Bon, alors je commence : MALGRE LES APPARENCES, C'EST UN NEWTMAS ! (en fait, je lis rarement autre chose ! Avant je ne lisais que NewtMinho, mais les choses ont changé, et je me suis reconvertie xD même si j'avoue que j'aime beaucoup le couple Rachel x Aris, et puis Sonya x Minho, aussi ! Et Teresa x Gally, mais ce dernier sort tout droit de mon esprit dérangé xDD et sur ce, je conclus cette parenthèse beaucoup trop longue)
J'ai eu l'idée en me baladant dans la rue (oui, c'est intéressant, hein ?) et j'ai développé le scénario de la première partie et le chapitre 1 en une soirée ! Alors voilà, vous y avez droit encore tout chaud, à peine sorti de mon cerveau !
Le début, c'est beaucoup d'intrigues, alors si vous pensez avoir les réponses, tentez ! ça peut être intéressant !
« Salut… Salut… C'est tout ce que je trouve à te dire… Je me sens ridicule. Ils me manquent tellement. Tu me manques, Newt. J'en ai marre d'être seule. J'ai l'impression de devenir folle. Ça doit être mon cas… Je veux dire… Je ne sais pourquoi je te parles… Peut-être parce que je n'ai personne d'autre à qui parler… Tu me manques, Newt. Tu me manques, tu me manques, tu me manques... »
Newt se réveilla en sursaut.
_ Hey…
À côté de lui, Thomas le regardait d'un air inquiet.
_ Tu vas bien, mon cœur ?
Le jeune homme se força à hocher la tête, mais comme toujours, son petit ami vit à travers son masque.
_ Encore ces rêves ?
_ Non… répondit Newt, et cette fois c'était la vérité. C'est juste… cette fille… Elle me parle… Elle sait qui je suis… À chaque fois qu'elle intervient, tous mes cauchemars disparaissent, et je me réveille peu de temps après.
Thomas eut presque l'air apeuré :
_ Ne l'écoute pas, Newtie. Tu sais ce qu'a dit ton psy.
_ Oui, oui, je sais, les rêves sont une expression de mon inconscient, tout ça…
_ Ne compte pas sur cette fille pour te réveiller… Affronte tes cauchemars, et oublie-les…
Newt hocha la tête, et embrassa son petit ami, se blottissant contre lui :
_ Qu'est-ce que je ferais sans toi, hein ?
_ Bonne question, répondit Thomas en souriant. Sans doute pas grand-chose…
_ Ne sois pas trop arrogant non plus, Tommy, grogna le blond. Ou je pourrais te le faire payer !
Il sauta sur Thomas, qui éclata de rire, n'ayant que le temps de lâcher un « je n'attends que ça », avant que Newt ne le bâillonne avec sa bouche.
_ Et vous dîtes que vos cauchemars continuent ? demanda l'homme en griffonnant quelque chose sur sa feuille.
_ Ce ne sont pas des cauchemars, répéta une énième fois Newt. Tout le monde n'arrête pas de me le répéter, mais ce sont juste des rêves ! Enfin… Parfois, ce sont des cauchemars, et d'autre fois, des rêves.
_ Je pourrais vous prescrire des somnifères plus fort, proposa le psychiatre.
_ Non ! S'emporta Newt. Je m'en sors ! Je ne sais même pas pourquoi je continue à vous voir, si c'est pour que vous me répétiez toujours la même chose !
_ Vous m'avez tout de même dit que vous aviez déjà entendu des voix pendant la journée.
_ C'est juste… cette fille, marmonna le jeune homme. Des fois… Des fois, je l'entends, dans ma tête. Et… Souvent, c'est dans mon sommeil, mais parfois c'est en pleine journée, et tout semble plus… irréel, après qu'elle m'ait parlé.
_ Vous connaissez son nom ?
_ Non. Mais je sais que je la connais. Ça ne veut juste pas venir ! Et… Et je sais qu'elle ne m'est pas indifférente, poursuivit le blond en se sentant ridicule.
_ Tout va bien avec votre petit ami ? interrogea le psychiatre.
Dérouté par le changement de sujet, Newt haussa les épaules :
_ Bah… Ouais, pourquoi ?
_ Rêvez-vous de plus, parfois ?
_ Par rêver, vous entendez… ?
_ Dans la réalité. Aimeriez-vous qu'il ait quelque chose en plus… Désirez-vous plus que ce que vous avez…
_ Non, Thomas est parfait comme il est ! Malgré ses mille et un défauts, il est génial, c'est comme ça que je l'aime…
Et voilà qu'il parlait comme une adolescente en chaleur ayant son premier petit copain.
_ Et quels défauts a-t-il selon vous ?
_ Il est trop curieux, pas assez réaliste, sans doute trop idéaliste… Il n'écoute pas ce qu'on lui dit, fonce toujours tête baissée… Mais quel rapport avec mes rêves ?
_ Pensez-vous que cette femme pourrait être l'incarnation de vos fantasmes ? Quelqu'un qui vous ressemble plus, qui serait plus calme, plus posé.
Newt se sentit devenir écarlate, et se défendit vivement :
_ Vous n'avez rien compris ! Quand je disais qu'elle ne me rendait pas indifférent, je ne pensais pas à ça ! Je voulais dire que… Je sentais qu'elle n'était pas n'importe qui… Pas que je la voulais comme petite amie ! Elle n'existe même pas ! Vous me répétez assez que c'est simplement le produit de mon esprit !
_ Il n'est pas rare que des jeunes adolescents insatisfaits de leur vie tombent amoureux d'un fantasme et s'enferment dans leur esprit.
_ Mais puisque je vous dit que je suis heureux avec Thomas !
_ Avez-vous encore des relations sexuelles ?
Cette fois, Newt s'étouffa, et mit quelques instants à se reprendre :
_ Pardon ?
_ Avez-vous encore des relations sexuelles ? répéta son psychiatre, en détachant les mots comme s'il parlait à un demeuré.
_ Avec Thomas, vous voulez dire ?
_ Lui, ou n'importe qui. Ou peut-être avez-vous déjà rêvé que vous couchiez avec cette femme ?
_ D'abord, je ne trompe pas Thomas ! Ensuite, je vous dit que je ne connais que la voix de cette fille !
_ Et à propos des relations sexuelles ?
_ Oui, j'en ai encore. Souvent. Avec Thomas. Presque tous les matins, en fait, finit par avouer Newt, les joues rouges.
_ Avez-vous une libido plus active, juste avant ou juste après avoir fait ces rêves ou entendu cette femme… ?
_ Je… non !
_ Vous êtes sûr ?
Devant l'insistance du psychiatre, Newt s'accorda quelques instants de réflexion. La dernière fois qu'il avait couché avec Thomas, c'était… ce matin… juste après avoir entendu la fille.
Et l'avant-dernière fois… c'était deux jours auparavant… juste après avoir entendu la fille…
Non… Ce n'était pas possible. Cette fille, ces rêves, n'avaient aucune influence sur sa vie sexuelle avec son petit ami ! Ce n'était pas possible !
_ Euh… Après l'avoir entendue… balbutia Newt. Mais c'est Thomas qui me saute dessus, la plupart du temps !
À nouveau, le psy griffonna quelques mots, et demanda :
_ Pensez-vous qu'il puisse être jaloux de cette femme ?
_ Thomas ? Jaloux de cette fille ? Mais elle n'existe pas ! C'est bien le cas, n'est-ce pas ?
_ Non, en effet, mais ça n'empêche pas. Vous vous concentrez peut-être tellement sur elle qu'il se sent menacé.
_ Mais c'est vous qui ramenez tout à elle depuis une demie-heure !
_ Et à aucun moment vous n'avez tenté de sujet.
_ Parce que je suis ici pour en parler, non ?
Cette conversation n'avait vraiment aucun sens, songea Newt.
Quand il ouvrit les yeux, il n'avait aucune idée de qui il était. Tout ce qu'il savait, c'était qu'il s'appelait Newt. Il était allongé dans un lit, dans une pièce, un dortoir, où se trouvaient plusieurs autres types. Étrangement, l'un des murs était en verre. Dans la pièce à côté, il vit tout un assortiment d'objets scientifiques dont il ignorait l'utilité, et quatre jeunes, deux adolescents et deux adolescentes, qui parlaient calmement.
_ Où est-ce que je suis ? demanda-t-il, tentant de se retenir de paniquer.
Presque immédiatement, un attroupement se forma autour de lui, certains des garçons se moquant de lui, d'autres souriant d'un air aimable. De l'autre côté du verre, aucun des quatre adolescents ne bougea.
_ Du calme… On ignore tous où on est, expliqua calmement un adolescent à la peau noire. Dans des laboratoires, ça c'est sûr, mais pour le reste, tu vas devoir demander aux charmants scientifiques.
_ Les filles répondent parfois, lâcha un blond avec un sourire sarcastique. Surtout la jolie Teresa.
_ T'es con, Gally, ricana un asiatique. Rachel est plus cool.
_ Sinon, il y a Madame Paige.
Le nom était prononcé de manière à la fois moqueuse et méprisante par le fameux Gally, et cela les fit rire tous les deux.
_ Je m'appelle Alby, reprit celui à la peau noire. Et toi ?
_ Newt, marmonna-t-il. Je m'appelle Newt.
_ Bienvenue dans les laboratoires de l'enfer, Newt… soupira Alby.
_ Dis, nous on a le droit qu'à deux filles, mais tu crois que ces tocards de Thomas et Aris s'envoient toutes les filles du groupe d'en face ? interrogea l'asiatique, regardant Gally comme s'il détenait toutes les réponses.
_ Je ne vois pas pourquoi ils se priveraient, grogna Gally. Et si ça se trouve, ils se tapent aussi Teresa et Rachel.
_ Enfoirés, jura l'asiatique.
Tous avaient pourtant l'air plutôt jeunes pour parler de ce genre de choses, songea Newt. Peut-être quinze ans au maximum…
Également l'âge des jeunes en blouse blanche qui parlaient à l'extérieur, par ailleurs.
L'un d'entre eux, avec des cheveux noirs, quitta bientôt le groupe, très vite suivi d'une jolie jeune femme avec des cheveux châtains clair. Tous deux continuèrent à parler, échangeant un sourire, traversant le labyrinthe de glace comme s'ils le connaissaient par cœur, jusqu'à arriver devant la porte qui menait à leur dortoir.
L'adolescente passa sa carte magnétique dans un boîtier, et la porte s'ouvrit.
_ Hey, Thomas, ricana l'asiatique, plein de mépris.
Le-dit Thomas l'ignora superbement, posant son regard sur Newt, assis sur son lit.
_ On vient chercher Newt.
Le peu de calme que le jeune homme avait pu récupérer s'envola. Il regarda ceux qui l'entourant, plein d'effroi.
_ Qu-quoi… ? balbutia-t-il.
_ Ils ne vont pas te faire de mal, assura Alby à voix basse. Vas-y, ça va aller…
_ Et met un coup de tête à Thomas de ma part. C'est le pire d'entre eux. Je suis sûr qu'il se fait toutes les filles en même temps, chuchota l'asiatique à son oreille.
_ Je te dis que c'est Aris ! Il a l'air trop innocent pour que ce soit vrai ! cria Gally dans son autre oreille, lui perçant un tympan.
Autant pour la discrétion, songea Newt, en se levant lentement, incapable d'aller plus vite tant il avait peur. Qu'allait faire ces types ?
_ Dis, Rachel, toi et moi, c'est pour quand ? lança l'asiatique.
La jeune femme eut une moue de dégoût.
_ Quand ton Q.I. sera supérieur à celui d'une huître, Minho, répondit-elle.
Cela eut le mérite de faire rire Gally, et le type brun, Thomas, ce qui fit immédiatement cesser le rire du blond.
_ Bien dit, Rach', commenta le scientifique.
Pour toute réponse, elle lui tapa dans la main en souriant.
_ Hé, matez la bombe ! cria soudain Minho.
Si au début, beaucoup se moquèrent de lui en disant qu'il voulait changer de sujet, certains tournèrent la tête vers la vitre, où les deux autres scientifiques essayaient manifestement de convaincre une jeune fille aux cheveux blonds-roux de s'asseoir sur un siège.
_ Faut pas qu'ils commencent sans nous, rappela Rachel, en empoignant Newt par le bras. Allez, blondinet. Dépêches-toi, qu'on te présente ton joli double.
_ Elle est sexy, entendit-il Gally commenter avant qu'on le force à sortir.
_ Qu'est-ce que vous allez me faire ? demanda-t-il à Thomas, qui marchait à côté de lui.
_ Rien, répondit-il. On va juste vous expliquer la situation à Sonya et toi.
Il lui fallut un instant pour comprendre que Sonya était sans doute la jeune fille aux cheveux blonds-roux.
_ Pourquoi on est ici ?
Comme en écho, il entendit Sonya répéter sa question.
_ Assieds-toi où tu veux, proposa Thomas le scientifique. Tess, tu te lances ?
La fameuse Tess coinça une mèche sombre derrière son oreille, attendit qu'il s'assoit à côté de Sonya, avec qui il échangea un long regard, avant de commencer :
_ Je m'appelle Teresa, et voici Thomas, Aris et Rachel.
_ Pourquoi est-ce qu'on est que tous les deux ici ? demanda Sonya, l'air méfiant.
_ Vous êtes les deux derniers, expliqua l'autre garçon, sans doute Aris.
_ Les deux derniers quoi ?
_ Cobayes, lâchèrent calmement Rachel et Thomas.
Également dans un bel ensemble, Aris et Teresa s'exclamèrent :
_ Rachel ! Thomas !
Newt sentit Sonya se figer à côté de lui et, mû par un inexplicable instinct de protection envers elle, posa doucement sa main sur la sienne pour la rassurer.
Derrière les quatre scientifiques, il vit les différents garçons présents dans le dortoir lui faire des signes à travers la vitre. Il aperçut plus particulièrement Minho et Gally imiter un couple en train de s'embrasser d'un air moqueur.
_ C'est le cas, se défendit Thomas. Autant qu'ils sachent tout de suite la vérité, ils finiront par le savoir de toute façon.
_ C'est vrai, l'appuya Rachel. Mais, écoutez, Sonya, Newt, je vais vous rassurer, vous êtes là pour sauver le monde. Vous deux, les imbéciles derrière moi, les filles du groupe, et nous quatre. On est tous là pour sauver le monde.
_ Mais on dirait qu'il vaut mieux être de votre côté que de celui des « imbéciles derrière vous », nota Newt d'une voix calme.
_ Je te mentirais en te disant que ce n'est pas le cas, répondit doucement Thomas, en soutenant le regard de Newt. Mais tu ne peux pas faire mon travail, et je ne peux pas faire le tien.
_ Dis plutôt que tu ne veux pas faire le mien, rétorqua Newt. Qui est quoi, d'ailleurs ?
_ Survivre. Ton boulot, Newt, ça va être de survivre.
Il ne prit pas le temps d'analyser les paroles du scientifiques, déjà déterminé à faire ce qu'il devait faire. Sa posée sur celle de Sonya se crispa, et il balança son poing dans la figure de Thomas. Il entendit un craquement réjouissant, et ne se tourna pas pour voir comment réagissait la fille à sa rébellion. Il attrapa le brun par le col de sa blouse blanche, et le plaqua contre la vitre.
_ La sortie. Comment on…
Il fut interrompu par le poing du scientifique contre sa tempe. Merde, depuis quand est-ce que les scientifiques savaient cogner ?!
Derrière lui, il entendit des bruits de lutte, mais ne s'en soucia pas, trop concentré sur son combat contre ce foutu type !
La main de Thomas trouva le creux de son cou, et il grimaça quand le scientifique inversa les rôles, appuyant sur sa gorge fragile et l'empêchant de respirer.
_ Newt, il faut que tu saches que nous, on est les gentils, ok ? Les adultes de WICKED sont bien plus durs. Alors sur ce coup-là, il va falloir que tu me fasses confiance ! On est dans le même bateau !
_ Thomas ! s'exclama Teresa. Tu ne peux pas…
_ On m'a pris mon passé, espèce de trouduc ! Ne me dis pas que c'est aussi ton cas !
_ Newt, pour Isaac Newton, ok ? Je suis dans le même cas ! aboya Thomas. Je m'appelle Thomas pour Thomas Edison ! Rachel pour Rachel Carson ! Je dois continuer longtemps comme ça ?!
_ Qu-quoi ? balbutia Newt, en cessant de se débattre. Co-comment ça ?
_ On est tous renommés à cause de grands hommes… ou femmes, d'ailleurs. On ignore notre vrai prénom. Tous. On a aucun souvenir. Dans cette pièce, dans ce bâtiment, on est tous dans le même bateau.
_ Thomas ! Tu ne peux pas lui expliquer ça ! le réprimanda Aris, et Teresa opina.
_ Bordel, vous deux, au lieu de faire de grands sermons, venez m'aider à maîtriser la rouqui…
Un bruit de verre brisé interrompit Rachel, et Thomas, malgré sa main toujours sur la gorge de Newt, se retourna.
Le blond observa le spectacle : Sonya se tenait face à Rachel, un large bout de verre à la main, la menaçant d'un air calme.
_ Approche-toi et je te jure que je l'utilise, prévint-elle.
_ Sonya… commença Rachel en levant les mains d'un air apaisant. Repose ça, tu risques de te couper.
Thomas se tourna vers Newt en soupirant :
_ Tu vois ce que tu as provoqué ? On va devoir l'assommer à coups de tranquillisants.
_ Ne fais pas ça, chuchota-t-il. Je… je vais la calmer, ok ? Mais ne lui fais pas de mal.
Thomas secoua la tête, et lâcha Newt, après une dernière mise en garde :
_ Un nouveau coup fourré, et c'est toi que j'assomme à coups de tranquillisants, prévint-il.
Thomas s'avança à pas lents, mais fut s'immobilisa quand Sonya se tourna vers lui, son bout de verre tendu vers lui :
_ Ne t'approche pas de moi !
_ Ok, ok… Du calme, Sonya.
_ Thomas, je maîtrise la situation, lâcha calmement Rachel sans faire un geste. Ramène Newt.
Il y eut un long silence, durant lequel les deux adolescents échangèrent un long regard, et enfin, Thomas empoigna Newt par le bras :
_ Tess, tu m'accompagne ?
_ Avec plaisir, répondit-elle d'une voix douce, en lançant un regard à Sonya. Ne lui fais pas de mal, Rach'.
_ Je te le promets, assura cette dernière avec un sourire.
Le paysage d'inox, de verre et de béton sembla peu à peu disparaître alors qu'une voix tremblante résonnait dans l'esprit de Newt :
« Hey… C'est encore et toujours moi… Pas de surprises, hein… J'ai l'impression que de moins en moins de gens viennent, et ce n'est pas bon signe. Cela dit, ils ne me parlent jamais, hein… Et toi non plus, d'ailleurs… Je ne leur parle pas, à eux… Il n'y a qu'à toi, que je parle… Et aux autres, aussi, à ces fantômes qui ne viendront jamais, ce qui me laisse vraiment penser que je suis en train de devenir folle… Un éternel monologue… Si j'avais su qu'un jour tu serais la personne à qui je m'accroche le plus… Toi et moi, ça n'a pourtant jamais été le grand amour… Merde, Newt… Tout me manque en toi, maintenant… Ton accent britannique, ton sourire sarcastique, et cette façon que tu avais de tous nous rassembler, de nous obliger à rester ensemble… La foutue colle, hein ? MERDE, NEWT ! »
La fille pleurait à présent, il l'entendait dans sa voix.
« MERDE, MERDE, MERDE ! J'en ai marre, marre, marre ! Je veux plus être seule, j'ai besoin de quelqu'un ! Et tu es le seul qui est là, alors fais quelque chose ! JE T'EN SUPPLIE, NEWT ! »
Newt se réveilla en sursaut.
_ Hey…
À côté de lui, Thomas le regardait d'un air inquiet.
_ Tu vas bien, mon cœur ?
Le jeune homme se força à hocher la tête, mais comme toujours, son petit ami vit à travers son masque.
_ Encore ces rêves ?
Newt mentit à nouveau, secouant la tête.
_ Newtie…
_ C'est bon, ça va, murmura-t-il.
_ Dis-moi la vérité…
_ Est-ce qu'on a déjà été ensemble dans un labo ? demanda Newt, en tremblant, essayant d'ignorer le message de détresse que lui avait laissé la fille. Est-ce qu'on s'est déjà battus, est-ce que…
_ Non ! s'exclama Thomas. Non, non, et non !
Il embrassa Newt, l'air bouleversé :
_ Je ne veux pas apparaître dans tes cauchemars, Newt. Je ne veux pas… je ne veux pas… Je ne veux pas devenir une de tes peurs !
_ Ce n'est pas le cas, assura Newt, même s'il n'en était plus si sûr.
_ Vraiment… ?
_ Vraiment.
Pour pallier aux doutes de son petit ami, il l'embrassa doucement.
_ Encore… murmura Thomas contre ses lèvres.
Il l'aimait tellement, au fond… Oui, ça ne pouvait être qu'un cauchemar, un Thomas un peu étrange qui se prenait pour un scientifique capable de sauver le monde à seulement quinze ans, avec seulement trois autres types, qu'au passage, Newt n'avait absolument jamais vu.
Tout cela, ça ne venait que de son esprit. Ni les cauchemars, ni la fille n'existaient réellement.
Le monde réel était là.
Et voilà... J'ai écrit tout ça d'une traite, et je vous rassure tout de suite, il y aura une suite ;) Le Newtmas va peut-être vous paraître un peu bizarre, mais contrairement aux apparences, il va mettre du temps à s'installer ! En revanche, je vous promets des scènes de cul xD c'est bon, tout le monde est content ? Ce sera une fiction plutôt longue, mais si vous comprenez qui est la fameuse fille, ça vous aidera vachement... Je n'en dis pas plus ^^
Laissez une review ;) et à la prochaine !
