Bonjour à tous! Ca ne fais pas très longtemps que j'écris sur , mais je suis déjà fan. Alors voici une fic totalement déjantée sur Pandora Heart. Les personnages ne sont évidemment pas de moi, mais pour le scénario, c'est du 100 % moi, bon d'accord, disons 80%.
J'espère que vous vous plairez à lire ce premier chapitre. Bonne lecture!
Je m'appelle Oz, et j'ai 15 ans. Vous vous demandez peut être pourquoi je porte le nom d'un personnage de conte de fée. C'est parce que ma mère était fan de ce magicien, alors que moi je ne vois en lui qu'un imposteur égoïste. Il ne méritait pas d'être appelé un magicien.
Autant vous dire que je déteste mon prénom.
Bref, je pense qu'il est temps de vous raconter mon histoire, qui, croyez-moi, est des plus extraordinaires.
C'était le jour de mes 15 ans, mon père avait organisé un grand banquet pour fêter mon anniversaire. Les nobles les plus importants y étaient présents, ainsi que leurs enfants.
J'étais en train de m'amuser avec les jumeaux du vieux Grimly, George et James, sans faire attention aux adultes qui discutaient finances et politiques autour de nous.
- Hé, Oz ! me cria George, regarde par là.
Il montra du doigt Aria, une fillette de 13 ans aux cheveux blonds, comme les miens, et un peu timide, qui rougit quand je croisai son regard.
- Je crois qu'elle t'aime bien. Pourquoi n'irais-tu pas lui parler ? Elle est hyper jolie en plus, me suggéra mon ami avec un petit regard de connivence
Je détournai les yeux en rougissant légèrement. Comme si les filles m'intéressaient ! Mais il était vrai qu'Aria était très belle, et comme tous les garçons de mon âge, je n'étais pas insensible à son charme.
J'allais répondre que j'irais peut être lui parler plus tard quand mon père vient me voir et posa une main sur mon épaule.
- Oz, il est temps pour toi de recevoir ton cadeau d'anniversaire.
L'excitation me gagna à ses mots. Mon cadeau, enfin ! Depuis le début de la journée, c'était la seule chose que j'attendais. Vous me trouvez égoïste ? Soyons honnête, les gosses adoraient les anniversaires uniquement pour les cadeaux et les gâteaux, ils n'en avaient rien à faire d'avoir 14 ou 26 ans, ne me jetez donc pas de pierres.
Mais je me contentai d'hocher la tête avec une expression neutre. J'étais l'héritier d'une riche famille, je ne pouvais pas me permettre de montrer ma hâte.
Je dis au revoir aux jumeaux d'un signe de la main. Je recevais toujours mes cadeaux à l'abri des regards des autres, pour pouvoir laisser éclater ma joie d'enfant. Les seuls qui pouvaient me voir dans ces moments-là, c'était Ada, ma petite sœur, et Gilbert, mon serviteur et meilleur ami.
Ils m'attendaient d'ailleurs tous les deux sur mon lit. C'était toujours dans ma chambre que je recevais mes cadeaux, c'était devenu une tradition.
Le cadeau m'attendait dans les mains de Gil, tout emballé de vert, ma couleur préférée.
En retenant mon impatience, je déballais lentement le papier et ouvrit la boite. A l'intérieur il y avait… un livre relié en cuir, avec écrit en lettre d'or « Abyss, les contes pour enfants ».
Mon excitation retomba aussitôt, laissant place à la déception. Quoi, un livre de conte ? C'était ça, mon cadeau d'anniversaire ?! Je n'avais jamais rien reçu d'aussi nul. En plus, il avait l'air vieux.
- C'est une plaisanterie j'espère !
Gilbert ne savait pas vraiment comment réagir, il se contentait de regarder le livre sans rien dire. Il devait trouver ça nunuche lui aussi, c'était évident. Ma sœur par contre trouva se cadeau merveilleux.
- Un livre de contes ! C'est génial Oz, tu vas pouvoir me raconter des histoires pour m'endormir.
Je me forçais à sourire.
- Oui, c'est génial.
Ada était encore petite, elle n'avait que huit ans, et elle avait encore beaucoup d'imagination. Je me tournai vers mon père.
- Qu'est-ce que tout cela veut dire, papa ? demandai-je avec un brin d'agacement dans la voix.
Ce n'était pas un cadeau digne d'un garçon qui entrait dans l'âge adulte. Mon père paraissait mal à l'aise, voir un peu gêné.
- Eh bien, je n'en sais pas plus que toi. C'est ta mère qui m'a fait promettre de te le donner le jour de tes quinze ans. Elle m'a dit que c'était pour que tu gardes toujours une part d'enfant en toi.
Soudain, ce livre prenait une nouvelle valeur à mes yeux. C'était un livre que ma mère m'avait légué, et qui lui avait surement appartenu. C'était un souvenir d'elle en quelque sorte. Un souvenir qu'elle me laissait. Je resserrai ma prise sur le livre, contre moi. Je dus retenir mes larmes. Maman me manquait tellement…
Mon père semblait comprendre mon émotion, il avait lui-même la larme à l'œil rien qu'à évoquer sa chère et tendre Rachel.
- Prends-bien soin de ce livre, Oz Vessalius.
Je me contentai de hocher la tête, la gorge serrée par l'émotion. Le silence s'installa, et mon père finit par prendre congé, pensant que je voudrais surement resté seul. C'était le cas.
Je me tournai vers Gilbert et Ada.
- Vous voulez bien me laissez seuls quelques minutes tous les deux ?
- Bien sûr, répondit mon meilleur ami.
Il alla prendre la main de ma sœur et l'entraina hors de la chambre. Cette dernière me lança un dernier regard et me demanda :
- Tu voudras bien me lire une de ses histoires, tantôt ?
Oz hocha la tête. Ada n'avait jamais pu connaitre sa mère, alors il comprenait qu'elle était aussi attachée à ce livre. C'était une manière pour elle de la connaitre un peu.
Gilbert ferma la porte derrière lui et je me retrouvai seul, comme je l'avais souhaité.
J'examinai un peu le livre de ma mère.
Au centre de la couverture, il y avait un cercle avec sept ronds posés à égal distance sur la ligne du cercle. Qu'est-ce que ça représentais ? Je remarquais aussi qu'au centre du cercle il y avait un léger creux en forme de rond, comme si quelque chose devait s'y loger.
Je caressai tendrement de mes doigts le cuir du libre, me souvenant de la douceur de ma mère. Je me rappelais de ses cheveux de la couleur de l'or, Ada lui ressemblait beaucoup, avec ses yeux bleus océan si joli à contempler. Les miens étaient verts, rien d'extraordinaire, bien qu'on disait que les blonds aux yeux verts étaient particulièrement mignons. Pour moi, les yeux bleu marine des deux femmes de la famille directe étaient la plus belle chose du monde.
J'ouvris soudain le livre à la première page. Un petit morceau de papier plié en quatre tomba à terre. Je posai le livre à côté de moi, sur le lit et me penchai pour récupérer le papier. Etais-ce un mot que ma mère avait laissé pour moi ? Je dépliai fébrilement le papier.
Le papier ne contenait que quelques mots :
Répare ce qui est à réparer.
L'écriture était élégante et semblait soignée, ces mots avaient donc été écrits bien avant sa mort, ou son écriture était devenue un peu plus chaotique et brouillonne. Le message s'adressait surement à moi, mais je ne comprenais pas ce qu'elle me demandait. Que devais-je réparer ? Qu'est ce qui était cassé et devait être réparé ?
Et puis un souvenir me revient en mémoire.
J'étais assis sur les genoux de ma mère, qui jouait du piano. Elle jouait une mélodie d'amour, mais c'était une chanson très triste, aussi je lui avais demandé, les larmes aux yeux :
- Est-ce que tu exprimes ce que ressens ton cœur ? Es-tu triste, maman ?
- Pas tout à fait mon chéri. Je suis très heureuse de t'avoir, et ton père me comble de joie mais parfois, j'aimerais pouvoir remonter le temps et réparer mes fautes, réparer le mal que j'ai fait à certaines personnes, mais c'est impossible.
- Donc tu es triste parce que tu ne peux pas rendre tous les gens auxquels tu tiens heureux ?
Ma mère avait eu un petit sourire et m'avait embrassé les cheveux.
- C'est ça mon chéri, maman aimerait que tout le monde soient heureux et que les rires remplacent les larmes et l'amertume.
- Et comment faire ça maman ? Comment puis-je t'aider à réaliser ton vœu ?
Maman avait arrêté de jouer et m'avait tourné face à elle.
- Soit heureux toi-même, et les autres autour de toi le sauront. Et même si, quand tu ris d'autres pleurent, alors pleurent avec eux, pour mieux les faire sourire après. Et si c'est toi qui les a fait pleurer, alors répare ce qui doit être réparé. Tu comprends ?
Non, à cette époque, je n'avais pas bien compris ce qu'elle me disait. Je n'avais encore que cinq ans.
J'avais hoché la tête pour faire plaisir à ma mère, et elle m'avait ébouriffée les cheveux avec pleins de tendresse.
- Tu comprendras mieux quand tu seras plus grand, mon beau garçon.
Etais-ce à ce souvenir que ce message faisait référence ? J'en étais presque sûr. Pourtant, la meurtrissure de mon cœur n'avait jamais été guérie, la tristesse n'était jamais partie, alors que temps avait filé depuis qu'elle nous avait quittée.
Mais le temps n'avait rien réparé, la douleur était toujours là, malgré tous mes efforts pour ne pas pleurer en pensant à elle. Parce que, si elle pouvait me voir de là où j'étais, je voulais qu'elle voit un visage souriant, et non ruisselant de larme.
Je décidai de passer à autre chose, ces mots écrit de la main de ma mère avait ravivé trop de souvenirs douloureux, enfuis au plus profond de moi la plus part du temps.
Je parcourus rapidement les différents contes que recelait ce bouquin. Alice au pays des merveilles, Cendrillon, Pinocchio, Peter Pan, et ainsi de suite. Les contes classiques.
Une clameur me sortit de mes pensées : j'allais près de ma fenêtre. Les enfants étaient réunis autour d'une table en bois longue de plusieurs mètre, et regardaient tous avec envie dans la même direction.
- Le gâteau ! s'exclama Henry, un gamin de 11 ans
- Il faut attendre Oz avant de pouvoir le découper et le manger, déclara une fille aux cheveux de la couleur des corbeaux et à l'allure un peu hautaine.
Le gâteau. J'espérais qu'il était au chocolat.
Il était temps que je descende. Je cachai mon livre dans mon tiroir, en dessous de mes vêtements.
C'était mon trésor à présent.
Je rencontrai Gilbert en chemin, qui avait été envoyé me chercher. Je rejoignis donc mes mini-invités avec lui. Dès que je franchis le portique qui menait à mon jardin, les enfants commencèrent à chanter joyeusement la célèbre chanson que tout le monde chantait aux anniversaires.
Happy birthday to you, happy birthday to you…
Le gâteau était bien au chocolat.
Comme promis, quand l'heure d'aller coucher Ada arriva, je l'accompagnai jusqu'à son lit, avec le livre.
- Moi aussi j'ai reçu quelque chose de maman, m'avoua-t-elle dans un murmure conspirateur.
Je la regardai, surpris.
- C'est vrai ?
Elle hocha la tête et s'approcha de sa boite à bijoux. Elle en sortit un collier en lanière noire avec une pierre mauve polie en forme de boule. C'était un bijou très simple mais beau.
- Il parait qu'il était à maman. Papa me la donner pour mon premier bal, il y a un mois.
Je regardai la pierre, et le collier. Ainsi, elle avait eu un cadeau de maman bien avant moi, j'en ressentis à ma grande honte une immense amertume que je balayai aussitôt. Je lui offris mon plus beau sourire que je pus produire.
- C'est une belle pierre, et un bon cadeau, prends-en bien soin, lui conseillai-je
Ma sœur me fit un sourire rayonnant :
- Je frotte chaque jour la pierre avec un de mes mouchoirs en tissu que je n'ai pas encore utilisé. Tu vois, je m'en occupe bien, assura t'elle
- C'est bien.
Elle cacha un bâillement, mais on ne la faisait pas à moi, je le remarquai de suite.
- Allez, reviens te coucher et m'écouter te raconter une histoire.
Elle lui obéit, remit le bijou en place et se faufila sous ses couvertures. Je lui lus la première histoire du livre de maman : Alice au pays des merveilles.
« Et le lapin courut et courut encore, et Alice avait bien du mal à le suivre. Le lapin blanc sortit du champ de vision de la jeune fille, qui en s'approchant de l'endroit où il avait disparu, trouva un trou : c'était le terrier du lapin. Elle s'y glissa sans hésiter »
Et je continuai de lire jusqu'à ce que ses yeux se ferment tous seul. Je regardais sa petite poitrine se lever et s'abaisser au gré de ses respirations sereines.
Le creux au milieu du cercle sur mon livre attira de nouveau mon attention, il n'avait pas été fait par hasard. Mais si ce creux était une serrure, alors quelle était la clef ?
La réponse s'imposa à moi comme une évidence quand mon regard se fixa sur la boite à bijoux de ma sœur. Je me levai avec précaution du lit pour ne pas la réveiller et me dirigea silencieusement vers le coffret. J'hésitai juste devant et finit par l'ouvrir d'une main tremblante.
Le collier de ma mère était bien là.
C'était vraiment une idée ridicule, mais je n'y perdais rien à essayer. Après tout, au pire, que pouvait-il m'arriver ? Rien. Ce n'était qu'un livre.
Alors pourquoi mon cœur battait si fort ?
Pourquoi avais-je l'impression de faire une bêtise. Mais je ressentais aussi comme un devoir de devoir essayer de combler ce creux qui n'attendait que ça.
Ses sentiments contradictoires me mirent mal à l'aise, et je m'empressai de poser la boule mauve dans le creux avant de changer d'avis.
La pierre s'y incrusta parfaitement. Le cercle et ses sept trous s'illuminèrent en mauve, et le livre fut soudain brulant, je le lâchai en un juron étouffé.
Le livre s'ouvrit de lui-même et je me sentis attiré malgré moi vers lui. Mon nez touchait presque la page à présent. Je ne pouvais résister à son attraction. Je me rendais compte du ridicule de la situation. J'étais à quatre patte devant un livre qui semblait magique, et j'avais envie de me pisser dessus tellement j'étais effrayé.
Mon nez toucha la page qui introduisait le conte d'Alice au pays des merveilles.
Il y eu un flash, et j'entendis une voix grave, que je n'avais jamais entendue me dire :
Bienvenue dans Abyss, Porteur de la Perle Sans Nom
Tout tanguait autour de moi.
Et le noir envahi ma conscience.
Qu'avais-je fais ?
Alors, qu'en pensez-vous? N'hésitez pas à me dire vos impressions, c'est comme ça qu'on s'améliore.
Je compte sur vous :)
