Certaines personnes (que je ne citerais pas ici mais elles se reconnaitront)m'ont litteralement poursuivies jusqu'à ce que je me décide enfin à écrire, donc je publie ici ma toute première fic. Soyez indulgents avec moi!

voici donc le premier chapitre et n'oubliez pas les petites reviews après avoir lu!

1. Rubrique «portés disparus»
La pluie tombait sur Privet Drive depuis déjà plus de trois semaines. Harry attendait, allongé sur son lit, en fixant le plafond d'un regard vide. Il savait qu'il devait attendre quelque chose sans savoir ce qui le retenait ainsi. Chaque matin, il était debout avant l'aube et il scrutait l'horizon par la fenêtre dans l'espoir de voir arriver des hiboux qui lui porteraient des nouvelles de ses amis. Mais chaque matin était ponctué d'une nouvelle déception. À part le hibou qui lui amenait la Gazette du sorcier tous les jours, Harry ne recevait pas de courrier. Il avait bien eu des cartes de vœux et des cadeaux pour son anniversaire, mais, un jour de rage, il les envoya valser contre un mur et depuis, il n'avait plus osé y retouché, rongé par le remord.

Il commençait à se faire à l'idée que ses amis ne lui écrivent pas,ils devaient avoir réfléchi depuis le début des vacances et ils étaient peut-être revenus sur leur décision de le suivre dans son aventure. Même si il aurait préféré qu'il en soit autrement, au fond de lui même il comprenait leur choix. Sa route sera semée de dangers, tous plus terribles les uns que les autres et finirait dans un inévitable duel avec le plus grand mage noir de tous les temps. Personne ne voudrait de ce destin.

Harry se releva, émergeant de ses tristes pensées et il fit visuellement le tour de la pièce. Elle était meublée de la façon la plus ordinaire qui soit: un lit, une table de chevet, un bureau et une armoire. Malgré le peu d'ameublement, la pièce semblait encombrée. Depuis son retour de Poudlard, le jeune homme ne s'était pas soucier de faire le ménage.

Il avait commencé à faire sa valise. Maintenant qu'il avait 17 ans, il comptait bien partir définitivement de cet endroit qu'il haïssait tant. D'abord, il devait aller au mariage de Bill et Fleur. Malgré les terribles morsures dont Bill avait été victime à la fin de l'année scolaire, Fleur semblait toujours aussi amoureuse, si ce n'est plus.
Harry avait l'impression que le jour du mariage était terriblement loin, comme si tous les évènements heureux étaient impossibles dorénavant. Ensuite, il partirait à la recherche des Horcruxes, après un détour à Godric's Hollow. Il voulait un aperçu, même infime, de ce qu'avait été la vie de ses parents avant qu'ils ne soient tués. Tués, toutes les personnes qu'il aimait ou qui étaient proches de lui se faisaient tuées, une par une. Ses parents, Lily et James Potter, Cédric Diggory, Sirius, Dumbledore. Et tout ça à cause d'un seul sorcier.
Il se leva d'un bond et commença à faire les cents pas dans la chambre. Il ne fallait pas qu'il pense à ça. Son regard s'arrêta de nouveau sur sa valise, ouverte sur le sol, dont des vêtements froissées dépassaient. Oui, il allait partir, mais pas avant de savoir, pas avant d'avoir découvert ce qui le retenait ici, presque contre son gré.
Quelque chose frappa au carreau de la fenêtre. Harry se retourna brusquement, tiré une nouvelle fois de ses rêveries, et leva instinctivement sa baguette dont il ne séparait plus depuis qu'il était revenu à Privet Drive, au grand désespoir des Dursley qui étaient toujours terrorisés à l'idée que quelqu'un découvre «l'anormalité» de Harry.
Il scruta chaque recoin de la chambre, prêt à se défendre au moindre signe de danger. Perdu dans ses pensées, il n'avait pas remarquer que le bruit venait de dehors. On frappa de nouveau. Harry tourna brusquement la tête vers la fenêtre et se détendit aussitôt. Il alla poser sa baguette sur son lit pour aller ouvrir à une chouette effraie qui entra sans se faire prier. Elle déposa un journal roulé sur lui-même sur le lit de Harry et tendit la patte sur laquelle était accrochée une petite bourse en cuir noir et poussiéreux. Harry, qui avait repris machinalement sa baguette, la pointa vers son bureau et sa propre bourse s'envola pour venir directement dans sa main.
«Finalement, je peux arriver à me concentrer, avec un peu d'entraînement, pensa-t-il, et quand certaines personnes ne sont pas dans la même pièce que moi.» Il observa le petit sachet de cuir niché au creux de sa paume. Il repensa alors au cours de défense contre les forces du mal de l'année dernière, le premier cours où il avait eu à utiliser les sortilèges informulés. Il revit le professeur Rogue le fixer avec des yeux remplis de haine et sa colère, presque inhumaine, lorsque Harry avait essayé de le retenir grâce aux sortilèges du Prince de Sang mêlé. Une vague de remords l'envahit, il se sentit frissonner de tous son corps. Si seulement il n'avait pas été aussi naïf! si seulement , une fois dans sa vie, il avait écouté les précieux conseils d'Hermione. Maintenant, avec le recul, il se dégoûtait de lui-même et de son attitude complètement puérile. Tout ça pour un stupide bouquin! Sans même le savoir, il avait écouté les instructions d'un livre qui été écrit par l'homme qu'il détestait au plus haut point, il avait bêtement fait tout ce qui était écrit sans même se rendre compte des dangers qu'il encourait, et qu'il faisait encourir à tous ses proches. Si seulement il avait parlé de ce livre à Dumbledore,lui il aurait su qu'il pouvait être dangereux, il aurait su qui été vraiment le professeur Rogue. Dumbledore… son seul défaut était de trop faire confiance aux personnes dont il aurait du se méfier. Sa seule erreur avait été de donner une deuxième chance, une chance de trop.
Harry glissa une pièce dans la bourse et la chouette s'envola d'un battement d'aile. Il jeta un bref coup d'œil à la première page mais il n'y trouva rien d'intéressant. Il laissa le journal sur son lit et traversa la chambre sans prendre gare aux nombreux livres, vêtements et autres bricoles éparpillées sur le sol. Il jeta un regard au cadran lumineux du réveil, il affichait 7h12. Les trois membres de la famille Dursley ne tarderaient pas à se réveiller. Harry descendit à la cuisine. Il regarda autour de lui. Tout était à sa place, rien n'avait changé depuis que la guerre avait commencée. Pourtant, à l'extérieur de cette bulle figée dans le temps, rien n'était plus comme avant. Tout du moins aux yeux de Harry.
Le jeune homme n'avait pas faim. En fait, il ne se souvenait pas pourquoi il était descendu. Sûrement par habitude. Il alluma la télévision, juste pour rompre le silence qui régnait dans la maison.
Peu après, les marches grincèrent et la tante Pétunia entra à son tour dans la pièce. En voyant Harry, elle devint plus pâle et elle entortilla ses doigts comme le font les personnes anxieuses.
Harry avait remarqué que depuis quelques temps, ce n'était plus de la répulsion qu'il voyait dans les yeux de sa tante mais plutôt de la pitié. Et cela vint s'ajouter à toutes les contrariétés de cette journée si mal commencée. «Pourquoi tu me regarde comme ça, demanda-t-il d'un air exaspéré.
Elle lui tourna le dos pour fouiller dans le réfrigérateur à la recherche d'un pot de confiture qui, en réalité, était déjà sur la table depuis la veille. Elle essayait de fuir la question, Harry le savait mais il n'y prêta pas attention.
- Comme quoi, répondit-elle - Comme si j'avais l'air d'un chien battu enfermé dans une cage à lapin!
- Je… bafouilla-t-elle. En fait, je me disais que tu as beaucoup changé ces derniers temps…
- Mais, l'interrompit Harry - Mais que tu avais l'air fatigué et malade - ET DEPUIS QUAND VOUS VOUS PRÉOCCUPÉ DE MON ÉTAT DE SANTÉ! AVANT ÇA N'AVAIT PAS L'AIR DE VOUS TROUBLER PLUS QUE ÇA ALORS FICHEZ MOI LA PAIX!

Il remonta en trombe dans la chambre, balaya d'un geste de la main le dessus de son lit pour en débarrasser le journal qu'il avait laissé là et il s'allongea en croisant lesmains derrière sa tête.

Il avait eu tort de s'emporter ainsi et il le savait. Depuis son retour de Poudlard, l'oncle Vernon et la tante Pétunia, malgré leur dégoût envers la magie, s'étaient montrés plus compréhensifs envers lui. Mais il était tellement furieux contre Ron et Hermione qu'il n'avait pas su gérer ses émotions, qu'il avait besoin de se défouler. Et la première personne qu'il avait vue ce matin là était la tante Pétunia.

Il ressassa ses pensées toute la journée en feuilletant la collection de livres que Sirius et Lupin lui avaient offerte en 5ème année. Il avait appris quelques sorts intéressants dont un qui augmenter la taille des objets qu'il ensorcelait et un autre qui déversait des pluies diluviennes sur les adversaires potentiels.

Il resta allongé sur son lit jusque tard dans l'après midi. Vers 17h, il redescendit dans la cuisine, tiraillé par la faim qui lui nouait l'estomac, se fit un sandwich et remonta aussitôt. Il n'était pas d'humeur à supporter les Dursley aujourd'hui.

De retour dans sa chambre, il alla à la fenêtre et colla son front contre la surface lisse et froide en fermant les yeux quelques instants. Quand il les rouvrit, il remarqua un chat au pelage roux qui arpentait Privet Drive, sûrement à la recherche d'une poubelle où il pourrait trouver son bonheur. Il resta quelques minutes accoudés à la fenêtre à observer les allés et venues de l'animal qui semblait lui aussi attendre quelque chose.

En retournant sur son lit, son effleura le journal qui gisait sur le sol et, se souvenant qu'il ne l'avait même pas lu, il le ramassa, s'assit en tailleur au pied de son lit, le dos appuyé contre le mur et il déplia les grandes feuilles de papier noircies de mots. Les premières pages étaient couvertes d'articles pour apprendre à se défendre en cas d'attaque. Mais il passa directement à la quatrième page du journal.

En haut de la page, en gros caractères, était noté le titre «portés disparus». La rubrique tenait sur trois pages et était composée de plusieurs petites annonces séparées par des cadres. Parfois, une photographie animée en noir et blanc de la personne concernée accompagnait le texte. Harry parcouru brièvement quelques passages pour s'assurer qu'aucune personne proche de lui n'était en danger. Il ne trouva rien de très intéressant sur les deux premières pages sur lesquelles il ne s'attarda pas mais un article plus long que les autres attira son attention à la dernière page de la rubrique.

Il n'était pas illustré d'une photographie mais seul le titre interloqua Harry: «disparitions de nombreux élèves des différentes académies de magie du monde, les Mangemorts sont suspectés». Harry se pencha un peu plus sur son journal et continua sa lecture:

«Depuis plusieurs semaines, des élèves des différentes écoles de magie disparaissent sans laisser de traces. Bien que les Mangemorts soient suspectés, il faut noter que la marque des ténèbres n'a pas été vue et que les chambres des adolescents ont été vidées. On peut donc se demander s'il s'agit d'enlèvements ou de fugues. La liste des élèves portés disparus a été ajouté page 8. si vous avez la moindre information au sujet de l'un d'eux, contactez immédiatement le ministère qui prendra les dispositions nécessaires. En attendant un éventuel rebondissement de la situation, nous vous conseillons…»

Harry interrompit là sa lecture. Une boule s'était nouée au niveau de son estomac. Il se souvint que depuis son anniversaire, il n'avait pas de nouvelles de Ron, Hermione et Ginny. Il hésita longuement avant d'oser tourner la page et d'être confronté à cette liste de noms. Peut-être que certains de ses camarades de classe y figuraient. Peut-être même ses meilleurs amis. Et dire qu'il leur en avait voulu de ne pas lui écrire. En pensant à cela,le nœud qu'il avait au ventre était remonté jusque dans sa gorge, il avait un mauvais pressentiment.

Ses mains tremblaient quand il tourna enfin la page et il trouva tout de suite la liste en question. Il la parcouru fébrilement, en pointant chaque nom du doigt pour ne pas en oublier un seul. La liste était composée d'une quarantaine de noms, certains avaient des sonorités françaises, russes ou encore d'autres pays. Il découvrit d'abord des noms familiers: Lavande Brown, Parvati Patil, Dean Thomas. Puis son regard s'arrêta sur un autre nom qu'il connaissait tout aussi bien, celui de Draco Malefoy. La nouvelle de la disparition de l'ancien Serpentard ne lui fit ni chaud ni froid. Au contraire, si il pouvait éviter d'en entendre parler, ça lui éviterai de bouillonner de rage contre ce traître, ce meurtrier.

Il continua à parcourir la liste. Et là, juste avant les six derniers noms, ses pires craintes étaient justifiées. Après un dénommé Andrew Bataskof étaient noté les trois noms qu'il ne voulait absolument pas voir inscrit sur cette liste:
Hermione Granger- disparue le 07 juillet Ronald Weasley- disparu le 1er août Ginny Weasley- disparue le 1er août

Harry sentit son cœur battre contre sa poitrine. Il prit sa tête entre ses mains et le journal tomba une nouvelle fois sur le sol. Des tas de questions se bousculaient dans sa tête. Où étaient-ils, est ce qu'ils allaient bien, étaient-ils blessés ou même pire. Et pourquoi personne ne l'avait mis au courant? L'Ordre devait pourtant être au courant. Pourquoi ne lui avoir rien dit, il s'agissait quand même de ses meilleurs amis!

Il sentit une nouvelle vague de fureur monter en lui. Maintenant il savait ce qu'il devait faire. Il se leva, mis sa baguette dans sa poche et se dirigea vers l'armoire. Là il trouva son balai et sa vieille cape d'invisibilité, qui avait appartenue à son père. Il descendit les escaliers en courant, sortit de la maison sous l'œil interrogateur des Dursley et se retrouva dans Privet Drive. Il trouva vite un recoin entre deux maisons à l'abri des regards indiscrets. Il mit sa cape, enfourcha son balai et décolla aussitôt. Il savait parfaitement la direction à prendre: Londres, 12 Square Grimmaud.

Quand il fut vraiment haut dans le ciel, un chat au pelage roux se glissa sous une voiture. Ce qui venait de se passer intéresseraient beaucoup certaines personnes à son avis. Il devait tout leur raconter au plus vite. Tant pis si il abandonnait son poste. Et il se volatilisa en un «pop».

Voila donc le premier chapitre! J'espère qu'il vous aura plu!

Laissez moi une tit' review, juste pour que je sache ce que vous en pensez. Même une toute petite!