Souffrance

Sujet : violence, amour, réconfort

Note : la violence est un sujet délicat et tout le contenu de cette fic l'est…

Chapitre : départ

Un coup partit. Le son que fit sa main en atteignant la joue du jeune homme raisonna dans la pièce. Ce n'était pas le premier geste violent de la soirée et ça ne serait pas le dernier. Un cri de terreur remonta le long de la gorge du garçon mais un nouveau coup le fit taire. La force du geste le projeta au sol. Il pleurait en silence et Il le regardait en souriant. Un sourire moqueur. Il se baissa, attrapant le jeune homme par les cheveux et l'embrassa violemment, se délectant du sang qui coulait de sa lèvre blessée par les divers coups reçus. Il le lâcha et l'insulta avant de quitter la pièce le laissant recroqueviller sur lui-même, tremblant de peur.

Plus tard, le jeune homme marchait dans la rue. Rapidement. Il entra dans un immeuble des quartiers bourgeois et se rendit au quatrième étage. Il sonna et attendit que quelqu'un vienne ouvrir en se rongeant nerveusement les ongles. Un jeune homme à la peau café au lait avec des yeux et des cheveux foncés lui ouvrit. Etonné, il le fit entrer et l'amena au salon ou un garçon roux aux yeux bleus lui sauta dessus.

- Harry !! Je suis content de te revoir…

Il s'interrompit en voyant le jeune homme sursauter. Ses cheveux bruns étaient en désordres et ses yeux verts étaient rougis par les larmes et le manque de sommeil.

- Ca ne va pas… dit le roux en forçant le brun à s'asseoir.

- Ron… faut que tu m'aides, Supplia Harry les larmes aux yeux.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Je dois quitter le pays…

- Pour aller où ? En quoi puis-je t'être utile ?

- Il faut que j'aille vivre dans un endroit où il ne me trouvera pas… le terrier t'appartient toujours ?

- De qui tu parles ? Harry ! Ça fait 2 ans que tu ne donnes plus de nouvelle, tu ne veux pas te calmer et nous expliquer ? Blaise…

Ledit Blaise hocha la tête et se rendit à la cuisine et revint quelques secondes plus tard avec un verre plein à ras bord.

- Fais gaffe c'est fort mais ça te fera du bien. Informa-t-il avant de le tendre à Harry.

- Merci.

Le brun en bu une gorger en grimaçant, ça n'avait pas bon goût. Il se mit à parler de son problème s'arrêtant de temps à autre pour boire. Une fois finit, il éclata en sanglots. Ron et Blaise était encore sous le choc du récit pour faire quoi que ce soit et Harry se leva brusquement.

- Je dois y aller, il est tard.

- Harry tu ne peux pas… pas avec ça. S'affola Ron.

- Je n'ai pas le choix… tu me donneras ta réponse demain. Je repasserai.

Sur ce, il quitta l'appartement sans que ni Ron ni Blaise n'aient le temps de le retenir. Harry savait qu'Il l'attendait et il voyait déjà son regard coléreux. Il détestait quand Harry n'était pas là pour assouvir ses désirs. Le brun savait qu'il le frapperait, le blesserait mais il ne pouvait rien faire. Il ne pouvait que subir, il était trop faible pour se défendre. La guerre contre Voldemort l'avait affaibli et il avait décidé d'aller vivre chez les moldus. Il avait rencontré John dans un bar où il avait travaillé les 6 premiers mois.

John était un homme de 10 ans son aînée. Il était blond aux yeux verts. C'était quelqu'un de patient et de compréhensif. Ils avaient, aux bouts de 9 mois, décidé d'aménager ensemble et très vite les choses avaient dégénéré.

John avait commencé à devenir violent, arrachant à Harry ses dernières forces. Il le battait et l'obligeait à assouvir ses besoins sexuels. Harry ne pouvait qu'obéir. Trois fois John avait failli le tuer à force de le frapper mais trois fois il avait, à son plus grand malheur, survécu. Il aurait préféré mourir mais John tenait trop à lui, tenait à lui pour le soulager. Cet enfer durait depuis plus de deux ans et Harry avait beau essayé de fuir, le blond le retrouvait.

- Où étais-tu ? Demanda John quand il eut franchi la porte.

- Parti faire un tour… excuse-moi.

- Viens !

Harry lui suivit dans la chambre et se prit une gifle. John lui ordonna de se mettre à genoux. N'ayant pas d'autre choix, Harry obéit et John se plaça face à lui, lui présentant sa virilité bien réveillée. Harry, après une grimace de dégoût, fit ce que John attendait de lui en gardant les yeux fortement fermer. Il ne tenait pas à voir l'objet de ses souffrances et s'il n'avait pas peur de se faire frapper, il se serait plaquer les mains sur les oreilles pour ne pas entendre les soupirs du blond. Un liquide chaud se rependit dans sa bouche et John lui ordonna d'avaler. Après que le blond ait vérifié qu'il l'ait fait, il alla vomir. Il resta enfermé dans la salle de bain jusqu'à l'heure du repas.

Ce dernier se fit en silence. Harry savait déjà se qui l'attendait après. John lui demanderait de venir à nouveau dans la chambre où il le prendrait par derrière sans ménagement. Rien que d'y penser, le brun avait mal.

Une fois seul dans son lit, plus tard dans la nuit, Harry pria pour que Ron accepte sa demande.

Il se réveilla ver 9h05 du moins, s'était se qu'affichait la pendule mural de la cuisine. Il s'habilla et se rendit chez Ron et Blaise. Ses deux n'ayant pas fermé l'œil de la nuit, trop inquiet pour leur ami. Quand la porte sonna, c'est le rouquin qui se précipita pour aller ouvrir.

- Harry, comment te sens-tu ? Tu as dormi un peu ?

- Non pas trop… Et vous ?

- On s'est beaucoup inquiété. Répondit Blaise. Mais nous ça va.

- On a pris notre journée pour t'accompagner au terrier. Dit tendrement Ron.

- Ca veut dire que tu acceptes ?

- Oui… n'oublie pas que je suis ton meilleur ami.

Ça faisait longtemps qu'Harry n'était pas aller au terrier et pour s'y rendre il avait utilisé la poudre de cheminette. Ça aussi ça faisait longtemps et Harry se sentait mieux. Ainsi il se savait loin de John, au pays des sorciers, là où il ne le trouverait jamais. Au Terrier il se sentait chez lui et Ron lui montra la chambre qu'il allait pouvoir utiliser.

- Nous viendrons tous les week-ends. Informa Blaise. Si tu as envie d'appeler, le téléphone est à la cuisine je te laisse le numéro dessous.

- Merci.

- Tu iras acheter des habits à pré-au-lard… Tu ne dois pas revenir, sous aucun prétexte, chez les moldus. Ok ? Si tu y vas, préviens nous.

Ron avait dit ça en prenant Harry par les deux épaules. Ce dernier hocha la tête et le remercia une fois de plus de faire attention à lui.

A suivre…si vous voulez