Notes de l'auteur : Bonjour à tous ! Alors voila, je me lance dans un recueil de one-shot sur mon couple préféré de la saga Vampire Knight (et apparemment, j'inaugure l'ouverture de la partie françaises des fics sur ce site xD) comme des idées me sont venues. Alors au début je savais pas quoi en faire et pis finalement je me suis dit "Mais oui ! Des OS, que je suis bête" ! xD Alors voila. Bon, j'ai classé ce recueil dans le rating T principalement à cause du sang qui apparait dans ce OS et qui apparaitra sûrement encore dans les autres. Mes idées sont assez tournées dans l'idée du bouquin qui mélange horreur et sensualité entre les deux personnages Yuki et Zéro. Et j'adore ça P Alors voila, c'est pas tout public. xD Mais rien de bien horrible non plus, je ne suis pas une fan de l'horreur dans toute sa splendeur. xD Bonne lecture, et review !
Ps : concernant les spoilers, je tiens à vous informer que j'ai lu les 4 prochains tomes qui ne sont pas encore sortis en France sur un site en anglais mais sachez que je ne dévoile sur concernant l'intrigue principale. Je ne me le permettrait que lorsque les bouquins seront traduis en français. ;)
Baiser Sanglant.
Les portes allaient bientôt s'ouvrir. Les filles de la Day Class étaient comme des furies, pour ne rien changer. « Circulez ! Ecartez-vous des grilles s'il vous plait ! » criait Yuki en courant d'un bout à l'autre du tas d'humaines. Zéro était encore en retard, ce qui énervait la jeune fille.
Il se foule vraiment pas, celui-là, pensa-t-elle.
Soudain, elle se sentit bousculée (sûrement par une quelconque vipère en chaleur) et fonça droit vers le sol. Qu'elle n'atteignit jamais puisqu'un bras puissant lui enserra la taille et la retint. Avant même de relever les yeux, Yuki su de qui il s'agissait.
-Vous n'avez pas entendu ? Reculez maintenant ! s'exclama Zéro d'une voix puissante.
Tout le amas de filles de la Day Class se mit à reculer aussi loin que possible, surtout la fille qui avait bousculé Yuki, dans un bruit de « Kyaaaaaa ! ». Celle-ci se redressa et se sépara de Zéro. Et lui envoya un coup de poing dans l'épaule.
-T'es enfin là, toi ! Pas trop tôt ! s'écria-t-elle avec colère.
-Aïe ! Mais qu'est-ce que tu fous !
-Tu n'arriveras jamais donc à l'heure ?
-Et toi, tu ne feras donc jamais plus attention ? lui retourna-t-il, baissant la voix. Tu pourrais te blesser, et saigner…
-Je ne risque rien, répondit Yuki, agacée.
Zéro eut un rictus de dégoût.
-Parce ton sauveur est là ?
-Kanamé n'a rien à voir là-dedans.
Zéro ne répondit pas. Depuis les récents évènements passés, la tension entre lui et Kanamé Kuran n'avait cessé d'augmenter. Yuki ne savait plus comment faire face à ça. Souvent, il lui étais arrivé de penser à ce qui se passerait si elle devait un jour choisir entre les deux jeunes vampires…Kanamé était son sauveur et elle avait promis à Zéro de toujours être à ses côtés, de le soutenir, à partir du moment où elle avait appris sa véritable nature. Penser qu'elle devrait peut-être un jour faire du mal à l'un pour protéger l'autre provoquait en elle une douleur sans nom.
-Kyaaaaaaa !
Les cris des filles de la Day Class s'étaient élevés de nouveau comme les portes s'ouvrirent alors pour laisser entrer la célèbre Night Class. Les élèves à la beauté inhumaine du Pavillon de la Lune se pressèrent dehors.
-Toujours aussi fraîches ces jeunes filles, lança Aidô Hanabusa avec un clin d'œil.
A l'entente de la voix du magnifique vampire, les jeunes filles de la Day Class se sentirent défaillirent.
Zéro et Yuki s'activaient pour repousser le groupe des femelles attaquantes. Pathétique,pensa Zéro. Soudain, devant lui, il passa. Kanamé Kuran. Automatiquement, sans pouvoir s'en empêcher, les deux jeunes créatures se dévisagèrent avec froideur. Zéro le suivit du regard jusqu'à ce qu'il arrive à hauteur de Yuki. Et son attitude changea complètement. Il lui sourit avec chaleur et lut sur ses lèvres le mot qu'il lui toucha. Ravissante. La couleur des joues de la jeune fille tourna au rose, et Zéro sentit la bête gronder en lui. Il serra les poings et les mâchoires, jusqu'à s'en blesser avec ses crocs aiguisés qu'il se hâta de faire revenir à leur taille normale. Il ravala le sang qui s'écoulait dans sa bouche et repoussa toute une meute de filles folles.
Quelques minutes plus tard, les vampires étaient tous arrivés dans le bâtiment où se déroulaient les cours, et Zéro et Yuki purent finalement faire entrer toutes les élèves dans le Pavillon du Soleil.
-Bon, dit Zéro, en avant pour une autre longue nuit de surveillance.
Il commença à avancer mais Yuki lui attrapa soudainement la main. Il se figea et attendit.
-Hey Zéro…ça ne va pas ?
La jeune fille avait bien remarqué que le visage de son ami était plus dur que d'habitude. Il se retourna et ne dit rien. Puis, elle remarqua quelque chose…
-Dis…
Elle leva la main et posa un doigt sur la lèvre inférieure du vampire.
-Tu saignes ?
Zéro sembla se prendre un coup d'électricité. Il se recula et détourna son regard de Yuki.
-C'est rien, dit-il en essuyant de sa main le petit filet qui régnait sur sa lèvre. Tu ne devrais pas me tenter comme ça…
-Quoi ? Zéro, tu as soif ?
Yuki s'approchait déjà pour offrir sa gorge au jeune homme. Qui posa une main sur son épaule et la stoppa.
-Non, ça va. Vraiment.
Il ne la regardait plus et Yuki attendit.
-Allons travailler, dit-il alors.
Sur ce, il s'éloigna pour commencer sa ronde.
Yuki ne bougea pas pendant un moment, les pensées se bousculaient dans sa tête. Même si c'était plus ou moins devenue une habitude, Zéro répugnait tellement à se nourrir du sang de la jeune fille. Les blood tablets ne suffisaient pas. Il ne contrôlait pas sa soif. Alors, lorsqu'il atteignait la limite, lorsqu'il ne pouvait plus réfréner son instinct bestial, Yuki s'offrait à lui. Elle avait fini par réussir à ignorer plus ou moins la douleur que provoquait chaque déchirure de sa fine peau blanche au contact des dents du vampire.
La jeune fille se passa une main sur le visage et partit faire sa ronde.
Il ne se passa aucun incident cette nuit-là. Zéro et Yuki étaient rentrés ensemble au petit matin et comme d'habitude, les salles de bain de leur dortoir étant fermées, il fallait s'en remettre à celle du directeur.
-Vas-y d'abord, dit Zéro en s'appuyant contre le mur à côté de la porte.
-Je ferai vite, sourit Yuki, et elle entra dans la salle.
Quelques minutes plus tard, elle sortit de la salle de douche et empoigna son sèche-cheveux devant les miroirs.
-Zéro, tu peux entrer ! cria-t-elle à travers la porte.
Le vampire pénétra lentement à l'intérieur et referma la porte. Le regard dans le vide, il enleva sa chemise qu'il posa sur une chaise et entra dans la salle de douche. Dans le miroir, Yuki l'observa faire. Il ne sait toujours pas sourire…se dit-elle tristement. Et elle resta là, pendant plusieurs minutes, sans se servir de son sèche-cheveux, comme paralysée. Sans savoir pourquoi, elle versa une larme comme la porte s'ouvrait sur Zéro, qu'elle ne remarqua pas.
Sans avoir le temps d'esquisser un mouvement, une main s'appuya sur le miroir, en face d'elle, tandis que l'autre ramassait la larme qui vint juste après. Elle pouvait sentir la pression du corps de Zéro contre le sien, dans son dos.
-Qu'est-ce qui ne va pas ? lui demanda-t-il calmement.
La jeune fille le regarda dans le reflet du miroir. Il fronçait les sourcils et semblait inquiet. Puis elle baissa la tête sur le robinet mais leva sa main pour recouvrir celle de Zéro, toujours sur le miroir.
-Si…si jamais…j'y arrive pas…
-Quoi ?
-A…te protéger. Si jamais…
-La promesse, Yuki.
-Oui, la promesse…et si je n'étais pas assez forte pour t'arrêter ? Si un jour, même mon sang ne peut plus rien pour toi, et que malgré ce que tu veux, je ne peux pas te tuer ?
-Il faudra. Ou sinon, ce sera pire.
-J'ai peur…que mon attachement envers toi soit trop grand.
Soudainement, Zéro repris possession de sa main et s'éloigna. Il attrapa sa chemise sur la chaise et ouvrit la porte.
-Idiote…
Sur ce, il sortit et se sauva sans prendre la peine de refermer la porte. Yuki releva la tête et regarda les autres larmes couler sur son visage.
Zéro se réfugia non pas dans son dortoir mais dans l'une des chambres annexes des appartements du directeur. C'était beaucoup plus tranquille et jamais fréquenté. Il s'allongea de tout son long sur le lit et contempla le plafond. Pourquoi ? Pourquoi fallait-il qu'elle complique les choses ? Quels étaient ces sentiments idiots qui perçaient dans son attitude et dans sa voix ? Depuis quand avait-t-elle commencé à agir d'une façon si…proche ? Lui-même, avait toujours réfréné ses sentiments, au plus profond de son être, depuis tout petit. Lorsqu'il était arrivé à l'académie et pris en charge par le directeur, il avait nourrit une sorte d'affection pour Yuki. Très tôt, il avait gardé un œil sur elle, voulant la protéger de ce qu'il appelait des bêtes à visage humain. Mais toujours à distance, parce qu'il savait ce qu'il était lui-même. Même s'il n'était qu'un gamin, cette rage qui avait pris place dans son cœur était incommensurable. Et peu à peu, cet acte de grand frère avait mûrit en un sentiment d'amour qu'il se dégoûtait d'éprouver. Parce qu'une chose comme lui ne pouvait pas, ne devait pas, aimer l'être humain que Yuki était. Parce qu'à part lui pomper du sang comme on le fait au distributeur de fric quotidiennement (1), il ne pouvait rien faire d'autre. Rien qui lui soit bénéfique. Rien qui la rende heureuse. Rien d'humain.
Dans un acte de rage et de désespoir, Zéro agrippa sauvagement les draps du lit. Le fin tissu se déchira sous ses doigts destructeurs.
La porte s'ouvrit soudainement pour laisser place à la jeune gardienne de l'académie. Le regard flou et vide, elle prit néanmoins la parole.
-Tu es là…
-…
-Tu es toujours là.
Yuki observa Zéro. Le regard collé au plafond, on aurait dit une statue de pierre. Ses longues mains étaient fermement agrippées aux draps qui s'étaient déchirés sous le coup. Depuis quand…mes sentiments pour Zéro ont-ils commencé à changer ? Depuis la fois où il a essayé de m'embrasser ? Depuis l'une des dernières morsures qu'il m'a infligé ? Nos rapports ont toujours été si…spéciaux. Proches et lointains à la fois. Doux et brutaux. Tous ces contacts physiques qui avaient leur propre spécialité…
Yuki s'approcha et vint s'asseoir sur le bord du lit. Elle posa une main sur celle de Zéro.
-Lâche…lui dit-elle doucement.
Il obéit instantanément. Mais Yuki ne lâcha pas. Elle pris sa main dans la sienne, jusqu'à ce que leurs doigts se trouvent entremêlés.
-Tu as peur de moi, Yuki ? demanda-t-il subitement.
La jeune fille le regarda, déconcertée.
-Je te l'ai déjà dit, Zéro. Je n'ai pas peur de toi. Je n'aurais jamais peur de toi.
-Tu devrais. Et tu devrais t'éloigner de moi. Je ne t'apporte rien de bon.
-Ca, c'est pas à toi d'en décider.
Le vampire se redressa brutalement. Il ne lâcha pas les doigts de Yuki et au contraire, resserra sa poigne. Il n'étaient plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre maintenant. Il fronçait les sourcils et semblait en colère, tandis que la jeune fille restait impassible.
-Est-ce que ça t'a plu ? Est-ce tu as apprécié les moments où j'ai déchiré la chair de ton cou, ou de ton poignet ? gronda-t-il d'un air dégoûté.
-Tout ce qui compte…murmura Yuki, c'est que ça ait pu t'être bénéfique. Et je suis…contente d'être la seule à te calmer…quelle qu'en soit la manière.
L'incrédulité se mélangea à la colère.
-Un jour, tu m'as demandé…ce que tu étais pour moi, tu te souviens ?
Zéro ne répondit pas et détourna la tête.
-Je n'ai pas répondu. Parce que je ne savais vraiment pas ce qu'il en était. Mais en fait, je crois que c'était clair comme de l'eau de roche.
-Arrête ! l'interrompit Zéro, sachant à l'avance ce qu'elle s'apprêtait à lui avouer.
Le vampire la regarda de nouveau. Il n'avait maintenant plus aucune expression sur le visage. Ni colère, ni froideur…pas plus de chaleur non plus. Il n'y avait rien.
-Toi, tu peux me dire ce que je suis pour toi, Zéro ?
Yuki libéra alors sa main et elle attrapa le visage du jeune homme en face d'elle. Son regard était maintenant comme empli d'une certaine…tiédeur. Il semblait un peu déconcerté et peut-être quelque part, apaisé.
-Moi…pour moi…tu es…
Comme dicté par les fils d'une marionnette, Zéro leva ses propres mains sur le visage de Yuki. Si fragile et forte à la fois. Comme la dernière fois, leur proximité rétrécissait dangereusement. Mais cette fois…pourquoi ne pas aller jusqu'au bout ? Qu'est-ce qui se passerait ensuite, si cette étape était franchie ? Zéro savait bien que selon toute logique, il ne fallait pas. Absolument pas. C'était contre nature. Tiraillé par ses sentiments à l'égard de Yuki et par sa haine contre lui-même, ses instincts de prédateur refirent surface. Puis, plus il approchait de Yuki, plus il se laissait aller. Et il ne résista plus.
La jeune fille sentit la pression des lèvres de Zéro contre les siennes. Son cœur battait la chamade. Elle se sentait excitée et soulagée quelque part. Peut-être qu'au fond d'elle-même, elle attendait ça depuis longtemps. Ses mains glissèrent sur le torse de Zéro et elle approfondit le baiser. Mais au même moment, ce qui suivit la fit sursauter. Sa lèvre inférieure se déchira comme un des crocs de Zéro la transperça accidentellement. Elle recula brutalement et se détacha complètement du vampire, les doigts sur sa lèvre sanguinolente, un peu hébétée.
Zéro se rembrunit totalement et essuya la trace de sang de la jeune fille que la morsure avait laissée sur ses propres lèvres.
-Pardon…dit-il d'une voix faible. Je ne voulais pas, je…suis désolé.
Yuki le regarda un instant. Il semblait tellement s'en vouloir. Pourtant, c'était un accident. Et même si ça lui avait fait mal sur le coup, Yuki s'en fichait complètement. Elle n'en avait jamais voulu à Zéro de la mordre, même quand cela arrivait sans prévenir et qu'il la prenait au dépourvu, ne pouvant plus se contrôler, tellement il était affamé. Alors il fallait qu'elle le lui montre. Elle se rapprocha et le força à la regarder.
-Lèche-là, dit-elle en lui montrant sa blessure. Tu l'as déjà fait, rajouta-t-elle comme il s'obstina à ne pas la regarder. Je guérirais plus vite.
Le vampire hésita puis prit la parole.
-Je vais peut-être te blesser encore. Ne pas me contrôler et…
-J'ai confiance en toi. Depuis le début. Fais-le.
-Pourquoi ?
-C'est ma manière à moi de t'aimer. Je ne t'en veux pas, Zéro. Et je veux que toi aussi, tu cesses de t'en vouloir.
Le jeune immortel la regarda fixement. Une autre goutte de sang commençait à perler sur la lèvre de la jeune fille. Zéro se rapprocha à une vitesse grand V et lui glissa une main entre les cheveux, dans la nuque, tandis qu'il lapait déjà le liquide brûlant. Yuki ferma les yeux, la bouche légèrement entrouverte, et se sentit mieux instantanément. Zéro léchouilla la plaie pendant environ une minute, tout doucement, et finit par reculer, lâchant Yuki. La jeune fille porta lentement la main à sa lèvre et constata qu'elle avait déjà presque entièrement cicatrisé. Et Zéro la regardait, fronçant légèrement les sourcils.
Puis, soudainement, Yuki lâcha sa lèvre et se rapprocha à nouveau de son jeune vampire, agrippant délicatement de ses deux mains sa chemise et le regardant droit dans les yeux.
-Recommençons.
Zéro lui lança un regard interrogatif.
-Embrasse-moi une nouvelle fois, lui expliqua-t-elle, les joues rosissant. Tu ne me feras rien.
Elle glissa une main jusqu'à son visage, et cette fois-ci n'eut pas à se faire prier. Zéro se pencha, s'appuya sur le lit d'un bras, et de l'autre attrapa une nouvelle fois la tête de Yuki, les doigts entremêlés dans ses cheveux et posa durement ses lèvres sur les siennes. Durement oui, et pourtant le baiser n'eut rien de brutal. Yuki arrivait à ressentir la passion qui y transperçait dedans. Il ne la blessa pas. Ses dents ne bougèrent pas et restèrent normales. Alors Yuki elle aussi, approfondit le contact. Au bout de quelques instants, ils finirent par se détacher l'un de l'autre. Mais Zéro agrippa les deux bras de la jeune fille et enfouit sa tête dans son cou.
-Tu ne sais pas dans quoi tu t'engages, souffla-t-il.
-Si, je le sais, et ce depuis la première fois que tu m'a mordue.
Il ne pu que renforcer la pression qu'il exerçait sur elle, comme Yuki reposait fermement ses mains sur l'intérieur des coudes du vampire, comme si elle lui disait 'Je suis là, et je ne partirai pas'.
(1) Mon Dieu, je ne peux pas m'empêcher de sortir des choses aussi légères lorsque je suis dans une situation pourtant délicate à la limite de la tragédie. Pardon, Zéro, je sais que ça te ne plairait sûrement pas. X)
Voila, fini pour celui-làààà, il me tenait plutôt à coeur. Review !
