Bonjour bonjour ! On se retrouve aujourd'hui pour un petit OS, voire drabble, sur la série, l'unique, la meilleure : Kaamelott !

Je préviens de suite : ce n'est pas de l'humour. Mais c'est pas tragique non plus. Pour comprendre toutes les références que je fais, il vaut mieux avoir vu l'ensemble des saisons, mais pas de gros spoils (à part pour la saison 4).

Bref, trêve de bavardage, je ferme ma mouille !

Bonne lecture !

Crédits : La série, les persos appartiennent à Alexandre Astier. Ce récit m'appartient (mais je ne fais aucun profit dessus).


KAAMELOTT

Cette toute petite chose dans tes yeux


Arthur regarda sa femme : elle dormait paisiblement.

Elle n'était pas belle, oh non ! Déjà que réveillée, elle n'était pas terrible, alors là... Mais elle avait quelque chose de touchant. Une sorte d'innocence, ou d'insouciance. Et Arthur se rendait compte, au fil des jours, que ce n'était pas de l'ignorance.

Elle avait compris. Tout. Que leur mariage ne comblerait jamais leurs attentes respectives. Que Arthur ne la gardait que pour des raisons politiques. Qu'elle ne méritait pas sa place de reine. Qu'elle ne serait jamais à la hauteur de toutes les maîtresses d'Arthur. Elle s'était même rendue compte que le mépris d'Arthur valait mieux que la folle passion de Lancelot.

Elle avait compris, tous les signes, tous les messages, tous les non-dits et les regards si expressifs. Elle s'était rendue compte de tout, ou presque.

Mais il y avait une chose dont elle ne s'était pas aperçue. Une seule. Une toute petite chose qu'elle n'avait pas vue. Et pourtant, une chose essentielle. C'était le besoin grandissant d'Arthur de l'avoir à ses côtés. Mais comment aurait-elle pu s'en rendre compte, alors qu'Arthur lui-même ne faisait que l'entrevoir ?

Arthur s'endormit lentement aux côtés de Guenièvre. Et alors que le premier songe arrivait déjà à lui, il se dit que c'était une bien triste promesse qu'il avait faite à Rome, quinze ans plus tôt.