[Coucou toi !Un beau jour, en me balladant sur Youtube à la recherche de nouvelles vidéos Ereri/Riren sympathiques, je suis tombée sur une petite pépite d'or (https/youtu.be/CxiFcysIy_E si ça te tente). J'en suis tombée instantanément amoureuse. Tellement que cette vidéo a fini carrément par m'obséder, et que je n'ai trouvé qu'un seul moyen de me la sortir de la tête : retranscrire l'histoire qu'elle racontait en fanfiction. Pour l'écrire j'écoute en boucle la chanson si vous voulez un peu d'ambiance, haha !Me voici donc avec le premier chapitre (qui ressemble plus à un prologue, j'avoue). Il est certes court, mais c'est le premier d'un three-shots, et il sert en fait surtout à planter le décor. En espérant qu'il vous plaise ! ]

Chapter One.

Trost était un quartier sombre et chaotique. Pas le genre d'endroit où l'on voudrait élever ses gosses.

Le quartier était tristement connu pour regrouper tous les déchets de la société : sans-abris, prostituées, trafiquants en tous genres, pervers refoulés, ou tout simplement des gens qui avaient tout perdu ou qui étaient trop pauvres pour se payer un toit ailleurs.

D'immenses murs délimitaient la ville, la faisant ainsi ressembler à une prison géante. Des poubelles renversées jonchaient les trottoirs et une odeur malsaine s'en dégageait. Les lampadaires (du moins, ceux qui fonctionnaient encore) éclairaient les rues d'une faible lueur jaune. Le panneau de la vieille supérette du coin, qui clignotait dans un cliqueti sinistre, était la seule véritable lumière aux alentours.

D'innombrables plaques d'égout tapissaient le sol et la route mal formée. Au loin, on pouvait entendre les klaxons, les sirènes des gyrophares, le chant approximatif d'un clochard ivre mort et le froissement du petit sachet transparent qu'un homme fourrait dans la poche d'un camé contre quelques billets.

L'homme aux sachets était de petite stature. Du haut de ses cent soixante-deux centimètres exactement, il arborait un air impassible et imperturbable. Ses yeux d'un gris orageux étaient partiellement cachés par quelques mèches de cheveux noir jais, coupés en un undercut précis.

Ses muscles discrets étaient suggérés par un haut moulant noir sans manche. Le col de celui-ci, au lieu de s'arrêter au cou, remontait jusque sur son nez, cachant ainsi une bonne partie de son visage. Avec cela il portait un jean slim noir simple et une paire de rangers usées et, -vous l'auriez deviné, noires. Avec sa démarche souple et habillé ainsi on aurait pu le comparer à un félin.

Après avoit empoché rapidement l'argent, Levi -car c'est ainsi qu'il s'appelait, jetta un coup d'oeil furtif aux alentours pour s'assurer de sa discrétion avant de se rendre à son prochain point de rendez-vous.

C'était de cette façon qu'il occupait la grande majorité de ses soirées. L'activité était certes loin d'être gratifiante, mais elle lui permettait au moins de manger à sa faim et de vivre décemment, ce qui était tellement rare dans cette ville.

Levi en était à son douzième et dernier client de la nuit, lorsqu'il vit un faisceau lumineux balayer la ruelle dans laquelle il se trouvait. Une lampe torche. Bordel, il ne les avait même pas entendu arriver.

Dans cette ville de débauche, il était monnaie courante de voir les brigades de flics patrouiller un peu partout la nuit. Surtout dans ce secteur. La pêche était (trop) souvent fructueuse.

Le noiraud marmonna un juron et eu la bonne idée de se plaquer rapidement contre le mur alors l'autre homme, paniqué, n'eut pas le temps de réagir. Ils étaient dans un cul de sac, impossible de fuir.

《J'en ai un ! 》hurla une voix masculine.

Au bruit des pas, ils n'étaient que deux. Bien. Si il restait bien planqué, il avait une bonne chance de s'en sortir.

Sa petite taille lui rendait enfin service. De plus il était vêtu entièrement de noir et parfaitement immobile. Aussi, quand le plus jeune policier entreprit de détecter une quelquonque autre présence dans la ruelle, il ne remarqua rien.

Tapis entre deux (immondes) poubelles, il assita donc à la fouille et au menottage de l'homme avec qui il faisait affaire plus tôt sans l'ombre d'un sentiment. Quoique. Il avait empoché la marchandise sans avoir eu le temps de le payer. Peut-être qu'il était un peu triste, finalement.

Une fois leur petit manège terminé, il regarda les trois hommes faire mine de s'en aller, victorieux.

Et puis, quand une saloperie de chat sorti du néant (des poubelles, en fait), pour rebondir sur lui, Levi hurla.

Il avait une sainte horreur de ces félins. Et celui-ci venait d'allonger la liste des raisons pour lesquelles il les détestait.

oooooooooooooooooooo

《Levi... Ackerman, c'est ça ? 》énonça le flic.

Le dénommé se contenta d'émettre un grognement en guise de réponse. Assis sur une chaise en fer des plus austère, il était accoudé sur la table qui le séparait du jeune homme, son air le plus ennuyé accroché au visage. Cela faisait longtemps qu'il ne s'était pas fait prendre comme un bleu, et il en était irrité au plus point.

《Ackerman... Comme Kenny Ackerman ?!》

Il soupira. La réputation de son oncle, important membre du cartel et truand reconnu, lui collait à la peau.《Peut-être bien, ouais. Qu'est-ce que ça change ?》répliqua le noiraud.

Le jeune homme en face de lui ne su quoi répondre et se contenta de gromeler dans sa barbe inexistante en continuant de remplir ses papiers. Un silence s'installa ensuite pendant quelques longues minutes et Levi, bien qu'il ne soit pas spécialement bavard d'habitude, se décida à le briser. 《Ta tronche me dit rien... T'es nouveau ?》

L'officier hésita un peu avant de répondre, mais finit par se décider.《 Si on veut oui.. J'ai été muté ici le mois dernier》 précisa-t-il.

《Qu'est-ce que tu viens foutre dans ce trou paumé, hm ? T'as quoi, seize piges ? 》demanda Levi en le détaillant vaguement.

Le jeune homme, qui le dépassait d'au moins dix bons centimètres, avait la peau hâlée et parfaitement lisse. On apercevait à travers son impeccable uniforme une musculature naissante qui ne demandait qu'à se développer. Ses cheveux bruns était un peu en bataille, comme si on venait de les ébouriffer. Il avait des joues roses et rebondies, des lèvres charnues, et le regard d'un vert parfait et transperçant.

《J'en ai vingt-quatre...》 riposta-t-il, vexé.

《C'est pareil. En tous cas, t'as rien à foutre ici. Tes yeux puent trop l'innocence.》

《L'innocence ? 》s'étonna le brun.

《Ouais. Je parie que t'as du passer une enfance merveilleuse, probablement avec des parents attentionnés et aimants, qui te donnaient le goûter quand tu rentrais de l'école. Et après t'allais jouer sur le toboggan de ton grand jardin avec ton labrador. Bref, c'est pas pour toi ici, crois-moi》 lança-t-il, un rictus dégoûté aux lèvres.

Le brun ouvrit la bouche avant de la fermer, les joues rosies. Même si il avait un peu exagéré l'image, il n'avait pas complètement eu tort. Et le pire c'était qu'il avait vraiment eu un labrador, étant jeune.

Son collègue le sauva en faisant irruption dans la pièce :《Jaëger ! Les analyses sont formelles, ce salaud disait vrai, il n'a rien dans le sang... Même pas d'alcool. 》

Le dit-salaud eu un petit rictus triomphant. Sachant qu'il avait donné ses derniers grammes à l'autre camé qui s'était fait coffrer, absolument rien ne l'inculpait actuellement.

《T'as entendu ton pote, Jaëger ? Il est temps de me relâcher... 》dit Levi avec un air exagérément désolé.

L'officier, bien que contrarié, lui répondit avec un petit sourire.

《 On se reverra bientôt, ne t'inquiète pas, Ackerman.》

《Si tu le dis...》

Il se leva d'un geste souple et se dirigea vers la sortie d'un pas assuré, il connaissait le chemin.

《À plus, morveux !》

oooooooooooooooooooo

Cette nuit là, le sommeil de l'officier Jaëger fut agité.

Il... volait ? d'arbre en arbre avec facilité et souplesse déconcertante. En faisant un peu plus attention, il pu remarquer qu'il était en fait tracté par des cables et un mécanisme complexe relié à ses hanches. Tout était flou autour de lui. Tout, sauf cette cape verte qui avançait aussi devant lui et qui l'obsedait au plus haut point. Sur celle-ci se trouvait une sorte de motif. En se concentrant dessus, Eren pu distinguer une paire d'ailes.

Liberté.

Il eu beau essayer, l'homme devant lui était beaucoup trop rapide et impossible à ratrapper. Il fallait qu'il sache qui il était, absolument. C'était une question de vie ou de mort.

Et comme s'il l'avait entendu, le mystérieux inconnu se retourna, dévoilant ainsi son visage.

En fait, le jeune homme le connaissait. Et sans avoir à réfléchir, son nom franchit naturellement ses lèvres.

《Capitaine Levi..》

Et puis, Eren se souvint.

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[Alors, verdict ?

Désolé si certains passages peuvent sembler manquer de détails, mais c'est un three-shots et il faut que je respecte mon nombre de chapitres, désolée TT (puis j'ai jamais été forte pour les descriptions)...

En plus, j'ai l'impression d'avoir massacré tous les temps et les accords hahaha, mes derniers cours de français sont déjà loins, ne m'en veuillez pas !

Le deuxième chapitre ne va pas tarder, il est déjà quasiment terminé. N'hésitez pas à me faire part de vos retours ! Je vous embrasse.]