Fukano n'en pouvait plus, plus les semaines passaient, plus l'hiver se prolongeait, plus les températures descendaient. C'était normal, certes, mais il déteste la normalité, et rêvait déjà de l'été.
Par un bout de ciel bleu, visible dans le voile gris qui enveloppait la capitale, son esprit s'échappa loin, très loin, au bord d'une plage, belle, grande et surtout déserte.
Il était tranquille, et surtout au chaud, il n'aimait pas trop le regard des autres, ça le gênait, pourquoi ? Simplement car toute sa vie l'on s'était moqué de lui par rapport à ça que se soit les petites piques de sa sœur aussi bien que le harcèlement d'élèves du lycée. Non, il y en a eu un qui lui a dit qu'il était beau, un seul : Zera, le gentil Zera.
Deux mains se placent devant ses yeux et un torse se colle à son dos :
- Devine qui s'est ., entame une voix plus que connue.
- Zera arrête de faire l'âne !, gronde-t-il gentilement.
- T'es pas drôle, toi.
Il s'installe à côté de lui, sur cette immense étendue de mélange de sable et d'eau. Leurs corps sont collés, et une douce chaleur se diffuse dans l'ensemble de celui du plus jeune.
Ils discutent pendant des heures de leurs vies, devant le soleil couchant, et la lune montante, l'obscurité les enveloppant. Petit à petit leurs mains se rapprochent ainsi que leurs corps (tant que c'est encore possible), deux lèvres finissent par s'unir, et deux langues entament une danse torride et sensuelle
D'un coup, il se réveille, retournant dans son petit appartement de Paris, le ciel couvert par l'un de ces nuages annonçant la pluie. Triste et regrettant ce moment empli de tendresse et d'amour envers cet homme pour qui son cœur c'était tourné.
Il fantasmait de pouvoir lui tenir la main, de le taquiner et de se faire taquiner en retour, de l'embrasser chastement sur ses lèvres qu'il devinait douce et soyeuse. Pourquoi pas sûr une plage comme dans son rêve ?
Non, il se faisait du mal à penser à ça, il n'avait aucune chance et il le savait, à son plus grand malheur.
Soudain, un téléphone vibre, il projette sa main pour l'attraper et mollement le retourne.
Un sourire illumine son visage quand il voit la notification twitter :
De ZeratoRSC2 il y a 30 secondes :
"Quelqu'un pour m'héberger si je monte sur Paname ? (Coucou Fuuukano)"
Son cœur s'emplit de joie, il va venir, ZeraroR va venir ! Ici ! Dans sa maison ! Une lueur d'espoir se rallume au fond de lui quand il répond positivement à ce tweet.
Quelque temps plus tard :
Du sable chaud, des vaguelettes qui venaient lui léché les pieds et deux mains qui se posent sur son visage :
- Devine qui s'est !
