Voici un petit quelque chose que j'écris depuis fin août et je me décide enfin à le publier…

A la base, c'était censé être une fiction sur les Maraudeurs… pour changer mais je me suis dit que les personnalités des personnages correspondaient tellement bien à celles de nos personnages préférés ! Et nous voilà en compagnie de Pansy Parkinson et la troupe. Comme à mon habitude, il n'y aura pas de magie dans cette fiction qui se passe durant la dernière année à l'Université. Je me suis plutôt inspirée de la série Scream Queens pour certains personnages inventés. J'espère que vous aimerez.

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« Everybody wants you / Everybody wants your love / I'd just like to make you mine all night ».

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« Je dois reconnaître que je n'arrive toujours pas à comprendre... » Hermione Granger semblait chercher ses mots en esquissant des petites grimaces. « … Comment cela a pu nous échapper. »

« Facile. » répondit Pansy Parkinson. « Si tu n'avais pas passé ton temps à roucouler avec notre Debbie Harry national ; tout serait probablement différent. » conclut la jeune étudiante, les bras croisés comme une enfant de huit ans, n'ayant pas réussie à obtenir ce qu'elle voulait.

« C'est de moi dont elle parle lorsqu'elle dit ''Debbie Harry'' ? » murmura Draco Malfoy à l'oreille de Blaise Zabini qui se retenait d'exploser de rire.

Hermione haussa des sourcils et pouffa, vraisemblablement en désaccord avec ce que venait de dire l'étudiante en face d'elle.

« J'ose espérer que tu plaisantes. » articula Hermione entre ses dents. « C'est plutôt toi. » accusa-t-elle. « Si tu n'avais pas passé les trois quarts de ton temps à jouer les tortionnaires, nous n'en serions pas là aujourd'hui. »

Ce fut au tour de Pansy de pouffer en ajoutant un petit rire sans aucune joie. S'ensuivit alors une joute verbale qui dura approximativement dix minutes sous les regards effarés de Blaise Zabini, Draco Malfoy et Harry Potter. Fort heureusement, Blaise Zabini, le plus sage de tous, avait décidé de mettre fin à cette ridicule dispute ; ils n'avaient plus le temps pour ça. Aujourd'hui était le début d'une nouvelle vie. Une vie sans menace constante d'un pur psychopathe.


. QUELQUES MOIS PLUS TÔT .


« Action ou vérité ? »

« Action, bien sûr. » répondit effrontément Harry Potter.

Ce choix fit sourire Pansy Parkinson qui commençait lentement à s'ennuyer après dix minutes de jeu. C'était la même chose à chaque fois que le petit groupe jouait à Action ou Vérité ; tout le monde choisissait toujours vérité, laissant trainer un profond sentiment d'ennui dans la pièce et particulièrement dans l'être de Pansy.

« Potter. » commença la jeune étudiante toujours perchée sur les genoux de son petit ami du moment. « Je te défie d'aller taguer le bureau du bien aimé doyen Dumbledore. » défia Pansy, un sourire narquois au bout des lèvres.

Elle aimait donner des défis impossible ; sachant pertinemment que jamais le grand Harry Potter n'oserait aller abimer le bureau de son mentor. Pansy haussa un sourcil, signe qu'elle attendait impatiemment qu'il refuse le défi ; ce qui signifierait que Pansy serait à vingt points, tandis que Potter serait à dix-huit points. Ses yeux se plissèrent et ses sourcils se froncèrent lorsqu'elle vit le jeune étudiant se lever avec une lueur déterminée dans le regard.

« Défi accepté, Parkinson. » lança-t-il avant de s'éclipser de la pièce.

Extérieurement, Pansy fit la fille blasée par son comportement. Intérieurement, Pansy jubilait. Elle savait que seule elle avait un réel impact sur lui ; il repoussait toujours ses limites pour pouvoir la défier et elle adorait ça. Il le savait. C'était toujours comme ça depuis très longtemps mais ils avaient arrêté cela depuis un petit moment. C'était la première fois depuis des mois qu'ils se retrouvaient dans la même pièce après le drame qui avait failli détruire plusieurs amitiés. Fort heureusement, Pansy avait réussi à faire respecter la tradition du jeu 'Action ou Vérité' un jour avant la rentrée.

« C'est moi ou bien il fait tout pour t'impressionner ? » lui chuchota son petit ami dans l'oreille.

« C'est juste toi, Théo. » fit Pansy en roulant des yeux. « Ce gros naze est avec Lucy. »

Théodore se contenta simplement de hocher la tête ; pas dupe pour un sou. Il savait que même si Harry Potter avait une relation complexe avec Lucy Horowitz, il convoitait tout de même sa bien aimé. Mais pouvait-il lui en vouloir ? Quatre-vingt dix-neuf pour-cent des personnes de ce campus convoitaient Pansy Parkinson. D'abord parce qu'elle était d'une extrême beauté et ensuite parce qu'elle était extrêmement riche et la jeune femme la plus influente de ce campus, si ce n'est du pays. Restons humble.

Le jeu reprit, sans attendre le retour de Harry Potter, dans la maison Serpentard Tau. Maison fondée en 1922 par Mrs. Wilhelmina Serpentard, la fille de l'un des fondateurs de cette université : Salazar Serpentard. Wilhelmina avait été la première présidente de la sororité Serpentard Zeta Tau ; elle avait mené cette maison avec beaucoup de poigne, ne voulant que des filles fortes et rusées à la tête de la maison qu'elle chérissait tant. Pour elle, tant que Serpentard serait bien menée, jamais elle ne perdrait la face devant les autres. D'ailleurs, l'endroit où résidaient à présent les membres de la sororité était une immense maison où la décoration inspirait à la richesse de l'endroit et de ses résidentes ; tout criait à la royauté, de la moquette minutieusement choisie — pratiquement un siècle plus tôt, jusqu'au choix dû mobiliser. En arrivant ici, quatre ans plus tôt, Pansy avait eu le privilège de devenir une Serpentard, retrouvant et rencontrant par la même occasion ses deux acolytes : Millicent Bulstrode, fille d'un riche agent immobilier et Lucy Horowitz, dont la famille avait fait fortune dans les mines. Cela ne faisait que quelques mois que Pansy était présidente de la maison Serpentard et elle allait bientôt devoir rendre le pouvoir à quelqu'un d'autre.

« Pansy. » désigna Lucy en la fixant d'un regard hautain. « Action ou vérité ? »

La brune releva les yeux vers la jeune étudiante qui se trouvait en face d'elle. De toutes les personnes sur cette terre, Lucy Horowitz était certainement la personne que Pansy Parkinson supportait le moins. Certes, par moment Lucy se montrait indispensable au bon vivre de Pansy mais cela restait vraiment très rare. Pansy ne savait pas ce qu'elle aimait le moins chez cette pauvre petite Lucy : ses cheveux ? son humour ? elle toute entière ? son quotient intellectuel incroyablement bas ? le fait qu'elle sortait avec Potter ? Son regard de satisfaction de petite fille pourrie gâtée ? Who knows.

« Vérité, bien sûr. » répondit Pansy à la surprise générale de tous.

Pansy savait que Lucy voulait qu'elle choisisse action. Et c'est pour quoi elle avait choisi vérité. Allez savoir quel défi tordu voulait lui lancer cette pétasse. Lucy fit tapoter ses ongles contre sa coupe de champagne, cherchant quelle question elle pouvait lui poser. Lucy savait pertinemment qu'elle ne pouvait pas poser une question trop indiscrète ou dangereuse pour son amie car sinon, Pansy Parkinson se ferait une joie de la tuer. Mais ce soir, Lucy s'en fichait pertinemment.

« Est-ce que tu entretiens une certaine relation particulière avec mon petit ami ? » osa-t-elle enfin demander.

Pansy explosa littéralement de rire sous les regards gênés de toutes les personnes présentes dans le grand salon. Elle allait lui faire payer ce coup bas.

« J'ose espérer que tu plaisantes, là ? » demanda Pansy sans attendre de réponse. « Dois-je te rappeler que j'ai un petit ami et que je déteste Potter. Plus il est loin de moi et mieux je me porte. » répondit-elle en tentant de ne pas trop exagérer. « Et sérieusement je ne comprends toujours pas ce que tu fais avec un abruti pareil, L. Mais bon... Apparemment, les nazes vont bien ensemble. » cingla-t-elle en levant sa coupe de champagne vers son amie avant d'en boire le contenu d'une seule traite.

Les joues de la jeune Horowitz étaient devenues rouge ; elle ne savait plus où se mettre. C'était toujours comme ça de toute manière : dès que Lucy osait l'ouvrir un peu trop, Pansy était là pour lui rappeler qui était la patronne ici. Et Pansy le faisait très bien. Après avoir vidée son verre, Pansy s'amusa à fixer sa proie ; essayant de lui faire comprendre par télépathie qu'elle allait avoir d'énormes problèmes une fois la soirée terminée.

Ce fut Blaise Zabini qui coupa ce début de silence gênant en demandant « Action ou Vérité ? » à Théodore Nott. Pansy n'entendit même pas les prochaines questions posées — se concentrant uniquement sur le visage décomposé de Lucy, d'où le fond de teint commençait à disparaître à certains endroits de son faciès, ce qui fit grincer des dents Pansy. Combien de fois lui avait-elle dit d'appliquer une base avant de se peindre le visage ? ! Néanmoins, la magnifique bataille de regard prit fin par un petit 'ding' qui provenait de l'iPhone de dernière génération de la présidente. La brune attrapa son cellulaire qui était posé sur la petite table basse en verre et le déverrouilla à la vitesse de l'éclair, grâce à la fonction 'face ID' — révolutionnaire. Ses sourcils se froncèrent, laissant apparaître une ride qui était souvent signe de taquinerie de la part de son petit copain.

Ce n'est pas bien de mentir et encore moins de se taper les petits copains de ses copines, P. Je t'envoie quelqu'un qui fera tomber ce petit masque de diablotin que tu t'es créé. À bientôt, B.

Pansy releva la tête — les sourcils toujours froncés, cherchant du regard le petit rat d'égout qui avait osé lui envoyer ce message. Que cela voulait-il dire, même ? Était-ce une menace ? En tout cas, Pansy avait déjà sa petite idée de qui pouvait bien se cacher derrière ce message anonyme. Et comme toujours, Pansy Barbara Parkinson allait lui faire payer.

x x x

« Sais-tu que tu as extrêmement de chance d'être admise à cette époque de l'année dans cette prestigieuse université ? »

Hermione roula des yeux pour la dixième fois en moins de deux minutes — montre en main. Elle se tenait à l'arrière de la voiture en compagnie de sa charmante mère qui la bassinait depuis son retour sur son comportement et — ô combien elle était chanceuse que l'université de POUDLARD voulait bien encore d'elle.

« Après le scandale que tu as provoqué à Beauxbâtons, je me demande bien comment se fait-il qu'ils aient accepté ton dossier. » continua Anne-Marie Granger. « Quelle honte ! » répéta-t-elle en secouant la tête.

Beauxbâtons était une université privée et la plus prestigieuse de France. C'était à cet endroit que Anne-Marie Granger — née Arnaud, avait fait sa scolarité tout comme princesse Marion Caroline Granger il y a quelques années et leur arrière grand-mère : Maude Hélène Arnaud — née Bouvier, avant elle et ainsi de suite. Annie avait envoyé sa fille dans un internat en France juste avant qu'elle puisse finir sa seconde année de lycée, voulant que sa fille se re concentre sur son avenir plutôt que sur les garçons et autres bêtises pareilles. Depuis qu'elle était née, le destin de Hermione avait été tout tracé par sa mère. C'était le domaine dans lequel excellait le plus Annie : le contrôle. C'était sans doute pour ça que Hermione avait accepté l'internat sans broncher : pour éviter d'être trop proche de sa mère.

« Je pense que tu ne réalises même pas dans quel embarras tu m'as mise lorsque j'ai dû l'expliquer à mes amis du Country Club. » continua de radoter Annie Granger.

Lasse d'entendre le même discours depuis maintenant trois jours, Hermione glissa un écouteur dans ses oreilles et cliqua à l'aveuglette sur 'M.O.N.E.Y' du groupe The 1975. Hermione remercia intérieurement la voix de Matty Healy — le chanteur, de couvrir la voix horripilante de sa mère. Il ne restait plus beaucoup de temps avant d'arriver enfin à destination et Hermione priait pour que la voiture roule plus vite pour arriver plus tôt et être finalement débarrassée de sa mère.

Hermione avait toujours été la petite bête noire de sa mère ; jamais elle ne la laissait tranquille. Depuis toute petite, Hermione n'avait cessée d'être comparée à sa soeur ainée Marion — la petite prodige de la famille. Anne-Marie adorait tout contrôler ; et c'est pour cela qu'elle avait envoyé sa dernière fille dans un internat en France pour éviter un énième scandale à la famille Granger. Mais apparemment, Hermione était douée pour provoquer des scandales dans tous les pays où elle se rendait.

La fin du lycée avait été bénéfique pour Hermione ; elle avait obtenue son bac littéraire avec mention très bien et avait passé les grandes vacances en Corse pour retourner en France dans la très huppée université Beauxbâtons. Le niveau était très élevé là-bas mais Hermione arrivait à suivre la cadence ; n'ayant aucun ami pour la distraire de ses études. Elle avait passé avec succès ses quatre premières années d'études de Lettres avant de régresser et de se faire virer de l'université après être allée à un examen dans un état second.

Inutile de préciser la crise de nerf de légende que Anne-Marie Granger lui avait fait en arrivant à la gare de Londres. Elle avait été à la limite de frôler l'arrêt cardiaque et n'avait cessé de répéter quelle humiliation sa fille venait de lui faire subir.

Hermione sentie la voiture ralentir pour s'arrêter quelques minutes plus tard devant un pont qui permettait de rejoindre l'immense château qu'était l'université de POUDLARD. La jeune rousse retira un écouteur de son oreille et attendit patiemment que le chauffeur vienne lui ouvrir la porte pour que cette-dernière soit refermée par Annie Granger qui avait vraisemblablement des choses à dire.

« Quelques petites choses avant que tu ne quittes cette voiture. » commença la mère en retirant sa main manucurée de la portière. « Evite de nous faire encore honte, Hermione. Evite de te faire trop remarquer. Evite les personnes de mauvaises familles et surtout : Evite de retomber enceinte, pour l'amour du ciel ! » énuméra sa mère sous le regard assassin de sa fille.

Hermione baissa des yeux et avala difficilement sa salive. Annie prit cela pour un 'oui' et déposa un léger baiser sur le front de sa fille tout en caressant ses longs cheveux bruns. Hermione sortie de la voiture sans prononcer un mot de plus tandis que William — le chauffeur, s'empressait de sortir tous les bagages de la jeune fille pour ensuite les porter devant les portes de l'établissement.

Hermione s'avança sans attendre son chauffeur qui avait de la difficulté à porter toutes ces valises. Les dernières années de sa vie avaient été les pires et le reste de l'année s'annonçait tout aussi désastreuse. Après quelques longues minutes de marche, Hermione arriva finalement devant les gargantuesques portes de l'école. Devant, un responsable de l'administration semblait l'attendre devant avec une mine aussi chaleureuse qu'une porte de prison. L'homme ne lui adressa aucun sourire et aucune forme de politesse et lui donna simplement une feuille où était indiqué un plan de l'école ainsi que le numéro de sa chambre étudiante. Chambre 717.

Hermione était à sa cinquième et dernière année en master de Lettres tout allait se jouer maintenant. Et tout commençait mal. Elle roula des yeux et entra — à la suite de l'homme, dans la célèbre école qu'était POUDLARD. Hermione scrutait avec grande attention les tous les détails qui décoraient la bâtisse devant lesquelles elle passait. Elle était impressionnée par la beauté de l'endroit ; plusieurs tableaux décoraient les murs et de grands escaliers étaient présents sur plusieurs étages ce qui donna un léger vertige à la jeune fille. Hermione marchait fièrement dans le petit couloir où aucun tag n'avait été dessiné sur les murs et où tout était incroyablement propre et beau. Elle commença à monter les marches, tout en se référant à son plan de l'école ; quelques élèves discutaient vivement en ne faisant pas attention à la jeune étudiante qui montait les marches.

Les talons de cinq centimètres de Hermione claquaient contre les escaliers en pierre qui venait visiblement d'être nettoyé. Lorsqu'elle arriva devant un ascenseur qui cassait complètement le côté médiéval de l'école, Hermione prit une grande inspiration et attendit tranquillement que l'ascenseur arrive. Lorsque les portes grises s'ouvrirent sur elle, Hermione pénétra dans la cage d'ascenseur et appuya sur le bouton qui l'amènerait au quatrième étage du secteur réservé spécialement aux dortoirs. Hermione tapotait son pied sur le sol au rythme de la musique de jazz qui accompagnait son « voyage ». La musique était plutôt entrainante et Hermione commençait petit à petit à calmer son stresse. Dans quelques minutes, elle allait découvrir sa chambre étudiante dans laquelle elle passerait le reste de l'année et elle découvrirait également sa colocataire. Hermione croisa inconsciemment son index et son majeur. Elle espérait avoir une colocataire agréable contrairement à celle qu'elle avait eu durant les quatre années où elle était à l'Université Beauxbâtons.

Ding.

Les portes de la cage en acier s'ouvrirent automatiquement. Hermione sortie, tripotant nerveusement la lanière d'un gros sac qui balançait sur son épaule. Ses pas se faisaient plus pressant, comme voulant se débarrasser de cette « corvée » le plus vite possible. Plus vite ce serait fait, plus vite elle pourrait faire autre chose.

Le bruit de ses talons résonnait dans le long couloir vide. Le carrelage venait visiblement, lui aussi, d'être nettoyé et une odeur de peinture fraîche envahissait le couloir à cause des murs blancs fraîchement peints. Une chose était sûre pour Hermione Granger, en voyant les lieux, elle savait que cette année allait être d'un ennui mortel.

Toc, toc, toc.

Hermione toqua une première fois comme pour s'assurer qu'il n'y avait encore personne dans la chambre. Constatant que personne ne venait lui ouvrir, elle sortit de son énorme sac les clés de sa chambre étudiante que l'université lui avait envoyé quelques semaines auparavant.

Click.

Si Hermione ne se tenait pas à la porte, elle serait sans doute tombée par terre à la vue de la pièce dans laquelle elle venait d'entrer. S'il fallait faire une brève description des lieux : les murs étaient peints en blanc cassé, il y avait un lit en dessous d'une fenêtre et un autre de l'autre côté de la pièce ; deux commandes étaient disposées de chaque côté du lit avec des lampes de chevets haut de gamme ; deux placards assortis au reste des meubles étaient disposés à côté des lits ; des rideaux gris clair habillaient la fenêtre et un immense tapis gris cachait plus de la moitié du sol.

Pour une chambre étudiante, Hermione trouvait qu'elle était plutôt jolie contrairement à celle qu'elle avait dans son ancienne université. En effet, à l'Université Beauxbâtons, Hermione avait une chambre minuscule et niveau qualité de vie, ce n'était pas encore ça. C'était le comble pour une Université « prestigieuse ».

Hermione s'empressa d'entrer dans le dortoir et décida sans réfléchir une minute de plus de choisir le lit qui se trouvait sous la fenêtre principale de la chambre. Elle posa délicatement son énorme sac et sa valise sur le matelas de son lit.

« À nous deux. » murmura-t-elle.

Hermione ouvrit son énorme valise rouge, laissant apparaître une énorme pile de vêtements. Hermione avait mis quatre heures pour faire sa valise et cela lui brisait presque le cœur de devoir la défaire. Elle entama son périple en enlevant les énormes piles de vêtements qu'elle avait pris pour cette année.

Hermione était si impliquée dans sa tâche, qu'elle n'entendit pas le bruit de la porte qui s'ouvrait tout doucement. Une main se posa sur l'épaule de la jeune femme. Hermione sursauta à ce contact. Elle se retourna à la vitesse de la lumière, la main sur le cœur.

« Oh excuse-moi ! Je ne voulais pas te faire peur. »

Hermione secoua la tête de droite à gauche en étouffant un petit rire nerveux. Elle passa sa main droite dans ses cheveux lisses.

« Encore désolée, je suis Ginny Weasley. Ta coloc'. »

« Enchantée, je suis Hermione Granger. » se présenta Hermione en serrant la main de la rouquine. « Mais appelle-moi Mia, seule ma mère m'appelle Hermione. » précisa l'étudiante sur le ton de la plaisanterie.

La brune lui adressa un grand sourire avant de froncer légèrement les sourcils.

« Tu es nouvelle, non ? » demanda Ginny en la détaillant du regard.

La rouquine s'installa sur son lit en faisant attention à ne pas écraser les vêtements qu'elle venait de sortir.

« Oui je viens d'arriver. »

« Tu étais où avant ? » voulut savoir Ginny.

« À l'Université Beauxbâtons. À Paris. » précisa Hermione.

« Oh, une française. » constatait Ginny, un sourire aux lèvres.

« Pas tout à fait. » contestait Hermione, un sourire amusé au bord des lèvres.

« Tu vas te plaire ici, tu verras. » dit-elle en jetant son énorme valise sur son lit. « Les gens sont sympas. Enfin... plus de la moitié en tout cas. »

Hermione détaillait avec grand intérêt sa nouvelle colocataire : elle possédait des cheveux longs qui lui arrivaient en dessous de ses hanches et elle était vêtue d'un jean déchiré et d'une chemise à carreaux accompagnée de Dr Martens noir.

« Comme partout. » répondit enfin Hermione.

Ginny se jeta sur son lit avec toute la grâce qu'elle ne possédait pas. Elle se mit en position assise et entreprit d'ouvrir sa valise.

« Dis... je suis quelqu'un de très curieuse. » informa Ginny en riant. « Tu comptes te présenter dans la sororité présente sur le campus ? »

« Oh... non. » répondit Hermione en s'asseyant sur son lit. « Tu sais, ce genre de chose ne m'intéresse pas vraiment. »

« Je vois. Mais tu sais, on est vachement bien vu. J'ai postulé l'an dernier mais malheureusement je n'ai pas été retenue à cause d'un scandale... »

Hermione fronça des sourcils.

« Un scandale ? »

Ginny haussa des épaules tout en secouant la tête.

« Ouais, bref. Je compte retenter ma chance cette année. Tu devrais la tenter aussi, ça pourrait être marrant. » fit Ginny, un sourire en coin. « Puis, elles ne sont pas si méchantes. »

« Si tu le dis. » répondit la rouquine en haussant à son tour des épaules.

« Bon. » Ginny referma sa valise. « Ça te dit on va manger un truc en ville, je connais un super café, et après ont fini de s'installer ? » proposa-t-elle.

« Pourquoi pas. » accepta Hermione avec un sourire en coin.

Ginny lui lança un énorme sourire avant d'attraper la main de sa colocataire pour la trainer en dehors des dortoirs.

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Ginny n'avait pas menti le café avait effectivement l'air d'être convivial. Il était dans un style assez vintage tout à l'intérieur rappelait les petits pubs des années 50 et même les serveurs jouaient le rôle en ayant en tant qu'uniforme des vêtements d'époques. C'était tout à fait le style que Hermione adorait. Les deux nouvelles amies s'installèrent à une petite table en bois qui se situait près d'une fenêtre. Hermione déposa son petit sac sur le sol juste à côté de sa place.

« J'espère que tu ne me trouves pas bizarre. » fit Ginny en prenant une chaise.

Hermione releva la tête vers sa colocataire.

« Non ne t'inquiète pas. » rassura la brune. « Je ne suis pas du genre à être aussi sociable... alors c'est sympa que tu le sois. »

« Tant mieux alors. Je suis un véritable moulin à parole. Puisse le Tout Puissant te donner la force de me supporter. » plaisanta Ginny.

« Je pense que ça devrait le faire. » ria à son tour Hermione.

« Votre Cappuccino vanille et un café noir, ainsi que votre tarte aux pommes et votre muffin, mesdemoiselles. » annonça la serveuse.

Ginny se frotta les mains, pressée de déguster le délicieux muffin qui se trouvait à présent devant elle.

« Merci, Luna. » remercia Ginny — les joues devenues légèrement rouges, en sortant un billet de dix livres de son porte-monnaie Hello Kitty.

« Attends ! Tu ne vas tout de même pas tout pay —… » s'empressa d'intervenir l'étudiante.

« T'inquiète. Je t'invite. » coupa Ginny doucement.

Hermione se mordilla nerveusement la lèvre inférieure, vraisemblablement gênée par la situation elle ne voulait pas que sa colocataire — et potentiellement nouvelle amie, pense que Hermione était une profiteuse ou autre.

« Merci. » remercia-t-elle poliment. « La prochaine fois c'est moi qui t'invite ! » insista Hermione.

Ginny ignora parfaitement sa dernière phrase d'un signe de la main accompagnée d'un roulement de yeux.

« À notre nouvelle année. Et à notre nouvelle amitié. » annonça Ginny en levant sa tasse de café noir vers Hermione.

« À notre nouvelle année et à notre... nouvelle amitié. » répéta Hermione, un tout petit sourire en coin.

Les deux étudiantes apportèrent leurs tasses à leurs lèvres lorsqu'elles entendirent une voix mécontente au loin.

« J'espère que tu es conscient que je peux te faire virer en un claquement de doigt. »

« J-je suis incroyablement désolé... j-je… »

« Tes excuses bon marché tu peux te les garder pour toi, petit empoté. Sais-tu combien m'a coûté ce fichu haut ? ! Il vaut plus cher que ta maison tout ENTIÈRE ! »

« J-je... j-je v-vais vous p-payer l-le »

« Mais j'espère bien. » répondit férocement la brune dont ses yeux étaient cachés par des lunettes de soleil en forme d'œil de chat. « C'est dingue ça ! Je viens ici pour boire mon chocolat liégeois, avec supplément de chantilly, chauffé à 68 degrés précisément pour qu'un petit idiot avec deux mains gauches me le renversent sur mon haut de chez Burberry. »

« J-je... »

La brune semblait perdre patience.

« Tu ne sais dire que ça ? 'J-je...' ? » la jeune femme se leva d'un seul coup. « Je t'enverrai la note du pressing et lorsque tu auras payé jusqu'au dernier centime restant, ta prochaine étape sera de te trouver un nouveau job. »

Et elle partit. Elle partit en marchant la tête haute vers la sortie, ses lunettes en forme d'œil de chat cachant ses yeux, sa jupe à carreaux épousant parfaitement chaque mouvement qu'elle faisait, son chemisier, qui valait apparemment une fortune, tachée de chocolat liégeois avec supplément de chantilly, chauffé à 68 degrés précisément. Ses talons de dix centimètres claquaient sur le sol et deux personnes marchaient à ses côtés, lunettes de soleils sur le bout de leurs nez. Elles passèrent à côtés de la table des deux nouvelles amies qui fixaient la fille du milieu comme si elle venait d'une autre planète.

« Un problème ? ! » aboya-t-elle en direction de Ginny et Hermione sans pour autant s'arrêter de marcher.

Toujours aucun bruit dans le café à part celui que produisait les chaussures hautes des trois filles. Quelques secondes passèrent et le bruit de la porte d'entrée qui venait d'être claquée envahissait tout le bâtiment.

« C'était qui ? »

« La présidente des Serpentard Tau. »

Les yeux bleu de Hermione se mirent à papillonner.

« Pardon ? »

Ginny prit une gorgée de son café.

« La sororité. » précisa Ginny en roulant des yeux. « Celle dont je te parlais tout à l'heure. Ici, à l'université de Poudlard, notre sororité est Serpentard Tau. Et la fille que tu viens de voir passer avec une énorme tache sur son chemisier est la présidente de la sororité. » expliqua-t-elle.

« Eh bien... toi qui disais qu'elles n'étaient pas méchantes... j'ai plutôt une très mauvaise impression. »

« Elle n'est pas la plus gentille je te l'accorde mais... quand on les connaît, elles ne sont pas si méchantes qu'on le croit. C'est une sorte de... façade. C'est ça ! » réalisa l'étudiante. « Une façade. Elles se cachent derrière ce masque mais une fois qu'on l'enlève elles sont différentes. »

« Tu m'as l'air de bien les connaître pour quelqu'un qui ne fait pas partie de leur bande. »

« Je les connais depuis la première année. Je les ai vu évoluer au fil du temps. » avoua la brune.

« Oh... et la présidente a-t-elle toujours été comme ça ? »

Avant de répondre, Ginny émit un petit rire avant de prendre une gorgée de son café noir.

« Elle a toujours eu un sale caractère. Mais bon, c'est de Pansy Parkinson dont on parle là... »

À l'entente de ce prénom, Hermione manqua de s'étouffer avec son Cappuccino vanille.

« Pansy Parkinson ? »

Hermione n'en revenait pas. Pansy Parkinson était dans la même université qu'elle. LA Pansy Parkinson. Hermione se demandait à présent s'il y avait d'autres personnes qu'elle connaissait sur le campus.

« Ouais. Elle a toujours eu un sale caractère mais ça s'est empiré avec le temps. Mais tu sais comment c'est... les gens changent. » répondit Ginny, les yeux dans le vide.

« Ginny ? » appela Hermione. « Tout va bien ? »

« Oui, t'inquiète. Ça m'arrive souvent. Parfois je pars pendant un instant, voyageant dans ma mémoire et j'y reste pendant un petit moment. »

Hermione haussa un sourcil.

« Enfin bref. Pansy Parkinson est la présidente des Serpentard Tau depuis maintenant un an. Tout le monde la respecte ici. Et comme tu as pu le constater, mieux vaut ne pas l'énerver. Les deux filles qui étaient avec elle sont ses 'minions'. »

« Ses minions ? »

« Façon de parler. » répondit juste Ginny en accompagnant sa phrase d'un signe de la main. « En fait avec des potes on les appelle comme ça parce que pour nous ce sont ses petits toutous mais elles sont très amies toutes les trois, donc bon... » elle s'arrêta pour croquer dans son muffin aux pépites de chocolats. « La métisse s'appelle Lucy Horowitz. Elle est pleine aux as. Sa famille a fait fortune dans l'immobilier. La brune aux cheveux longs est Millicent Bulstrode… » Hermione la connaissait également. « Encore une fille née avec une cuillère en or dans la bouche. On ne sait pas bien ce que ses parents font mais pour avoir autant d'argent ça ne doit pas être légal, si tu veux mon avis. » conclu Ginny avec un clin d'œil.

« Tu n'as pas l'air de les porter dans ton cœur. »

« Elles ne m'ont jamais rien fait. Elles sont juste... » Ginny sembla chercher quel adjectif pourrait correspondre le mieux. « Spéciales. » détermina-t-elle. « Mais ça ne m'empêchera pas de postuler pour devenir l'une des leurs. C'est le but de toutes les filles ici : intégrer Serpentard Tau. »

« Sans vouloir te vexer... je ne vois pas trop l'intérêt. » avoua la brune.

Et c'était vrai. Hermione ne comprenait pas trop l'intérêt que portait littéralement toutes les filles des campus à intégrer les sororités mais à présent, Hermione voyait un bon intérêt pour intégrer Serpentard Tau.

« Il y a tellement à gagner à être dans une sororité. L'un des plus grands prix est la possibilité d'obtenir des pistons dans le domaine que tu veux après ton master. Sans mentir, ce n'est pas ce qui m'intéresse là-dedans. »

« Qu'est-ce qui t'intéresse le plus là-dedans, alors ? »

« L'argent, bien sûr. »

Un ange passa.

« Je ne roule pas sur l'or et c'est vrai que porter des vêtements de créateurs et gagner de l'argent en me pavanant dans des tenues signées Yves Saint Laurent, moi je veux bien, hein. » ricana Ginny en portant une nouvelle fois son mug à ses lèvres. « Présente-toi, on va bien rigoler ! S'il te plaîîîîît ! S'il te plaît ! »

Hermione contempla sa nouvelle amie. Sa nouvelle, naïve, amie. Hermione ne croyait pas que faire partie d'une sororité aiderait dans n'importe quel domaine. Ce n'était pas en faisant partie que tout de suite Ginny deviendrait riche. Ne voulant pas blesser sa nouvelle amie, Hermione sourit, néanmoins attendrie par sa naïveté.

« Comment refuser. » accepta Hermione, un grand sourire aux lèvres.

x x x

« Jackie ! »

Aucune réponse.

« JACKIE ! » hurla-t-on une nouvelle fois.

La dénommée Jackie, cinquante-quatre ans, arriva lentement dans le grand salon, l'air blasé.

« Mademoiselle ? » Jackie ajusta son tablier blanc.

« Vous seriez un amour si vous pouviez m'emmener mon chemisier au pressing. »

« Mademoiselle Parkinson, je ne suis pas payée pour faire ce genre de chose... »

Pansy Parkinson souffla, agacée et jeta son téléphone sur le canapé en cuir blanc. Après avoir remis en place sa frange coupée au millimètre près, Ava planta son regard dans celui de Jackie, un sourire qui se voulait amical aux lèvres.

« Jackie, j'apprécie énormément votre petit côté rebelle mais aujourd'hui n'est tout simplement pas le moment. » siffla Pansy Parkinson en jetant son sac Michael Kors sur le divan de l'énorme salon. « Ce fut une matinée... compliquée. Si vous pouviez me rendre cet immense service et prendre ce fichu chemisier, qui m'a coûté littéralement un bras, pour l'emmener chez le pressing, cela serait vraiment gentil et vous obtiendrez ma reconnaissance éternelle. »

« ... Continuez-vous de prendre vos médicaments, Mademoiselle Parkinson ? »

« Ne changez pas de sujet, Jackie ! » dit-elle, exaspérée. « Pouvez-vous m'emmener ce foutu chemisier : oui ou non ? ! »

La gouvernante roula des yeux avant de tendre sa main gauche vers Ava.

« Donnez-moi votre chemisier. » obtempéra-t-elle.

Lorsque Pansy tendit ledit chemisier, la dénommée Jackie attrapa le bras de la jeune femme.

« Mais qu'est-ce que... AÏE ! Mais… Mais… VOUS ÊTES FOLLE ! » s'écria Pansy.

Jackie lâcha le bras de la brune, la laissant passer sa main à l'endroit où elle venait de lui faire mal.

« Ça c'est pour m'avoir parlé comme si j'étais l'une de ses étudiantes. » informa-t-elle. « Je ne suis pas une de ces stupides étudiantes, Mademoiselle Parkinson. »

Ava fit une moue enfantine. Elle détestait se faire réprimander par Madame Jackie.

« ... Excusez-moi. »

« Excuse acceptée. » sourit doucement Jackie en posant sa main droite sur l'épaule de Pansy. « D'ailleurs, tout est prêt pour ce soir, Mademoiselle. Votre tenue de ce soir est arrivée. Je l'ai déposé sur votre lit. »

« Merci beaucoup Jackie. » remercia Pansy avant de lui adresser un rare sourire avant de se retourner pour partir en direction de sa chambre.

« J'ose espérer que vous avez mangé aujourd'hui, Mademoiselle. »

« Mmh, mmh. » acquiesça Pansy en montant les marches d'escalier en colimaçon à toute vitesse.

Pansy détestait quand Jackie décidait de jouer les mamans avec elle il n'y avait aucun souci elle ne voulait pas en parler et ça ne regardait pas Jackie. Ni quiconque d'ailleurs.

« Mademoiselle Bulstrode. Pourrai-je vous parler un instant ? »

Millicent hocha la tête.

« Je m'inquiète pour Mademoiselle Parkinson en ce moment... est-ce que tout va bien ? »

« Pansy ne nous dit pas grand-chose. » répondit Millicent, le regard absent. « Tout est normal. Je pense qu'elle appréhende la soirée de ce soir. » informa-t-elle sans aucune expression. « Ou alors elle doit avoir des problèmes d'estomac. »

« D'estomac ? » répéta la gouvernante en fronçant des sourcils.

« Ce n'est pas très beau à voir si vous voulez mon avis. » chuchota Millicent.

« Mais pourquoi ? ! »

Millicent haussa des épaules.

« C'est Pansy. » répondit tout simplement Bulstrode d'un ton sec.

Jackie regardait à présent la jeune étudiante comme si elle sortait d'un autre monde. Il était vrai que la jeune fille était souvent à côté de la plaque. Néanmoins, Mademoiselle Bulstrode avait été diagnostiqué avec un QI supérieur à la moyenne. Pansy riait ouvertement devant Millicent après cette découverte.

Un 'ding' sonore se fit entendre dans le grand salon et les deux étudiantes qui étaient restées au premier étage sortirent leurs iPhones exactement au même moment et cliquèrent sur la notification qui venait d'apparaître sur l'écran verrouillé de leurs appareils électroniques. Les yeux de Millicent s'écarquillèrent tandis que Lucy se contentait de verrouiller son iPhone à nouveau.

Une chose était sûre : la présidente n'allait pas apprécier du tout.

x x x

Les bruits de talons claquaient à toute vitesse sur le sol en marbre de la maison Serpentard Tau. La jeune femme était vraisemblablement pressée pour qu'elle se mette pratiquement à courir en talons hauts de dix centimètres. Téléphone de dernière génération en main droite, un verre d'alcool dans la main gauche ; les sourcils froncés d'inquiétude et les cheveux bruns à moitié attaché en un chignon. Sa petite robe courte bleue ciel virevoltait légèrement aux rythmes de ses pas pressés.

Une fois arrivée au bout du couloir, la jeune femme toqua frénétiquement à la porte blanche qui menait à la plus grande chambre de la maison. Elle toqua une fois. Puis deux. Puis trois fois. Juste avant de voir la porte s'entrouvrir pour laisser apparaître Pansy Parkinson en nuisette en soie couleur lavande. Son visage laissait clairement entrevoir une expression d'agacement.

« Qu'est-ce que tu veux ? » aboya la présidente.

« Tu ne vas pas apprécier. » lui confia la jeune étudiante.

Elle montra l'écran de son iPhone qui était lancé sur la célèbre application twitter. Pansy arracha le téléphone des mains de son amie pour le rapprocher de son visage et son faciès se décomposa totalement en lisant la description qui accompagnait la photo :

'Guess who's back, back again. Aperçue : une jolie brune que l'Angleterre n'avait pas revu depuis le lycée, j'en connais une qui va sauter au plafond. Welcome Back, H !'

« Dis-moi que c'est un montage, M. » fit Pansy, horrifiée.

« C'est sur le compte officiel des Gossip de Poudlard… »

Pansy vérifia le compte twitter qui avait publié cette photo et sa mine se décomposa un peu plus. Alors comme ça, elle était vraiment revenue…

« LUCY ! » hurla la présidente à pleins poumons.

Le bruit des talons de dix centimètres de Lucy se fit entendre dans la maison, claquant fortement contre le sol. Une fois arrivée à l'étage, la jeune fille marcha à toute vitesse sa jupe virevoltant aux rythmes de ses pas frénétiques. La chambre de Pansy se trouvait au bout du couloir c'était la plus grande la plus belle et elle comportait un dressing intégré avec une salle de bain très spacieuse.

« Tu as crié ? » demanda sarcastiquement Lucy en s'appuyant contre la porte.

« Tu es si perspicace, L. » répondit Pansy qui était à présent assise sur son lit King Size.

« Que veux-tu ? » demanda Lucy Horowitz qui s'était assise sur une chaise.

« J'ai un plan pour ce soir. » annonça Pansy en se levant pour aller s'installer à sa coiffeuse.

« Développe. »

« Comme ma conversation avec cet idiot de Albus Dumbledore n'a rien donné malgré mes nombreuses menaces… J'ai définitivement décidé que je ne voulais aucune nouvelle recrue. Je trouve que trois est un chiffre parfait. Pourquoi vouloir tout gâcher avec un chiffre hideux comme le chiffre quatre ou encore pire : le chiffre cinq ? Je n'ai pas la patience d'apprendre aux nouvelles tous ce qu'i savoir. On a déjà assez donné avec le chiffre quatre inutile de recommencer cette erreur. » expliqua Pansy tout en se coiffant sa courte chevelure devant sa coiffeuse en bois blanc. « Donc j'en suis venue à la conclusion que ce soir, serait le soir où nous allons faire fuir toutes les petites midinettes qui rêvent d'être comme nous. » annonça-t-elle en se retournant vers ses amis. « Hors de question que je laisse n'importe qui ruiner tout ce que nous avons construit ensemble. Ce soir, la maison Serpentard Tau ferme ses portes aux autres. » déclara Pansy Parkinson. « Du moins jusqu'à l'an prochain. » ajouta-t-elle en haussant les épaules. « Et donc… » reprit-elle. « Lucy. Il va falloir que tu appelles tous les élèves les plus populaires de cette école ; toutes les personnes qui bossent pour ce foutu journal de l'école ; les petites fouines des Gossip de Poudlard et surtout… » elle marqua un temps d'arrêt. « Des prêtres. » annonça-t-elle. « On va avoir besoin de se confesser. »


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LMDB, xx.