Bonjour bonsoir, ceci est mon second OS publié sur ce site. Même si c'est peu pour certains, 43 personnes sont passées voir le premier. Ça me fait chaud au cœur ah ah. Mon style d'écriture n'est certainement pas parfait, les histoires un peu banales, mais merci beaucoup de prendre de votre temps pour lire ce que j'écris.
J'ai l'impression de quémander pour le coup mais j'apprécierais beaucoup si vous laissiez une petite review. Avoir des conseils m'aiderait à m'améliorer. Merci en avance si vous le faites ( et même si vous ne le faites pas à vrai dire. )
Sur ce, bonne lecture.
On naît, on vit, on meurt. C'est une fatalité. Je le savais, il le savait. Et pourtant, nous nous regardons ainsi, ses yeux aciers dans les miens. Et je lis la terreur à l'intérieur de son regard tandis que sa main, qui agrippe fermement sa baguette, tremble. Nous sommes coincés. Ni l'un ni l'autre n'aura la force de lancer ce sort interdit, et pourtant, il le faut. Car c'est soit lui, soit moins. Je vois ses lèvres fines s'agiter, il crie, la veine au niveau de sa tempe se gonflant, sa peau d'habitude si pâle rougissant tandis que le sang lui monte à la tête. Pourtant, mon cerveau ne semble pas enregistrer ses paroles. Je me contente de le regarder. Bizarrement, je prends le temps de me souvenir de notre première rencontre. Rien de bien encourageant au début. Nous étions d'abord rivaux. Moi j'étais la Sang-De-Bourbe aux cheveux hirsutes et lui le Sang Pur, la belette, fier, suivant les enseignements de son cher assassin de père. Et maintenant ? Je n'étais qu'une Sorcière, et lui qu'un Mangemort. Il avait ce tatouage gravé sur sa peau. Il avait tué des gens de mon côté et j'en avais tué du sien.
Il le savait. Je le savais. Tout ça ne finirait qu'une fois l'un d'entre nous mort. Si l'on restait tous deux en vie, on serait sans cesse tiraillait entre l'autre et notre camp. En sentant ses mains se poser sur mes épaules pour me secouer, je reprends mes esprits. Il me regarde, sans dire un mot désormais, les mains tremblantes, ses cheveux blonds platine retombant lâchement sur son front, son regard cherchant désespérément une réponse. Il me surestimait. Je le voyais bien. Il croyait que j'avais déjà la réponse, que j'allais lui dire que j'avais tout prévu, que nous allions partir loin. Sauf que je n'avais aucune solution, pas plus que lui. Je connaissais mes livres par cœur sur le bout des doigts mais maintenant qu'une étincelle de sentiments s'en mêlait, je ne savais plus quoi faire. Il n'était pas le Serpentard ténébreux qui collectionnait les filles, et je n'étais pas la Miss-Je-Sais-Tout qui finissait par attirer tous les hommes en grandissant. Pas plus que l'espoir d'une fin heureuse qui nous attendait.
Nous ne sommes pas tombés amoureux. Nous avons tout simplement besoin l'un de l'autre. Je savais bien avant les autres qu'il était un Mangemort. Tout s'était passé étrangement. Une nuit, aucun de nous ne pouvait dormir. Nous nous sommes retrouvés dehors. Les piques habituelles n'avaient plus la même saveur, aucun de nous n'avait cœur à insulter l'autre. Alors nous avons décidé d'arrêter tout ça et de recommencer depuis le début. Entre nous, plus de Sang Pur, plus de Sang-De-Bourbe. Bien sûr, ça a été compliqué. Au début, nous étions tous deux campés sur nos positions, puis, après bien quelques mois, il y a eu des sourires, et après quelques années, des rires. Mais plus la Guerre approchait, plus nous savions qu'elle serait la seule solution ; La mort d'un de nous deux. Que ce soit lui ou moins, aucun de nous deux ne pouvait se résoudre à mourir, malgré ces promesses futiles que l'on se disait parfois, comme quoi l'un donnerait sa vie pour l'autre. Mais maintenant que nous n'avions plus aucune échappatoire, en pleine guerre, sur le terrain, baguettes à la main, qu'allions-nous faire ?
Il valait mieux que tout cela prenne fin rapidement. Plus on attendrait, plus cela serait douloureux. Il avait grandi, le petit serpent. Il avait toujours cet air arrogant parfois, ce sourire de fils à papa, ou cet air effrayé, lâche. Et moi, avais-je vraiment grandit ? Dès que quelque chose n'allait pas, j'allais me réfugier dans mes livres. Certes, mes cheveux n'étaient plus si horribles que ça, mais e n'était qu'un détail insignifiant et superficiel. Oui, nos mentalités avaient changé. Nous avions tous les deux souffert. Nous n'avions pas besoin d'en parler, nous le savions. Une perte de plus ou de moins, où est-ce que nous verrions la différence ? Alors je le vis se reculer. Il pointa sa baguette vers moi, tremblant. Je ne lui en voulait pas. Je le savais depuis le début. Il était lâche, j'en étais consciente, mais surtout effrayée, et pour ça, je ne lui en voulais pas.
Je vis des larmes couler sur ses yeux, n'était-ce pas une preuve risible d'attachement ? La dernière chose que je vis fut un éclair vert, jaillissant de sa baguette pour m'atteindre en plein cœur. J'aurais bien envie de faire de l'humour noir sur le fait qu'il m'avait littéralement touchée en plein cœur, mais sur le moment, rien ne vint. C'est ainsi que la vie me quitta lentement, laissant mes yeux se vider de toute lumière, ma poitrine s'affaissant pour rendre son dernier souffle. Je n'ai malheureusement aucune pensée philosophique à vous faire parvenir sur la mort. Rien. Simplement que sur le coup, je me suis sentait soulagée. Plus rien ne comptait. Simplement la lumière qui ne parvenait plus à mes yeux et, progressivement, mon esprit qui sombrait dans un sommeil éternel.
Restait ainsi, seul, un jeune homme aux cheveux blonds, avec, dans ses bras, une lionne endormie.
