Titre : Subsister

Résumé complet : Thorin a bien tenté de se défaire de l'emprise de la Maladie de l'Or. Malheureusement, celle-ci a continué de le contrôler. La Compagnie n'a pas réagit rapidement, Bilbo était mystérieusement statufié : Thorin l'a tué, Orcrist planter sauvagement dans l'estomac. Il y a encore un moyen de le sauver, Fíli le sait ! Le Lion de Durin peut aider à cette renaissance, cependant, il doit accepter ce qui le terrorise depuis son enfance, la capacité à parler aux défunts.

Je devais être en révision du BAC de français, je sais. Pourtant, je suis là parce que ... ma tête est saturée de sciences (plus qu'un thème et demi à réviser ! J'y vois le bout !) et j'ai déjà tout dans la tête pour le français. Pour l'écrit du moins. Donc, pour la petite histoire, je prenais une pause et j'ai squatté l'ordi à ma sœur pour lire une fanfiction en anglais pour bien me changer les idées (parce que moi et les sciences, c'est le suicide assuré !). J'en ai lut une, puis deux et ce fut l'heure du goutter, j'avais fait et je suis allée manger. Une pomme. J'ai pensé à Fíli. Et la télé été allumée, je ne sais plus sur quelle chaîne, avec pour émission GhostWhisperer. Ce n'est pas une série que j'adore comme NCIS ou CriminalMinds, mais je l'apprécie plus qu'un peu.

Allez savoir pourquoi, j'ai eu une –nouvelle- idée de fanfiction. Celle-ci. Pour m'entrainer à l'écriture d'invention (de totale invention), j'ai rédigé un très court OS avec des mots que m'a donné ma sœur. Au tout départ, j'avais pensé faire en sorte que Fíli (rappelez-vous, j'ai mangé une pomme !) s'était retrouvé sans son petit-frère et pour une raison ou une autre, il voyait toujours Kíli. Sauf que, ça suffit, j'ai décidé d'arrêter de faire souffrir Kíli... le tant que Dragon Born soit finie ! Alors ... Fíli peut voir n'importe qu'elle âme errante depuis ... depuis ... vous verrez bien. Le second problème que s'est mis sur mon chemin était de quoi basée l'histoire pour ne pas faire un « copier-coller » de la série GhostWhisperer, il me fallait une trame plus solide pour amener le sujet : Fíli peut ramener ces morts à la vie, les conditions seront diverses. Il faut juste qu'il accepte son don. Ensuite, pourquoi commencer avec le meurtre de Bilbo ? C'est la réponse à ma review de Gokash pour sa fanfiction Coup fatal qui m'a donné l'idée.

Je tiens aussi à m'excuser si l'idée semble la même que sa fanfiction Vous Revoir. Mais je le jure, sur la tombe de Tolkien, sur celle de Thorin, Fíli et Kíli, que je n'en tire aucune source d'inspiration. Je me relirai plus que d'habitude pour être sûre que rien ne paraisse semblable s'il le faut.

En dernière précision, même si ça commence mal, tout va bien se finir ! J'écris très rarement des « Bad End » pour la simple et bonne raison que j'inonde mon clavier. Excepté un complexe tordu psychologique de quelques personnages ... il ne risque pas d'avoir des scènes de torture (sauf si changement de plan dans un futur prochain).

Cette fanfiction m'inspirant un peu moins dans l'écriture que pour Dragon Born (le chapitre cinq arrive à la fin de la rédaction partielle) ou The Heir of Durin (deux longs OneShot sont en courts d'écriture !), les chapitres risquent d'être plus courts et moins fréquents.

Je pense que c'est tout, jusque-là (sans compter ceux après le chiffre donné) j'en suis à 612 mots. Et le prologue n'est pas long ... Eh beh ! Je vous trompe sur le nombre total de mots dans toute cette page ! Est-ce que l'on peut qualifier cela de publicité mensongère ?

Bonne lecture !

Subsister

Chapitre Un

Si. Il l'avait remarqué. Que tout changer dans son esprit. Il se sentait moins conscient, moins responsable de ses mouvements, de ses paroles. Il avait comme l'impression, d'être un nouveau-né, choyé dans des couvertures de soies, aussi lourdes que légères, constamment dans les creux des bras de sa mère aujourd'hui défunte.

Thorin ne saurait dire quand tout cela a commencé. Dès qu'il tentait de résister, sa tête devenait pesante, des marteaux paressés le frapper à répétition sur les tempes et au-dessus de sa tête. Le Roi sous la Montagne avait songé à s'abandonner totalement. La douce torpeur qui le saisissait s'avérait bien plus alléchant que des maux de tête permanents. C'était son idée. Un peu de repos semblait bienvenu. Jusqu'à ce qu'il s'entende hurlait sur ses neveux, pour une raison qu'il trouva immédiatement futile : aucun membre de la Compagnie ne parvenait à mettre la main sur l'Arkenstone. La pierre qui lui offrirait l'accès au trône, la pierre de sa famille, de son grand-père.

Ce n'était pas sur un autre nain qu'il hurlait. Ce n'était pas sur le timide Ori. Ce n'était pas sur le gros Bomdur. Encore moins sur ce sourd d'Óin ! Sur ses neveux. Sur les enfants qu'il avait connus dès leur naissance, à qui il avait donné des biberons, changé les couches. Il les avait consolés, entraînés. Thorin leur avait fourni une seconde figure paternelle protectrice et voilà comment il les traité maintenant ? Comme de vulgaires nains des anciens bas-quartiers d'Ered Luin. Ses fils-sœurs...

Dis le tuerait dès qu'elle entendrait parler de cet évènement.

La trompette d'alarme de Dale soufflait dans son esprit groggy : la sieste se finissait sur-le-champ.

Le Roi reprit le total contrôle de son corps en quelques heures. Le grand nain oublia la voix tentatrice chuchotant près de son oreille, louant les richesses qu'il avait sous les pieds, celles qui se trouvaient plus bas dans les galeries minières et qui seraient bientôt en sa possession s'il ordonnait la réouverture de ses dernières.

Thorin avait su se contrôler. Il avait même fini par se confier à Balïn dans l'espoir de recevoir des conseils et de l'aide. Le vieux nain lui en fournit. Ses neveux lui en donnèrent aussi. La voix chuchotante ne devint qu'un mauvais souvenir. Pour quelque temps.

Le temps de quelques heures de liberté.

Jusqu'à ce que Bard et Thranduil arrivent ; brandissant le Cœur de la Montagne, la relique de Thror son grand-père, venus réclamer leur part du trésor. Jusqu'à ce que Bilbo se dénonce. Avoue ses actes sur toute la ligne, sans honte, sans reproche.

Thorin savait que le hobbit cambrioleur avait agi de la sorte pour les protéger d'une guerre où ils seraient perdants. La voix perfide en décida autrement, rampant avec violence non-cachée dans son esprit.

- Vous ! Vous ! Misérable hobbit ! Espèce de ... Cambrioleur !

Les mots se bloquaient dans sa gorge. Pas qu'il ne les trouva pas, mais il tentait désespérément de le lutter, de clore à jamais ses lèvres. Il se sentait trahit d'avoir été trompé de la sorte, c'était bien vrai ; néanmoins, le nouveau Roi sous la Montagne n'avait aucune raison d'agir ainsi.

Ces phrases entrecoupées et ses gestes saccadés prouvaient que Thorin faisait de son mieux pour que tout ceci s'arrête. Ses Compagnons n'osaient bouger, de peur qu'un geste de leur part fasse tout dérailler. Bilbo, lui, n'avait visiblement pas la force d'exercer le moindre effort tellement l'horreur l'assaillait par spasme irrégulier le long de son corps.

- Le trésor de mes Pères ! ... Allez-vous en sombre idiot ! ... Le trésor de ma Maison ! ... Éloignez-vous !

Personne ne comprenait réellement ce qui se déroulait. Personne ne répondait aux appels de Bard et Thranduil. Le caractère changeant de Thorin les terrorisait de plus en plus. Cette terreur ne s'amenuisait pas au fur et à mesure qu'ils rentraient dans la Montagne.

- Avouez l'avoir planifié depuis le début ! ... Par Mahal ! Éloignez-le ! ... Vous ne méritez aucune clémence de ma part, même s'il s'avère que vous nous avez bien aidés ! Traître ! ... Qu'attendez-vous bon sang ? Partez avant qu'il vous arrive malheur !

Alors qu'une main se refermait sur Orcrist et l'autre sur son bras maintenant l'épée, rien n'empêcha le désastre qu'y s'ensuivit. Sa voix quémandait la fuite du cambrioleur l'instant d'après, elle commandait sa mise à mort. Son ton changeait à chaque fois, rappelant au hobbit, l'horrible créature nommée Gollum dans les Monts Brumeux.

Bilbo pensa à enfiler l'anneau, profité de la stupeur du nain pour prendre la fuite ! Mais son corps refusé de lui obéir, statufié par la peur. Son esprit ne pouvait accepter le déroulement de cette fin d'aventure. Comme le reste de la Compagnie.

Ce ne devait pas finir de cette manière. Les nains auraient dû simplement déloger le dragon, reprendre leur foyer durement reconquit, donner la part du trésor à la Forêt Noire et à Laketown, commencer la restauration d'Erebor, envoyer des missive en Ered Luin, fortifier les prochaines routes commerciales, s'installer...

Mais pas ça.

Kíli fut le premier à s'élancer, suivit de son frère et de Dwalin pour les retenir de décapiter leur Oncle. Seulement, ce fut trop tard.

Le crachat de sang leur fit prendre peu à peu contenance. Le halètement horrifié du Roi les rendit encore un peu plus rancuniers.

Óin et Gloïn s'éclipsèrent pour aller chercher de quoi soigner leur petit cambrioleur adorable. Ils avaient moins de quinze minutes pour le sauver si son estomac était touché.

- B-Bil-Bilbo, je ... je ...

- Ne fai-tes pas ... cette tête ... Au ... moins, vous ... êt...es re-re-redevenu vous...même.

Dans l'espoir de soulager le hobbit, Thorin glissa avec lui à genoux, pour l'allonger sur le sol recouvert de rouge vermeil. Tous deux tentaient difficilement d'ignorer le sang qui couler sans discontinuer.

- 'pas d'vote ... f-f-fau ... te. 'pouviez pas s-sav-voir...

Bifur se mit à jurer en Kudzul : il appela de nombreuses fois Óin et Gloïn. Balin se demanda s'il pouvait demander de l'aide à un guérisseur elfe ou humain. Kíli et Fíli tentaient, à leur manière, de tenir éveiller le pauvre Bilbo, promettant encore et encore que jamais ils n'en voudraient à leur Oncle.

Entre les toux éjectant des gouttelettes de sang, les gémissements de douleur et les paroles incompréhensibles des uns et des autres, le hobbit eut encore la force de prendre la main de Thorin et de la serrer le plus fort possible. Après de longues inspirations, il parla, formulant une dernière requête.

- Le soir où ... vous êtes ... venus ... vous ... avez chanté une ... chansons ... avant d'aller ... vous couchez... Chantez-là Thorin... Une dernière fois ... pour moi ... s'il-vous-plait.

Les larmes au bord des yeux, la gorge serrée, ne trouvant d'autres mots, Thorin, fils de Thrain, fils de Thror, Roi sous la Montagne accepta. Il fut rapidement suivi par quelques autres nains dans le même état que lui. À l'unique différence, qu'ils ne sentiront jamais la même douleur que leur monarque ; ce n'était pas eux qui venaient de transpercer de leur épée le ventre amaigrit de leur jeune ami.

Far over the misty mountains cold
To dungeons deep and caverns old
We must away ere break of day
To seek the pale enchanted gold.

Bilbo résista autant qu'il put. Son corps entier souffrait. Ses doigts engourdis par le manque de sang finir par lâcher prise lentement.

The pineswereroaring on theheight,

Le semi-homme eut la sensation de retourner des mois en arrière, assit sur son lit, à écouter les nains chanter près de la cheminée. Au chaud, dans Bag End, son confortable trou de hobbit.

The windsweremoaning in thenight.

Un dernier souffle lui échappa.

Son sourire resta.

The firewasred, itflamingspread;

Enfant, il avait rêvé de ce genre d'aventure. Bien qu'il ne fût guère enchanté au départ, ennuyé pendant le voyage, Bilbo l'avait apprécié. Une si belle aventure. Le cambrioleur n'était pas déçu qu'elle se finisse ainsi.

The treeslike torches blazedwith light.

Fíli serra son petit frère dans ses bras. Comme beaucoup d'entres-eux, il s'était arrêté de chanter, la voix incapable de poursuivre. Le blond força Kíli à se relever et à s'écarter pour laisser place à Óin et Gloïn.

Il y avait encore un mince espoir de le sauver. C'est ce qu'il espérait du fond du cœur.

Seulement, après avoir enterré le visage de son frère dans son cou, les yeux bleus de Fíli captèrent en face de lui, juste à côté du corps de leur compagnon, ceux brillants de Bilbo.

« Qu'est-ce que ... ? »

L'héritier de Thorin tenta de détourner le regard.

Trop tard.

« Fíli ? Qu'est-ce qui c'est passé ? Pourquoi tu es le seul à me voir ? Pourquoi suis-je en double ? »

Quand les ennuis affluents, les cauchemars ressurgissent.

-To Be Continued -

Voili-voilou, un petit chapitre pour commencer en beauté ou non. Tout dépend de votre point de vue. Oui, le début n'est pas joyeux. C'est juste une mauvaise impression, ça va vite passer. Si je me tiens au minuscule plan que j'ai fait à la va-vite.

Oui, même si je ne l'ai pas précisé tant que ça, Bilbo se doutait que quelque chose n'allait pas avec Thorin. Il ignorait que ça se terminerait de cette manière.

Quant à notre grand nain qui va surement ce faire détester dans cette partie du film à moins que Richard Armitage le joue trop bien pour que nous nous focalisions que sur son beau visage … ce sera l'unique et dernière fois qu'il agira de la sorte. Attendez-vous à un risque de dépression ou de très grande culpabilité (qui ne durera qu'un temps, promis, juré et … je cracherai quand je le pourrai.).

En espérant que ça vous plaise.

Merci de me laisser une ou deux petites reviews gentilles si vous avez aimé, de quoi ravir mon petit cerveau pour qu'ils vous pondent un truc à l'eau de rose un jour ou l'autre (en faite, priez pour que ça n'arrive jamais). Ou dites-moi ce que vous avez aimé/pas aimé. Que je sorte quelque chose de plus doux la prochaine fois !

Votre Yuka qui a la flemme de changer son pseudo (oui, parce qu'à la base, je me surnomme Yuka et pas xBaskerville. M'enfin bon !)

さようなら.