Hello tout le monde ! En fan inconditionnelle de Harry Potter, je ne pouvais qu'adorer les Animaux Fantastiques. Norbert est juste vraiment trop cute, Percival est trop hot et Croyance est assez intéressant à exploiter. D'ailleurs, si vous voulez qu'on discute de ce film, n'hésitez pas à m'envoyer un MP :D

Résumé : Lorsqu'Elvie revient d'une longue mission, elle se rend compte que son meilleur ami n'est pas celui que tout le monde croit. Pourquoi est-elle la seule à voir que ce Percival Graves n'est qu'une imitation ? Et comment arrivera-t-elle à le prouver ? Car, sans le savoir, elle va se frotter à l'un des plus puissants sorciers de son temps et à ses sombres machinations.

Disclaimer : Les personnages et l'univers appartiennent à qui de droit. Je en tire aucune contrepartie de ce texte.

Merci à CacoNya pour la correction !

Bonne lecture !


Le Vinculmens

Chapitre 1

Elvie,

Heureux d'apprendre que tu es enfin de retour ! Je suis effectivement libre pour déjeuner demain et je te donne rendez-vous à notre table habituelle au Harbor Club.

J'ai grande hâte de te revoir.

Percival Graves

Quelque chose clochait dans cette lettre.

Elvie tenait dans sa main le morceau de parchemin depuis une bonne quinzaine de minutes, déjà, et ses yeux parcouraient encore et encore les quelques lignes. Tout semblait normal. Pourtant, au fond d'elle, la sorcière n'arrivait pas à se départir de cette étrange impression que quelque chose n'allait pas.

C'était peut-être le fait que l'écriture de son meilleur ami tremblait légèrement sur certaines lettres. Peut-être était-il fatigué, ou avait-il des problèmes à résoudre au MACUSA ? Cela faisait près de six mois qu'Elvie était partie en mission et n'avait plus eu de contact avec lui. Elle espérait que tout allait bien pour lui.

L'angoisse ne la quitta pourtant pas jusqu'au déjeuner du lendemain. Dans le restaurant, Elvie le repéra de loin. Si élégant dans son costume noir, il dégageait toujours cette aura charismatique qui l'avait aidé à devenir directeur du Département de la justice magique. Lorsque Percival leva ses yeux sombres vers elle, il esquissa un sourire en coin qu'elle lui rendit volontiers. Puis elle ne tarda pas à le rejoindre.

Percival se leva à son arrivée et elle se haussa sur la pointe des pieds pour déposer un baiser sur sa joue et lui serrer légèrement le bras. Enfin, elle s'installa en face de lui et le détailla un instant. Ses yeux s'arrêtèrent un moment sur sa nouvelle coupe de cheveux, presque rasée sur les côtés, et qui lui allait plutôt bien, même si elle trouvait ce fait étrange. Percival aimait bien ses petites habitudes, pourquoi avait-il changé de coiffure maintenant ? Quelques secondes plus tard, les fins sourcils d'Elvie se froncèrent et elle pencha la tête sur le côté.

– Il y a quelque chose de différent chez toi, Percy.

Son meilleur ami eut le mérite de paraître surpris avant de hausser les épaules, désinvolte.

– Une nouvelle coupe de cheveux ?

– Même si ça te va très bien, je ne parlais pas de ça.

– Beaucoup de travail au MACUSA, ajouta-t-il finalement avec un soupir équivoque. Tu sais ce que c'est, ça n'arrête pas.

– Eh bien, laisse-les un peu se débrouiller sans toi et prends du repos. Il te faut des vacances, Percy !

Il roula des yeux et esquissa un sourire.

– Je n'ai pas le temps pour ça. Et ne me dis pas que je travaille trop. Ce n'est pas moi qui reviens d'une mission de six mois.

Elvie éclata de rire et balaya l'air de sa main, avant de rejeter en arrière quelques mèches de son épaisse chevelure blonde.

– Tu as parfaitement raison.

– Comment ça s'est passé là-bas ? s'enquit-il avant de héler le serveur pour lui commander son habituel verre de cidre.

S'adossant contre le dossier de sa chaise, Elvie arbora une mine boudeuse.

– Tu sais bien que je ne peux pas en parler. Je ne suis pas au Département des Mystères pour rien, Percy, chéri. Mais j'ai survécu, si c'est là la nature de ta question. Je suis bien revenue jusqu'ici en un seul morceau, non ?

Percival esquissa un sourire amusé qui n'atteignit pourtant pas ses yeux, et cela intrigua Elvie. La sorcière pouvait se targuer d'être la seule dans l'entourage de Percival à réussir à obtenir un sourire sincère, chaleureux, où ses iris s'éclairaient réellement. Là, les prunelles sombres restèrent aussi glaciales que deux morceaux de charbon et Elvie en fut perturbée. Peut-être avait-il minimisé la quantité de travail qu'il avait au MACUSA et n'allait-il pas aussi bien qu'il le lui laissait croire ?

– Et toi, qu'as-tu fait pendant mon absence ? As-tu rencontré la future madame Graves ? Elle doit se lasser de t'attendre, depuis tout ce temps ! s'amusa-t-elle, les yeux pétillants.

– Hélas, je n'en ai pas eu le temps.

Elvie fronça les sourcils et posa ses coudes sur la table pour le dévisager avec sérieux.

– Percy, il faut que tu prennes du temps pour toi.

Il plongea ses iris noirs dans les siennes, bleu azur, et Elvie eut l'impression désagréable d'être face à un parfait étranger. Cette constatation la choqua et elle eut un bref mouvement de recul qu'elle masqua en attrapant le verre de cidre que le serveur venait de lui apporter. Tandis qu'elle sirotait le liquide doré, Elvie réfléchissait activement, le ventre à présent noué d'une angoisse sourde.

C'était Percy, son Percy. Il avait la même allure, le même sourire en coin, la même manière de s'exprimer. Pourtant… Pourtant, elle ne reconnaissait pas ce regard. Ce n'était pas celui de l'homme qu'elle avait appris à connaître depuis sa première année à Ilvermorny. Ce n'était pas ce regard chaleureux qu'il ne posait que sur elle et qui lui donnait l'impression que rien de mal ne pouvait lui arriver. Non. Non, ce n'était pas lui.

Le reste du déjeuner, Elvie tenta de paraître naturelle et fit comme si de rien n'était. Elle plaisantait volontiers avec l'usurpateur et entretenait la conversation, tentant d'obtenir des indices. Elle ne fit aucune remarque lorsque l'autre mangea les olives de son plat alors qu'elle savait que son Percival détestait cela. Non, elle fit semblant, du début à la fin.

Lorsqu'elle prit enfin congé, Elvie se rua au MACUSA jusque dans le bureau de la présidente et Séraphine la regarda débouler dans la pièce avec stupeur. Elvie Jauncey était connue de tous, ici. Au même titre que Percival Graves, elle descendait de l'un des douze illustres Aurors des débuts du MACUSA. Leurs familles étaient respectées et honorées à travers toute l'Amérique et eux-mêmes avaient facilement gravi les échelons au MACUSA et dirigeaient à présent leur propre service.

– Il y a un problème avec Percival, s'exclama Elvie en posant ses mains sur le bureau de la présidente, le visage contracté.

Séraphine Picquery fut surprise de cette affirmation et elle incita sa subordonnée à s'expliquer.

– Comme vous le savez, j'étais en mission pour six mois, sans contact avec le monde sorcier. Je reviens juste d'un déjeuner avec Percival et… ce n'est pas lui !

– Comment ça, ce n'est pas lui ? rétorqua Séraphine en fronçant les sourcils. Il semblait lui-même lorsque je lui ai parlé, pas plus tard que ce matin.

– Vous ne vous en êtes même pas rendu compte ? s'horrifia Elvie en se redressant vivement. Quelqu'un a usurpé son identité. Ce n'est pas Percival, je vous dis !

La présidente la considéra avec calme avant de soupirer légèrement.

– Elvie, je sais que votre mission a été difficile, autant physiquement que psychologiquement. Vous devriez aller vous reposer, vous êtes simplement fatiguée. Vous êtes en arrêt pour encore deux semaines, je vous le rappelle.

– Mais je…

Séraphine leva la main pour la faire taire.

– Reposez-vous, puis voyez à nouveau Monsieur Graves. Si vous avez des preuves concrètes à me soumettre, je reconsidérai la question. Mais voyez les faits : personne n'a reporté que Percival se comportait d'une manière étrange. Ses collaborateurs l'auraient remarqué, et moi de même.

Elvie serra les poings, voyant qu'on ne la croyait pas. Pourtant, elle était sûre d'elle. Un inconnu usurpait l'identité de son meilleur ami et, s'il fallait des preuves, alors elle les aurait, d'une manière ou d'une autre ! Elle tourna les talons, décidée. Foi d'Elvie Jauncey, cet imposteur allait le payer !

x

Prendre en filature cet ersatz de Percival Graves n'était pas la chose la plus difficile en soi. Comme il avait pris soin de récupérer les vêtements et les effets de celui qu'il copiait allégrement, Elvie put sans problème le suivre à la trace. Des années plus tôt, elle avait offert à son Percival une montre à gousset en or sur laquelle elle avait apposé un sortilège très spécial de traçage et de localisation. Il s'agissait d'un sort ancien issu de ses recherches sur des tribus sorcières isolées et il avait l'avantage d'être indétectable aux utilisateurs de la magie moderne.

Pourtant, à part le fait qu'il voyait régulièrement un jeune homme issu des Fidèles de Salem, l'usurpateur passait son temps entre le Woolworth Building où siégeait le MACUSA et la maison de Percival. Après quelques jours à suivre ainsi ses déplacements, Elvie se décida à se rendre au domicile de son meilleur ami dont elle connaissait les moindres recoins. Elle se souvenait encore très bien de cette sinistre période où elle avait habité chez lui plusieurs mois durant. Sans son meilleur ami à ses côtés, elle aurait sombré, irrévocablement.

Pendant leur première année à l'université de Rosebay à Washington, Percival et elle s'étaient un peu perdus de vue après une dispute âpre et violente. Percival ne supportait pas qu'elle ait une liaison avec Thomas Harrington, un riche héritier d'une famille sorcière. Il lui reprochait de la manipuler et lui avait juré de ne plus jamais lui reparler tant qu'elle serait avec lui. À l'époque, Elvie avait simplement pensé qu'il lui disait cela parce qu'elle ne passait plus autant de temps avec lui et qu'il en était jaloux.

Les années avaient passé, Percival et elle travaillaient tous les deux au MACUSA où ils se croisaient peu et s'ignoraient royalement lorsque cela survenait. Elvie était toujours avec Thomas qui gravitait dans les sphères politiques et ils étaient fiancés. Thomas exerçait son influence néfaste sur la jeune femme perdue et incertaine qu'elle était alors. À l'époque, elle avait l'impression d'être aimée, mais… ce n'était qu'une illusion. Lentement, au fil du temps, le piège se referma sur elle. Ses amis disparurent et elle n'eut plus de contact avec sa famille avec laquelle elle s'était brouillée à cause de lui. De toute manière, ses parents étaient morts lorsqu'elle avait onze ans et puis Thomas éclipsait tout le reste.

Il comblait ses besoins et se rendait indispensable aux yeux d'Elvie. Bientôt, elle ne put vivre sans lui, elle en dépendait trop. Il ne lui restait plus personne à part Thomas et il était si gentil et attentionné. Alors, la première fois où il se montra violent avec elle, elle ne comprit pas. Puis Elvie sut qu'elle l'avait déçu et en fut profondément attristée. La seconde fois, encore, elle se dit que c'était sa faute. Puis le temps passa, et elle subit en silence ses assauts et ses coups violents qui meurtrissaient peu à peu son corps et son esprit. La peur que quelqu'un soit au courant ne la lâchait pas un seul instant et puis… et puis un jour, Percival et elle s'étaient retrouvés dans un couloir du Département de la justice magique.

À peine son regard l'avait effleuré qu'il avait su. Elvie ignorait toujours comment, cela faisait près de huit ans qu'ils ne s'étaient plus adressé la parole. Pourtant, pour la première fois de ces années ensemble au MACUSA, il ne passa pas à côté d'elle en l'ignorant. Ses iris sombres la dévisagèrent avec insistance et il finit par lui attraper doucement la main pour la conduire jusqu'à son bureau. Elvie ne savait pas pourquoi elle n'avait pas protesté ce jour-là. Peut-être avait-elle tout simplement besoin que son meilleur ami revienne dans sa vie. Peut-être était-ce regard si spécial qu'il ne posait que sur elle et qui semblait avoir le pouvoir de la protéger de n'importe quoi, et de n'importe qui.

Ce fut Percival qui la sortit de cet enfer qu'elle vivait au quotidien. Il usa de sa position au MACUSA et de la notoriété de sa famille pour faire disparaître à jamais Thomas de la vie de la jeune femme. Il la prit chez lui, dans sa maison à Manhattan, où elle trouva le calme et la sérénité qu'il lui fallait pour se reconstruire. Cela lui prit presque un an mais, toujours, Percival fut à ses côtés, patient, attentionné et il l'aida du mieux qu'il le pût. Elvie savait que les gens trouvaient toujours son meilleur ami froid, distant et arrogant, mais elle seule savait qui il était vraiment. Alors non, décidément, elle ne pouvait pas se tromper sur son compte. Ce n'était pas son Percy qui déambulait dans les rues de New York aujourd'hui, ce n'était ni plus ni moins qu'un imposteur !

x

Entrer dans la maison de Percival fut un jeu d'enfant, car Elvie n'était pas une sorcière comme les autres. Son travail au Département des Mystères l'avait amené à faire beaucoup de recherches sur les différentes formes de magies, anciennes et modernes. À présent, elle utilisait rarement sa baguette et préférait user de sorts oubliés depuis longtemps, mais qui avaient l'avantage de passer facilement les barrières actuelles des sorciers.

Parcourir ces longs couloirs aux tapis moelleux lui rappelait avec nostalgie cette année aux côtés de Percival. Pendant près d'une heure, elle visita chaque pièce et tenta de trouver son meilleur ami ou des traces de sa présence ici, mais rien. En dernier, elle se rendit dans le grenier qui rassemblait plus de meubles et de poussières que dans tout le reste de la maison. Là, des traces de pas étaient nettement visibles sur le sol et se dirigeaient vers une armoire dans le fond de la pièce.

Le cœur battant, Elvie ouvrit la porte. N'apercevant rien à part le fond du meuble, elle sentit pourtant qu'on avait usé de magie ici. Alors, elle grimpa à l'intérieur, fit un pas en avant et se retrouva soudainement dans une petite pièce obscure aux murs marron. Et, au beau milieu, allongé sur une table dans sa chemise blanche et son pantalon qui avaient connu des jours meilleurs, se trouvait Percival. Son Percival. Son cœur s'emballa dans sa poitrine. Il était inconscient mais une mince lueur bleutée irradiait de son corps. Elvie s'approcha précautionneusement pour tenter de déterminer sous quel sortilège il se trouvait. Soulagée, elle ne put s'empêcher de passer une main sur sa joue râpeuse, oubliant pour quelques secondes où elle se trouvait.

– Il ne se réveillera pas.

Aussitôt, Elvie releva les yeux vers l'entrée où la copie de Percival venait d'apparaître. Elle leva une main menaçante vers lui, mais n'obtint qu'un simple ricanement de la part de l'intéressé, ce qui enlaidit le beau visage de son meilleur ami.

– Vous avez peut-être déjoué mes barrières, mais vous ne pouvez rien contre moi. Oh, cela aurait pu marcher, si vous aviez pris vos précautions en entrant dans cette pièce, convint l'imposteur avec un sourire amusé. J'y ai posé des sortilèges que vous n'avez pas pris la peine de désactiver.

Elvie se maudit pour sa négligence. Toute à sa joie d'avoir retrouvé Percival, elle ne s'était pas montrée assez prudente et maintenant… maintenant, il lui faudrait se battre. Lentement, elle se plaça devant son meilleur ami et leva ses mains en l'air devant elle. Elle effectua quelques mouvements et la déflagration de son attaque fit vibrer les murs un bref instant. Pourtant, l'autre eut un simple geste de sa baguette qui fit disparaître l'éclat du sortilège.

– Votre magie est intéressante, déclara le faux Percival avec un regard avide. J'ai bien envie de vous garder en vie pour en apprendre plus.

Elvie ne répondit pas et enchaîna les attaques. Elle réussit à le blesser au bras, mais, bientôt, elle se retrouva les mains liées dans un sortilège d'entrave qu'elle ne connaissait pas. Jamais Elvie n'avait rencontré de sorcier aussi fort. Qui était-il donc ? Seul un grand mage pourrait…

– Vous êtes Grindelwald ! s'exclama-t-elle brusquement, horrifiée par cette découverte.

– Et un point pour la maison de l'Oiseau-Tonnerre ! s'amusa l'autre en faisant mine de l'applaudir.

Elvie se rendit compte que, s'il savait pour sa maison à Ilvermorny, il devait certainement tout connaître de sa vie. Lentement, la sorcière comprit ce que cela impliquait. Gellert Grindelwald était infiltré au MACUSA et personne n'était au courant, sauf elle. Et elle venait de se faire capturer par lui ! Tentant de regagner son calme, elle se souvient de ce qu'elle avait appris dans la tribu Nawali. Doucement, elle bougea ses doigts, les tapotant les uns contre les autres à intervalle régulier. Puis, brusquement, le sortilège qui entravait ses poignets céda et elle se mordit soudainement le doigt au sang et hurla un « Hatetema » rageur.

Grindelwald assista, stupéfait, à la suite des évènements. Une aura lumineuse et tremblotante enveloppa la sorcière d'une couleur rouge éclatant. Le flamboiement grandit en puissance et prit la forme d'un squelette de flammes qui se détacha bientôt du corps d'Elvie pour se placer devant elle et la protéger. La sorcière tomba à genoux dans une espèce de transe et Grindelwald contempla avec fascination cette apparition.

– Merveilleux, souffla-t-il, les yeux écarquillés.

Pourtant, il perdit de sa superbe lorsque l'un des longs bras squelettiques l'attrapa à la gorge. Il leva sa baguette et se défit de l'emprise, puis l'être étrange l'attaqua sauvagement. Il réussit à l'esquiver, mais sa chemise prit feu et il l'éteignit prestement avant de se concentrer sur ce combat singulier. Grindelwald tenta plusieurs sortilèges de magie noire, mais rien ne semblait faire effet. Il ne pouvait qu'échapper à l'étreinte mortelle du mieux qu'il le pouvait dans cette pièce exiguë.

Alors, le sorcier décida de changer de stratégie. Il bondit sur le côté pour échapper à la créature et réussit à lancer un Doloris sur la femme prostrée à terre. Elvie lâcha un hurlement de pure souffrance et la silhouette décharnée se brouilla. Ainsi, Grindelwald concentra ses sortilèges sur la sorcière et, lentement, le squelette disparut pour de bon. Le corps gracile s'affala sur le sol, ses cheveux dorés formant un halo de pureté sur la pierre froide et grise. Avec un sourire satisfait, Grindelwald s'approcha de son adversaire vaincue.

D'un geste assuré, il sortit la montre à gousset en or de la poche de son veston qu'il ouvrit d'un coup sec. Puis le sorcier exécuta une série de mouvement de sa baguette et la silhouette d'Elvie se brouilla pour disparaître brusquement. Le loquet se referma dans un claquement sonore et Grindelwald rangea l'objet dans sa poche, heureux de la tournure que prenaient les choses. Nul doute qu'il en tirerait quelque chose. Avec elle et l'Obscurial à ses côtés, plus rien ne pourrait se dresser devant lui.


Alors, alors ? Oui, mon personnage a sérieusement besoin d'être sauvé des griffes de Grindelwald, mais qui s'en chargera ?