Disclaimer: Rien de tout ceci ne m'appartient, l'histoire originale est l'œuvre d'Arthur Conan Doyle et la version de la BBC est issue des esprits géniaux de Moffat et Gattiss.
Résumé : Les jours qui ont suivi la chute de Sherlock du point de vue de John
« Rule number one: Sherlock lies »
Bien sûr Sherlock ment. Pour les besoins d'une enquête. Pour une expérience. Pour vexer quelqu'un. Il le fait avec brio et en vous regardant dans les yeux. Mais il le fait toujours dans son intérêt.
C'était surement plus facile pour lui de faire croire à sa mort. Retour à la normale, plus de liens, plus de pression, plus personne sur qui pointer une arme pour le faire danser.
Malgré tout je m'interroge encore. D'après Molly, il l'a fait pour nous protéger. Avait-il anticipé les conséquences ? J'espère encore que non, que s'il avait su de quelle façon tout cela allait se finir, s'il avait su ce qui serait perdu il aurait trouvé une autre voie. Rien qu'un moyen de nous faire savoir qu'il vivait. Mais ma raison sait qu'il avait tout vu et que ça n'a rien changé. Ce qui change tout pour moi.
Les gens qui nous ont côtoyés puis, lorsqu'ils se sont emparés de lui, les journaux ont toujours voulu imaginer qu'il existait quelque chose de particulier entre nous. En fin de compte ils avaient probablement raison, même si ce n'était pas au sens où ils l'entendaient. Il n'y avait aucune romance entre nous, mais on ne vit pas près de Sherlock sans qu'il laisse des marques sur vous. Nous nous étions juste accordé une permission quasi illimitée et réciproque.
Il avait le droit de m'exposer ses théories sans que je l'interrompe, j'avais le droit de lui demander des explications sans subir le mépris qu'il réservait aux autres.
J'avais le droit de lui rappeler qu'il était humain, il avait le droit de me prouver que son intelligence n'était pas de ce monde.
Il avait le droit de stocker des choses improbables (et peu hygiéniques) dans notre frigo, et je pouvais lui faire arrêter le violon en pleine nuit.
Ironiquement, 2 ans sont une période assez courte dans une vie, mais certaines drogues rendent accro à la première prise et Sherlock était pire que ça. Il m'a arraché à ma vie quotidienne faite de jours gris avant de m'y replonger de force, et de la pire des façons.
Le manque et la douleur disparaissent avec le temps. C'est le cas pour la plupart des drogues. Mais Sherlock était pire que ça.
