Titre : Le hasard fait bien les choses [chapitre 1 : Introduction]
Disclaimer : Reborn n'est pas à moi. Sinon, une bonne partie des fanfictions postées sur ce site auraient été adaptée en anime. *v*
Pairing : secret (pour le moment, évidemment).
Note de l'auteur : Elle est enfin là ! Toute fraîche, toute neuve, toute belle… Ma nouvelle fanfiction à chapitres ! Les personnages sont totalement OOC, mais tout va bien vu que c'est un UA, et que la vie est belle ! Youhou ! (Non, ceci n'est pas un pétage de plombs, ma réaction est totalement justifiée, surtout quand on voit les tonnes de fanfictions qui n'ont même pas dépassé le stade du premier chapitre et qui traînent toujours dans mes dossiers). Sinon, je trouve ce premier chapitre un peu court, dites-moi ce que vous en pensez s'il vous plait. u.u
Chapitre 1 : Introduction
Mukuro effaça avec application le numéro de son portable. Cette jeune blonde avait beau être très jolie, une fois avec elle avait suffi pour qu'il sache qu'il ne se reverrait pas. Le jeune homme laissa un mot bref sur la table de la cuisine – il regretterait sans doute ce confortable, et surtout gigantesque duplex – avant de quitter les lieux comme un voleur. La fille lui en voudrait sans doute beaucoup, elle essaierait de le rappeler, peut être plusieurs fois, et ne manquerait pas de lui faire la peau si elle le croisait à nouveau. Ce que les femmes pouvaient être compliquées… Mukuro balança son sac sur son épaule – celui qui contenait toutes ses affaires – et prit les transports pour rentrer chez lui, à savoir un petit appartement au cœur de la ville.
Rokudo Mukuro venait d'entamer sa vingt-troisième année. Malgré ses longs cheveux d'un noir bleuté et ses yeux vairons, quelque chose en lui poussait les gens à lui faire confiance et à l'apprécier au premier coup d'œil. Une sorte de charisme inégalable dont profitait bien son détenteur. Mukuro était intelligent, calme et souriant, malgré sa fâcheuse manie de n'en faire qu'à sa tête et à jouer les Don Juan. Car oui, ce jeune homme, si gentil à première vue, était un véritable tombeur. Un vrai salaud, pour dire la vérité. Bien sûr, jamais il ne l'aurait avoué – après tout, les gens qu'il mettait dans son lit étaient toujours consentants.
Mukuro, si il était doué pour les études, les avait quittées dès que possible pour travailler. Après tout, apprendre ne l'intéressait pas, il voulait juste être autonome et vivre de lui-même. Une fois son baccalauréat en poche, il avait déguerpi de la maison familiale. Il avait essayé beaucoup de boulots différents, de vendeur à chauffeur en passant par diverses enseignes locales. Actuellement, le jeune homme travaillait dans un café comme serveur, métier qui se révélait distrayant malgré la paye trop peu élevée à son goût. Pour faire simple, Mukuro vivait le jour présent, sans se soucier du reste – « libre » était le mot qui lui convenait le mieux. Cela faisait longtemps que sa famille avait cessé de lui demander de ses nouvelles – après tout il était assez grand pour se débrouiller seul – et il vivait juste comme il fallait, quoique certaines fins de mois soient parfois dures.
Le jeune homme pesta en entendant son portable sonner – sans doute la fille qu'il venait de laisser tomber et dont il ne se souvenait déjà plus le nom. Il laissa l'appareil continuer de diffuser sa musique jusqu'à ce qu'elle s'arrête, s'attirant quelques regards noirs dans le bus. Il descendit quelques minutes plus tard, et se dépêcha de rentrer chez lui. L'appartement qu'il occupait n'était pas très grand ni en ordre – inutile de mentionner les vêtements sales qui s'entassaient partout dans le studio. Mukuro regarda sa montre : dix-huit heures trente. Il lâcha le sac contenant ses affaires, qui alla s'écraser au sol, avant de se déshabiller en se rendant à la salle de bain. Pour une fois, ce soir il dormirait seul. Son portable sonna une seconde fois – Tsuna, ce type avec qui il avait eu le malheur de coucher un soir et qui ne le lâchait plus depuis, un vrai pot de colle – il l'ignora et alluma le jet d'eau chaude.
Mukuro sentit le liquide glisser sur tout son corps, détendant ses muscles au passage. Il observa rapidement son corps dans le miroir installé non loin. Un, deux, trois, quatre… Quatre suçons. Cette fille était un vrai vampire pour lui laisser de telles marques – elles mettraient bien deux ou trois jours avant de disparaître. Un peu agacé, il se détourna de sa propre contemplation pour finir de se laver. Il enroula une serviette autour de ses reins et s'avança jusqu'à la cuisine où il sortit des restes qu'il fit réchauffer avant de s'affaler dans le canapé devant la télé. Au bout d'un moment, jugeant l'heure tardive, Mukuro se releva et alla se coucher. Après tout, il travaillait le lendemain, et il aurait besoin d'être en forme.
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Un bruit strident retentit dans la chambre, aussitôt coupé par la main qui s'abattit sur le coupable, à savoir un réveil électronique qui semblait résistant vu le nombre de coups semblables qu'il avait dû encaisser. Mukuro se leva et se dirigea vers la salle de bain dans une parfaite imitation du zombie de base. Le jeune homme n'avait jamais été du matin, et ne le serait sans doute jamais – sérieux handicap lorsque l'on sait que son travail lui imposait de se lever chaque matin à six heures. Après une douche rapide, un petit déjeuner tout aussi bref et une courte séance de coiffage/habillage, il partit pour travailler.
Mukuro appréciait son travail du moment. Il aimait l'ambiance qui régnait dans le café où il travaillait, et il était divertissant d'observer les gens qui entraient ou sortaient de l'établissement – tous types de personnes, des plus farfelus aux plus banals. C'était d'ailleurs dans ce café qu'il avait rencontré ses plus récentes conquêtes – faisant au passage perdre à l'établissement ses habitués. Le jeune homme se dirigea vers les vestiaires où il enfila son uniforme de serveur – un simple costume noir et blanc, trop banal à son goût – avant de se diriger vers la salle principale.
Le café où travaillait Mukuro n'était ni trop grand ni trop petit c'était l'un de ces établissements à la française, de style chic et mondain, qui attirait beaucoup de couples et de jeunes gens. Si les prix étaient aberrants, cela n'empêchait pas les clients de revenir, et même certains étudiants trouvaient l'argent pour se payer les pâtisseries de luxe.
Au moment même où Mukuro entra dans la salle, il sentit que quelque chose n'allait pas, sans vraiment chercher à savoir quoi. Ce fut seulement au bout d'une dizaine de minutes qu'il comprit qu'une paire d'yeux était braquée sur lui. Une paire d'yeux qui lui était un peu trop familière et qu'il aurait préféré ne plus jamais revoir. Le garçon qui l'observait depuis l'ouverture de l'établissement était de petite taille. Ses courts cheveux châtains surmontaient un visage presque enfantin tellement il était innocent ses yeux couleur noisette semblaient luire d'admiration et d'amour pour Mukuro, à un tel point que celui-ci recula par réflexe de quelques pas, malgré la dizaine de mètres qui les séparaient.
Ce garçon, assit à la table faisant l'angle de la pièce, se nommait Sawada Tsunayoshi. Il avait actuellement dix-neuf ans et venait d'entrer dans une fac de droit. Malgré ses airs innocents et ses sourires timides qui le rendaient adorable, Mukuro aurait préféré ne plus jamais le revoir. Il l'avait rencontré six mois plus tôt, alors qu'il lui était « malencontreusement » rentré dedans. Un sourire charmeur, une phrase toute faite, déjà répétée des milliards de fois, et il avait embarqué le plus jeune dans le premier hôtel trouvé… C'était sans compter que Tsunayoshi n'avait absolument pas prit cela à la légère, et, voyant les draps vides à son réveil, ce dernier en avait conclu que son désormais amour n'avait pas pu se résoudre à le réveiller en partant – car si il l'aimait, alors l'inconnu dont il n'apprendrait le nom que plus tard ne pouvait que penser comme lui…
Mukuro retint une grimace en se remémorant comment Tsunayoshi l'avait rappelé le lendemain pour avoir de ses nouvelles – comment avait-il eu son numéro ? Depuis, il ne l'avait plus lâché. Chaque matin, il recevait un message lui souhaitant une bonne journée, et chaque soir un autre pour lui dire bonne nuit – il avait de la chance quand il n'en recevait pas le midi. Souvent, Tsunayoshi se rendait au café où il travaillait et parfois il retrouvait des lettres de lui parmi ses factures et papiers officiels. Une fois, il avait même fait semblant d'être absent alors que l'étudiant s'acharnait sur l'interphone. En bref : Sawada Tsunayoshi était un stalker*, doublé d'un imbécile incapable de voir qu'il n'était rien pour Mukuro. Un véritable cauchemar ambulant pour ce dernier.
Bien sûr, Mukuro savait qu'il n'était en rien dangereux, mais la présence constante de quelqu'un derrière lui finirait par le rendre paranoïaque, il en était certain. Le serveur décida d'ignorer l'unique client présent dans le café dès neuf heures du matin, et laissa le soin à l'un de ses collègues d'aller prendre la commande du jeune monsieur.
Il tira un peu sur sa veste pour en effacer les plis, et alla vérifier si tout se passait bien en cuisine. Certains jours, Mukuro se demandait à quoi cela servait de se présenter au café à neuf heures, alors que les clients n'arrivaient généralement pas avant la pause déjeuner…
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« Bon appétit ! Au fait, j'étais au café ce matin, mais je pense que tu ne m'as pas remarqué… tu étais fatigué, non ? »
Mukuro replia son portable dans un claquement sec en soupirant. Bien sûr que si, il avait remarqué que Tsunayoshi le dévorait littéralement des yeux. D'ailleurs, n'importe qui l'aurait remarqué, vu l'intensité de son regard. Le jeune homme ouvrit sa boîte à repas et se dépêcha de manger avant de reprendre son service. Il avala rapidement les légumes marinés et les boulettes de viande – achetés le matin même à la supérette la plus proche – avant de se relever. Il vérifia une nouvelle fois que son costume n'était pas trop froissé, puis se rendit dans la salle. Il fut soulagé en remarquant que l'étudiant n'était pas là, et alla directement chercher les commandes des clients.
Regards furtifs, sourires aguicheurs mais discrets, caresse invisible du bout des doigts en tendant une tasse ou une assiette… Décidemment, Mukuro adorait ce métier, quoique il fût parfois ennuyeux. L'établissement attirait beaucoup de jeunes filles, adeptes de pâtisseries, et il ne se privait pas de les faire rougir dès que possible. Il se sentait à son aise – un peu comme un chasseur à portée de ses proies – même si il pensait ardemment à changer de métier : il ne fallait pas que cela devienne une routine quotidienne, ce serait trop ennuyeux.
Au bout de quelques minutes, il fit signe à ses collègues qu'il prenait sa pause, et fit un clin d'œil assorti à son sourire à la jeune femme qu'il avait remarqué depuis quelques minutes et qui lui avait rendu plusieurs de ses regards de façon assez… séduisante.
* Un stalker est un harceleur (traduction anglais/français), c'est-à-dire une personne… Eh bien, qui harcèle, tout simplement. x)
Note de fin : le titre de cette fanfiction, « le hasard fait bien les choses », m'est venu tout seul après que j'ai écrit le second chapitre (j'écrit les chapitres à l'avance, et je les publie au compte-gouttes en attendant d'avoir fini la fanfiction… sadique ? Meuuuuh nan !). Je ne sais pas si il est bien choisi ou non, je suis un peu sceptique là-dessus… A vous de voir.
