~°~ MOT DE L'AUTEUR ~°~
Disclaimer : Je ne possède pas Harry Potter, ni les personnages de l'histoire, tout est à la superbe et brillante auteure J.K.R. Je n'ai que l'honneur de m'amuser avec eux pour cette fic et espérons-le bien d'autres. N'hésitez pas à lire la véritable histoire d'Harry Potter de l'exceptionnelle saga de J. Les livres en valent chaque lecture. Je les ai moi-même lu tellement de fois que je ne compte plus.
Note : Tout ce que j'écris est fictif et ne fait pas partie de l'intrigue d'origine écrite par J., mais c'est une histoire que j'ai aimé écrire. Elle fait partie de ma série de « Et si… ». Espérons qu'il y aura beaucoup d'autres travaux à venir dans ce thème.
J'ai totalement changé la timeline et la façon dont les évènements prennent place dans la saga. Je me suis aussi approprié les personnages alors ils seront légèrement OOC , navrée pour cela. Malheureusement, à moins que J. écrive les fictions elle-même, il est impossible de rendre les protagonistes identiques à sa version, sans y mettre sa propre patte.
Cette histoire sera un AU.
L'idée : Cette intrigue prend place juste avant le premier opus. J'ai repris l'idée de la pierre philosophale, mais légèrement différemment et en changeant le fil des évènements ainsi que la façon dont le Seigneur des Ténèbres se relève. Dans cette série il survit bien que très affaibli après avoir tenté de tuer Harry et cherche la pierre philosophale qui a été cachée par Nicholas Flamel et Albus Dumbledore.
Avertissement : Cette fiction peut faire mention d'abus (enfant et adulte), ainsi que certaines descriptions de blessures et maladies. Rated T
~°~ MOT DE LA TRADUCTRICE ~°~
Coucou,
Cette fiction a été écrite par Niaf sous le titre original « Black Phoenix » et contient 40 chapitres. J'ai bien évidement l'autorisation de Niaf pour traduire et publier sur mon profil. J'ai aussi l'autorisation de ne pas faire une traduction littérale, afin que le texte soit plus cohérent et agréable à lire en Français. Si vous avez des commentaires à faire, n'hésitez pas, aussi, à donner votre avis sur la fiction d'origine, je suis certaine que cela fera plaisir à l'auteur.
CHAPITRE 1 : Une nuit brisée
Les paupières clignèrent, s'ouvrant doucement sur des yeux d'un noir d'obsidienne. Une douleur intense transperça alors son crâne, à tel point qu'il craint de s'évanouir à nouveau. Si son esprit semblait cotonneux et flou, sa souffrance physique, à son paroxysme, lui paraissait, sur l'instant, plus intense encore que tout ce qu'il avait connu auparavant. Dans un effort conséquent, il leva sa main et la posa délicatement sur son front, y sentant une substance humide et gluante sous ses longs doigts. Lorsqu'il la retira, il put y voir le rouge sombre qui la maculait. Voilà qui expliquait le côté cotonneux et flou, il devait s'être cogné la tête durant l'explosion. Plutôt violemment d'ailleurs, si l'on en jugeait par les symptômes classiques d'une commotion dont il souffrait. Les souvenirs commencèrent à revenir, perçant peu à peu le nuage dans lequel son cerveau semblait plongé.
Albus s'avança, "Fais-moi confiance Severus", les mots et son ton délicat firent relever les yeux de l'autre homme, qui était assis, sa tête reposant entre ses mains.
« Je vous fais confiance », la réponse était douce, légèrement tremblante, si peu en accord avec son habituelle apparence froide et imperturbable.
« Alors vous devez retrouver la pierre et achever votre mission ». Severus acquiesça et observa ses mains. « C'est du suicide », une pointe de colère teintait ses mots, l'homme la senti s'insinuer et grandir en lui. N'avait-il pas déjà fait suffisamment ? N'avait-il pas assez souffert ? Pourquoi devait-il toujours être celui qui payait dans cette guerre ? Pourquoi ne pouvait-il pas avoir un moment de paix ? Mais il ne posa pas ces questions puériles, elles avaient déjà une réponse, il en sentait la brulure dans sa poitrine et en combattait le chagrin. Un chagrin qui ne le quitterait jamais.
Le souvenir s'acheva, le laissant vide et effrayé, un sentiment qu'il détestait. Il comprenait mieux la colère, qui lui était plus familière, presque réconfortante. Malheureusement, il n'arrivait pas à pousser son esprit engourdi vers la rage qui le consumait habituellement, toujours à fleur de peau et facilement utilisable. Tout ce qui l'occupait à ce moment était sa peur et son agonie, pire encore que le Doloris. La pulsation dans son crâne augmentait de même que le rythme de son cœur battant à la chamade. Sa respiration était laborieuse, chaque souffle embrasant ses poumons. Il devait inspirer profondément, mais avait des côtes fêlées, voir même cassées. La brulure lui était familière, tellement familière, il aurait souhaité que ça ne soit pas le cas. Il produisait trop de salive et dégluti. Son estomac se contractait et il se sentait mal. Un autre signe de la commotion cérébrale. Avoir des côtes fêlées, tout en étant nauséeux décuplait la douleur. Mais il préférait ne pas y penser. Il continua de déglutir à répétition, dans une tentative désespérée d'éviter l'impossible.
Son poing se contracta et il commença à sentir la morsure de quelque chose de solide au niveau de sa paume, de plus en plus tangible à mesure qu'il pressait sa main droite plus fortement sur sa tête. Les lambeaux de sa manche retombèrent lorsqu'il leva le bras gauche, révélant une Marque des Ténèbres, accompagnée d'égratignures et de débris de roches. Il ouvrit complètement les yeux lorsqu'il réalisa que la noirceur dans laquelle il se trouvait n'était pas due à son environnement, mais au fait que ses paupières se refermaient. Il était dangereusement près de sombrer à nouveau dans l'inconscience.
Dans sa main, se trouvait une pierre rouge sang. Il avait réussi. Laissant son bras retomber sur son côté, il chercha de ses doigts maladroits, une des poches intérieures de sa robe dans lesquelles il gardait habituellement de précieuses potions.
« Severus ? » demanda une voix lisse qu'il ne connaissait que trop bien. Son propriétaire avait manifestement appelé son nom plus d'une fois, si on en jugeait par les légères notes d'effroi et l'inquiétude qui l'accompagnaient. Beaucoup n'auraient pas entendu ses émotions sous le ton froid et lisse que son ami avait cultivé pendant des années, mais lui, en connaissait chaque nuance. Il considérait l'homme comme un frère.
« … » Voulut-il parler, mais Severus réalisa rapidement que cela ne provoquerait qu'une toux. Le son sembla attirer l'homme vers lui, il entendit ses pas se rapprocher rapidement, accompagnés d'un léger boitement. Une très discrète altération au niveau de la jambe gauche qu'il reconnut instantanément. « Luc » murmura-t-il à peine, sa faible voix ripant sur la dernière lettre et se transformant en une quinte de toux, lui faisant presque perdre la bataille qu'il menait contre son estomac. Une douleur bien plus intense irradia son torse et sa tête à mesure que la toux continuait, déchirant son corps jusqu'à ce qu'il soit plongé dans la noirceur. « …rus ouvre les yeux ! », les mots de Lucius étaient plus forts qu'ils ne le devaient, Severus ne comprit pas le reste de ce qu'il dit, il lui fallut du temps pour se focaliser sur le son de sa voix. A peine y arriva-t-il qu'il se rendit compte que ses yeux étaient à nouveau clos. Il se força à les ouvrir, observant les formes onduler et tourner, jusqu'à ce qu'elles se transforment progressivement, laissant place au visage soucieux de son ami blond.
Ils s'observèrent un long moment, à court de mots. L'un d'entre eux évaluait à quel point le second était blessé et l'autre se battait pour rester conscient, utilisant pour cela le peu d'énergie qu'il lui restait.
« Sev, à quel point es-tu blessé ?» Demanda fortement Lucius.
« Mal », il fut reconnaissant qu'aucune quinte de toux ne suive la faible réponse. Sa respiration était toujours laborieuse et hachée, bien trop douloureuse, il devait se concentrer là-dessus. Pour ce faire il ferma ses yeux, n'entendant pas ce que Lucius lui disait, trop occupé à calmer son souffle dans l'espoir d'atténuer sa souffrance.
Il ne prêta pas attention à ce qu'il se passait autour de lui, jusqu'à ce qu'il sente un léger courant d'air et le frôlement d'un tissu sur sa peau exposée, bientôt suivi par la sensation de doigts parcourant sa peau, à la recherche des blessures qui le faisaient tant saigner.
« Sev ? » Fut-il à nouveau appelé. Sa respiration s'était améliorée et les mots de Lucius suffirent à le distraire. Il força ses paupières à s'ouvrir, mais la lumière provenant de l'extrémité de la baguette de son ami lui brûla les yeux. Son estomac se contracta plus violemment, lui laissant un atroce goût de bile dans la bouche. Le ravalant du mieux qu'il put pour ne pas vomir, il referma les paupières.
« Sev ! », Lucius se fit plus pressant « Tu dois rester éveillé Sev », dit-il doucement. Sa voix se transformant en à peine un murmure. « Concentre-toi sur ma voix », il lui prit délicatement la main gauche. Elle était vide ? Où était la pierre ? L'avait-il perdue ? La panique le gagna, jusqu'à ce qu'il se souvienne. Il l'avait mise dans l'une des poches de sa robe. En sureté, elle était en sureté.
Il y eut une pause avant que Lucius reprenne la parole, « as-tu réussi ? ». Un lent mouvement de la tête fut tout ce que Severus put répondre, ce qui le rendit encore plus mal, si tant est que cela soit possible. Il perdait peu à peu la bataille. « Il sera ravi, on doit lui apporter maintenant, peux-tu te lever ? ». Severus ne pouvait possiblement pas bouger par lui-même et ne connaissait pas l'étendue des dommages dont il souffrait. « D'accord, je vais t'aider. Nous devons t'amener à lui, coûte que coûte, je vais m'en charger. Sev tu dois tenir bon. Tu dois t'accrocher, est-ce que tu comprends ? ». Il pouvait entendre la peur dans la voix de son ami et voulait lui confirmer qu'il ne lâcherait pas. Il acquiesça lentement, si lentement, et senti le soulagement de son ami plus qu'il n'entendit les mots qui lui furent adressés. Il ne savait pas ce que Lucius avait dit, mais ça avait suffi à rassurer l'aîné que Severus irait bien.
C'était le quatrième essai pour la pierre. S'agissait-il de la vraie ? Severus s'interrogeait, laissant son esprit penser à autre chose qu'au fait qu'au moment où il bougerait, il s'évanouirait ou serait malade. Les blessures à la tête étaient vicieuses. Il avait eu assez d'expérience avec des guérisseurs pour s'en rendre compte et avait, finalement, dû apprendre à se soigner par lui-même à un très jeune âge.
Des bras l'entourèrent et le déplacèrent doucement, jusqu'à ce qu'il soit en position assise. Severus appuya sa tête sur l'épaule qui lui faisait face, alors que les bras s'enroulaient plus fermement autour de lui. Il ne pouvait pas relever sa tête sans aide. C'était trop douloureux et le malaise redoubla, pire encore que la nausée, qui tentait de l'emporter. Il s'appuya plus contre l'homme, alors qu'il menaçait à nouveau de perdre conscience. Comme si Lucius avait senti son dilemme, il se contenta de tenir Severus immobile un long moment avant de le basculer dans une meilleure position, le mettant ainsi sur pieds. Un mouvement fluide, un peu plus brusque qu'il ne l'aurait dû fit se lever les deux hommes, et Lucius le maintint fermement tout en le penchant vers l'avant. Il fallut un certain temps à Severus pour comprendre pourquoi il était penché. Il sut qu'il vomissait alors que la bile s'écrasait au sol. Il fût ensuite assailli par une deuxième vague, qui le laissa pantelant. Il fallut un certain temps pour qu'il ne soit plus malade. Il se redressa, avec l'aide de Lucius. Severus plaça à nouveau sa tête sur son épaule et ferma les yeux.
D'un coup de baguette, Lucius appela celle que Severus avait laissée au sol et mit la baguette d'aubépine dans sa robe. Il regarda à nouveau la forme de son ami. La panique persistait comme il voyait le sang tâcher son visage trop pâle. Il était si choqué et terrifié d'avoir vu tant de faiblesse dans les actions et réponses de Severus. Dans le fond, il savait qu'il devait être gravement blessé pour ne plus afficher l'apparence froide et distante qui le caractérisait. A ce moment, la promesse faite à son ami au cœur brisé, onze ans plus tôt, lui revint en mémoire. « Je veillerai toujours sur toi Sev, je te le jure. Je ne laisserai personne te blesser à nouveau. » Ces mots l'avaient si souvent hanté. Il serait aisé de briser le peu de force qui lui restait. Lucius s'était toujours demandé comment Severus pouvait avoir autant de poids sur les épaules sans s'écrouler. C'était l'homme le plus courageux qu'il avait rencontré et il protègerait son ami, comme il l'avait si souvent fait. Pour Severus, il défiera le Seigneur des Ténèbres. D'une certaine manière, cette pensée ne le dérangea pas autant qu'il aurait pu le croire. Il avait vu l'homme qui leur avait promis pouvoir et suprématie, mais n'avait apporté que peur et mort. Sa loyauté avait commencé à vaciller la nuit où il avait découvert Severus s'effondrer au sol, serrant étroitement le corps de son seul amour, criant son deuil et sa peine. Perdu et seul. La chose que Severus avait supplié au Seigneur des Ténèbres après tant d'années, la seule chose qu'il n'ait jamais demandée, ce dernier lui avait promis, avant de trahir sa parole. Ces pensées rendaient Lucius malade, il savait que sa femme et son fils pourraient être les suivants. La peur s'était alors ancrée en son cœur. Pouvait-il les protéger ? Que ferait-il pour cela ? Il regarda Severus et se souvint des fois où il avait pris pour lui les échecs de Lucius, afin de lui épargner la colère du Lord. Combien il avait souvent porté ce fardeau seul, le protégeant lui et sa famille. Sa décision le fit agripper plus solidement son ami, avant de commencer la traversée de la grotte en ruine.
Elle était magnifique à leur entrée. Des colonnes de marbre atteignaient les ténèbres du plafond. Des lumières bleues en spirale provenant de cristaux illuminaient brillamment certains points, contrastant avec l'obscurité ambiante. Dans le fond, se situait un petit piédestal. C'était là que Severus se trouvait quand tout s'était brisé comme du verre et qu'une pluie de roche s'était abattue sur lui. Severus, toujours à vouloir protéger tout le monde, lui avait interdit d'entrer dans la grotte, Lucius avait donc été épargné. Comment avait-il fait pour ne pas voir les innombrables sacrifices de son ami ? Personne n'avait donc remarqué la bravoure de l'homme ? Ils arrivèrent finalement à l'entrée de la grotte, sur le plateau à ciel ouvert au sommet de la montagne où ils s'étaient déjà trouvés un peu plus tôt. Le soleil embrassait la cime des arbres situés en contrebas. La beauté des lieux touchait profondément Lucius. L'endroit semblait si serein. Il tint Severus plus solidement et observa son visage, pâle, aux yeux entrouverts. Ils étaient si sombres, tels des puits sans fond et ne semblaient pas fixer quoique ce soit, tant et si bien que Lucius douta que son ami soit conscient de ce qui se passait autour de lui.
Il inspira profondément et les fit apparaître à leur destination, sentant Severus s'effondrer sur lui. Lucius jeta un rapide coup d'œil soucieux au visage ensanglanté, mais vit seulement ses yeux fermés et un profond sillon sur son front, alors qu'il s'affaissait un peu plus contre lui.
« Severus » appela-t-il inquiet, ressentant le besoin de s'assurer qu'il était encore conscient. Lentement, trop lentement, ses yeux s'ouvrirent à nouveau. Les orbes obsidiennes rencontrèrent les siennes. Lucius, avec un soupir de soulagement, commença à guider son ami jusqu'au point de rassemblement, se servant de sa canne dans l'espoir d'épargner son genoux gauche, qui menaçait de se tordre sous leurs poids combinés. Il savait que soutenir son ami rendait son boitillement manifeste, soulignant sa faiblesse, mais n'arrivait pas à s'en préoccuper. Alors qu'ils marchaient, il senti Severus prendre de plus en plus appui sur ses jambes tremblantes. Bien qu'il continua à lui prêter main forte, il fut heureux de constater que son ami pouvait, au moins, commencer à être en mesure de supporter son propre poids, car il n'était pas avisé de se montrer trop faible face au Seigneur de Ténèbres, gravement blessé ou non.
Au moment où ils atteignirent la porte conduisant à l'immense et morbide manoir qui fut autrefois le domicile des Riddle, Severus marchait de façon instable, mais de lui-même. Lucius restait près de lui, afin de l'aider quand il vacillait trop. L'homme avait les paupières tombantes et une posture légèrement courbée, sa main, quant à elle, pressait son crâne, qui devait être terriblement douloureux. Aucun doute, son ami tentait toujours d'endiguer le flot s'écoulant de la large blessure qui fendait son front. Il avait, en plus de cela, d'autres écorchures sur son cuir chevelu, ainsi que sur le reste de son corps. Ses cheveux noirs en pagaille, se mêlaient à son sang et s'accrochaient à son visage. Il était à des kilomètres du gracieux Serpentard que Lucius connaissait si bien.
Ils pénétrèrent rapidement dans la salle du trône. Pour une fois, Lucius fut heureux que sa place dans le cercle des Mangemorts se situe à côté de celle de Severus, il pourrait ainsi l'aider, discrètement, à rester debout. Quand ils joignirent le cercle, les autres se turent et leurs yeux, comme attirés par l'odeur de sang qui émanait de Severus, se fixèrent à lui.
« Ahhh Severus, tu es revenu », la constatation sifflante échappa à la créature qui se déplaçait, face à eux, à la manière d'un serpent, plus reptilien qu'humain. Les mots semblèrent ramper sous la peau de Lucius et, par le léger soubresaut qu'il senti sous la main qu'il utilisait pour soutenir Severus, il sut que son ami avait la même impression. Les yeux d'obsidienne tentèrent de se focaliser sur l'homme qui leur faisait face. « Avance Severus », le Seigneur des Ténèbres siffla, d'une voix assombrie par la colère. Le Mangemort, sachant qu'il serait futile de discuter l'ordre, chancela vers le Lord, il ne pouvait se permettre d'hésiter. Son corps tremblait. Lucius observa la scène avec effroi, gardant au mieux son masque de froideur et d'impassibilité. Cette faiblesse était une chose que Severus allait haïr, quand il serait conscient de la difficulté de sa situation. Il senti la colère bouillir en lui face à l'humiliation subie par son ami, alors que le Seigneur des Ténèbres indiquait qu'il devait s'agenouiller devant son Maître. Il regarda Severus s'abaisser lentement, difficilement jusqu'au sol, incapable de relever assez son visage pour rencontrer le regard pénétrant et empli de dégoût de la créature.
« As-tu réussi ou reviens-tu honteux ? » Demanda cruellement le Lord. Une main tremblante trouva son chemin dans les poches de la robe noire et, doucement, Severus la retira, tenant une pierre rouge sang dans sa paume. Une secousse agita son bras et sa main lorsque le Seigneur des Ténèbres se pencha pour prendre la pierre qu'il tenait. Tremblante, la main retomba le long de son corps. Severus pouvait à peine garder les yeux ouverts. « Bien » siffla le Lord affichant une jubilation évidente. Il tourna son regard rouge et froid vers Lucius, affichant un sourire cruel. « Fait le disparaître de ma vue », il sembla considérer quelque chose de particulièrement intéressant avant de continuer, « laisse-le là où ce fou amoureux des moldus pourra le trouver. Ça sera sa récompense pour avoir récupéré la pierre. Peut-être qu'il le prendra en pitié et pansera ses blessures. ». Un rire maléfique suivi ces mots, bientôt rejoint par ceux des autres membres du cercle. La situation, dégoûta Lucius, il avait une façon bien étrange de récompenser un succès.
Il dissimula sa réticence à se joindre à l'hilarité générale en s'agenouillant aux côtés de Severus, et en l'aidant à se relever. Ils firent demi-tour et quittèrent le manoir.
