Petit lemon et pas mal de hurt...
Pour Stiles tout allait bien. Même depuis que le surnaturel était entré dans sa vie, il s'en sortait bien et ne se sentait pas légèrement exclu parce que son meilleur ami était devenu un loup-garou et qu'en plus il avait une copine. Non, parce que ce n'était pas du tout son genre d'être jaloux. Il aimait son meilleur ami et était ravis de le voir heureux, il savait qu'il le méritait. Et puis, après tout, il fallait bien dire ce qui était vrai, c'était un peu de sa faute si Scott avait été mordu, il ne pouvait pas le nier. Alors oui, il culpabilisait un peu et essayait de faire de son mieux pour aider Scott. Il n'y avait pas que ça, il y avait aussi le fait qu'il avait peur qu'il s'éloigne de lui s'il ne le faisait pas. S'il n'était ni un être surnaturel et qu'il ne l'aidait pas à traverser toutes ces épreuves, Scott finirait par le délaisser sans même s'en rendre compte, parce que c'est ce qui arrive dans ces cas-là. Il était hors de question pour Stiles de se mettre en quête d'un nouveau meilleur ami, même si Scott et lui n'étaient pas amis depuis si longtemps qu'on pourrait le croire.
Il allait bien. Ou plutôt, il faisait croire qu'il allait bien. Il voyait bien les regards parfois inquiet de son meilleur ami mais il se contentait de lui sourire avec malice comme s'il ne voyait pas du tout l'insinuation dans son regard. Il le regardait partir au bras d'Allison non sans qu'ils s'échangent un dernier signe de la main. Une fois que Scott avait franchis la porte du lycée avec sa dulcinée, il soupira, laissant disparaître son sourire. Il ne voulait pas que son meilleur ami s'inquiète, encore moins qu'il sache ce qu'il ressent au fond de lui. Il l'enviait. Pas forcément pour ses pouvoirs de loup-garous, même s'ils étaient cool, mais surtout parce qu'il avait une copine. Ils avaient tellement l'air heureux ensemble, lui aussi avait envie de connaître ça, et maintenant, il se sentait plus seul que jamais. Il ne voulait pas que Scott sache qu'il était malheureux parce qu'il le voyait heureux, c'était... un sentiment vraiment étrange. La jalousie. L'envie. Il détestait ressentir ça et espérait que la jolie meilleure amie d'Allison finirait par le remarquer et qu'elle se rendrait compte qu'il est beaucoup mieux que ce connard de Jackson qui ne pense qu'à sa gueule.
Il rentra finalement chez lui, accompagné de sa fidèle Roscoe, elle était toujours là, elle. Il avait même mis une photo de sa mère dans la boite à gants, elle ne servait pas à grand chose là, mais c'était un peu comme un porte-bonheur pour lui. Il se plaisait à croire que de là-haut, elle veillait sur lui, comme un ange gardien. Bon, un ange gardien pas très doué mais c'est l'attention qui compte. Il rentra rapidement dans sa maison, ne prenant pas la peine de vérifier s'il y avait quelqu'un parce que bien sûr, son père travaillait. Comme d'habitude. Si seulement il se cherchait une femme, peut-être serait-il temps après tout ce temps, et Stiles n'avait rien contre le fait qu'il refasse sa vie, au contraire. Ça ne servait à rien de ressasser le passé et repenser à la mort de sa mère inlassablement, il fallait avancer. C'était ainsi, le monde ne s'arrêtait pas tout à coup de tourner parce qu'on était mort. Elle ne tournerait plus jamais, sinon.
Il fut surpris, en arrivant dans sa chambre de trouver un loup-garou à sa fenêtre, comme s'il hésitait entre rester là ou s'enfuir tant qu'il en était encore temps. Pourtant il l'observait, les bras croisé sur son torse, le regard pénétrant et fixe, comme s'il voulait le menacer. Stiles soupira.
- Les portes. Apprends à utiliser les portes, bon sang ! Je te préviens, si tu continues j'installe un piège à loup-garou juste devant ma fenêtre, tu vas le sentir passer !
- Ça risque de moins bien marcher, si tu me le dis.
Un point pour le garou. Stiles roula des yeux avant de lancer son sac dans le lit, chose qu'il faisait apparemment régulièrement.
- Que me vaut le déplaisir de ta visite, Derek ?
- Tu n'as pas une idée ?
- Oh, on joue aux devinettes ? Très bien, à ton avis qu'est-ce qui arrive à un loup-garou qui s'amuse à transformer des jeunes adolescents en monstre pour sa propre satisfaction et agrandir son pouvoir, juste sous le nez des chasseurs ?
- Je crois le savoir mieux que toi.
- Vraiment ? À te voir, j'aurais juré le contraire.
- Et je ne m'amuse pas, j'en ai besoin. Un loup ne survit pas seul. C'est pour ça que Scott a besoin de moi.
- Il n'a pas besoin de toi, il m'a déjà moi !
- Ah ouais ? Et c'est toi qui va le protéger quand la mère d'Allison va comprendre qu'ils se voient toujours ? Ou que Gerard va se rendre compte qu'il est un loup-garou !
- Je ne sais pas encore, mais ce que je sais c'est que je ne le laisserais pas partir avec un enfoiré comme toi !
- Je suis un enfoiré ?
- Derek t'as tué ton oncle ! Tu t'attendais à quoi !?
- Je n'avais pas le choix ! Et je vous ai tous sauvé la vie, au passage !
- Il y a d'autres solutions qu'en tuant. Derek gronda.
- Ça, c'est ce que Scott dirait, pas toi.
- Peut-être mais c'est Scott que tu veux dans ta meute et si tu ne suis pas un peu plus sa ligne de conduite, tu peux aller te gratter pour qu'il te rejoigne.
- Il le fera, si tu lui dis de le faire.
- C'est une tête de mule.
- Pas autant que toi, pas vrai ? Et si tu le persuades que tu es en danger tant qu'il reste un oméga... Stiles soupira, crispé que Derek insiste autant.
- Les mensonges sur Scott... ça marche moyen.
- Ce n'est pas un mensonge, Gerard n'hésiterait pas à s'en prendre à toi et se servir de toi comme appât si besoin. Le regard soupçonneux de l'humain toisa le loup-garou.
- Si je ne te connaissais pas, on aurait presque dis que tu t'inquiétais pour moi. Tu veux un conseil ? Retourne entraîner tes louveteaux et laisse-nous tranquille une bonne fois pour toute !
Derek grogna en s'approchant de lui, ce qui le surpris, alors il recula et se retrouva coincé le dos contre la porte, le loup-garou le surplombant une nouvelle fois. Tout comme il y avait quelques semaines. Pourtant, les choses étaient différentes, il ne saurait dire quoi, peut-être parce que son père n'était pas là, ou peut-être parce que Derek n'avait vraiment pas l'air de rigoler. Ils étaient tout les deux sur les nerfs et ça se sentait.
- Si tu voulais protéger ton pote, tu aurais dû accepter la morsure de Peter. Dit finalement le loup avant de se détacher de Stiles, faisant mine de partir.
- Pourquoi vous faites toujours ça ! S'énerva l'humain, Derek se tourna alors à nouveau vers lui.
- Faire quoi ?
- Faire mine de m'embrasser et puis finalement non, vous prenez la fuite comme si j'étais un pestiféré ! Derek haussa les sourcils.
- Personne n'a envie de t'embrasser, Stiles.
- Ah ouais ? Parce que c'est pas du tout l'impression que j'ai ! Je dirais plutôt que tu fuis parce que tu as peur de moi, peur de ne pas être à la hauteur parce que tu es seul depuis tellement longtemps que tu pourrais très bien être rouillé ! Un petit sourire moqueur naquit sur les lèvres du Hale.
- C'est vraiment ce que tu crois ?
Stiles ne comprit pas ce qu'il se passa ensuite. Il était bien dans son corps mais celui-ci se décida à agir tout seul, comme s'il ne pouvait plus le contrôler. Il attrapa Derek par le col et ses lèvres s'écrasèrent sur les siennes pour un baiser qui n'avait rien de doux et tendre. Il embrassait Derek. Lui, Stiles Stilinski embrassait le Hale sans son consentement... il était mort, foutu. Mais aussi étrange que cela puisse paraître, Derek ne réagit pas. Il ne le repoussa mais ne l'embrassa pas en retour non plus, il restait de marbre, raide comme un piquet. Stiles ne savait pas trop comment le prendre et le regardait à présent comme s'il s'attendait à se prendre de nouveau un coup quelconque, vu qu'il ne se décidait pas, il se décida à enchérir comme si l'acte n'était pas totalement improvisé.
- Tu vois ? Rien ! Pas le moindre petit effet, t'as beau avoir le corps chaud, tout le reste est froid. Tu es froid, Derek.
Vous savez quoi ? Stiles n'avait pas la moindre idée de ce qu'il racontait. L'instant d'avant il lui disait qu'il fuyait, maintenant qu'il était froid... même lui se rendait compte que ça n'avait pas de sens de le dire de toute façon, que Derek avait été trop de fois trahis pour pouvoir se rapprocher facilement des gens et avoir confiance en eux.
Le loup-garou fronça les sourcils et sans que Stiles ne s'y attende, il l'attrapa et le balança dans le lit sans aucune délicatesse. Son regard s'agrandit lorsque Derek enleva son haut, ne comprenant pas ce qui était en train de se passer. Ou plutôt si, et il était dans la merde.
- Puisque tu le prends comme ça... allons plus loin qu'un baiser, on verra bien si je suis si froid que ça.
- Pff, comme si t'en étais capable... je suis un mec, je te rappelle au cas où tu l'aurais oublié, et je voudrais pas que tu t'en souviennes à la partie la plus intéressante.
- C'est là qu'on se rend compte que tu ne sais rien de moi, Stiles.
Ça voulait dire quoi ça ? Que Derek l'avait déjà fais avec un mec ? Et pourquoi diable il continuait à le provoquer ? Il devait lui dire d'arrêter, maintenant !
- Je crois que je te connais assez pour savoir que tu surestimes souvent tes compétences, Derek !
Autoflagellation. Il n'y avait pas d'autre mot pour ce qui était en train de se produire, Derek était au-dessus de lui, menaçant mais en même temps effroyablement séduisant, il voulait lui dire d'arrêter et pourtant il continuait de le provoquer. Si les choses prenaient de l'ampleur c'était entièrement sa faute cette fois. Bon, et aussi Derek qui ne savait pas contrôler ses pulsions.
Mais la suite se passa trop vite pour qu'il réalise vraiment ce qu'ils étaient en train de faire. Il semblerait que son esprit ne voulait pas vraiment y croire, et pourtant, c'est bien ce qu'il se passait. Les mains de Derek sur lui, son regard le sondant comme s'il attendait que Stiles l'arrête mais ce n'était pas le cas, au contraire, il continuait de le défier. Stiles ne pourrait pas dire qu'il n'était pas consentant, il savait que Derek ne l'obligeait à rien, même s'il faisait peur il savait qu'il n'était pas méchant à ce point et qu'il suffirait d'une parole de Stiles pour qu'il se stoppe dans son élan. Le problème n'était pas que l'un ou l'autre n'en avait pas envie, le problème était plutôt qu'aucun des deux n'était prêt à l'avouer.
Derek ne s'attarda pas sur les préliminaires, et c'était bien le problème, quand il pénétra Stiles celui-ci se cambra et cria de douleur. Il n'était pas assez préparé et le membre de Derek bien trop imposant, il avait presque l'impression de se faire déchirer les entrailles.
- Tu... tu me fais mal... se plaignit-il en enfonçant ses ongles dans la peau du loup-garou.
- Tu vas t'habituer...
- Non, non... arrête, retire-toi, ça va pas comme ça !
- Tu veux qu'on change position ?
Stiles acquiesça et fut soulagé quand Derek se retira doucement. Il se mit alors sur le ventre, donnant libre accès à ses fesses à l'homme toujours au-dessus de lui qui remit un coup de salive avant de le pénétrer à nouveau. Ça faisait toujours mal mais c'était déjà mieux. Il entra jusqu'à la garde, puis se retira, répétant l'opération trois fois pour s'assurer que Stiles ne protestait plus. Non seulement il ne protestait plus mais il bandait et espérait que Derek le fasse jouir.
- Tu ne peux pas faire mieux que ça ? Râla-t-il, ne voulant pas juste dire qu'il avait besoin de plus.
Il sentit Derek lui attraper fermement les hanches puis il entreprit un vas et viens particulièrement sauvage et profond, faisant de nouveau crier Stiles qui ne s'attendait pas à une si rapide changement de vitesse, tout son corps se cambrait, envahit entre plaisir et souffrance, il restait toujours quelque chose de douloureux, quelque chose qui ne l'empêchait pourtant pas de prendre son pied.
La suite n'était plus qu'un épais brouillard entre cris et grognement, ne distinguant même plus ce qui lui faisait du bien ou ce qu'il lui faisait du mal, simplement cette chose incontrôlable qui grimpe en lui et le fait jouir avant qu'il ne perde connaissance.
Quand il se réveilla au petit matin, il sentait étrangement sale et dégoûté de lui-même. Il se souvint de la veille et remarqua que Derek n'était plus là, qu'il n'avait pas non plus pris la peine de nettoyer derrière lui vu comme sa peau était collante.
Il s'assit et se prit la tête dans les mains en soupirant. Qu'est-ce qu'il avait foutu ? Alors c'est comme ça que se terminait sa première fois, super. Il en gardera certainement un goût amer un long moment.
En fait, il avait même envie de vomir.
- Alors ça... c'est pas joyeux, du tout !
- Non, ça c'est du Sterek. Du vrai ! Pas de bashing-Scott et le caractère des personnages sont respectés, non ?
- Mouais... Mais c'est pas joyeux !
- Non bah non ! Le Sterek c'est PAS joyeux ! Là je t'ai juste mis la version réaliste...
- Et ben... ne le fais plus !
- Tu rigoles ? Je ne fais que commencer !
- *va chouiner dans un coin*
