses yeux presque blancs m'envoyèrent des frissons dans le dos. Dans la pénombre, vous pouviez à peine voir le bleu. Comme Rhys.
-Il a trouvé la boîte d'allumettes.
-Je croyais que tu les avais mises en hauteur, sifflais-je, plus fâchée contre elle que contre mon petit frère.
-Ne sois pas en colère, Quinnie, cria Rhys. Je suis monté pour aller les chercher.
-Tu n'aurais pas dû faire ça, Rhys, lui dis-je.
Il acquiesça. Il savait que ce qu'il avait fait était mal. Il savait que des excuses ne ramèneraient pas notre maison. Nous observâmes pendant que les pompiers tentaient de sauver ce qu'ils pouvaient. Nous vîmes les murs qui portaient nos meilleurs -et pires- souvenirs brûler.
Je m'assis sur le bord du trottoir avec Rhys, regardant notre mère parler avec une de nos voisines. Je ne pouvais pas reconnaître qui c'était, il faisait trop sombre. Je retirais ma veste de Cheerios et aidais Rhys à passer ses bras dans les manches. Puis maman revint vers nous, une expression solennelle sur le visage.
-Maribel nous autorise à rester dans sa maison, mais seulement temporairement, dit-elle.
-Sottises, vous êtes bienvenus chez nous aussi longtemps que vous le voudrez, dit la femme qu'elle avait appelé Maribel.
Je m'arrivais pas à me faire parler. Je savais que je devais la remercier, je savais que j'avais été incroyablement impolie. Mais je ne pouvais pas faire confiance à ma voix pour l'instant.
-Nous en somme tous reconnaissants, lui dit maman.
-Allons vous chercher des habits chauds, dit gentiment Maribel. Je suis sûre que ma fille aura quelque chose de décent pour vous.
Je hochais la tête. Quand ma mère tendit la main pour que je la prenne, je la saisit. J'aidais Rhys à se lever, puis suivis Maribel tandis qu'elle nous menais vers sa maison.
Leur maison était encore plus grande que la nôtre. Si ma vision n'avait pas été brouillée par une fine pellicule de larmes, je suis sûre que l'intérieur aurait été encore plus extravagant.
-Ma fille a à peu près votre âge, dit Maribel. Elle porta son Rhys, et toucha gentiment son nez. Et mon fils est juste un peu plus vieux que toi.
Après avoir refusé de partager une chambre avec notre mère (Rhys et moi), Maribel nous montra nos chambres.
-Santana vous amènera des pyjamas, annonça-t-elle en baillant.
Je hochais la tête. Attendez, Santana ? S'il y a un Dieu là-haut, s'il-vous-plaît ne me laissez pas aller dans la chambre d'amis de la maison de Santana Lopez. Quand elle ferma la porte, je m'effondrais sur le lit.
-Oh mon Dieu, dis-je à haute voix dans la pièce vide.
Ma voix se fissura. Je sortis quelques autres mots dont je n'étais même pas sûre, probablement des malédictions contre l'univers. Je serrais la couverture et regardais alors que je gémissais, voyant mes jointures pâles devenir blanches. Quelqu'un toqua à la porte, deux simples coups. Avant que je puisse demander une minute, elle était ouverte.
Là dans le couloir se tenait Santana Lopez. Je faillis ne pas la reconnaître. Elle portait un short écossais et un simple débardeur gris. Ses cheveux étaient coiffés en une queue de cheval peu soignée. Sans sa veste et du maquillage sombre, elle ne semblait pas menaçante.
-Fabray ? demanda-t-elle.
Je ne répondis pas. Je me levais juste et lui pris les vêtements avec les mains tremblantes. Je lui tournais le dos et plaçais les anciens vêtements sur le lit.
-Est-ce que, hum, fit-elle en s'éclaircissant la gorge, est-ce que tu as besoin de quelque chose d'autre ?
Je secouais la tête. Aucun doute que si je disais quelque chose, ma voix me ferait défaut.
-Ok, dit-elle. Elle claqua sa langue. Très bien. Bonne nuit.
Elle se tourna et s'en alla. Juste avant de fermer la porte derrière elle, elle passa la tête par la porte.
-A demain matin.
Je me réveillais au milieu de la nuit, surprise d'avoir été capable de dormir. Puis je vis que quelqu'un était venu dormir avec moi. Je paniquais jusqu'à ce que j'entende Rhys geindre, puis je l'installais, l'amenant plus près comme ma petite cuiller. Je me laissais m'endormir.
(1) Anglicisme. « Slushie » c'est une boisson froide sucrée américaine, avec de la glace pilée) dedans, donc quand quelqu'un est « slushié » en gros ça veut dire qu'on lui renverse un slushie dans la figure.
(2) Et donc merci à Booyaketteuse qui m'a fourni la trad de "Black Jack" !
Prochain chapitre : Tentative de rapprochement !
A dimanche,
Alice.
