Le Chant du Rossignol
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The Song of the Nightingale
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A Harry Potter fanfiction written by Théodore Barney
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Résumé
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C'est la dernière année de Drago à Poudlard. Le château n'est plus un havre de paix, car
derrière sa façade un drame se prépare. Tant de jalousies, de mensonges, de secrets,
de trahisons...
Mais qui est donc le mystérieux élu de la prophétie ? Quelle est cette légende ancestrale,
objet de tant de convoitises et qui serait disparu depuis des siècles ? Qu'est-ce qui se cache dans
cet œuf d'or, le plus précieux trésor au monde ?
Voilà les questions que se pose Drago tandis qu'au-dehors la guerre se prépare.
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Personnages principaux
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Hermione Granger / Drago Malefoy / Harry Potter
Ronald Weasley / Tracey Davis / Blaise Zabini
Albus Dumbledore / Severus Rogue / Narcissa Malefoy
Cormac Mc Laggen / Cho Chang / Pansy Parkinson
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Remerciements
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Je déclare tout mon respect à J.K. Rowling et à son œuvre, je ne fait qu'emprunter ses
personnages et son univers, seul le scénario est de moi. Un grand merci à l'avance pour tout
ceux qui lieront cette fanfiction, j'aime toujours faire plaisir à quelqu'un en le divertissant et
en lui faisant oublier les petits soucis du quotidien l'espace de quelques dizaines de minutes.
Pour l'anecdote, je n'écris pas pour avoir plein de lecteurs, j'écris pour mon plaisir. Mon but est
simplement de vous faire partager ce que j'aime chez Harry Potter et de vous montrer tout
ce que l'on peux raconter à partir de l'histoire originale. Je n'attends pas des lecteurs qu'ils
mettent tous un commentaire, mais qu'ils puissent exprimer ce qu'ils ressentent en lisant
l'histoire, donc laisser une review est la meilleure chose à faire si vous voulez que je sache
ce que vous pensez de mon travail.
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Chapitre 1 : L'échiquier
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Sur sa douce peau, la jeune fille sentit la chaleur d'une lumière et se réveilla alors qu'a l'horizon se levait l'aurore aux doigts de rose, la promesse d'une belle journée à venir. Hermione Granger ne s'était pas encore lever que quelqu'un frappait déjà à sa porte, et elle s'empressa d'aller ouvrir.
- Bonjour Hermione, déclara sa mère qui se tenait sur le seuil. Il faut qu'on y aille sinon nous serons en retard.
- Oui je sais. Donne-moi une demi-heure s'il te plaît maman.
Sa mère hocha la tête et referma le battant de la porte au grand soulagement de la jeune Gryffondor. Celle-ci partit se doucher avant de vérifier que tout était en ordre dans sa valise. Elle finit par descendre au salon quelques minutes plus tard, où ses parents l'attendaient. Bien que son père et sa mère fussent depuis longtemps au courant de son statut de sorcière possédant des pouvoirs surnaturels, ils ne pouvaient s'empêcher de regarder sa baguette avec inquiétude et d'être très stressés chaque fois que leur fille en faisait usage devant eux (même si cela arrivait très rarement).
Hermione leur fut pourtant reconnaissante de l'accompagner à la gare de King's Cross ce matin-là, comme n'importe quel autre rentrée scolaire.
- Prends bien soin de toi ma chérie, dit sa mère en l'embrassant.
- Vous aussi.
- écrit-nous surtout ! S'empressa de dire Mme Granger pendant que son mari démarrait. On se revoit pour Noël.
Hermione leur fit un petit signe de la main, un mouchoir déjà humide dans l'autre. Chaque fois qu'elle quittait ses parents elle avait l'impression d'entrer dans une autre dimension, celle de la magie. Et chaque fois elle ressentait un pincement au cœur à l'idée qu'ils ne faisaient pas parti de ce monde, là où elle avait sa véritable place, un monde qu'ils ne pourraient jamais connaître.
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La jeune Gryffondor se dirigea alors entre les voies 9 et 10, et atterrit sur le quai 9 3 /4 où se trouvait le Poudlard Express qui devait partir à 11h00 pile. Hermione commençait désormais sa septième et dernière année à l'école de magie la plus prestigieuse de Grande-Bretagne. Et elle avait reçu une lettre de Poudlard disant qu'elle était préfète-en-chef avec un badge rouge et or. Elle n'eût cependant pas le temps de se retourner qu'une tornade rousse se jeta sur elle, lui coupant la respiration l'espace d'une seconde.
- Comme tu m'a manqué Hermione ! S'écria Ginny en lui souriant de toutes ses dents. Ah si tu savais !
- Toi aussi tu m'a manqué, sourit la jolie brune. Tu n'aurais pas vu Ron et Harry par hasard ?
- Figure-toi qu'ils sont en train de se disputer à cause d'un stupide pari de quidditch. Je te laisse apprécier.
Elles levèrent toutes les deux les yeux au ciel devant tant d'enfantillages au moment même où les deux concernés arrivaient sur le quai sans cesser d'examiner un morceau de papier.
Ron enlaça immédiatement sa meilleure amie mais Harry lui, restait perplexe devant le bout de papier qu'il tenait à la main.
- Qu'est-ce qui c'est passé ? Interrogea Hermione
- Euh...en fait ont avaient parié que les Harpies de Holyhead allaient gagner contre les Canons de Chudley, mais ça ne c'est pas passé comme prévu, déclara Ron. Tu te rends compte, tout cela à cause de Harry, il m'a forcé à renier mon équipe fétiche !
- Et alors, ce n'est pas si grave Ron.
- Pas si grave ? Ça se voit que tu n'y a rien perdu toi. On a perdu cinquante mornilles dans l'histoire.
Ginny et Hermione éclatèrent de rire sous le regard indigné du rouquin. Décidément il n'y avait que les hommes pour perdre aussi bêtement de l'argent gagner à la force des bras par des adultes sans doute bien plus responsables qu'eux.
- Et Moly qu'est-ce qu'elle a dit ?
- Oh tu sais elle est habituée avec Fred et George, susurra Ginny. Elle a dû se faire une raison.
- Eh ! C'est qui celui qui va réussir ses ASPICS cette année ?
- Ne t'en fait pas Ronald, j'ai réussi plus de BUSE que toi c'est déjà un bon début, déclara malicieusement sa sœur.
- Bon si on y allait au lieu de subir vos querelles familiales ? Proposa Harry.
Tout les quatre se dirigèrent vers le train, dont la fumée sortait déjà de la locomotive. Parmis les nombreux wagons, Ron choisit un des plus éloignés de l'avant du train pour éviter le bruit des chaudières
- Je vais vous laisser, déclara Ginny. On se voit au dîner de ce soir.
Aussitôt qu'elle fût sortit, Dean et Neville vinrent s'asseoir avec eux juste avant le départ du train. Rapidement celui-ci prit de la vitesse et le paysage se mit à défiler devant leurs yeux, tout en s'éloignant de la capitale anglaise. Chacun se mit alors à raconter ses vacances en détail, ce qui n'intéressait pas vraiment Hermione puisqu'elle était restée chez elle tout l'été. Au beau milieu de leur conversation, elle sortit du wagon en prétextant vouloir prendre l'air.
La vitesse folle à laquelle allait le train était enivrante, et la jeune femme ne pût s'empêcher d'ouvrir la fenêtre pour respirer l'air frais du dehors et sentir le vent caresser son visage. Elle referma la fenêtre à regret quelques minutes plus tard et s'apprêta à rentrer dans son wagon lorsqu'elle heurta brusquement quelqu'un et dût se retenir à une rampe pour ne pas s'étaler au sol. Elle pâlit aussitôt en voyant Drago Malefoy se dresser devant elle et la regarder d'un air méprisant.
- Tu me bouches le passage Granger alors fait-moi le plaisir de t'écarter lorsque je passe.
Il continua à marcher dans le couloir du train sans un regard en arrière, et Hermione sentit toute sa haine renaître dans son cœur, cette haine qu'elle avait enterrée comme chaque été et qui à nouveau refaisait surface. Elle s'apprêta à répliquer lorsqu'elle vit qu'il avait disparu. Furieuse, elle ouvrit brusquement la porte de son wagon et s'assit sur son siège la tête dans les mains.
- Qu'est-ce qui c'est passé ? Demanda Ron en la regardant.
- Rien.
- Comment ça rien ? Tu es hors de toi.
Tout le monde la dévisageait, ce qui l'a mis extrêmement mal à l'aise.
- Encore Malefoy si tu veux savoir.
- Quoi, cette fouine t'as encore fait du mal ?
- C'est bon Ron, c'est oublié, mentit Hermione.
En réalité, ce simple incident avait fait revenir en elle des sentiments qu'elle détestait encore plus que celui qui les déclenchaient...et elle avait remarquer le badge vert sur sa robe : lui aussi était préfet-en-chef cette année.
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Quelques heures plus tard le train arriva dans la gare de Pré-au-Lard et tout le monde s'empressa de descendre du train et de monter dans les diligences tirés par des Sombrals. Il était 19h00 passés lorsque Hermione pénétra dans la Grande Salle, éclairée par des centaines de bougies, et où un concert de voix ininterrompu se faisait entendre dans un joyeux conciliabule qui rendait l'atmosphère très chaleureuse. La jeune Gryffondor s'assit à-côté de Ginny, en face de Harry et Ron. Quelques minutes plus tard, Dumbledore réclama le silence, et tout le monde se tue avant le traditionnel discours de début d'année qui précédait la répartition des élèves de première année. Ron et Harry écoutaient d'une oreille distraite, attendant avec impatience le repas. Une fois le discours terminé, le directeur apporta le choixpeau magique et les nouveaux élèves furent répartis dans les différentes maisons. Ron et Harry sifflaient chaque fois qu'un élève allait à Serpentard et applaudissaient lorsqu'un petit nouveau se dirigeait vers leur table. Au bout d'une période interminable, le festin apparu enfin sous les vivas des estomacs affamés. Hermione dû bien malgré elle subir le spectacle d'un Ronald s'empiffrant de tout ce qui lui passait sous la main, alors qu'elle-même n'avalait que des petites bouchées de nourriture. Une fois le repas terminé, Dumbledore pria chaque préfet et préfète à accompagner les nouveaux venus jusqu'à leur salle commune et souhaita une bonne rentrée à tout le monde.
- Ron vient avec moi, s'écria Hermione en le tirant par le bras.
- Mais c'est l'heure d'aller dormir 'Mione, protesta-il.
- Pas avant que tu n'ai rempli tes devoirs. Tu es encore préfet je te rappelle.
- Oui, et bien toi tu es préfète-en-chef, tu peux bien le faire à ma place. L'autre préfet peux aussi s'en charger à ma place.
- Non Ron, fait ton travail, je ne peux pas tout faire toute seule.
Son meilleur ami maugréa encore, mais accepta et tous les deux conduisirent la trentaine de nouveaux au septième étage. Une fois le travail fini, le rouquin partit digérer sa gloutonnerie dans son lit pendant qu'Hermione, elle aussi exténuée s'enfonçait sous ses couvertures.
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Le lendemain la Gryffondor retrouva ses deux amis pour le petit-déjeuner, très léger comme toujours. Peeves, l'esprit frappeur passa dans les rangs pour leur distribuer l'emploi du temps de leur ultime année au château.
- C'est pas vrai, on a déjà Métamorphose ce matin ! S'indigna Ron.
- Ne te plains pas, moi j'ai quatre heures d'Arithmancie dans la semaine, déclara son amie.
- Oui bon, toi tu as l'emploi du temps du ministre, même mon père ne travaille pas autant d'heures que toi.
- Oh tu exagères.
- Allons en cours, décida Harry. Nous avons assez discuter.
- Ne me dit pas qu'on a cours avec les Serpentard ?
- Euh...malheureusement si.
Ron et Hermione firent une tête d'enterrement ce qui obligea Harry à rire pour détendre l'atmosphère.
- Tiens, tiens c'est pas la belette et le balafré que je vois là-bas ? S'interrogea Drago. On peut deviner leur présence rien qu'a leur odeur de rat d'égout.
Crabbe et Goyle éclatèrent d'un rire gras en entendant ce que leur Dieu affirmait, mais ils se calmèrent raidement lorsque Drago leva une main pour les faire taire. Le Serpentard ne voulait pas être ridiculiser à cause de ces deux crapauds.
- Que-ce que tu fiches ici Malefoy ? Demanda Hermione. Tu bouches le chemin figure-toi.
Drago la regarda froidement, concentrant toute sa haine dans ce seul regard pour la fille de Poudlard qu'il détestait le plus.
- Alors comme ça on joue les rebelles Granger ? J'ai l'impression de ne pas avoir été assez clair tout à l'heure.
- C'est quoi cette histoire ? S'énerva Ron, déjà bien remonté.
- Toi la belette tu ferais mieux de ne pas l'ouvrir si tu tiens à l'intégrité de ton corps.
Il se remit à fixer Hermione de ses yeux gris acier qui la transperçait comme autant de lames de rasoir.
- Je n'ai pas l'intention d'avoir à intervenir la prochaine fois que vous débarquer dans mon champ de vision tous les trois. D'autres s'en chargeront à ma place, pas vrai Crabbe ?
Celui-ci hocha sa grosse tête blafarde et constellée de boutons, mais au moment où Ron allait répliquer le professeur Mc Gonagal arriva et les fit rentrer dans sa classe pour le premier cours de l'année. Lorsque la sonnerie retentit, tout le monde se précipita hors de la salle de classe, surtout Hermione qui était à nouveau furieuse mais qui arrivait à se maîtriser contrairement à Ron qui soufflait comme un buffle prêt à charger et serrait les poings.
- Si je revoie une seule fois de la journée cette fouine où l'un de ses chiens de garde je leur lance un sort entre les deux yeux.
- Ron arrête s'il te plaît, s'écria Hermione. Fait comme si il n'existait pas, mince. Tu tiens tellement que cela à te rabaisser à son niveau ?
Le rouquin baissa les yeux et s'excusa dans sa barbe. Première journée et déjà première dispute entre elle et Ron, toujours à cause du même blondinet prétentieux et arrogant qu'elle se jura de remettre à sa place. Harry avait lui l'esprit entièrement tourné vers ses fonctions de capitaine de l'équipe de quidditch de Gryffondor. Mais le premier entraînement ne débutait que la semaine suivante alors il dû prendre son mal en patience.
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Le soir venu, Ron proposa à son meilleur ami une partie d'échecs tandis qu'Hermione lisait un livre au coin du feu.
- J'ai une idée Harry, s'écria le rouquin.
- Vas-y propose.
- Si on donnait des noms aux pièces ? Par exemple je suis le cavalier blanc et toi tu es le fou noir. Tu en dit quoi ?
- Peut m'importe, mais si tu trouves ça drôle...
- Et toi Hermione quelle pièce tu veux être ?
- Ce qu'il te fait plaisir Ron.
- Non, non je te laisse choisir toi-même.
- Tu sais bien que je suis la reine. La reine noire.
- On va mettre Malefoy la fouine et sa clique de dégénérés dans le camp des noirs, ça va me motiver à gagner.
- Parfait. On commence ? Je ne suis pas enchanté de mes pièces mais bon, on fait avec.
Comme d'habitude Ron l'emporta, lui et Harry ne tardèrent pas ensuite à aller se coucher au contraire d'Hermione qui resta au coin du feu à travailler.
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Le lendemain Harry se blessa à la main en cours de botanique à cause d'une plante carnivore, et fut emmener à l'infirmerie par précaution.
- Alors, rien de grave ? Demanda Ron au déjeuner dans la Grande Salle.
- Non, ça va aller. Mme Pomfresh m'a appliqué une crème spéciale contre les infections vénéneuses, il ne devrait plus rien rester de la blessure demain.
Leur cours suivant était le redouté cours de Potions, tous les trois n'avaient pas du tout envie de revoir Rogue et durent se forcer à se diriger vers les cachots.
- Bien, déclara le professeur Rogue avec son habituelle voix froide. Cette année j'ai décider de ne prendre que les élèves ayant obtenu une note supérieure à la moyenne aux examens de l'année dernière en Potions, ce que tout professeur qui se respecte devrait faire dans chacune de vos matières. Ne devrons donc se présenter la prochaine fois dans mon cours, que les élèves que voici.
Et d'un coup de baguette il fit apparaître au tableau la liste des étudiants admis en Potions chez les Septième année.
- C'est une blague ? Marmonna Harry. On est même pas dans la liste.
- Il fallait réussir ses examens, déclara Parvati d'une voix mièvre.
- Ne me donne pas de conseils Parvati, s'énerva Harry. Quel bourbier Hermione, tu va devoir te retrouver sans nous en Potions.
La jeune femme hocha la tête, mais devait reconnaître que la décision de Rogue était on ne peut plus logique. A la fin du cours ses deux amis sortirent en traînant des pieds même s'ils devaient jubiler intérieurement de ne pas avoir à subir Rogue une année de plus.
- je vais à la bibliothèque si jamais vous me cherchez, déclara Hermione. Ces deux amis lui firent un petit signe de la main et elle se dirigea vers l'endroit qu'elle aimait le plus au château. En cherchant un livre parmi les rayons elle tomba sur Dean qui faisait ses devoirs sur un grand rouleau de parchemin.
- Salut Hermione, dit-il avec un grand sourire. Tu peux venir t'asseoir à ma table si tu veux.
- Merci Dean, dit-elle en prenant un livre de potions et en s'installant confortablement entre les hautes étagères de la bibliothèque. Tu es accepté en potions ou pas ?
- Oui heureusement sinon mes parents m'auraient passer un savon.
- Mais tes parents sont moldus si je ne me trompe pas.
- Oui, mais ils s'intéressent de très près à ce que je fait...d'un peux trop près à mon avis.
- Malheureusement mes parents ne s'intéressent pas vraiment à ce que je fait, déjà parce qu'ils ne comprennent rien à la magie et puis...
Dean se rendit soudain compte qu'elle avait les larmes aux yeux et se sentit obliger de s'excuser.
- Je suis désolé Hermione, je ne voulais pas te faire de peine.
- Non Dean, c'est ma faute, dit-elle en essuyant ses joues d'un geste rageur. Je n'ai pas la chance qui est la tienne.
Dean lui prit les deux mains et la regarda d'un air grave.
- Dans ce monde intolérable qui est le nôtre, je ne crois pas que ni toi ni moi ne soyons chanceux. Il suffit de regarder Malefoy nous insulter chaque jour de sang impur pour s'en rendre compte.
- Oui tu as raison, dit-elle en revenant à son livre.
Avant que le Gryffondor ne s'en aille, Hermione l'appela.
- Si tu entends Malefoy t'insulter, appelle-moi. Je me ferais un plaisir de lui botter les fesses.
Dean éclata de rire et lui assura qu'il ne laisserait pas passer une telle occasion de se présenter.
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- Tu me prends vraiment pour un imbécile ou quoi ? S'exclama Drago en se rapprochant dangereusement de Pansy.
- Non Drago, je...
Sa phrase fut violament coupée par une gifle magistrale qui l'envoya valser contre le mur de la salle commune.
- Drago arrête, elle a déjà assez subie tes sautes d'humeur, déclara Blaise Zabini en s'interposant entre eux.
Le jeune homme le regarda d'un air de défi de ses yeux gris sombres comme un ciel un soir d'orage.
- Ce n'est pas parce que tu es mon unique ami qu'il faut que tu te mêles de ma vie privée Blaise.
Celui-ci soutint son regard sans sourciller.
- Que tu le veuilles ou non je ne suis pas Crabbe ou Goyle et je n'obéis à personne hormis mon père. Je suis en train de t'aider Drago.
Pansy se releva péniblement pendant qu'il parlait mais Drago attentif, fit revenir aussitôt la jeune femme vers lui.
- Dray non je t'en prie mon choupinou...
- Lâche-la Drago, le mal est fait.
Le jeune homme la lâcha brusquement et la regarda avec dégoût. Puis il éclata d'un rire glacial qui fit frissonner Blaise. Pourtant le grand dadet ne bougea pas d'un millimètre.
- Cela se voit que ce n'est pas toi qui t'es fait manipuler pendant au moins trois semaines.
- Oh je t'en prie Drago ! À chaque fois on a la même discussion toi et moi : tu dramatises !
- Ah oui je dramatises ? Est-ce qu'elle dramatises, elle lorsqu'elle revient vers moi après m'avoir jeté comme une vieille chaussette et qu'elle fait comme si de rien n'était ?! Tout ça pour finalement coucher avec Nott dans mon dos.
- Tu sais bien qu'il l'a séduite avec le filtre d'amour en juin dernier. Enfin, Drago regarde la réalité en face, cette pauvre Pansy n'y est pour rien.
- Alors maintenant je dois aller casser la gueule à Nott c'est ça ?
- Je crois surtout que tu devrais arrêter de te comporter comme un enfant Drago. Chaque fois que quelqu'un t'énerve tu te sens obliger de t'énerver deux fois plus que nécessaire. Tiens par exemple hier lorsque Weasley et Potter se sont ramenés...
- Ne me parle surtout pas d'eux Blaise. Je sais ce que j'ai à faire et j'assume entièrement mes actes.
- Non justement tu n'assumes rien du tout. Regarde maintenant, Pansy est partie se réfugiée dans le dortoir des filles. Et qui va devoir payer les pots cassés ? Tonton Blaise pardi.
- Je suis désolé, j'avais besoin de me défouler sur quelqu'un.
- À cause de ton père c'est ça ?
Drago le regarda avec des yeux brûlants de haine. Mais Blaise vit qu'en réalité c'était le mur d'en face qu'il toisait.
- C'est exact.
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Le jour suivant le Serpentard paru plus calme aux yeux de Blaise mais celui-ci savait que ce n'était qu'un masque et que Drago tentait de se maîtriser pour ne pas étriper Nott et Pansy par la même occasion. En voyant son meilleur ami très énervé, Blaise pria pour qu'un de ces maudits Gryffondor n'en profite pas pour se rameuter et laisser exploser la colère de son ami au grand jour. Drago toucha à peine à son assiette ce matin-là, et Blaise resta constamment à ses côtés tout en surveillant Pansy qui mangeait en silence un peu plus loin, la joue droite rougie et les yeux boursouflés.
Une fois installés confortablement au fond de la salle d'histoire de la magie, Blaise posa la question qui lui brûlait les lèvres.
- Drago ?
- Mmh...
- ça remonte à quand la dernière fois que tu es resté plus d'une semaine avec la même fille ?
- Disons que cela ne m'est jamais arrivé.
- Je vais poser ma question autrement : est-ce que tu as déjà eu le béguin pour une fille, réellement ?
Drago éclata de rire sans aucune retenue, attirant l'attention de la moitié de la classe. Puis il cessa de ricaner et regarda gravement Blaise.
- Tu crois vraiment que tomber amoureux est une de mes priorités ? Alors qu'il y a des choses qui valent tellement mieux qu'une fille au-dehors. Et puis quand bien même cela arriverait, je n'en voit pas l'intérêt. Cela ne fera que me rendre vil et faible comme mon père.
Blaise pâlit, mais sa peau d'ébène empêcha à Drago de deviner quoi que ce soit.
De son côté, Hermione attendait que la cloche sonne pour se rendre à son cours d'arithmancie lorsqu'elle vit un beau jeune homme arriver en courant et s'arrêter hors d'haleine en face d'elle.
- Cormac Mc Laggen, préfet n°2 à Gryffondor. Tiens, ajouta-il en lui tendant un petit papier. Tous les préfets doivent se réunir demain dans le bureau du professeur Mc Gonnagal à 17h00 tapantes, tout est marqué là-dessus. Passe une bonne journée.
- Toi aussi Cormac.
Hermione se souvint alors qu'il était remplaçant dans l'équipe de quidditch, comme le lui avait dit Ron l'année précedante. Elle rangea le petit papier dans une de ses poches et se promis d'y faire attention plus tard. Hermione retrouva Ron et Harry pour le déjeuner, et ceux-ci lui racontèrent les animaux étranges qu'ils avaient vu durant le cours de soins aux créatures magiques.
- j'espère qu'on ira rendre bientôt visite à Hagrid, déclara Harry.
Ron et Hermione échangèrent un étrange regard, pas très chaud à l'idée de goûter aux gâteaux durs comme de la pierre du géant. Harry jeta un coup d'œil mélancolique à la table des Serdaigle où se trouvait Cho Chang qu'il avait quittée quatre mois plus tôt après une énième dispute violente. Ron suivit son regard et tapota amicalement l'épaule du jeune homme.
- Tu t'en remettras mon vieux.
- Ouais sûrement, déclara-il d'un air peu convaincu.
- Le quidditch lui fera du bien, chuchota Hermione à Ron dans le dos de leur ami.
Quelques minutes plus tard Ron se figea en voyant Dean reluquer sa petite sœur sans se gêner, et décida d'intervenir malgré les protestations d'Harry.
- Que-ce qui t'arrive Dean ? Tu marches sur la tête ou quoi ?
- Ne t'énerves pas Ron, je faisais que regarder le paysage.
- Le paysage ?
- Euh...c'est quoi le problème ?
- Tu parles de ma sœur là.
Ron fulminait presque, les poings serrés et les mâchoires contractées.
- Ron enfin, que-ce qui t'arrive ? S'exclama Harry. Laisse Dean en paix par Merlin.
Le rouquin s'éloigna, sa fureur apaisée lorsqu'il vit que Ginny n'était plus là.
- Je peux savoir ce que vous faites tous les deux ? Questionna Hermione.
- Figure-toi que Ron c'est mis en tête d'aller se mêler de la vie de Dean et de sa sœur.
- Ça se voit que vous êtes des enfants uniques vous deux.
- Et bizarrement tu n'a rien dit lorsqu'elle a embrassée Michael Corner au bal de Noël il y a trois ans.
- C'est normal, tout le monde regardait le bulgare qui dansait avec Hermione.
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Voilà, j'espère que ce premier chapitre vous a plu. Il ne fallait pas vous attendre à quelque chose d'extraordinaire, mais je pense qu'il n'est pas trop mal réussi car il pose les bases de l'histoire, donc c'est tout de même un chapitre important.
Avertissements
J'ai oublié de le préciser au début, mais cette fanfiction contient des scènes de violence verbale et physique ainsi que des scènes de sexe explicites qui pourraient heurté la sensibilité des plus jeunes.
Lecteurs sensibles abstenez-vous ! Je ne donne pas de limites d'âge mais cette histoire est fortement déconseillée aux moins de 15 ans.
PS : Je vous souhaite à tous une très bonne année 2017, pleine de joie et de réussite. À bientôt !
