Auteur : Violette Poète

Résumé: La vie de la famille Potter était singulièrement compliquée et n'allait certainement pas se simplifier avec une benjamine aux pouvoirs surhumains, un meurtre et une évasion de prison...

Genre: Famille, principalement…

ATTENTION ! À ne lire qu'après avoir lu Lily Potter et le livre bleu

Merci à ma relectrice !

Prière de ne pas publier cette fic sans mon autorisation

Bonne lecture!

James Potter et la chaise rouge

Chapitre 1 : Un seul être vous manque

Lorsque James Sirius Potter s'éveilla ce matin-là, ce fut le souffle court et le cœur battant. Se relevant vivement dans son lit, il appuya une main sur sa poitrine. Ne voulant pas déranger la jeune femme à côté de lui, il sortit les pieds du lit et assis là, les coudes sur les genoux, enfouit sa tête entre ses mains. Il y avait toujours la même sensation, après ce cauchemar. C'était même à cela qu'il le reconnaissait puisque, malgré toutes ses tentatives, il ne parvenait jamais à se rappeler ce qui lui faisait tant peur. Pour un apprenti Auror, craindre quelque chose dont il ne pouvait pas se souvenir le gênait plus qu'il n'aurait osé l'exprimer.

Le plus douloureux, pourtant, n'était pas ça, mais une sensation viscérale, instinctive que quelque chose clochait. Cela lui chatouillait la mémoire, mais plus il cherchait, moins il trouvait. C'était comme essayer de se rappeler d'un mot précis et ne jamais y parvenir. Sauf qu'au lieu de la frustration légère qu'accompagnait généralement l'impression d'avoir oublié quelque chose de trivial, il avait l'impression, l'instinct, la peur d'avoir oublié quelque chose d'essentiel, de crucial, de vital.

Énervé, il grinça des dents devant l'impuissance et la douleur de cette situation. Cette détresse lui broyait le cœur et il détestait par dessus tout ne pas en comprendre la cause. Une explication aurait fourni au moins un contexte et dans des instants comme celui-ci, il était aussi obsédé par les réponses que l'était son intello de petit frère. Il regarda l'heure sur le réveil : il était encore très tôt, mais il savait pertinemment qu'il serait incapable de retrouver le sommeil. Il enfila un pull qui traînait sur une chaise et quitta la pièce sur la pointe des pieds.

Il en referma la porte, et, sentant qu'un thé ne serait pas suffisant, il mit à chauffer sa petite cafetière rouge. Son appartement était simple, mais confortable. Il était venu s'installer ici il y avait un peu plus de huit mois, plus sous l'effet d'une impulsion que par réelle réflexion. Soudainement, vivre avec sa famille lui était insoutenable. Heureusement, un de ses collègues quittait son appartement après une offre d'emploi en Espagne et il avait emménagé dans la foulée. Deux mois plus tard, sa petite amie Emily était venue s'installer avec lui. Cette nouvelle étape dans leur relation s'était plutôt bien passée et James était heureux de vivre avec elle. Leur vie était simple : se lever, prendre le petit-déjeuner, aller à leurs formations respectives, se retrouver à midi pour partager un repas pendant leurs pauses et manger un petit dîner léger avant d'aller dormir. Certes, c'était trop paisible pour le goût de James, mais c'était agréable, calme et, d'une certaine manière, il avait l'impression qu'il n'avait pas le droit d'en demander davantage.

Ce qui l'empêchait de dormir parfois autant que ses cauchemars, c'était la culpabilité qu'il ressentait quand il réalisait qu'il n'était pas aussi heureux qu'il aurait dû l'être. Il avait Emily, il allait devenir Auror comme son père, il avait son appartement et simplement tout ce dont il pourrait rêver. Néanmoins, parfois, une telle mélancolie le prenait qu'il devait s'isoler et restait silencieux un moment. Il s'efforçait de le cacher, après tout, comment aurait-il pu expliquer ce chagrin quand lui-même ne le comprenait pas ?

À des instants comme ceux-là, il se sentait comme devait se sentir Albus, du moins il le présumait. Son frère avait toujours été un solitaire, un garçon calme, qui avait peu d'amis. James avait toujours essayé de l'intégrer, mais sans vraiment de succès. Il avait compensé, alors, en passant beaucoup de temps avec lui, mais ces derniers mois, ils s'étaient considérablement moins vus. Après son déménagement, leur relation s'était effritée et leurs rapports étaient devenus plus froids. James était conscient que c'était à moitié sa faute, mais Al était aussi à blâmer. Même quand James venait dîner à la maison, son frère semblait ailleurs, concentré jusqu'à l'obsession sur des recherches dont il n'avait parlé à personne. James n'avait pas été le seul à le remarquer, ses parents s'étaient eux aussi inquiétés, mais l'aîné avait refusé de se laisser entraîner dans le drame dans lequel Al semblait vouloir s'engloutir.

Maintenant, quand il y pensait, il était surtout énervé, d'une colère diffuse, mais douloureuse. Il n'aimait pas vraiment y penser. Il n'en parlait pas non plus, Emily était fille unique, il n'était pas sûr qu'elle puisse saisir ce dont il parlait, quand lui-même n'était pas sûr de ce qu'il ressentait.

Le café était prêt et James se servit une tasse brûlante. Le mug à la main, mais toujours silencieusement, il se mit à ranger son petit salon. La veille, David, un de leurs plus vieux amis, était passé à l'improviste. Ce dernier suivait la même formation qu'Emily et ils avaient révisé un moment ensemble. James avait préparé un dîner léger et ils avaient passé la soirée tous les trois à discuter. Dave était parti assez tard et de la vaisselle et des stylos et feuilles d'Emily étaient restés éparpillés un peu partout dans la pièce. Il ramena les verres dans la cuisine et les rinça dans l'évier. Une gorgée de café plus tard, il remit en ordre encore quelques papiers et se laissa tomber dans le canapé, épuisé.

Sa tête le faisait souffrir, le sang battait dans ses tempes et il se les massa un moment. La migraine commença à passer et il poussa un soupir de soulagement. Ce dernier fut intense, mais bref. De la chambre à coucher, la sonnerie du portable de James retentit. Ne voulant pas réveiller Emily, il se leva vivement et se précipita. Les sorciers n'utilisaient pas ce qui provenaient des Moldus, surtout les Sang-Purs, mais James aimait assez cette technologie… Sauf quand son téléphone sonnait si tôt le matin. Il récupéra l'objet, décrocha pour arrêter le bruit et grimaça en voyant Emily se retourner dans le lit. Il referma la porte en sortant et mit seulement le téléphone à son oreille à ce moment-là, déjà passablement énervé.

-Allô ?

-Bonjour, c'est Albus…

James jura et faillit raccrocher directement. Et puis, il craignit que son frère ait une raison valable d'appeler.

-Tout va bien ?

-Quoi ? Oui, pourquoi ?

Cette fois-ci, James manqua directement jeter son téléphone au sol.

-Tu te moques de moi, tu sais l'heure qu'il est ?

-Cinq heures et demie, pourquoi ?

L'aîné vit rouge et manqua se mettre directement à hurler, mais se retint en pensant à Emily qui pouvait, elle, encore se rendormir. Il se mordit violemment la lèvre inférieure et inspira profondément, cherchant à se calmer.

-Et tu appelles parce que… ?

-Il faut que je te parle.

-Maintenant ?

-Oui, tu as le temps de passer avant d'aller au Ministère…

-Non, ce que je veux dire, c'est : pourquoi tu appelles si tôt ?

-J'ai découvert quelque chose de très important.

Il était trop tôt pour que James puisse faire semblant d'en avoir quelque chose à faire.

-Parles-en à Maman.

-Maman dort.

Cette fois-ci, James jura.

-Je raccroche, Albus.

-Attends !

James n'attendit pas et lança le téléphone sur le canapé. Entendre la voix de son frère dès le matin n'était vraiment pas quelque chose qu'il souhaitait. La porte de la chambre grinça et Emily en sortit, enveloppée dans une robe de chambre et les yeux bouffis. Elle étouffa un bâillement.

-Tout va bien ?

James s'approcha d'elle pour la prendre dans ses bras.

-Oui, oui, tout va bien, c'était juste Albus.

-Albus ? À cette heure ?

-Al est complètement étranger au concept du sommeil. Mais pas toi. Retourne te coucher.

-Tu ne viens pas ?

-Non, j'ai déjà pris un café. J'ai du retard sur mes cours de Législation, je vais en profiter.

Elle hocha la tête, l'embrassa et sortit de la pièce. James se servit une autre tasse de café et s'installa avec quelques papiers sur le canapé. Fatigué, mais énervé, ses lunettes sur le nez, il tenta de s'absorber dans ses études, mais la Législation Magique n'avait jamais été son fort et son agitation rendait la concentration difficile. Ses paupières s'alourdirent et il s'assoupit.

Il se tenait sur le toit d'un immeuble, juste au bord. Un vent fort soufflait et, en regardant sur sa gauche, il voyait Albus, dont le regard était fixé sur le lointain. Il ne pouvait pas bouger et essaya de tourner la tête vers la droite. Il n'y parvint pas. Pourquoi est-ce qu'il n'y parvenait pas ? Il fit un geste brusque pour y arriver, mais glissa. Il tomba du toit, sans un bruit. Il voulut appeler au secours, mais Albus ne le voyait pas. Qui appeler d'autre, alors ?

-James !

Il rouvrit les yeux, Emily l'avait saisi par l'épaule. Il se redressa et frotta ses yeux.

-Ça va ?

-Oui, ça va…

-Encore un cauchemar ?

Il grommela pour dire oui, épuisé et ne parvenant pas à se rappeler ce qui l'avait effrayé.

-Tu devrais peut-être voir quelqu'un à ce propos…

-Je vais bien…

-Non, tu ne vas pas bien, tu fais des cauchemars toutes les nuits !

Le portable de James sonna et il prit l'appareil. C'était Albus, mais comme cela permettait d'éviter une confrontation avec Emily, il répondit.

-Allô ?

-C'est Albus.

Emily ramassa son sac et s'éloigna. James se sentait coupable de ne pas pouvoir lui parler de ce qu'il ressentait, mais il n'était pas sûr lui-même de ce que c'était.

-Quoi ?, demanda t-il à son frère.

-Comme je te l'ai dit, j'ai découvert quelque chose.

-Tu ne m'avais même jamais dit sur quoi tu travaillais, pourquoi tu m'en parles maintenant ?

-Parce que ça te concerne.

James avait décroché presque par accident, mais il était désormais assez intrigué. Il fronça les sourcils.

-Qu'est-ce que tu veux dire ?

Il entendit son frère prendre une grande inspiration et sentit son cœur s'accélérer. Pour qu'Albus ait besoin de courage, ça devait être grave.

-Tu n'as jamais eu l'impression que quelque chose ne tournait pas rond ?

Emily était partie finir se préparer dans la salle de bains, mais James baissa tout de même la voix.

-Quelque chose qui ne tourne pas rond ?

-Oui.

-À part toi, tu veux dire ?

-Tu ne te sens pas triste, parfois, sans même savoir pourquoi ? Parce que moi, si.

-Tu ne sors jamais, tu manques de compagnie et de soleil.

-Je fais des cauchemars.

Cette fois, la voix sérieuse d'Albus atteignit son frère, mais plus encore ses paroles.

-De quoi tu rêves ?

-Je ne me souviens jamais. C'est là, au fond de ma mémoire, mais je n'arrive pas… Tu en fais aussi ?

James ne répondit pas, mais une absence de réponse était parfois plus éloquente.

-Quelque chose nous manque, nous manque à tous. James… Ne me dis pas que tu ne le sens pas.

-Je vais bien.

Il avait l'impression d'être un disque rayé.

-Viens à la maison en sortant du Ministère. Il y a quelque chose que tu dois voir.

-Quoi ?

-Viens et tu verras.

James se mordit les lèvres et tâcha de réfléchir un moment.

-Je finis à midi, je viens après.

James raccrocha, plus inquiet qu'il n'aurait pu l'exprimer. Mais le temps s'écoulait sans l'attendre et il se leva, échappant à ses pensées sombres et alla s'habiller.

Une demie heure plus tard, il partait avec Emily. Ils se quittèrent devant le Département où elle faisait son stage.

-On se retrouve après ?, demanda t-elle, de meilleure humeur.

-Je… Je dois passer chez mes parents.

Elle comprit tout de suite.

-Tu veux dire que tu dois voir ton frère.

-Al a besoin de moi.

-Il ne t'apporte que des ennuis.

-Il faut que j'y aille.

Elle haussa les épaules et se retourna.

-Comme tu veux.

Le ton de sa voix était froid et elle s'en alla sans l'embrasser. James jura à mi-voix, il n'aimait pas la laisser quand ils étaient fâchés, mais la situation l'exigeait. De plus, lui parler tant qu'elle n'était pas prête était comme mettre de l'huile sur le feu. Il fit demi-tour et se dirigea vers sa salle de classe. Il ne parvint pas à se concentrer, ses pensées le ramenant vers Emily ou Albus. Qu'avait-il bien pu découvrir de si important qui nécessitait sa présence ?

Il finit par faire des petits dessins sur son parchemin, s'étant promis avant qu'il demanderait ses notes à un de ses condisciples. Griffonner l'absorba suffisamment et lui apporta un peu de réconfort bienvenu. Quand il dessinait, il créait un univers grandiose et sublime dans sa simplicité. Un monde entier en quelques lignes.

Il y eut une pause, où il échangea quelques banalités avec quelques connaissances, s'assura que Crawford, plus attentif que lui, lui passerait son cahier et il retourna en cours pour faire acte de présence. Heureusement, le professeur eut l'amabilité de terminer à l'heure, et James, qui avait les yeux fixés sur l'horloge murale depuis cinq bonnes minutes, ramassa ses affaires et sortit de la salle rapidement. Mais une fois dehors, malgré lui, son pas ralentit. Il y avait une aire de transplanage toute proche, mais James appréciait assez les transports Moldus. Petit, son père l'emmenait en virée en voiture, mais en grandissant, il avait préféré les motos et la liberté que cela lui procurait. Sur un coup de tête, il en avait acheté une et en ce moment, il avait une folle envie de monter dessus. Il n'était pas si loin de chez lui et y retourna avec un certain soulagement.

Il posa ses affaires dans un coin et avala un sandwich, voulant avoir une excuse pour ne pas manger avec son frère, si jamais il demandait. Normalement, ni son père ni sa mère ne serait à la maison et il n'était plus sûr de quand datait la dernière fois où il avait été seul avec Albus. Il mit des habits plus chaud, récupéra son casque et se mit en route.

Il s'arrêta devant la maison familiale et prit une profonde inspiration. Albus, qui avait entendu le vrombissement du moteur, était descendu lui ouvrir. James laissa la moto en face de la maison et s'approcha.

-OK, qu'est-ce qu'il se passe ?

-Viens, montons.

James suivit son frère jusqu'au grenier, l'antre auto proclamé d'Albus. Il grimpa l'échelle derrière lui et réalisa une fois en haut, que cela faisait un moment qu'il n'était pas venu. Au lieu d'un grenier normal plein de vieilles boîtes poussiéreuses, il y avait un bureau dans un coin, des fauteuils autour, une étagère à ingrédients de potions, une lourde bibliothèque chargée de livres, un canapé, une table basse et un lit sommaire. Albus ne quittait pas le grenier, même pour dormir. Une potion chauffait sur un feu doux. James s'installa dans un fauteuil et Albus en prit un autre, s'asseyant derrière le bureau.

-Bon, crache le morceau. Qu'est-ce que tu veux ?

La patience de James s'amenuisait et il pressa ses mains l'une contre l'autre.

-Il nous manque quelque chose. Il nous a toujours manqué quelque chose. Je fais des cauchemars depuis des mois et je n'arrive jamais à me rappeler. Alors, j'ai essayé de comprendre. Voilà ce que j'ai trouvé.

D'un tiroir, il sortit un petit livre bleu aux lettres dorées. James le prit en main et interrogea son frère du regard.

-Il y a une page marquée.

La voix d'Albus était faible, hésitante et plus que tout, cela inquiéta James. Il ouvrit le livre à la page désignée et lut.

« Ni Moldue, ni Sorcière, exclue et acceptée, la fille du Garçon qui a survécu sera la plus puissante d'entre eux tous. Elle devra les trouver, mais gare... Sans contrôle sur ses émotions, elle perdra tout ce qu'elle a ou pourrait avoir. Son cœur forgera son pouvoir, elle sauvera ou détruira. »

James resta immobile une minute, essayant de toutes ses forces de réfléchir, mais son cerveau refusait tout ce qui se passait. Il finit par jeter le livre sur le bureau.

-Qu'est-ce que c'est que ce truc ?

-Des prophéties. Elles se sont toutes réalisées, j'ai vérifié…

-C'est pas possible.

-Si. Si, ça l'est. Nous avons une sœur, James…

L'aîné se leva vivement.

-On n'a pas de sœur.

Albus prit le livre et se posta en face de son frère.

-Si, on en a une. Tout est là. Tout. Ne te voile pas la face. Nous ne sommes pas heureux, ni nous, ni les parents. C'est parce qu'il nous manque quelque chose. Il nous manque elle. Mais on peut la retrouver, toi et moi. James…

Ce dernier s'était reculé, choqué, confus, en colère et honteux. Parce qu'il savait qu'Al avait raison et que malgré tout ce qu'il faisait, tout ce qu'il tentait, il n'était pas vraiment heureux.

-Non…

Il ne voulait plus rester là et se retourna. Albus l'agrippa par la manche et il fit un mouvement violent pour se dégager, mais la poigne de son frère était solide. La colère fut la plus forte. Il serra le poing et décocha un coup rapide qui atteignit Albus sur la pommette droite. Celui-ci tomba à la renverse et James vit dans ses yeux un étonnement profond alors qu'il portait la main sur son visage, quelques millimètres en dessous de ses lunettes. James était horrifié de son geste, mais n'osa plus bouger. Albus se reprit en premier et se mit debout. Il releva la tête, fièrement, comme pour arborer sa blessure qui prenait déjà une teinte rougeâtre.

-Aide-moi. Aide-moi à la retrouver et je ne te demanderai plus rien.

-Tu as un plan ?

-J'ai toujours un plan.

Il tourna dans la potion, vérifia des notes qu'il avait pris et ignora complètement James pendant plusieurs minutes. Ce dernier avait le cœur au bord des lèvres. Il avait beau avoir une relation plus que conflictuelle avec Albus, il ne l'avait jamais frappé. Il était incapable de se concentrer sur la possibilité d'avoir une sœur après ce qu'il avait fait à un frère.

-J'ai fini.

James ne se réveilla d'une rêverie sombre qu'à cet instant. Il était prêt à faire tout ce que son frère voulait.

-Tu vas boire ça. Et ensuite, je te lancerai un sort.

Il prit d'un geste machinal la fiole rouge qu'Albus lui tendait.

-Ça va te permettre de retrouver notre plus proche parent, notre sœur. Où qu'elle soit. Qui qu'elle soit.

James avala la potion d'un trait et Albus pointa sa baguette sur lui, murmurant quelque chose. Au début, il ne se passa rien. Puis, une chaleur intense se répandit de son estomac jusque dans ses doigts et il se ploya en deux, fermant les yeux sous la douleur. Lorsqu'il les rouvrit, il n'était plus dans la maison où il avait grandi.