Musique d'ambiance : Hall Of Fame - The Script (Ft. Will I Am)


Seul. Il se sentait encore plus seul depuis qu'il avait dû partir. Abandonné, c'était la sensation qu'il portait constamment. Il savait que ce ne devait être qu'une impression. Il l'espérait. Mais ça n'empêchait pas de faire mal. Des rires. Des joies. Il avait juste envie de se couper du monde pour ne plus voir tout ça. Les réseaux sociaux étaient un couteau dans son cœur, les mots étaient des perles glacées. Il n'attendait qu'une chose, c'était de crouler sous le travail pour ne plus avoir le temps de laisser ses pensées s'égarer. Il voulait crouler sous le travail pour ne plus avoir le temps de faire le tour de ce qui lui faisait mal. Il se sentait tellement stupide mais sa nouvelle solitude était si violente, si douloureuse. Il ne se sentait pas bien à être ainsi seul. Mais que pouvait-il donc bien y faire ? La vie était ainsi faite.

Seul. Il se sentait tellement seul. Il se sentait tellement abandonné qu'il avait la sensation que plus personne ne comptait sur lui. Il avait l'impression de déranger dans les conversations. Les mots étaient des peurs. Les rires étaient des larmes. Le monde n'avaient plus de sens et il sentait la noirceur revenir le serrer dans ses bras en lui murmurant qu'elle, elle ne l'abandonnerait jamais. Il se sentait mal. Il se sentait étouffer. Il voulait pleurer, décharger sa peine. Mais rien. Aucune larme. Aucun chagrin. Que ce trou béant dans sa poitrine.

Seul. Il se sentait si seul. Au point qu'il avait envie de couper tous les ponts. Il avait envie de disparaitre de la surface du globe pour quelques temps. Il voulait couper les liens avec tout le monde. Puis, quand il aurait réussi son rêve, ne rien dire. Il ne voulait plus rien partager. Il voulait laisser le monde agir et ainsi faire découvrir sa réussite par un malencontreux hasard. Il ne voulait plus lutter contre son isolement. Il voulait se jeter en premier dans ses bras pour amortir le choc.

Seul. C'était l'impression qu'il avait. Personne n'était à ses côtés pour l'enlacer et lui dire que tout irait. Seul. Personne n'était là pour lui dire qu'il était stupide de penser ainsi et que le monde était toujours là pour lui. Seul. Personne n'était là pour lui dire que le monde n'attendait plus que lui. Seul. Personne n'était là pour lui montrer l'amour qu'il lui portait.

Seul. Il se sentait seul. Il était seul. Mais c'était ainsi qu'il allait se battre pour réaliser son rêve. C'était ainsi qu'il allait se dépasser jusqu'à se que son nom soit écrit partout.

Seul. Il était peut-être seul mais un jour, son nom serait écrit sur le Panthéon. Après tout, « Kim TaeHyung, photographe », fallait avouer que ça sonnait bien.