Voici une petite fic toute mignonne qui m'est venue il y a quelques temps en me refaisant la série. J'espère que vous apprécierez!

La scène se passe après l'épisode "Sous la glace" (saison 4 épisode 10). Si si vous vous souvenez : celui ou SG1 est emprisonnée sous un dôme de glace à travailler dans une espèce d'usine alors qu'on a substitué leur souvenirs!

Le major Carter n'était pas à l'heure pour passer la porte, elle qui était toujours en avance ; et le colonel O'neill était inquiet de ces quelques minutes de retard, plus inquiet qu'il ne l'aurait du.

- Qu'est ce qui se passe? Sam est toujours la première d'habitude!? demanda Daniel, exposant par là une évidence une fois de plus.

- Peut être est-elle humaine après tout! ? Plaisanta O'neill tachant de ne montrer à personne que le plus petit doute quant au bien être de son second lui tordait les entrailles.

-Le major Carter est tout ce qu'il y a de plus humain depuis que Jolinar a quitté son esprit. Dit Teal'c en relevant son sourcil.

Enfin, la jeune femme fit son apparition dans la salle d'embarquement, son sac sur une seule épaule, son casque la main...quelque chose clochait. Elle s'avança vers O'neill :

- Désolée mon colonel, je ne sais pas ce qui s'est passé... Bafouilla-t-elle.

- Vous allez bien Major ? ? demanda O'neill.

- Je vous assure que tout va bien Monsieur répondit-elle.

-Parce que vous ne semblez pas dans votre assiette en ce moment. Déclara le Colonel se demandant si la baisse de régime de Carter avait la même origine que ses propres nuits blanches.

- Oui vous êtes toute pâle! ajouta Daniel.

-Je vais très bien! J'ai été un peu malade ces derniers jours, c'est vrai, mais je suis tout fait capable de partir en mission! dit -elle d'un ton vexé en coiffant son casque et partant d'un pas décidé vers la porte des étoiles.

Le Colonel O'neill regarda ses deux compagnons, haussa les épaules et leur fit signe de la suivre. 30 secondes plus tard, Teal'c retenait de justesse un Major Carter qui venait de s'évanouir.

En salle de briefing

Messieurs Salua Fraiser.

- Docteur, quelles sont les nouvelles ? demanda le Général Hammond.

- Le Major Carter ne semble pas avoir complètement récupéré de la captivité de SG1 sur la planète de glaces, je recommande une semaine de repos Monsieur .

- Juste de la fatigue? Ne put s'empêcher de demander O'neill.

D'après votre rapport Colonel, les rations que l'on vous donnait dans cette usine n'étaient pas très copieuses, surtout pour le Major répondit le médecin. C'est certainement la cause de son anémie.

- C'est vrai que votre copine n'y allait pas de main morte avec elle! dit O'neill à Daniel sur un ton de reproche.

Devant les yeux ébahis de Daniel et pour couper court l'immanquable dispute qui allait suivre, le Général Hammond prit la parole :

- Très bien SG1 prendra cette semaine de vacances qui a trop longtemps été repoussée dès maintenant, rompez!

Jack O'neill n'avait rien contre des vacances au contraire, mais il préférait en choisir la date : cette période rigoureuse de l'hiver n'était pas la meilleure pour se rendre dans son chalet du Minnesota. Il resterait donc à Colorado Springs. Mais pas question de quitter la base sans prendre des nouvelles de Carter, il passa donc son laboratoire en sortant de la salle de briefing.

- Carter? ? Appela-t-il

Aucune réponse, le laboratoire de la jeune femme était vide et, de façon assez surprenante, rangé, comme si aucune expérience n'était en cours.

- Syler? s'exclama O'neill alors que le sergent passait dans le couloir. Avez vous avez vu Carter?

- Il me semble qu'elle a quitté la base il y a environ 1/4 d'heure, mon colonel. répondit l'officier.

Carter se conformait au repos forcé imposé par Fraiser! Jack O'neill commençait à douter du diagnostic de simple fatigue passagère... probablement sa paranoïa propos de Carter qui reprenait le dessus, elle avait probablement décidé d'en profiter pour aller voir son frère à Denver.

Deuxième jour de permission. O'neill avait déjà regardé près de deux saisons des Simpsons et si d'habitude il s'accommodait très bien de ce genre d'oisiveté, cette fois ci il bouillonnait intérieurement.

Il décida donc de faire un tour en voiture pour se calmer et se retrouva, par hasard, devant la maison du major Carter. Sa voiture était garée dans l'allée, elle n'était donc pas Denver ; sentant la boule qu'il avait tenté d'ignorer les deux derniers jours grossir dans sa gorge le colonel gara sa Jeep pour aller sonner la porte de la maison.

-Carter, c'est moi O'neill, j'ai vu votre voiture je sais que vous êtes là entona-t-il devant l'absence de réponse du major.

Il entendit du bruit l'intérieur et bientôt une Sam Carter en jogging et robe de chambre entrebâilla la porte d'une main appuyant un mouchoir sur son nez de l'autre.

- Mon colonel? Demanda la jeune femme.

- Je passai par là... bredouilla le colonel en regardant les chaussures, les mains dans les poches, puis hésitant plongeant ses yeux dans les siens :

- Vous allez bien Carter?

- Je pense que j'ai attrapé grippe. répondit-elle D'ailleurs vous feriez bien de rentrer chez vous si vous ne voulez pas l'attrape. ajouta-t-elle d'un regard décidésignifiant qu'elle n'accepterait aucune objection.

- Très bien, prenez soin de vous dit le colonel en rebroussant chemin.

Avec un regard triste, Carter referma la porte. O'neill quant lui était de plus en plus mal l'aise : il aurait juré que les yeux rougis du major n'étaient pas dus une grippe mais plutôt que la jeune femme avait passé le plus clair des deux derniers jours à pleurer ; et s'il y avait bien une chose qu'il détestait plus que tout c'était voir de la tristesse dans les grands yeux bleus de son second.

O'neill était d'une telle mauvaise humeur qu'il n'avait même pas le coeur son activité vacancière préférée, outre la pêche dans le Minnesotta : l'association parfaite canapé/bières/Simpsons.

Il faisait la vaisselle les dents serrées, évitant de trop penser la raison de sa colère. Il ne savait d'ailleurs pas bien pourquoi il était en colère, ni contre qui.

La porte sonna, il échappa une assiette, jura et alla ouvrir.

- Carter? dit-il, sa colère se transformant d'un coup en inquiétude. Vous n'êtes pas au fond de votre lit?

- Je n'ai pas la grippe mon colonel, répondit-elle le regard grave.

- Ah bon? dit-il pour gagner du temps pendant qu'il essayait de trouver la façon dont il convenait de réagir.

- Il y a quelque chose... poursuivit le major hésitant. Quelque chose que vous devez savoir. conclut-t-elle maintenant résignée

La boule dans la gorge d'O'neill était alors prête exploser : quelque chose était arrivé quelque chose qui allait tout changer, elle était malade ou pour une raison ou une autre la chose qu'elle avait lui dire n'allait pas lui plaire.

-Eh bien entrez Carter ? dit-il en se décalant avec galanterie, essayant toujours de gagner du temps.

- Je préférerais rester dehors si vous n'y voyez pas d'inconvénient mon colonel . dit la jeune femme.

Pas bon ne put-il s'empêcher de penser.

-Comme vous voulez fit-t-il d'un air interrogateur.

- Hé bien voilà mon colonel, commença Carter d'une voix tremblante, je suis enceinte de 6 semaines.

Le coeur de Jack O'neill ne fit un bon! Elle n'était pas malade, rien de grave ne lui était arrivé elle était juste enceinte.

Enceinte? Pensa-t-il en relevant son regard vers elle. Elle le regardait comme si elle attendait une autre réaction de sa part.

Enceinte! Enceinte desix semaines!

Le colonel avait compris : son second était enceinte, et c'était lui, le père de l'enfant.