Chapitre 1: On s'infiltre
La cloche sonna le début des cours. Deux étudiants couraient pour arriver sans trop de retard en classe. Tout ça à cause de leur avion qui avait atterri en retard. Mais les cris de fan girl les arrêta. Ou plutôt, en pétrifia un et provoqua la curiosité de l'autre. En se retournant, ils virent une foule de jeunes filles qui couraient.
L'un des deux étudiants, celui avec les cheveux courts et bruns, emmena l'autre, blond foncé, à son grand désespoir vers l'origine des cris. Ils arrivèrent devant un chemin où de grandes portes s'ouvrirent pour laisser sortir des adolescents portant le même uniforme que les deux nouveaux.
Les adolescentes hystériques acclamaient les ikemen qui avançaient, souriant, faisant de petits saluts, acceptant des cadeaux. Le nouveau blond se sentait mal dans cette foule, légèrement agoraphobe sur les bords. Mais comment ils s'étaient retrouvé là ?
Flash back
-Setsu-chaaaaaan ! Ohayooooo !
-Ah ! Ayu. Ohayo. Prête pour le grand départ ?
-Et comment ! Enfin aller vivre au Japon *n'œil qui brille*
-*smile*
-On a encore quelques détails à régler.
-Hai, hai.
Hayasaka Ayumi et Nemizu Setsu étaient amies depuis leur plus jeune âge (cela fait 14 ans très précisément). Toutes les deux vont en deuxième année de lycée…en France. Elles avaient toujours rêvé d'aller vivre au Japon, leur terre natale. Elles maîtrisaient la langue parfaitement, juste Setsu qui avait encore du mal avec les kanji.
Hayasaka Ayumi avait des cheveux courts et bruns. Elle parlait parfaitement aussi bien l'allemand que le français ou le japonais. Elle chantait, savait quelques morceaux de guitare et jouait du piano. Sa couleur préférée était le rose, mais tous les roses, du bonbon au fluo. De plus, elle avait un faible pour les bishonen asiatiques.
Nemizu Setsu avait des cheveux blonds foncés lui allant jusqu'aux épaules qu'elle attachait en queue de cheval. Elle préférait l'anglais à l'allemand, déjà qu'elle avait un accent quand elle parlait. Son truc, c'était plus la guitare et le violon au chant. Elle préférait le noir et le bleu au rose. Mais elle aussi aimait les ikemen asiatiques.
Toutes les deux allaient devenir internes dans un lycée au Japon, dans le coin de Tokyo car où habiterait-elles sinon ? C'était en attendant que leurs parents aient fini le déménagement et l'installation de la pension à Hinata. Elles avaient regardé les différents lycées qu'il pouvait avoir d'intéressant. Le lycée Tokyo avait l'air pas mal, il était mixte, mais il n'y avait pas d'internat pour les filles, donc à exclure. Le lycée Blossom était un internat pour filles, mais à l'énoncé de cette proposition...
-Pas question !
-Mais Setsu…
-Jamais ! Je n'irai pas ! J'en ai des frissons à cette idée.
-Alala, peureuse.
-… (Setsu a un problème avec les filles depuis le concert de TH)
-Ce ne sont que des filles et puis ce sera marrant, essaya de l'encourager Ayumi.
-Tu parles, tu sais que j'ai horreur de rester uniquement avec des filles…et là il y en aura partout ! Ce serait revivre cet instant encore et encore.
-Bah, il reste le lycée Osaka…mais…
-Fait voir. Oh, il a l'air génial ce lycée.
-Oui, mais…
-Ils ont aussi un internat…
-Mais il y a un problème.
-On y va !
-Eh ? Tu es folle ?
-Oui, mais tu le savais déjà. C'est le lycée parfait pour moi (^_^)
-C'est pour les garçons ! On pourrait aller au lycée Tokyo dans ce cas !
-Il n'y a pas d'internat pour filles. Nan, c'est décidé, ce sera ce lycée.
-Ah ouais (-_-) Je te rappelle, au passage, que nous sommes des filles.
-Où est le problème ? (je vois bien Ayu tomber comme dans les manga)
-Une fille dans un lycée pour garçons ! Tu ne vois pas de problèmes ?
-Non, il suffit de se travestir *smile* Tant qu'à être dans un internat de garçons, autant que ce soit dans un lycée de garçon.
-Je sens que ça va être épuisant, soupira Hayasaka.
-Meuh noooooon.*smile* Là, ce sera marrant.
Les papiers de transfère furent remplis. Il fallait aussi un certificat médical. Un peu falsifié, mais juste de quoi ne pas être découvertes, du moins, elles l'espéraient. Ceci fait. Elles préparèrent leurs valises, n'omettant pas de prendre que des affaires de garçon. Setsu n'avait pas trop de problème, elle portait ceux de son frère à longueur de journée. Enfin le jour J arriva. Elles montèrent dans l'avion et occupèrent les longues heures à jouer avec leur Nintendo DS (1) durant le voyage, écouter de la musique ou dormir. Quand elles arrivèrent, voyant l'heure, elles coururent jusqu'au lycée où la cloche sonnait.
Fin du flash back.
Nemizu se sentait mal dans cette foule de filles, tandis qu'Ayumi regardait les beaux jeunes hommes avancer. La blonde aurait bien tenté de s'enfuir, mais trop tard, la foule les avait encerclée. Dans sa tête, elle réfléchissait si c'était pire que le concert de TH ou pas. Ayumi ne pouvait pas détacher son regard des jeunes hommes qui avançaient, les bras chargé de présents des filles.
-(X_X)Qu'est-ce qui se passe ici ? s'écria Setsu.
-T'es qui ? demanda une femme qui photographiait les bishonen.
-Eh ? Je suis quelqu'un, je crois. fit Nemizu qui suivait plus rien. (2)
-Ces filles sont là pour saluer les élèves du Lycée Osaka, expliqua la photographe.
-Saluer les lycéens ? s'étonna Ayumi. Elles ne peuvent pas simplement leur dire "Ohayo" ?
-Et moi qui pensait échapper à ça en venant ici...
-Ce n'est pas un lycée ordinaire. On y choisit les élèves pour leur apparence, plutôt que pour leurs notes. Et puis, il y a beaucoup d'écoles qui lui sont affilées dans le monde. Il a une renommée internationale.
-Sugoi, ne ? Sana-chan ? C'est peut être un bon choix finalement.
-Warum nicht, répondit l'adolescente qui tournait de l'œil. On peut s'en aller ? Onegai !
-Seulement, les élèves sont tous internes, alors la seule chance de les apercevoir sont ces 30 m qui sépare le dortoir du lycée.
-Hai, hai, on y va ?
Tandis que Hayasaka réfléchissait à ce qu'elle venait d'apprendre et que Setsu respirait profondément en fermant les yeux, la photographe et une autre femme allèrent vendre leurs photos
-On vend des photos ici ! On a tous les beaux gosses !
-C'est le seul point de vente des photos des lycéens d'Osaka, renchérit la photographe.
Et toutes les adolescentes hystériques se mouvèrent vers le petit stand de photo. Tout ce vendait rapidement, des photographies aux éventails à l'effigie des ikemen. Mais une voix féminine vint troubler l'euphorie.
-Aujourd'hui encore, tu comptes te remplir les poches sans notre permission ?
Un groupe de cinq filles approcha. Elles ne ressemblaient en rien aux autres adolescentes. Elles n'étaient pas hystériques, se tenaient bien, leur uniforme était impeccable.
-Blossom Gakuen…râla la photographe.
-Blossom Gakuen ? répéta Ayumi.
-Je savais qu'on devait pas y aller, murmura Setsu.
-Oui, nous sommes l'école jumelle du lycée Osaka, dit celle du milieu. Nous avons pour mission de protéger le bonheur de chacun de ses membres. Je suis Hanayashiki Hibari de Blossom. Et…
-Hibari four ! crièrent les quatre autres adolescentes.
Elles avaient fait une petite chorégraphie et lancé des pompons de pompon-girl en disant "Hibari four". Il y en avait un qui atterrit aux pied des deux amies (3). Après une réflexion à l'une des filles, elles demandèrent aux personnes du stand de partir les unes après les autres en s'en allant.
-Je ne les comprends vraiment pas, soupira la photographe.
-Atashi mo…(4) fit Ayumi sans s'en rendre compte.
-Atashi ? répéta la photographe surprise.
Mais le temps de se retourner, les deux étudiants avaient disparu. Setsu avait repris ses esprits entre-temps et embarqué Ayumi à sa suite. Elles coururent jusqu'au niveau des casiers à chaussures. Nemizu sermonna son amie.
-Tu dois utiliser "Ore" ! Ore ! Et pas "Atashi" ! À la limite "Boku". Je te rappelle qu'on doit passer pour des mecs à présent !
-Hai, hai !
-Faudrait pas se faire griller, je veux pas rentrer déjà.
Les deux filles enlevèrent leurs chaussures, mais les casiers étaient pleins. Où les mettre ? Chacune de leur côté, elles cherchèrent. N'ayant rien trouvé, Ayumi allait voir du côté de son amie, mais, dans sa précipitation, elle fonça dans un homme en blouse blanche. Il avait l'air d'avoir mal.
-Pouvez-vous me dire où poser mes chaussures, s'il vous plait ? demanda-t-elle poliment.
-Pose-les où tu veux.
Ce fut ce qu'elle fit. Elle avait l'air satisfaite d'elle. Mais l'homme l'observait et se rapprocha l'air interrogateur.
-Tu es Hayasaka Ayumu-kun ?
-Ah…oui, c'est ça.
-Oi ! Ayu ! On va être en retard ! lui cria Setsu déjà prête à courir.
Les deux adolescentes s'enfuirent avant que l'adulte ait pu ajouter quelque chose. Il les regarda partir l'air songeur.
Ayumi et Setsu attendaient derrière la porte de leur future salle de classe. Elles attendaient que le professeur principal leur demande d'entrer. Ayumi était assez nerveuse et jouait avec les bretelles de son sac.
-Entrez !
-Yosh ! fit Setsu de l'autre côté de la porte et tourna la poignet.
Tous les élèves de la 2-C étaient debout et applaudissaient les nouveaux arrivants. Mais une fois qu'elles furent rentré, l'enthousiasme général disparu.
-On dirait pas qu'ils sont européens…constata un gars aux cheveux décolorés avec un ballon de foot.
-On pourrait même dire des purs Japonais ?
-Ils sont peut-être métis…
Setsu ne tenait pas compte des remarques, avançant jusque devant l'estrade et suivit par Ayumi. Ne laisser transparaître aucune émotion, ne pas montrer qu'elles étaient impressionnées, effrayées ou quel-qu'autres sentiments. Le professeur écrit les noms des élèves au tableau.
-Des noms en kanji, dit un étudiant.
-Je ne sais même pas comment ça se prononce, se moqua un autre.
-Je suis Hayasaka Ayumu. Enchanté, se présenta Ayumi avec un sourire hésitant.
-Nemizu Setsu, conclue la blonde.
-Pas de doute, ce sont des Japonais, s'écria le décoloré.
Et tout le monde se mit à rire. Le professeur demanda le calme. Les élèves retournèrent à leur place et baissèrent d'un ton. Hayazaka soupira en se demandant dans quelle galère son amie avait réussit encore à l'emmener. Nemizu riait intérieurement, songeant qu'elle allait bien s'amusait ici.
-Soyez gentils avec eux.
-Hai…répondirent vaguement les élèves.
-J'oubliais…Attendez-moi, demanda le professeur.
-Hai…
Le professeur laissa les deux filles seules avec la classe de sauvages. L'élève aux cheveux décolorés, assit sur sa table, prit son ballon et tapa dedans avec force. La balle traversa la salle de classe pour rebondir contre un mur et arrivait sur Ayumi. Mais cette dernière se baissa par réflexe (5).
Le ballon devait donc logiquement atteindre Setsu, mais elle arrêta la trajectoire du projectile en jetant un coup d'œil sans détourner la tête, avec sa main. Mais déjà un autre ballon, de volley cette fois, arrivait sur sa droite. Nemizu l'arrêta comme le précédant et la balle de tennis à sa gauche aussi. Ayumi se releva contente d'avoir été épargnée grâce à son amie. Les étudiants semblaient impressionnés. Nemizu fit un petit sourire tandis que Hayasaka souriait de toutes ses dents. La blonde recula juste d'un pas et un bruit sourd se fit entendre. Une bassine dorée était tombée sur la tête d'Ayumi. La classe riait de plus belle.
-Regardez, on dirait qu'il est vexé, dit le footballeur en essayant de passer ses bras au-dessus des épaules des adolescentes, mais elles se dérobèrent facilement.
-Hé ! Le nouveau. Tu vas bien ? se moqua un étudiant en activant un ventilateur.
-… (yeah, ils sont de retour ! Les légendaires "…" d'Ayumi)
-Hayasaka ! Nemizu ! Vos places sont ici ! Ici !
Setsu réprima un sourire et avança suivit d'Ayumi. Quelqu'un tenta de leur faire un croche-pied, mais l'habitude de Nemizu de regarder parterre fit échouer cette tentative. Hayasaka, par contre, chuta. Elle se releva et regarda le coupable.
-Ne te la joue pas trop seulement parce que tu es un peu mignon, dit-il d'un air supérieur. Je suis bien plus chou que toi. Hm !
-Ayu, relèves toi, c'est sale parterre.
-…
Elle se releva, pris son sac et s'installa à la place qu'on lui avait désigné. Setsu s'était mise dans la place du coin tout au fond. Ayumi était juste à côté, un rang plus devant. Elle était très énervée, ce qui faisait sourire son amie de plus belle.
-Hé ! C'est à qui ces chaussures ? demanda une voix.
-C'est à moi, répondit Hayasaka tentant de garder son calme.
Mais la classe entière se moquait d'elle, et là, deux adolescents tentaient encore la faire sortir de ses gonds.
-Ce nouveau est vraiment bizarre.
-Ca, c'est plutôt moi, répliqua Setsu qui volait au secours de son amie (si on veut)
-Ne met pas tes affaires dans le casiers des autres, continua la voix.
-Si tu veux te battre, dit-le !
-Toi, te battre ? murmura Nemizu. Tortue ninja, tortue ninja
Setsu étouffa un rire et Ayumi alla à la porte voir celui qui râlait. Elle ne le connaissait pas vraiment, mais son visage ne lui était pas inconnu. Dans des magasines, de sa petite sœur probablement, un sportif si elle se souvenait bien. Son nom…son nom…
-Sano Izumi…
-C'est ce qui est marqué sur mon casier à chaussures, répondit-il. Tient minus.
Il posa une chaussure sur la tête de Hayasaka. Sano alla voir un des élèves pour lui demander des explications.
-C'est qui lui ?
-Un des deux élèves transférés de France…il paraît.
Tout le monde ria à cette remarque. Ayumi prit ses chaussures et retourna à sa place, mais fut devancée par le sportif qui envoya valser son sac contre le mur du fond. Elle lui lança un regard noir.
-Ici…c'est ma place.
Les étudiants se moquaient encore de Hayasaka qui prit place derrière le grognon. Elle le trucidait du regard, mais il remarquait rien. Setsu l'encourageait.
-Allez, courage Ayu. Soit la bienvenue au fond (^_^)
-Setsu-chan…°Mais quel sale caractère°
-Nemizu, dit un élève, c'est vrai que tu détiens le record du 2000m dans ton lycée en France ? -Et Hayasaka a le record du temps d'endurance, répondit l'adolescente.
Les adolescentes se regardèrent et acquiescèrent sous les étonnements de la classe. Mais celui qui avait fait trébucher Ayumi prit la parole.
-Je m'en fous que ça soit en France ou à Ameyoko. Ce n'est probablement pas grand chose.
-Non, réfuta un étudiant avec son ordinateur portable. On dirait qu'il est plus rapide que Nakatsu !
-Vraiment ?
-Ça aide d'essayer de rattraper un sale gosse pendent sa jeunesse.
-Wirklich ? demanda Ayumi.
-Ja.
-? (pauvre classe)
Nemizu s'endormit sur sa table sur ces bonnes paroles. Mais un élève la prit par les bras et la tira en arrière. Elle se réveilla pas pour autant. Celui qui avait dit qu'Ayumi était bizarre lui tâta les jambes. Hayasaka se contentait de regarder la scène, priant pour que Setsu ne s'énerve pas si elle se réveille.
-Les muscles de ses jambes n'ont rien de spécial. Rien de remarquable, conclut-il.
-On peut le deviner selon la partie supérieur du corps, dit alors un autre.
-D'accord, je vais confirmer ça, se dévoua Nakatsu.
Setsu ne se rendait compte de rien (6), mais Ayumi stressait à la place de sa copine. Nakatsu s'approcha de la blonde et posa ses mains sur la poitrine de l'adolescente. Il avait l'air surpris, il n'y avait plus un bruit dans la classe.
-Toi…
-Eh ? fit Setsu qui émergeait lentement. Nani ?
-T'as pas de pectoraux ! S'étonna-t-il sous le rire général.
-Hein ? fit l'adolescente qui savait pas de quoi il parlait.
-Quoi ? Je ne pense pas non plus que tu aies des abdos, répliqua-t-il en lui touchant le ventre. J'arrive pas à croire que je me suis fait battre par ça.
-De quoi il parle, lui ? Pectoraux ? Abdos ? Battre ?
Hayasaka soupira de soulagement. Elles n'étaient pas découvertes. Nemizu regarda, les yeux dans le vague, son ventre, puis le footballeur qui avait regagné sa table. Son cerveau fit le rapprochement de ce qui s'était passé et elle allait attraper le blond quand elle fut interrompu.
-Pourquoi vous ne feriez pas la course au marathon ? proposa un élève. Et Hayasaka aussi vu qu'il une bonne endurance.
-Marathon ? fit cette dernière étonnée.
-Ne vient pas me dire qu'un 2000m c'est différent du marathon ! s'énerva Nakatsu.
-C'est vrai ! C'est vrai ! approuva le mec "chou".
-Premièrement, un 2000m et un marathon, c'est techniquement différent. L'un c'est de la résistance et l'autre de l'endurance, commença Nemizu calmement. Ensuite, Ayu, un marathon, c'est des gens qui courent longtemps dans un but incertain. C'est long et fatigant.
-Je sais ce que c'est !
-Sumimasen Hayasaka-sama, noble intelligence supérieur, je pensais que tu ne le savais pas vu que tu répétais ce mot d'un air interrogatif.
-…
Setsu ne fit qu'un petit sourire en retournant à sa place. Soit son amie était désespérée, soit elle répliquait. Avoir embêté son amie avait calmé Nemizu qui maintenant souriait devant la mine boudeuse de Hayasaka.
-Vous commencez à me gonfler, lâcha Sano.
-Hein ? fit intelligemment Nakatsu.
-On dirait les piaillements d'un singe en cage, continua le râleur.
-Il n'a pas tord, murmura Setsu.
-On devrait t'appeler le membre fantôme, Sano-kun, répliqua Nakatsu. Tu es tellement mature
-C'est parce que vous êtes des gamins.
-Attends ! Essaya de le retenir le footballeur.
Mais Sano sortit de la salle de classe.
Ayumi et Setsu marchaient tranquillement dans la cour. Elles avaient fini leurs cours et n'étaient pas mécontentes de quitter la classe. Quel accueil peu chaleureux. Enfin, c'était passé. Elles allaient en cours de nouveau ensemble, c'était le principal.
Tout à coup, des étudiants avec des capes de toutes les couleurs leur barrèrent le chemin. Elles tentèrent de faire volte face, mais elles étaient encerclées. Un drôle de personnage avec une cape dorée avança vers elles.
-Je m'appelle Oscar M. Himejima, se présenta le troisième année.
-Ah ? fit Setsu. Vous m'en voyez ravie pour vous.
-Vous êtes certainement éblouis par mon apparition soudaine, mais vous vous y ferai.
-Non, pas vraiment.
-Ce qui compte, c'est que vous prêtiez vos beaux visages et vos jambes musclées au dortoir n°3
-Le dortoir n°3 ? répéta Ayumi.
-Ca ne peut qu'être bon pour vous. Donc signez ici.
-Je suis pas sûre que ce soit bon pour nous...
Il avait sortit deux feuilles qu'il déplia. Et il leur tendit un stylo.
-Signer…songeait Hayasaka.
-Yes, encouragea Oscar avec un grand sourire.
-Non ! répliqua Setsu.
Et elle s'enfuit en courant, prenant Ayumi par le bras. Elles filèrent à toute vitesse loin de ces énergumènes. Elles s'arrêtèrent devant l'entrée ouest du lycée, laissant à Ayumi reprendre son souffle. Nemizu vérifia vite qu'elles n'avaient été suivies et elle fit signe à son amie de se remettre en route. Mais un groupe de karatéka lui barra le chemin.
-Arrêtez vous là !
-Pas encore, soupira Setsu, prête à rebrousser chemin.
-Nemizu Setsu ! Hayasaka Ayumu ! Nous sommes le dortoir n°1. Laissez nous tester vos capacités !
-Uss ! commença Setsu.
-Non merci, finit Ayumi qui partait dans l'autre sens en prenant son amie par le bras.
Mais le dortoir n°3 les avait rejoint. Elles étaient encerclées, voir compressées entre les deux dortoirs.
-Rejoignez le dortoir n°1 et nous vous rendrons plus fort ! argumenta le troisième année.
-Tennouji-kun ! dit Himejima. Hayasaka Ayumu et Nemizu Setsu sont à moi.
-J'appartiens à personne, moi.
-Tu te prends pour qui, Oscar le timbré ! répliqua Tennouji.
-Comment peux-tu m'insulter espèce de boule de muscles ! s'énerva Oscar.
Les deux dortoirs se mirent à crier et à se battre passivement. Les deux adolescentes en profitèrent pour s'éclipser, en se disant qu'ils étaient tous fous.
-On est tombé où encore, soupira Setsu.
-C'est clair, ajouta Ayumi essoufflée par la nouvelle course. Mais c'est toi qui voulais venir ici.
-Mais tu n'allais pas signer la feuille de l'autre timbré quand même ?
-Et toi ? Tu voulais vraiment affronter ces karatéka ?
-Hé ! Les nouveaux !
Prise de panique, Hayasaka s'accroupit, les mains sur la tête pour se protéger d'une éventuelle nouvelle attaque (chose très utile XD). Setsu tourna la tête et vit que c'était quelqu'un de sa classe. Elle tapota sur l'épaule de son amie pour lui montrer. Ayumi soupira pour la Xème fois de la journée et se releva.
-Oui, Sekigahara-kun ?
-C'est Sekime, Ayu -_-
-Gomen.
-Pas grave, j'ai l'habitude…
Elles lui racontèrent leurs courses pour échapper aux deux dortoirs et Sekime rigola.
-Il vous en sont arrivé des choses !
-Qu'est ce qui se passe avec les dortoirs 1 et 3, dirent ensemble les deux filles.
-*choqué par la synchronisation et reprend ses esprits*
Il se leva et sortie une télécommande de sa poche. Il appuya sur un bouton et un panneau apparut. Les trois jeunes gens s'en approchèrent.
-Ici, il y a trois dortoirs et vous pouvez choisir celui où vous voulez être, expliqua Sekime. Tennouji, le chef du club d'arts martiaux dirige le dortoir n°1. Nanba, le chef du département des sports dirige le dortoir n°2. Et Himejima qui s'occupe des arts, dirige le dortoir n°3. Ces trois dortoirs sont en compétition pour chaque événement scolaire.
-Compétition…?
-C'est un événement où des personnes, individuellement ou par groupe, s'affronte dans un but incertain. Un marathon est une compétition.
-Je sais (-_-)
-Pourquoi un tel engouement pour les compétitions ? demanda Setsu
-Si on gagne une compétition, on gagne un récompense spéciale. Par exemple, gagner un coupon pour un dessert chaque jour de l'année. Ou bien être dispensé de l'exercice de radio du matin. Le marathon de la semaine prochaine a aussi ce genre de récompense à gagner.
-Alors c'est pour ça qu'on nous court après…soupira Sanako
-Tu es dans quel dortoir Sekime ? demanda Ayumi par curiosité
-Dans le 2.
Sanako restait songeuse sur les informations qu'elle venait d'entendre. Le temps que son cerveau analyse le tout. Ayumi, elle regarda le panneau avec étonnement. D'où il venait ?
Fin du chapitre
(1) Hein Ayu, go everywhere with our DS ^^
(2) Ben elle n'est pas, mais alors pas du tout dans son élément
(3) Vous croyiez vraiment qu'Ayumi allait l'attraper ? C'est une fiction, mais quand même.
(4) Moi non plus. Atashi est utilisé plutôt par des filles.
(5) Les réflexes de survit d'Ayumi face à un ballon lol
(6) Arf, quand elle dort, elle dort XD Enfin plutôt quand je dors, je dors XD
On retrouve tout ce qui fait le charme d'Hanakimi XD Et puis que fait ce foutu panneau là ? Mais, moi je trouve que le plus étonnant, c'est pourquoi Sekime a cette télécommande dans la poche ? Mais dans quel dortoir vont-elles aller ? Mystère et boule de gum…XD Le retour des "…" et pi "Warum nicht" et plein d'autres !
