Chapitre 1 : Inconscience et début des retrouvailles…
Je me nomme Kanna Sabaku. J'ai 19ans et je vis seule avec mon père. Ce dernier a rejeté mon frère jumeau, un magnifique rouquin, il y a 4ans car il s'était interposé entre mon père et moi alors qu'il me battait à sang. Ce jour là, mon frère a disparut, comme l'avait fait avant notre sœur de 22ans et notre frère de 21ans, nos aînés. Depuis, plus de nouvelles. Ma mère est morte car notre père la battait, elle aussi. Mes frères et sœurs lui échappent mais moi, je suis son esclave pour tout…
Comme tous les soirs, je rentre du lycée, où je viens d'entrer en 2nde D, il y a une semaine, le jour de la rentrée. Je n'y est aucun ami, je me débrouille seule là-bas comme à la maison. Comme dans ma classe, on est 21, et que les devoirs en groupe sont par deux, je les fais seule. Enfin bon… j'ai l'habitude…
Il est 17h, mon bus vient de me descendre devant chez moi. Je traverse la route…
**Pourvu qu'une voiture me fauche… Pourvu qu'une voiture me fauche…, pensais-je. **
Mais aucune voiture n'arrive. Vous vous demandez sûrement pourquoi je veux me faire faucher par une voiture ? J'en est marre de la vie. Vous pariez combien que mon père va vouloir me battre à sang quand je serais rentré ? Moi, je parie ma vie ! Oui, je suis folle, folle à vouloir mourir…
J'arrive devant la porte de la maison et l'ouvre. J'entre dans le hall, referme la porte et m'avance dans le couloir de l'entrée. Je regarde alors sur ma droite, par la porte ouverte du salon… Mon père, entouré de dizaine de bouteilles d'alcool fortes, est ivre sur le canapé. Malheureusement, il lève la tête, me voit et là, je n'ai pas le choix, je cours dans le couloir, grimpe l'escalier et arrive devant la porte de ma chambre. Je l'ouvre et la referme, la bloquant avec ma chaise.
De ma poche, je sors mon téléphone portable, dernier souvenir de mon frère jumeau. Mon fond d'écran est une ancienne photo recoupée, où mes deux frères, ma sœur et moi apparaissons avec notre mère. Cette photo doit avoir 6ans d'âge. Je sortis précipitamment un morceau de papier de ma seconde poche, le déplia et composa le numéro inscrit dessus. Ca sonne !
_ Allo ! Melle Shizune ? C'est Kanna ! , lançais-je dans le téléphone.
_ Kanna ! Que se passe-t-il ? me répondit une voix féminine et chaleureuse.
_ Il recommence, je vous en supplie aidez-moi ! sanglotais-je.
_ J'arrive, prends tes affaires et sort comme tu peux, répondit fermement Shizune, l'infirmière du lycée.
_ Merci… soufflais-je avant de raccrocher.
Derrière la porte, mon père essaie d'ouvrir, me criant de débloquait la porte, seule chose qui pourrait m'éviter de mourir ce soir. Personnellement, je voulais revoir mes frères et ma sœur au mois une fois avant de mourir, hors je n'avais le numéro d'aucun d'eux trois.
_ Kanna ouvre tout de suite cette satanée porte ! cria mon père.
_ Jamais ! lui répondis-je.
J'attrapais un sac sous mon lit, y plaça des vêtements, la photo de mon fond d'écran de portable, le disque dur de mon ordinateur, quelques affaires me rappelant ma vraie famille, mes affaires de cours et ferma le sac. J'attrapais ma sacoche en ouvrant la fenêtre de ma chambre. Je lança mon sac dehors, et passa mon corps par la fenêtre lorsque ma chaise céda sous la force de mon père. Alors que j'essayais de partir par dehors, il se pencha par ma fenêtre et m'attrapa le bras, serrant comme le malade qu'il était. Un instant, je voulus mourir à nouveau, mais une pensée me vint à l'esprit… Mon frère jumeau…
D'un coup, je contractais tous les muscles de mon bras gauche et me redressa, tirant donc de tout mon maigre poids sur mon poignet, toujours sous l'emprise de la main de mon père. D'un coup, son autre main disparue de mon champs de vision, pour y revenir, un instant plus tard, avec un pistolet chargé. Mes yeux se posèrent sur le visage de mon père… Ses yeux étaient les mêmes que lorsqu'il était sobre, les mêmes que lorsqu'il avait tué ma mère, que quand il avait châtié mon frère jumeau, les mêmes que lorsqu'il me battait…
**Enfin… je vais enfin dormir tranquille et seule… pour de bon… c'est l'heure…**
Mon père pointa son arme sur mon bras qu'il tenait toujours.
_ Je vais te faire souffrir, me lança-t-il dans un murmure.
Je n'en pouvais plus… Je n'avais pas la force de crier… juste celle de prier pour ma mort… Apparemment, mon père ne voulait toujours pas ma mort… Je fermais les yeux de fatigue…
Les pneus de plusieurs voitures crissèrent devant la maison. Les personnes criaient. Parmi toutes ces voix, je reconnus rapidement celle de Shizune, l'infirmière du lycée. Elle était la seule personne de l'établissement qui ne me fuyait pas, qui ne me faisait pas de mal ni rien… Elle était la seule qui faisait quelque chose pour moi…
J'ouvris difficilement les yeux et regarda en direction de ma seule amie, Shizune. Elle me regarda dans les yeux, des larmes perlant sur ses joues. Elle se pencha sur son sac, en sortie son téléphone portable et un morceau de papier. Elle sembla composer le numéro, me regarda à nouveau et je pus lire le message qu'elle me faisait passer : « Ne t'inquiète pas, je préviens quelqu'un ».
Mon énergie me quittait et j'entendais les policiers autour de nous. Il m'a semblait qu'un groupe de flics soit entrer dans ma chambre, car mon père arrêta de me regardait un instant pour tirer vers l'intérieur de la maison. Puis lorsqu'il se retourna vers moi, le pointa à nouveau l'arme vers mon bras et pressa la détente…
Je ne sens plus rien… Suis-je morte ? J'espère… Adieu Shizune… adieu, ma moitié…
_ Faites vite, sinon elle va mourir ! cria une voix féminine.
_ Nous faisons de notre mieux madame, ne restait pas là, répondit une voix d'homme.
Puis plus rien, je sombre dans l'inconscience…
{P.D.V. de Shizune, à partir du moment où elle compose un numéro sur son téléphone}
_ Allo ! Je suis bien chez les Sabaku ? demandais-je, pleine d'espoir.
_ Oui, pourquoi ? me répond une voix de femme.
_ Connaissez-vous Kanna Sabaku ?
_ Comment la connaissez-vous ?
_ Je m'appelle Shizune, je suis l'infirmière du lycée où elle étudie.
_ Comment va-t-elle ? s'écria le jeune femme.
_ Entre la vie et la mort, vous savez où se situe l'hôpital Yiang dans Tokyo ?
_ Oui, pourquoi ?
_ Rejoignez moi là-bas au plus vite.
_ D'accord ! s'exclama la jeune femme avant de raccrocher.
Je reporte mon attention vers Kanna et je vis qu'elle tombait de la fenêtre de sa chambre, inconsciente… Seul un cri sortit de ma bouche…
_ Kanna !
D'un coup, une gerbe de sable sortit de terre, soulevant la jeune fille au dessus du sol. Le sable la déposa doucement au sol, puis repartit tout aussi vite qu'il était arrivé. Je m'élance vers la jeune fille, m'accroupie à son chevet et la prend dans mes bras. L'ambulance de l'hôpital Yiang arriva et embarqua Kanna. L'ambulancier accorda que je monte avec elle.
Arrivé à l'hôpital, on la descendit et, soucieuse, je la suivis, enquiquinant tout le temps l'infirmier.
_ Faites vite, sinon elle va mourir ! criai-je.
_ Nous faisons de notre mieux madame, ne restait pas là, répondit l'infirmier avant d'emmener Kanna dans une salle d'opération.
{Retour du P.D.V. de Kanna}
**Où suis-je ? Suis-je morte ?**
J'ouvre très difficilement les yeux. D'un coup, je m'aperçus que tout autour de moi, tout était blanc. Mes yeux émeraude allez et venez autour de moi, ne fixant rien de spécial. D'un coup, j'entendis un bruit venant de ma droite. Mes yeux se fixèrent sur la porte et là, je vis Shizune, debout, les larmes aux yeux.
_ Tu es enfin réveillée Kanna…
Shizune se jeta sur moi, me serrant dans ses bras.
_ J'étais si inquiète pour toi. Ca va ?
Elle me regarda. J'ouvris la bouche pour lui répondre mais aucun son ne sortit. Je réessaye plusieurs fois : toujours rien.
_ Bizarre, pourtant, tu n'es pas tombé, ou alors, la réception sur le sable…
Elle vit que je la regardais interrogativement.
_ Du sable… Du sable t'a empêché de tomber…
_Sa…sable, murmurais-je difficilement.
_ Oui, je peux faire entrer deux personnes ? Elles veulent te voir, me demanda Shizune.
_ Ok, répondis-je dans un second murmure.
Shizune repartit vers la porte, l'ouvrit, fit signe a quelqu'un et revint, accompagné d'un garçon vêtu de noir et aux cheveux brun, et d'une femme aux cheveux blonds, tirés en 4couettes à l'arrière du crâne. Je me bloque… ces deux personnes, je les connaissais…
_Té…Téma…ri, soufflais-je difficilement.
La jeune femme se jeta sur moi, les larmes aux yeux. Derrière elle, le garçon souriait.
_ Kan…ku…ro, murmurais-je encore.
A son tour, il vint me prendre dans ses bras.
_ Co…ment ?demandais-je.
_ Shizune nous a appelés tout à l'heure, me répondit Témari. Nous avons paniqués et sommes venus tout de suite. Les médecins avaient dit que tu ne te réveillerais pas avant au moins demain, ils avaient tord.
_ Quand…
_ Dès que ton bras se sera réveillé et que tu seras rétablie, s'exclama Kankuro.
Je pose mon regard sur mon bras gauche et m'aperçoit qu'il était couvert de bandage, et perfusé en deux endroits. Je soupire un coup avant de reposer mon regard vers ma famille.
_ Où est…
_ En cours, me coupa Témari. Il a dit qu'il avait une interro ce soir, mais vu l'heure qu'il est, il est peut être à la maison.
_ Ok, soufflais-je.
Témari pencha sous visage vers l'oreille de Kankuro, lui souffla quelque chose avant que mon frère ne se lève et sorte de ma chambre. Témari, quant à elle, me reprit dans ses bras.
{P.D.V. de Kankuro}
Témari se pencha vers moi et me murmura d'aller chercher notre frère. J'acquiesce avant de sourire à Kanna et de sortir de la chambre, me dirigeant vers le parking. Arrivé devant ma voiture, je sortis mon téléphone de ma poche avant de composer le numéro de la maison. Ça sonne et, rapidement, je tombe sur le répondeur. Je raccroche avant de composer le numéro du lycée. Rapidement, la secrétaire me répond.
_ Lycée Konoha school, que puis-je pour vous ?
_ Allo, je voudrais savoir si la classe de 2nde B est sortie de cours ?
_ Oui, cela va bientôt faire 3 heures qu'ils le sont, me sortie la secrétaire.
_ Très bien, merci du renseignement, soufflais-je avant de raccrocher.
** Il est où le frangin ? Je le cherche où ? pensais-je. **
Je regarde dans le répertoire de mon portable et y cherche le numéro de mon petit frère. Je sélectionne le bouton d'appel et entend sonner.
_ Tu veux quoi ? me cria à moitié la voix de mon rouquin de frère.
_ Que tu me rejoignes, lui répondis-je.
_ Où ?
_ À l'hôpital Yiang.
_ Pourquoi ?
_ Secret, souris-je.
_ Alors non. J'ai plus d'essence en plus.
_ Je viens te chercher, tu es où ? demandais-je en montant dans ma voiture.
_ Parc Stones.
Et il raccrocha. Je range mon portable en démarrant ma Ford. Arrivé devant le parc, je la gare, en descend et entre en trombe dans la plaine qui sert de parc. Du regard, je recherche un rouquin, mais malheureusement, sans en trouver. Inquiet, je ressors du parc et me dirige vers ma voiture. Près de celle-ci avait une ombre à son côté. En souriant, je monte dans ma voiture et la démarre. Sur le siège passager avant, un rouquin aux yeux d'émeraudes était assis, les bras croisés sur son torse.
_ Tu étais où à 17h ? lui demandais-je.
_ Parti voir quelqu'un.
_ Qui ?
_ Elle, me soupira-t-il dans un murmure.
_ Et comment va-t-elle ?
_ Tu le sais, lança-t-il de sa voix cinglante.
_ Ouai, souriais-je.
Je remet ma voiture dans le parking de l'hôpital et en descend, imiter par mon petit frère. D'instinct, je me dirige vers la chambre de notre petite sœur, où Témari était avec elle.
_ Attend deux secondes, lui demandais-je en arrivant devant la chambre de Kanna. Je reviens.
