Disclaimer: Tous les personnages sont J.K Rowling execpté Maïwenn.


Hermione marchait d'un bon pas sur le Chemin de Traverse. Cela faisait quelques jours qu'elle avait reçu une lettre d'un notaire sorcier. Pourtant, aucune des personnes dont elle était proche n'avait eu de problème. Malgré le retour de Voldemort ayant eu lieu six ans auparavant, durant sa première année, personne n'en avait entendu parler. Il se tenait tranquille. Pourquoi? Mystère. Mais il ne tuait personne pour le moment et c'était l'essentiel. Malgré cela, le contenu de la lettre ne cessait de tourner en rond dans son esprit, lui laissant un mauvais pressentiment. Comme si il allait lui annoncer que l'un de ses mais était condamné. Même si rien ne le stipulait clairement. Elle avait fini par connaître par cœur les mots qu'il lui avait envoyé à force de les lire:

A l'intention de Mademoiselle Hermione Granger,

Chez Monsieur et Madame Granger.

Mademoiselle,

j'aimerais vous donner rendez-vous le vingt de ce mois pour vous informer d'une clause testamentaire vous concernant.

En attendant votre réponse que j'espère positive,

Maître McKinnon.

Elle avait aussitôt répondu par l'affirmative. Elle profiterait du retour pour acheter ses fournitures scolaires et passerait le reste de a journée au Terrier. Elle ouvrit la porte du cabinet de Maître McKinnon et s'assit, attendant que le propriétaire des lieux ne l'invite à entrer dans son bureau. Et cinq minutes plus tard, un petit homme rondouillard arrivait.

« Miss Granger je présume.

- Exact. Et vous devez être Mtre McKinnon.

-Suivez-moi je vous prie. »

Hermione le suivit et s'assit sur la chaise qu'il lui désigna tandis qu'il rangeait sa sacoche et sortait un dossier.

« Ah, le voilà. Ceci est le testament de Miss Greywood.

- Excusez-moi mais je ne connais personne de ce nom.

- Elle était à Poudlard quand vous étiez en deuxième année. Et elle a suivi de près votre scolarité et vos 'exploits'.

- Je vois. Mais pourquoi suis-je ici? Pouvez-vous faire court s'il vous plait? J'ai accepté de vous rencontrer a cette heure matinale pour éviter le monde des rues du chemin de traverse. Ce qui ne m'arrive pas souvent depuis que j'ai participer avec Harry et Ron a l'arrestation de quelques mangemorts connus.

- Bien sûr. Alors, pour rester dans les grandes lignes, Miss Greywood vous demande de vous occuper de sa fille. Elle vous a nommée comme sa tutrice en disant que vous comprendriez bien assez vite et qu'elle n'avait pas besoin de vous dire pourquoi.

- Pardon? Je retourne à Poudlard cette année! Comment diable voulez-vous que j'arrive à m'occuper convenablement d'une enfant en plus?

- Elle a pourtant bien stipuler que vous êtes la seule à pouvoir élever sa fille. Elle a même fait des faire des papiers donnant votre nom a ladite fillette. Histoire que vous n'ayez pas trop de problème m'a-t-elle précisé.

- Je suppose qu'il faut que j'aille la chercher aujourd'hui?

- Elle ne devrait pas tarder à arriver. J'ai pris la liberté de la faire venir directement ici pour vous éviter de croiser des importuns. »

Au moment même où il prononçait cette phrase, on frappa à la porte. Une femme a l'air austère apparu. Elle poussa une petite fille devant elle et s'en alla. Hermione regarda la nouvelle venue. Elle ne devait pas avoir plus de six ans et pourtant, on pouvait lire dans ses yeux bleus une soif d'apprendre aussi grande que celle de la jeune fille qui l'observait. Elle rappela au souvenir d'Hermione les photos qu'elle voyait tous les jours sur la cheminée du salon de ses parents. Des photos d'elle petite, avec la même touffe de cheveux hormis le fait que ceux de la fillette étaient plus disciplinés et plus foncé que ceux de la jeune sorcière. Durant cet examen, la petite ne baissa pas les yeux. Elle soutint le regard de la jeune femme, une leur de défi dans ses yeux qui changèrent imperceptiblement de bleu. Ils devinrent plus foncé, comme si elle n'appréciait pas ce qu'elle lisait sur le visage d'Hermione. Ce fut cette dernière qui prit la parole en première.

« Je m'appelle Hermione. Et toi?

- Maïwenn.

- Et tu as quel âge dis-moi. Je parie que tu n'as pas plus de six ans.

-j'en ai cinq, lui répondit-elle avec un sourire. E toi, tu doit avoir dix-sept ou dix-huit ans.

- Exact. J'ai dix-sept ans et je vais en avoir dix-huit l'année prochaine. Tu le savais non?

- Maman m'a parlé de toi. Alors ce n'était pas trop compliqué. Tu sais, maman aurait dû avoir vingt-deux ans si elle n'était pas morte. »

Hermione se retourna vers le notaire.

« Y a -t-il un papier que je dois signer ou tout est-il déjà fait?

- Voici. Vous avez juste à signer là. »

Hermione signa, remercia le notaire et sortit, emmenant la petite avec elle. Elle continua sa journée comme elle l'avait prévu, ajoutant juste quelques petites choses a sa liste telles que des jouets, des livres et des vêtements pour Maïwenn en attendant de recevoir les siens qui ne devraient pas tarder, la poste sorcière état beaucoup plus rapide que la poste moldue. Elle partit ensuite au Terrier devant lequel la petite resta bouche bée.

« Comment ça peut tenir debout? C'est tout cabossé!

- Et si on allait voir à l'intérieur?

- C'est chez toi?

- Non. J'habite dans le Londres moldu. Ici, c'est chez des amis. »

Elles entrèrent toutes les deux et faillirent rentrer dans Molly Weasley qui sortait de la cuisine, des assiettes à la main. Une fois qu'elles furent dans le salon, Molly appela Harry et Ron qui arrivèrent en courant.

« Hermione! Mais qu'est-ce que tu fais là? On ne t'attendait pas avant quelques jours!

- Ah bah merci pour l'accueil Ron! Au fait molly, je ne pense pas pouvoir venir cette année. On m'a confier la charge d'une enfant et je ne veux pas commencer à la trimbaler a chaque fois que je fais quelque chose. Je vais déjà l'emmener à Poudlard alors si en plus je la fait bouger avant...

- Je comprends. Ne t'inquiète pas. Tu venais pour quelque chose de spécial?

- Non. Juste comme ça. Pour qu'elle rencontre Harry et Ron avant Poudlard. »

la jeune fille enlaça tout de même les deux garçons, Maïwenn accrochée à sa jambe. Et que la fillette se soit liée aussi facilement à elle lui parut étrange. Mais elle ne se posa pas plus de question, espérant juste que la petite ne se braquerait pas devant Harry et Ron. Ils montèrent tous les quatre dans la chambre de Ron. Aucun des deux garçons ne remarqua l'enfant. Ce ne fut que quand la porte fut fermée que le rouquin la remarqua enfin.

« Hermione, je pensais que tu étais fille unique.

- Je suis fille unique Ronald. C'est la petite dont je t'ai parlé il y a peine cinq minutes. Elle s'appelle Maïwenn.

- Je pensais que la petite dont tu avais la charge était plus âgée. Parce que là, pour l'emmener à Poudlard ça va être la galère.

- Ne t'inquiète pas pour ça. Je vais écrire à Dumbledore pour qu'il me donne la permission de l'emmener même si je sais qu'il a déjà tout préparé.

- Elle ne pourra jamais dormir dans le dortoir. T'imagine toi, la gamine levée à six heures du mat' par sa tutrice qui veut pas être en retard?

-Ron, Hermione ne dormira pas dans le dortoir et tu devrais t'en douter.

-Et pourquoi elle ne dormirait pas dans le dortoir môssieur le gros malin?

-Parce que je suis préfète en chef cette année et que les préfets en chef ont leurs propres appartement Ronald. Il te suffirait de lire l'histoire de Poudlard ou même de discuter avec les autres pour ne pas te ridiculiser de cette façon. »

Ron la regarda l'air de dire « Mais comment j'ai pu oublier? ». Maïwenn, elle, s'était totalement désintéressée de la conversation et avait sortit l'un des livres d'image qu'Hermione lui avait acheté quelques instants plus tôt. Elle s'était allongée par terre et le lisait. Quand elle remarqua que le trio la regardait, elle se leva et tandis le livre a la seule fille du trio. La petite grimpa sur les genoux d'Hermione et attendit qu'elle commence à lire. Quand la voix dde la jeune fille résonna, même Ron et Harry se turent. Ils regardaient leur amie, étonnées. Ils n'avaient jamais pensé qu'elle s'en sortirait aussi bien. La fillette fini par s'endormir, bercée par la voix de la jeune fille. Cette dernière referma le livre, le rangea, lança un regard d'excuse à Harry et Ron qui lui sourirent en retour puis elle sorti de la chambre, Maïwenn dans les bras, son sac sur l'épaule. Elle sourit à Molly en passant et transplana chez elle. Elle ouvrit la porte et monta dans sa chambre. ses parents n'étaient pas encore rentrés. Elle alla dans sa chambre de petite fille, sortit des draps propres et prépara la chambre pour la petite. Elle descendit ensuite préparer le dîner. Elle finissait de mettre la table quand M. et Mme Granger entrèrent.

« Bonjour ma chérie! Comment c'est passé ta journée?

- Très bien. J'ai fait touts mes achats pour la rentrée et je suis passée au Terrier.

- Il vont bien?

- Oui.

- Et ton rendez-vous?

- Oh! A propos de ça... »

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase que la petite silhouette de Maïwenn apparut en haut des escaliers. Hermione alla la chercher. Elle reprit sa phrase là où elle l'avait laissée.

« Je suis sa tutrice légale. Sa mère est morte il y a peu et elle voulait qu eje m'en occupe. Elle viendra avec moi à Poudlard.

- Mais tu as à peine dix-sept ans! Comment une mère digne de ce nom peut laisser son enfant à une jeune fille de dix-sept ans? Et comment pourras-tu t'occuper d'une enfant en même temps que tu étudies?

- Je me débrouillerais ne t'inquiète pas. Et dans le monde magique je suis majeure. La mère de Maïwenn avait légalement le droit de me confier la garde de sa fille. En attendant, à table! »

Maïwenn réussit pourtant à convaincre les parents d'Hermione. Et deux semaines plus tard, elles attendaient sur la voie 9 ¾ le départ du Poudlard Express. Elle vit Harry, Ron, Ginny, Luna et Neuville à quelques pas d'elle et se dirigea vers eux. Elle présenta Maïwenn que tout le monde sembla avoir oubliée quelques secondes plus tard puis ils durent monter dans le train pour être sûrs qu'il ne partent pas sans eux. Ron et Hermione s'en allèrent en direction du compartiment des préfets, la fillette sur leurs talons. Quand ils arrivèrent, tous les autres étaient déjà là. Quelques secondes après leur arrivée, McGonagall apparut.

« Bien, maintenant que vous êtes tous là; je vais demander aux préfets en chef de s'annoncer.

- Pas la peine. On sait déjà tous que Granger aura eu le poste. Quant au deuxième poste, c'est moi qui l'ai eu ce qui est totalement normal puique...

- Tout va bien Malefoy? Tu rentre encore dans tes chaussures?

- Pardon?

- T'as les cheville qui enflent. Exdpression moldue qui veut dire, au cas où tu ne le saurais ps que tu prends la grosse tête. Que tu as d'ailleurs toujours eu.

- Merci Granger de t'inquiéter pour moi mais tout va bien, je suis comme d'habitude.

- Ça suffit! Les préfets, aller faire votre ronde. M. Malefoy, Miss Granger, vous restez là. »

Tous les préfets sortirent et Hermione , Drago et Maïwenn restèrent donc. McGonagall leur annonça ce qu'ils devraient faire pendant l'année et leur ordonna de rester dans le compartiment tout le temps du trajet pour qu'ils apprennent à s'apprécier un minimum. Ce qui, au vu des antécédents des deux jeunes gens n'allait pas être facile. Une fois le professeur sorti, Maïwenn sortit un livre du sac qu'elle avait préparé le matin même avec Hermione et le tendait à la jeune fille.

« Tu m'apprends?

- Tu sais, normalement, on va à l'école pour apprendre à lire.

- Je m'en fiche. Et puis, Poudlard est une école non? »

Hermione sourit, prit le livre et commença la lecture. Elle lisait phrase par phrase, suivant du doigt ce qu'elle lisait pour que la petite puisse reprendre après elle. Drago les regardait. Il regardait son ennemie de toujours lire une histoire à une gamine qui n'avait rien à faire là. Plongé dans ses pensées, il ne vit pas la fillette tapoter le bras de la jeune fille et le montrer du doigt. Il n'entendit pas non plus la réponse que lui fit la brune. Il ne revint à lui que quand la petite s'assit à côté de lui, son live à la main. Il la regarda lui tendre le livre sans prononcer un mot. Mais il n'en avait pas besoin pour savoir ce que voulais la petite. Sans réfléchir, il prit le livre et commença à lire le conte qu'il renfermait. Il ne le connaissait pas. Un conte moldu sûrement. Un de ceux qu'Hermione avait dû avoir enfant.

« Il était une fois un mari et sa femme qui avaient depuis longtemps désiré avoir un enfant, quand enfin la femme fut dans l'espérance et pensa que le Bon Dieu avait bien voulu accomplir son vœu le plus cher. Sur le derrière de leur maison, ils avaient une petite fenêtre qui donnait sur un magnifique jardin où poussaient les plantes et les fleurs les plus belles ; mais il était entouré d'un haut mur, et nul n'osait s'aventurer à l'intérieur parce qu'il appartenait à une sorcière douée d'un grand pouvoir et que tout le monde craignait. Un jour donc que la femme se tenait à cette fenêtre et admirait le jardin en dessous, elle vit un parterre planté de superbes raiponces avec des rosettes de feuilles si vertes et si luisantes, si fraîches et si appétissantes, que l'eau lui en vint à la bouche et qu'elle rêva d'en manger une bonne salade. Cette envie qu'elle en avait ne faisait que croître et grandir de jour en jour ; mais comme elle savait aussi qu'elle ne pourrait pas en avoir, elle tomba en mélancolie et commença à dépérir, maigrissant et pâlissant toujours plus. En la voyant si bas, son mari s'inquiéta et lui demanda : « Mais que t'arrive-t-il donc, ma chère femme ?
- Ah ! lui répondit-elle, je vais mourir si je ne peux pas manger des raiponces du jardin de derrière chez nous ! »
Le mari aimait fort sa femme et pensa : « plutôt que de la laisser mourir, je lui apporterai de ces raiponces, quoi qu'il puisse m'en coûter ! » Le jour même, après le crépuscule, il escalada le mur du jardin de la sorcière, y prit en toute hâte une, pleine main de raiponces qu'il rapporta à son épouse. La femme s'en prépara immédiatement une salade, qu'elle mangea avec une grande avidité. Mais c'était si bon et cela lui avait tellement plu que le lendemain, au lieu que son envie fût satisfaite, elle avait triplé. Et pour la calmer, il fallut absolument que son mari retournât encore une fois dans le jardin. Au crépuscule, donc, il fit comme la veille, mais quand il sauta du mur dans le jardin, il se figea d'effroi car la sorcière était devant lui !
- Quelle audace de t'introduire dans mon jardin comme un voleur, lui dit-elle avec un regard furibond, et de venir me voler mes raiponces ! Tu vas voir ce qu'il va t'en coûter !
- Oh ! supplia-t-il, ne voulez-vous pas user de clémence et préférer miséricorde à justice ? Si Je l'ai fait, si je me suis décidé à le faire, c'est que j'étais forcé : ma femme a vu vos raiponces par notre petite fenêtre, et elle a été prise d'une telle envie d'en manger qu'elle serait morte si elle n'en avait pas eu.
La sorcière fit taire sa fureur et lui dit : « Si c'est comme tu le prétends, je veux bien te permettre d'emporter autant de raiponces que tu voudras, mais à une condition : c'est que tu me donnes l'enfant que ta femme va mettre au monde. Tout ira bien pour lui et j'en prendrai soin comme une mère. »
Le mari, dans sa terreur, accepta tout sans discuter. Et quelques semaines plus tard, quand sa femme accoucha, la sorcière arriva aussitôt, donna à l'enfant le nom de Raiponce et l'emporta avec elle... »

Hermione se laissa emporter dans l'histoire de Raiponce au son de la voix du jeune home qui lui rappelait tellemnt celle de son père en cet instant. Elle regardait Maïwenn qui souriait et souriait elle même. Mais quand le conte fut fini, il lança le livre à la jeune fille et regarda la fillette d'un air hautain et méprisant. L'année promettait d'être joyeuse.


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