Bonjour à tous et à toutes, alors voilà tout d'abord cette fic n'est pas de moi (du moins pas les deux premiers chapitres), son auteure c'est Blue Nessae mais malheureusement cette fic a aussi été abandonnée et personnellement ça m'a beaucoup chagriné car j'ai beaucoup aimé cette histoire… :s
Alors voilà, après avoir pris mon courage à deux mains j'ai demandé à l'auteur si elle m'autorisait à la terminer à sa place et elle a dit OUI ! :D
Je vais donc vous publiez le premier chapitre écrit par Blue, ce soir et le second la semaine prochaine (étendons les plaisir chers amis… nan me tuer pas !). De façon à ce que j'ai moi-même le temps d'en écrire la suite, ce qui va être un véritable défi… je pense bien y rajoutez un lemon pour celles que ça intéresse :p (oui, oui je parle de vous au fond là avec les grands sourire de perverse !)
xD bref aller profitez bien et n'oubliez pas que vous pouvez aussi laisser des reviews à l'auteur car après tous ces deux premiers chapitre son le fruit de son talent :) !
Paring : ZoSan (\!/ attention Yaoi \ !/)
Disclamer : Les deux premiers chapitres sont de Blue Nessae et les personnage malheureusement à ce radin de Oda-san qu'on adore toues…
A partir de maintenant Omya-chan et sa conscience se taisent et vous souhaite une bonne lecture ^^
Ouaaaaaaiiiiis! Je suis la première! Je suis la première! Ok, en vérité, cette fanfic n'était absolument pas prévue pour être postée ici. Au départ, je l'ai écrite pour être publiée dans mon fanzine. Seulement, à chaque fois que je passe dans le coin, cela me donne le cafard de voir que personne n'a été capable de pondre une fanfic sur un de mes mangas préférés! Grrrrrr, méchants fans! Ah, je me dois de vous prévenir, je suis fanfictieuse de yaoi à l'origine, donc...
Homophobes s'abstenir!
Sinon, les précautions d'usage: les persos ne m'appartiennent pas...
...
Désolée, gros coup de déprime... (Je les veuuuuuux!)
... mais appartiennent à la Shueisha.
Le Pari
ou
les mésaventures du Prince et du Petit Pois
«_Répète un peu si tu l'oses !
— Je vais me gêner !
— Alors vas-y !
— Hors de question que je bouffe de ce truc.
— La raison ?
— Je n'aime pas le vert.
— T'as vu tes cheveux ?
— Les légumes verts, pauvre idiot !
— Ils sont toujours moins écœurants que ta couleur, crétin fini !
— ...
— T'es mort !»
Zoro dégaina, Sanji jeta sa cigarette. VLAN! Nami les mit à égalité par K.O.
«_Vous allez arrêter vos bêtises, oui ou non ?
— Immédiatement Nami-chérie !
— Sale petite peste.
— Parle pas comme ça de la jolie Nami, ignoble barbare !»
Zoro renifla avec mépris.
«_On dirait un gentil petit toutou bien brave, qui fait le beau en bavant et agite la queue dès qu'il voit sa maîtresse. En fait, c'est bien ce que tu es : un clébard qui aboie mais ne sait pas mordre.
— Là...»
BLAM!
«_C'est pas bientôt fini? J'en ai marre, je me tire! Je vous laisse à vos enfantillages.»
Nami sortit de la cabine en portant son assiette et son verre. Juste avant que la porte ne claque, les quatre garçons et Chopper l'entendirent bougonner
«... de vrais mômes.»
Puis ce fut le silence.
«_Bon débarras ! grogna Zoro.
— Tu l'as fait fuir, abruti.
— Arrête ton char d'amoureux transi, attardé manifeste !
— Elle a oublié son dessert...»
Les deux hommes se retournèrent à temps pour voir Luffy fourrer une énorme part de gâteau dans sa bouche distendue.
«_LUFFY! C'EST LA PART DE NAMI-CHÉRIE !
— TU NOUS CASSES LES PIEDS AVEC TA NAMI CHÉRIE !
— POURQUOI, T'ES JALOUX ?»
SLASSH... Une mèche blonde glissa à terre. Une veine palpitait au front de l'escrimeur.
«_Non mais ça va pas la tête ?
— Sanji a raison, renchérit Usopp. Vous prenez tout ça beaucoup trop à cœur! N'est-ce pas Luffy ?
— Passe-moi le rhum.
— Jamais... je... ne... serai... jaloux... pour... cette... sale... petite... peste. PIGÉ ?
— Alors c'est pour moi.»
Sanji ponctua sa phrase d'un grand sourire. Zoro et Usopp le regardèrent d'un air choqué et bouche bée, l'horreur en plus sur le visage du premier. Luffy et Chopper se contentaient d'une moue perplexe.
«Bien sûr ! Continua Sanji, fier et impassible. Quel homme ne désirerait pas posséder mon corps ?»
La mine de deux des pirates s'allongea d'un pied. Les deux autres retournèrent au gâteau auquel plus personne ne faisait attention. Retrouvant l'usage de leurs membres, Zoro fit un bond en arrière tandis qu'Usopp pointa Sanji du doigt en bégayant :
«_Tu... tu... tu es...
— Le plus grand dragueur qu'ait connu la piraterie ! Vu mon charme et ma maestria, aucun homme ne peut rivaliser avec moi dans le domaine de la séduction. Et sûrement pas une espèce de grand dégingandé à tête de petit pois !»
Le front empourpré, Zoro hurla :
«_O.K, on règle ça d'homme à homme ! Suis-moi.
— Où ?
— Sur le pont, abruti ! On ne va quand même pas se battre dans la cuisine.
— Oh, un instant, j'ai cru que... Enfin, d'homme à homme, après que j'aie vanté ma beauté et mon élégance...»
Le rouge se répandit sur les joues de l'escrimeur, ce qui jura horriblement avec ses cheveux.
«... tu voulais...»
Sanji avança d'un pas, Zoro recula de deux.
«... enfin, tu vois...»
Luffy et Chopper continuaient à s'empiffrer.
«... avec moi...»
Zoro, coincé contre la table et les yeux exorbités, crispa ses doigts sur Wadô Ichimonji alors que le souffle du blondinet frôlait légèrement son menton. Les yeux bleus le dévoraient, le scrutait avec gourmandise, guettant une réponse de sa part. L'escrimeur déglutit avec difficulté. En face de lui, deux lèvres soyeuses s'entrouvrirent lentement.
«... te mesurer dans un concours de drague.»
Deux grands BOUM. Usopp et Zoro s'étaient ramassés.
«_Crétin !/ Imbécile !
— Bein quoi ? Ce n'est pas une bonne idée ?»
Zoro souffla, rassuré bien qu'agacé :
«_Désolé, mais ce genre de choses ne m'intéresse pas.
— Tu veux dire que tu ne t'intéresses pas aux filles ?
— MAIS NON ABRUTI !
— Ah... Alors avoue-le.
— Quoi ?
— Que tu es mort de frousse à l'idée de perdre la face lorsque je prouverai à tous que je te suis supérieur. Et pas qu'un peu !
— Peuh ! Pour ces sottises, je te laisse volontiers le titre. Roi des débilités...»
Usopp intervint alors :
« _ Alors tu déclares forfait devant Sanji ?
— JE NE DÉCLARE PAS FORFAIT PUISQUE JE NE JOUE PAS ! Occupe-toi de tes oignons ou je te les élime en fines tranches !»
Usopp regretta d'être intervenu.
«_Alors, quelles sont tes conditions ? demanda Zoro, subitement décidé.
— Tous les coups sont permis.
— Le but ?
— Être le premier à embrasser Nami-chérie.
— QUOI ?»
Les hublots vibrèrent sous les ondes de choc cumulées de deux voix. Luffy et Chopper levèrent la tête, cheveux et fourrure impeccablement tirés en arrière, puis la replongèrent dans leur assiette. Enfin, assiette... Cela faisait un bon moment maintenant qu'ils s'en passaient.
«_Pourquoi elle ? Tu sais très bien qu'elle ne me plaît absolument pas !
— Justement, c'est parfait pour toi ! L'important dans le jeu de séduction est de garder la tête froide...
— Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai du mal à te croire, là...»
Les coupa de nouveau Pipo. Le pirate se retrouva tout à coup avec sur la tête la bosse qui lui pendait au nez depuis tout à l'heure.
«_De toute façon, je reviens sur ma décision. Hors de question que je séduise cette petite fourbe. Trouve autre chose.
— Froussard.
— Répète!
— T'as peur des femmes, des vraies.
— Je ne supporte pas cette fille, pourquoi ferai-je ça ?
— On dit que l'amour est très proche de la haine, tu le savais ?
— Vraiment ? À ce jeu-là, autant avouer tout de suite que tu es amoureux de moi, non ?»
Sanji resta la bouche grande ouverte, rougit légèrement et se tourna vers ses fourneaux.
«_Ne dis pas de bêtise, reprit-il en ôtant une casserole du feu. Pour ma part, le duel a déjà commencé. Si tu n'y prends pas part, je considérerai cela comme une victoire pure et simple. Et tu seras bon pour en entendre parler jusqu'à la fin de tes jours.
— Ou des tiens.»
Zoro soupira.
«_Tu ne me laisseras pas en paix avant d'avoir obtenu ce que tu veux, n'est- ce pas ?
— Gagné!» dit Sanji en faisant volte-face, un sourire jusqu'aux oreilles.
Zoro resta de marbre. Usopp s'avança vers lui, le front et les yeux baissés, son menton pincé entre deux doigts, dans l'attitude typique d'une pose communément nommée : « du-mec-ténébreux-qui-sait-tout-ou-croit-tout- savoir-et-se-la- pète. »
«_ Si tu veux, Zoro, tu peux bénéficier de la connaissance et de l'expérience d'un véritable séducteur...
— Qui t'a dit que je l'aiderai ? Le coupa Sanji d'un ton mordant.
— Sois pas aussi égocentrique ! Y a pas que toi qui plais aux filles.
— Tu veux dire... Que tu lui donnerais des conseils ?
— En effet, c'est ce que je vais faire! Et tu verras que malgré sa maladresse et ses cheveux, c'est lui qui gagnera !
— Tu paries ? demanda Sanji, hilare.
— Malgré mes cheveux, hein ?»
Usopp devint livide tout à coup.
«_Euh... Bon, Zoro, premier cours ce soir dans nos quartiers, d'accord ?
— Hé, les gars ! Soyez sympa, attendez-moi pour le commencer, d'accord? lança Sanji.
— Moi aussi, moi aussi !
— Luffy? Depuis quand tu t'intéresses à ce genre de choses ?
— Bah... Si Sanji est là, il fera sûrement des sandwichs, pis des en-cas, pis des gâteaux, pis des cocktails, p...
— C'est bon! On a compris !
— ... our tenir le coup !
— Et pourquoi j'en ferai pour tout le monde ?
— Pas tout le monde, juste moi !
— D'accord... Pourquoi en ferai-je juste pour toi ?
— Bah, tu peux t'en faire pour toi aussi...
— Luffy...
— Parce que je suis le capitaine !
— Parfois on se demande comment on fait pour être sous tes ordres...
— Pareuceuh queuh c'est moi le-plus-cos-taud !
— Pffff...»
Sanji souffla et se tourna vers Zoro. Ce dernier observait fixement Luffy, et ses yeux brillaient d'une étrange lueur. Puis, prenant conscience d'être lui-même l'objet d'une attention particulière, il lança à Sanji un regard mauvais et sortit de la cabine. Mais même la porte fermée, il ne pouvait pas ne pas entendre les cris d'accusation d'Usopp qui constatait avec dépit que pas la moindre miette n'avait échappé aux deux tourbillons sur pattes.
L'après-midi passa lentement, se traînant d'autant plus que la soirée était attendue. Enfin, le moment arriva. Cette nuit-là, le silence des cieux sombres et des sphères allumées fut troublé par d'immenses éclats de rire saccadés, limite hystériques, et Sanji se réveilla le lendemain matin d'excellente humeur.
Le Vogue-Merry continuait tranquillement son bonhomme de chemin sur la Route de tous les périls. Ce vaillant petit navire fendait bravement les flots, se moquant de la chaleur qui s'abattait sur son pont, ce qui n'était apparemment pas le cas de son équipage: Luffy, Chopper et Pipo, n'en pouvant plus après une bataille d'eau mémorable, s'étaient effondrés à même les planches. Nami inspectait ses précieux mandariniers et Sanji la suivait de près, l'éventant avec une immense feuille de palmier (ce qui faisait très romantique, d'après ses dires...). Seul Zoro bravait la canicule, soulevant imperturbablement ses haltères en un rythme régulier. L'unique fille de la bande fut celle qui brisa le lourd silence emplit par le crissement des grillons, je veux dire la cacophonie assourdissante que faisaient les garçons en ronflant :
«_Sanji, tu peux déplacer celui-ci d'un mètre vers la droite, s'il-te-plaît ?
— Tout de suite, Nami-chérie!
— Laisse, je vais le faire.»
Nami et Sanji se tournèrent vers Zoro, étonnés. Le blondinet afficha un grand sourire moqueur tandis que Nami fronçait les sourcils, puis agita la main en disant :
«Bof, si tu y tiens, pourquoi pas.
— Si cela te fait plaisir, il ne m'en faut pas plus, tout ce que tu me demanderas me conviendra, Nami» Fit Zoro avec ce qui se voulait un sourire séducteur.
La jeune fille resta interdite, puis haussa les épaules et s'éloigna vers la proue :
«Fais ça bien, surtout.»
Zoro prit la pelle, son courage à deux mains et se mit à creuser.
XxXxXxXxXxXxXxXxXxXxX
«AAAAAAAAAAAAAAAAAHHHH !»
Nami, blême, contemplait le trou béant dans lequel reposaient des lambeaux de racines. Puis elle tourna ses regards vers l'arbre, enfoncé dans le sol comme un piquet, qui penchait dangereusement. Son incrédulité s'estompa un peu, ce qui lui permit de prendre conscience qu'elle avait la bouche béante. Elle la ferma dans un claquement de mauvais augure. Enfin, ses yeux dérivèrent jusqu'à un Zoro en sueur, le polo ruiné par la terre et les morceaux de verdure qui s'y étaient incrustés, le pantalon ne valant guère mieux. Vaguement conscient que le résultat n'était pas à la hauteur des espérances de la propriétaire, il éprouva un intérêt des plus subits pour les outils avec lesquels il s'était escrimé pendant près d'une heure.
«_ZORO! JE PEUX SAVOIR CE QUI T'A PRIS ?»
Puis sans attendre :
«_Quand on ne sait pas jardiner on ne se propose pas pour une opération aussi délicate ! Non mais qu'est-ce qui t'est passé par la tête ? Je peux savoir ? Regarde, il est foutu à présent ! Et c'était un de mes plus beaux spécimens ! Il venait tout juste d'atteindre son plein développement ! Quel imbécile... non, l'imbécile c'est moi pour t'avoir laissé toucher à mes plantes... quel crétin tu fais ! Vraiment, comment...
— C'EST-BON-TAIS-TOI-J'AI-COMPRIS !»
Les conseils d'Usopp contenaient entre autres les recommandations de ne jamais contredire la femme qu'on désirait séduire, ni, surtout pas, lui crier dessus, mais c'en était trop pour Zoro. Il ne pouvait plus supporter une injure de plus de la part de cette petite peste.
«_C'est bon, sois tranquille ! Je ne recommencerai plus ! Je déteste le jardinage, alors va pas t'imaginer que j'ai fait ça pour le plaisir. Et je laisse tomber. Ras-le-bol, merde ! Franchement, si dès le début ça se passe comme ça, autant arrêter la casse tout de suite ! Et puis qu'est-ce qui t'as pris d'accepter alors que tu ne savais pas ce que je valais avec une pioche et de te tirer sans même venir de temps en temps venir jeter un coup d'œil ? T'es sure que t'y tiens tant que ça à tes légumes ? Parce que c'est pas l'impression que tu m'as donné.»
Nami le regarda avec des yeux ronds s'éloigner vers les quartiers des garçons. Un silence impressionnant déploya sa chaise longue sur le pont, troublé seulement par les gloussements étouffés de Sanji et d'Usopp.
«_Je ne devrais pas, fit le long nez en se tenant les côtes. J'ai parié sur lui et vu que je l'ai conseillé hier, j'ai une chance sur deux pour m'en prendre une, mais c'était trop...
— WOUAHAHAHAHA !» éclata Sanji dans un fou-rire gargantuesque.
Cependant, il se calma bien vite.
«_Bon, je vais aller le voir, dit-il en essuyant une larme au coin de son œil. Si on le laisse trop longtemps dans cet état d'esprit, il va vraiment vouloir arrêter, et je me marre trop pour laisser faire ça !
— Bon courage mec !
— Merci, mais c'est plutôt d'inspiration dont je vais avoir besoin.» Sur ce, il sauta sur ses pieds et prit le chemin que Zoro venait d'emprunter.
Sanji poussa la porte. Les quartiers des garçons, comme toutes les pièces dotées de hublots et situées près du niveau de la mer, étaient plongés dans la pénombre jusqu'à mi-hauteur. Le plafond, lui, se trouvait illuminé par les rayons dansants du soleil que l'eau réfléchissait. Le temps que ses yeux s'adaptent, Zoro demeura introuvable. Quelques instants plus tard, il le repéra, accroupi dans l'obscurité de derrière le canapé, avec sa tête des mauvais jours. L'escrimeur le fixait, le regard mordant et aiguisé. Sanji se mordit les joues. Ce n'était pas le moment de se moquer ! Il s'approcha. Zoro se renfrogna. Le blondinet laissa un sourire s'étendre sur ses lèvres.
Arf arf ! Mais c'est qu'il est trop trognon avec son petit air dépité ! Bon alors, je m'amuse un peu ou pas ? Allez hop ! Et puis..."
«... Comment t'as fait pour t'en mettre jusque dans les cheveux ?»
Ouah le regard ! Maman j'en ai les genoux qui tremblent. Tiens, Géant vert ouvre la bouche, il a arrêté de bouder."
«_On peut savoir ce que tu fais là ? Tu ne m'as pas entendu tout à l'heure ? Je n'ai pas crié assez fort ou l'amour n'a d'oreilles que pour son objet ? Je laisse tomber. Kapout. Terminé. J'préfère encore perdre un pari stupide que d'avoir à subir ce genre de... d'humiliation débile et pénible une nouvelle fois.
— Faut dire que t'as pas vraiment la main verte, à défaut des cheveux.»
Regard noir.
«_Je peux savoir qui t'a soufflé cette brillante idée ?»
Regard nuages-d'orage-qui-lancent-des-éclairs et dents roulement-de-tonnerre.
«_Usopp.»
Là, pensa le blondinet, t'es mort, mon vieux Usopp. Comme quoi t'avais raison ! À moins que tonton Sanji n'arrange le coup... Le problème, c'est qu'il ne joue son rôle de chevalier servant qu'auprès des zolies demoiselles en détresse..."
Pendant ce temps, Zoro était retourné dans un silence obstiné.
À têtu, têtu et demi..."
Sanji se laissa tomber sur le canapé, posa ses pieds sur la table basse qui lui faisait face et sortit son paquet de clopes.
«_T'en veux une ?»
Nouveau regard noir sans plus de mâchoires desserrées. Le cuistot risqua un coup d'œil discret et pinça les lèvres pour s'empêcher de sourire.
«_T'as jamais essayé, c'est ça ?
— Bon sang, mais t'es encore là, toi ? J'ai pas été assez clair, ou ta cervelle est tellement embrumée par ce poison que tu ne comprends plus ce qu'on te dit ?»
Pour toute réponse, Sanji lui tendit la cigarette qu'il venait d'allumer.
«_Va y, tu vas voir, c'est dégueulasse mais ça détend.
— Mais c'est pas vrai ! T'es vraiment lourd comme mec ! On te l'a déjà dit, ça, au mo- hum...?
— Ouais» fit le blondinet, fermant le clapet de l'autre en lui glissant entre les lèvres l'extrémité humide.
Zoro inspira profondément sous le coup de la surprise et s'étouffa à moitié. Avant qu'il n'ait eu le temps de reprendre son souffle pour une énième invective, Sanji commenta :
«_Bien, il faut toujours y aller franco la première fois. Ça brûle sur le moment, mais la douleur s'atténue rapidement, tu vas voir...»
Petite pause, un instant de répit pour juger l'adversaire... Grande inspiration, et on se lance dans l'arène :
«_C'est comme pour les filles.»
Nouvel étranglement de monsieur Muscles.
Il n'est décidément pas fait pour le tabagisme, celui-là... Ça ne fait rien, poursuivons comme si de rien n'était.
«_Les premières fois que tu tentes de séduire une fille, l'enthousiasme te fait brûler les étapes, tu ne sais pas bien t'y prendre et le manque d'expérience te fait perdre tous tes moyens. Tu t'y crames les doigts. Puis petit à petit, l'habitude venant, tu oublies de te concentrer sur chaque geste, de réfléchir à chaque parole pour agir avec naturel. Et c'est à ce moment que ton charme se révèle au grand jour. Tu deviens un soleil rayonnant vers lequel se tournent les plus belles fleurs dont la Terre est couverte.»
Sanji quitta le centre du canapé pour se rapprocher de Zoro. Il se tenait à présent face à son profil. L'escrimeur, étant enfin parvenu à avoir un semblant de contrôle sur sa cigarette, reposait sans plus de retenue contre le mur, le corps entièrement détendu.
Ça lui fait de l'effet à ce point-là ? Sans rire, il faut vraiment qu'il se tienne éloigné du tabac... Remarque, la prochaine fois qu'on me demandera de quelle manière on peut vaincre à coup sûr Zoro Roronoa, j'aurai la réponse :
«_Offrez-lui une clope avant le combat, et ce sera la cigarette du condamné.»..."
Les yeux mi-clos, Zoro tira une rapide bouffée, puis se tourna vers son camarade.
«_Les fumeurs sont censés se tenir compagnie, non?
— Si. T'as raison, j'vais m'en griller une aussi.»
Sanji sortit une deuxième cigarette du paquet, la porta à sa bouche d'une main et s'appuya sur l'épaule de Zoro de l'autre. Le jeune escrimeur eut un mouvement de recul vite maîtrisé et laissa Sanji approcher son visage du sien. Le blondinet avait noté malgré lui le frémissement de la peau au contact de la sienne, la dilatation des pupilles sous l'effet de la surprise et enfin l'abandon à son égard de la cigarette et des lèvres qui la tenaient. Une sensation familière lui tordit les entrailles. Une sensation qu'il s'était juré de ne plus jamais ressentir pour un homme. Il se rejeta vivement en arrière. Zoro le regarda, un peu perdu.
«_Je t'ai brûlé ?»
Oui. Profondément."
«_Non, j'ai reçu une cendre dans l'œil.»
Géant vert l'observa encore quelques secondes, soupçonneux, et finit par lâcher le morceau. Il se cala de nouveau contre le mur et dit, comme s'il reprenait une conversation qui n'avait jamais été interrompue :
«_J'accepte de poursuivre le pari. Mais je refuse de continuer à draguer Nami.»
Intérieurement, Sanji soupira. Ce serait certainement moins amusant, mais ça valait mieux qu'un arrêt pur et simple.
«_Si c'est ce que tu veux, d'accord. Je peux bien te faire cette petite concession.»
Il se tut un instant pour réfléchir aux nouvelles modalités.
«_À la prochaine île qu'on abordera, on se mettra à la recherche d'une fête de village ou d'un bal quelconque, et le concours reprendra. Il concernera l'ensemble des jeunes filles qui seront présentes. Ça te va ?»
Zoro eut une petite moue boudeuse en éteignant sa cigarette contre sa semelle.
«_Oui. C'est mieux.»
Sanji sourit et, sans vraiment s'en apercevoir, se pencha vers lui, la main tendue vers les cheveux poussiéreux. D'un geste vif, l'escrimeur lui saisit le poignet.
«_Je peux savoir ce que tu comptais faire ?»
Mazette, rapide la vitesse avec laquelle il se remet..."
«_Rien, juste vérifié s'il s'agissait bien de tes cheveux ou si du gazon avait poussé sur ton crâne.
— Crétin.»
Zoro se leva et se dirigea vers la porte.
«_Où vas-tu ?
— Ça te regarde ?
— Disons que si tu sors faire la peau à Usopp, il faudra que je prépare une portion de moins au dîner, ce soir.
— Dans ce cas, sers-nous du rab' plutôt...» dit Géant vert, un sourire amusé aux lèvres.
Mais il faut croire que le ciel était avec Usopp ce jour-là. Alors que Zoro réapparaissait sur le pont, Luffy se mit à s'égosiller : une terre était en vue. L'escrimeur s'approcha du petit groupe qui s'était formé autour du capitaine.
«_C'est quoi comme île ?
— Tiens, tu as fini ta petite crise ?
— O.K., c'est bon Nami, pas la peine d'en rajouter... Bon, c'est quelle île ? Reprit-il tandis qu'un ricanement retroussait les lèvres de la jeune fille.
— Magallian.
— Elle est habitée ?
— À quoi te sert de demander le nom si tu ne connais pas la géographie de la Route ?
— Elle est habitée ?
— Oui, mais nous ne visiterons pas ses villes ce soir, ni demain. À la limite, on pourrait y être demain avant la tombée de la nuit.
— Elle est si grande que ça ?
— Non. La difficulté réside dans les courants très forts et contraires à notre cap. Même si on ne veut pas accéder aux ports de Magallian, on ne peut les éviter. Et comme notre capitaine a décidé de visiter le port principal et l'île elle-même, nous descendrons deux fois à terre: demain dans la matinée et après-demain soir, si tout se passe bien. Maintenant, si tu veux bien m'excuser, je dois chercher un endroit où mouiller cette nuit.»
Voilà comme certains l'ont peut-être remarqué j'ai fini par couper le chapitre 1 en deux parties et je ferais sans doute de même pour le second chapitre parce que là j'en suis quand même à 15 pages worlds et à peine à la moitié du chapitre de Blue Nessae -_-'. Je posterais donc plus rapidement la suite promis ) voyez le côté positif vous avez maintenant droit non pas à deux chapitres mais à 4 garantis ! Plus la fin et le lemon promis par moi-même xD !
Bonne vacance à tous et oubliez la tite review pour m'aider à trouver l'inspiration ;) !
