Mes salutations à vous, chers Fans du Labyrinthe!

C'est avec un immense plaisir que je poste mon premier écrit sur le Fandom, en espérant qu'il vous plairas et, surtout, que cet univers saura attirer nombre d'Auteurs, histoire qu'on puisse kiffer comme il se doit ;)

En attendant, je vous présente un petit Tominho, tapé sous l'impulsion et le charme du couple, qui dépeint les prémices de leurs sentiments. Rien d'extravagant, quelque chose de léger, juste pour apprécier.

So, read & enjoy...

Titre: Tout ça, oui... Mais avec Toi

Résumé: "Tu sais ce qu'il manque, là ? Une clope et un coca." Ouais, c'est clair que ça aurait fait plaisir ! En fait, il leur manquait tellement de choses… Mais peut-être que toutes ces choses n'en valaient vraiment la peine que s'ils les vivaient ensemble.

Rating: K

Disclaimer: ''Peu importe ce que l'Auteur pourra en dire, aux dernières nouvelles, mon univers à été crée par James Dashner... Le Sublime!'' Dixit Minho

Warning: Il se peut que le texte comporte quelques blancs entre certains mots nécessitant pourtant une ponctuation. Je ne sais pas pour vous mais Fanfiction . net me retire tous mes points virgules :(


« Pause ! »

Thomas accueillit cette déclaration comme un nourrisson à qui l'on tend la tétine de son biberon ! Il poussa un soupir de soulagement avant de se laisser tomber au sol, contre le cul de sac que formait le couloir dans lequel ils se trouvaient. Minho suivit son mouvement, passant ses manches sur son visage avant de laisser sa tête basculer vers l'arrière. Il ferma les yeux un instant, attendant que sa respiration ne se soit stabilisée avant de faire quoi que se soit.

Thomas l'observa silencieusement pendant ce temps; le Maton des Coureurs semblait vraiment épuisé. Ils couraient depuis maintenant plus de quatre heures, avec un léger répit aux alentours de dix heures. Lui-même se sentait tiraillé de partout. Les muscles de son dos étaient noués et ses jambes tremblaient à force de l'avoir maintenu sur un tel rythme. Sa bouche sèche emportait vers le fond de sa gorge un oxygène brûlé et il eut la brève impression qu'il ne récupérerait jamais toutes ses facultés motrices.

Malgré tout, il se fit la réflexion que ces journées passées à sprinter dans le Labyrinthe étaient, dans leur situation, les meilleurs moments qu'il pouvait passer. Il y avait quelque chose d'agréable à parcourir ces mêmes interminables couloirs en compagnie de Minho, poussant toujours plus, sans jamais rien lâcher. Ces journées ponctuées par de brèves haltes, durant lesquelles ils reprenaient d'abord leur respiration, avant de sortir de quoi s'hydrater et se sustenter. C'était devenu familier pour Thomas, et c'en était d'autant plus agréable qu'ils prenaient également le temps de discuter, parfois même de plaisanter.

Ce n'était pas la première fois que Thomas se surprenait à penser dans ce sens. A quelques reprises, il s'était demandé comment aurait tourné sa vie dans le Bloc si Minho n'avait pas été présent. Oui, il y avait Newt, qu'il appréciait beaucoup. Et Chuck, qui était devenu pour lui un petit frère. Teresa le détendait et il aimait passer du temps en sa compagnie. Mais rien de tout ça ne valait le temps qu'il passait avec Minho, à travers le Labyrinthe.

Il était définitivement toqué !

« Tu sais ce qu'il manque, là ? »

Le jeune Coureur tressaillit au son de la voix de son ami. Il était parti tellement loin dans ses pensées qu'il en avait presque oublié qu'ils étaient en pleine mission.

Minho se redressa enfin, rouvrant ses yeux fatigués pour les poser sur Thomas. Un rictus fit son apparition au coin de ses lèvres et il répondit;

« Une clope, et un coca. »

Thomas eut un sourire amusé avant d'acquiescer. Il s'imagina une clope au bec, le foyer rougeoyant sous ses aspirations et en ressentit une certaine frustration. Il aurait été fumeur dans son ancienne vie que ça ne l'aurait pas étonné ! Et de toute évidence, il en était de même pour Minho.

« J'avoue que ce serait un bon remontant ! » Fit Tom, toujours perdu dans sa vision d'une clope se consumant au bout de ses doigts, et d'un coca bien frais pétillant dans sa gorge. « Vous n'avez jamais demandé du tabac dans vos listes pour les Créateurs ? »

« Si. Les plus anciens l'ont fait, et même plusieurs fois. Mais que dalle ! »

Evidemment, ça aurait été un peu trop. Mais c'était quand même étonnant que les Blocards aient tenté le coup, par le passé.

Thomas frissonna; une fine pellicule de sueur recouvrait sa peau, la rendant moite et collante. Ce qui entraîna immédiatement une idée d'une logique imparable !

« Et une salle de bain ! Une VRAIE salle de bain ! »

« Putain, ouais ! » Approuva Minho dans un soupir. « Avec une gigantesque baignoire… »

« Et des tonnes de savons différents ! Pleins de senteurs, pleins de couleurs… Je me laisserais couler dans un bain bouillant… »

Minho éclata de rire. C'en était presque masochiste.

« Des serviettes, chacun la sienne ! »

A son tour, Thomas rit de la réflexion.

« Une machine à laver, putain ! »

« Oh ouais ! » S'exclama Minho, vraiment enthousiaste à l'idée. « Et, attends ! J'ai mieux; un miroir !

Thomas claqua des doigts en diréction du Maton, son regard entendu trouvant le sien.

« Et comment vivre sans un écran plasma ? » Fit-il d'un ton pompeux.

« Dernière génération, attention ! » Embraya Minho.

« J'me materais un bon vieux Disney. »

« Un Disney ? »

Minho haussa les sourcils en se penchant en avant.

« Un Disney ? » Répéta-t-il sans y croire.

« Bah ouais ! Rien de mieux pour retomber dans l'insouciance. »

Mihno haussa une épaule, l'air d'y réfléchir.

« Ouais, si on voit les choses comme ça. »

« Et toi, qu'est-ce que tu regarderais ? »

Un sourire mutin étira les lèvres du Maton. Il répondit d'un air exagérément évident;

« Ben, des films d'horreurs ! Quoi d'autre ? »

« Ah ouais ? T'es d'ce genre là, toi ? » Demanda Thomas, un brin railleur.

« Du genre à m'faire flipper à mort avant d'aller me coucher ? Clairement, ouais ! »

Un instant, Thomas essaya de fouiller dans sa mémoire à la recherche d'un film, ou d'une scène d'horreur qu'il aurait vu par le passé, mais rien. Comme il s'y attendait. Pourtant, il savait qu'il en avait déjà regardé. Et qu'en plus ce n'était pas sa tasse de thé.

« Avec ça, ne manquerait plus qu'un lit pour être au summum. »

Thomas approuva, s'imaginant déjà affalé en étoile sur un matelas immense, d'au moins cinquante centimètres d'épaisseur.

« Avec des tonnes de traversins à n'en plus savoir qu'en faire. » Continua Minho, toujours sur un ton duquel perçait l'envie.

« Et des couvertures polaires… »

« Des baldaquins… »

« Un sommier en bois de chêne. »

Un nouveau rire se fit entendre de la part du Maton.

« Un lit en bois de chêne, haha, le symbole même de la virilité ! » Fit-il, un brin moqueur.

Un sourire étira les lèvres de Thomas, toujours immergé dans ses visions tant désirées. Il arrivait presque à sentir le tissu des couvertures frôler sa peau, la fraîcheur du drap et les alvéoles molletonneuses du matelas sous son dos…

Oui, si Minho et lui avaient pu avoir tout ça dans l'instant, nul doute qu'ils auraient été les plus heureux !

Curieusement, à cette pensée, le jeune homme ressentit un léger malaise lui étreindre la poitrine. Il n'avait éprouvé que furtivement le soulagement qu'il aurait ressenti dans une telle situation. Bien vite évincé par une sensation lourde et rude, qui ne le lâcha pas et fit battre son cœur un peu plus fort contre ses côtes.

Un goût amer emplit sa bouche lorsque Thomas mit le doigt sur ce qui le contrariait. Toutes ses pensées étaient dirigées vers leurs désirs actuels; un coca, une sale de bain, une baignoire, un miroir, une télé… Des désirs communs, qu'ils étaient présentement en train de vivre ensemble à travers leur imaginaire; un lit. Large. Accueillant. Hermétique aux autres.

Un sentiment honteux grimpa le long de l'estomac du brun. Il comprenait que tout ça, il voulait le vivre réellement avec Minho. Tout. Même ce qu'il n'aurait pas dû. Cette constatation lui fit peur; Minho était en train de prendre une place bien trop importante, rongeant sans pitié dans son ventre en remontant jusque dans sa poitrine.

Ce sentiment était tellement saisissant, tellement remuant qu'il fut étonné de ne pas l'avoir discerné avant.

Son retour sur terre fut un peu brutal. Minho sortait bouteille d'eau et conserve de son sac. Il arborait un air presque détendu, et Thomas eut l'impression qu'un léger sourire subsistait sur ses lèvres.

D'un coup, il n'avait plus faim. Il sortit lui aussi sa bouteille et but plusieurs gorgées, vivifiant son être entier. Mais il ne parvenait pas à se défaire de ce nouveau sentiment.

« Un jour, ce sera réel, mec. »

Il leva les yeux vers le Maton. Celui-ci glissait déjà une fourchette dans sa bouche, sans doute désireux de repartir au plus vite. Ils avaient suffisamment perdu de temps à déconner.

Déconner. C'est ça. Ils avaient déconné. Parce qu'il le fallait bien, de temps en temps. Cette pression constante qui s'abattait sur leurs épaules, cette sensation de claustrophobie qu'il ressentait chaque soir, au moment où les portes se refermaient, cette envie irrépressible de parcourir le Labyrinthe à la recherche de la sortie…

Un soupir nerveux s'enfuit d'entre ses lèvres. Avec tous ce qu'ils vivaient ici – depuis plus de deux ans pour certains –, c'était plutôt normal de se perdre à ce point dans ses désirs. Et puis, Thomas était fier mais pas au point de nier que se retrouver n'importe où, en n'importe quelle compagnie serait toujours mieux qu'ici.

« Tu ne manges pas ? »

Thomas leva son regard, pour le baisser aussitôt vers son sac. Il haussa une épaule et sortit machinalement une boîte de conserve qu'il ouvrit. Il mangea sans appétit. L'allégresse du moment avait complètement disparue.

Lorsqu'ils repartirent au pas de course, Thomas avait l'impression de n'avoir même pas récupéré la moitié de son énergie. Mais il fit semblant, et couru toute l'après-midi aux côtés de Minho.

Peu importe ses doutes et sa conscience; ça restait tout ce qu'il y avait de plus agréable ici.