Salut et désolé pour la longue et interminable absence ! :)
Enfin, je re-publie une autre fiction tout en vous assurant de la publication des suites des autres fics en cours.
Toujours est-il que dans celle-ci la chronologie Potterienne n'est pas franchement respectée, enfin vous verrez bien ce que ça donne! xD
Sur ce, plein de bisous et bonne lecture !
Bien sur n'oubliez pas les commentaires, sinon il n'y aura pas d'autres publications! Donnant Donnant ! mdr
Les personnages utilisés dans cette fic ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de J. K. Rowling, même si j'ai eu le toupet de revisiter leurs physiques ainsi que leurs personnalités au fur et à mesure que mes fictions gagnaient en longueur ;)
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Voldemort était mort depuis cinq mois déjà…
La dépression et l'apathie avaient gagné mon cœur. Et je ne comptais plus mes nuits sans sommeil, que le réconfort s'obstine à fuir. Je ne dissociais plus le cauchemar de ma réalité. Mes larmes insoutenables, tant je me répugnais, avaient pris la place du sang qui quelques mois plus tôt recouvrait mon visage ainsi que mes paumes. J'avais perdu goût à la vie, en partant du principe que la découverte du monde de la magie me l'avait rendu.
Ginny ne me lâchait pas, au point où ça présence m'enrageait littéralement. Je la rejetais purement et simplement, consciemment ou non, avec plus ou moins de tact. J'étais de moins en moins à l'aise avec elle, depuis mon 19ème anniversaire. Et j'avais de plus en plus de mal à la toucher. Étaler mes sentiments devenait pénible dans la mesure où ils sonnaient de plus en plus faux. Son corps ne m'excitait plus et sa ressemblance flagrante avec ma mère m'irritait au plus haut point. Je n'avais pas besoin d'une présence maternelle, ou tout du moins plus maintenant.
J'avais également remarquablement changé ces derniers temps:
-Pris 15 centimètres,
-8 kilos de muscles en plus de ceux que j'avais déjà accumulé grâce aux entraînements pour vaincre face de serpent,
-Mes cheveux avaient poussé à la Malfoy (père) tout en ignorant quelques mèches sur le dessus de mon crâne qui se sont contentées d'arrêter leur ascension a mis chemin des mèches les plus longues, de façon à ce qu'ils paraissent toujours aussi ébouriffés mais structurés et remarquablement coiffés - Une épine de moins à mon pied !
-Et je n'avais plus besoin de mes lunettes, aussi étrange que ça puisse paraître. Je voyais très clairement sans.
J'avais renoncé à une fonction d'Auror pour un temps comme à toute autre quelconque carrière professionnelle. Les journalistes ne se risquaient plus à m'approcher. Une statue à mon effigie trônait désormais au ministère. Les femmes comme les hommes n'avaient de cesse de se bousculer à l'entrée de mon lit malgré le fait que le « héro » soit fiancé. Je n'en pouvais plus. J'étais à bout, plus sombre que jamais, à abhorrer cette merde de vie. Les mondes qu'ils soient, réel ou magique se valant à bien des égards dans leur décadence.
Et maintenant, je me retrouvais avec Malfoy fils dans mon salon, sans trop en connaître les raisons. Interrompu en plein vol par ses cris outrés d'un stridents qui m'avait presque manqué. Bien qu'ils aient changé de camps quelques mois avant la fin. Sa famille me gardait quelques rancunes et ça aurait été mentir que de dire que ce n'était pas mon cas également. Alors nous avions tacitement fait en sorte de nous fréquenter le moins possible tout en restant courtois quand la bienséance l'exigeait.
Toujours est-il que Drago Malfoy siégeait dans mon salon avec la même fierté que dans notre enfance. Il était parfaitement droit, trônant sur mon canapé, le menton relevé, incarnation même de la provocation. Mais la tension habitant ses épaules, ses mains se triturant l'une l'autre, la fine pellicule de sueur sur son front, m'en avaient dit long. L'héritier Malfoy était préoccupé à tel point que malgré sa fierté, il en était venu à quémander mon aide. Il était beaucoup moins imposant qu'à l'époque malgré son masque de glace bien en place. Ou alors, était-ce moi, qui avais gagné en prestance depuis la fin de la guerre. Il était beaucoup plus pâle que dans mon souvenir et son regard était définitivement terni par toutes les horreurs auxquelles il avait assisté. Je n'avais pas la moindre idée, duquel de nous deux était le plus à plaindre … certainement lui.
« -Alors, que puis-je pour toi ?
-Si je te divulgue la planque des Lestranges, me jures-tu de nous venir en aide ?
-Tout dépend du service demander, Malfoy.
-C'est simple, on a tenté de tuer mon père à plusieurs reprises, dans les deux dernière semaines. Ses attaquants portaient l'uniforme des Mangemorts et ils l'ont manqué de peu lors de leur dernière tentative.
-D'accord, mais qu'ai-je à voir la dedans ? Je ne suis pas Auror comme je me plaisais à croire le devenir il y a des années.
-Ne te moque pas de moi, Potter. Je ne suis pas un de ses imbéciles qui croit te connaître grâce aux magasines ou autres bêtises médiatiques. Dans la mesure où quelqu'un trouve encore le courage d'écrire sur Potter le héros devenu poivrot. Souviens-toi, quand nous étions jeunes, nous passions notre temps à nous observer. On se connaît par cœur, et malgré le fait que nous ayons tous les deux changé, aucun de nous n'est dupe pour autant. Tu contribues à la saisie de tous les Mangemorts encore en liberté, je n'ai même pas besoin de me renseigner pour en être convaincu. Je suis même certain qu'il y en a que tu as pris plaisir à tuer à l'abri des regards de tes collègues occasionnels. Et puis autant dire les choses tel qu'elles sont, il faut bien que tu t'occupes entre deux bouteilles.
-Même si c'était vrai, qu'est-ce que ça change ?
-Si tu t'engages à protéger mon père, tu auras toutes les chances de trouver les derniers. Donc tu en auras fini avec ta petite vengeance tandis que moi j'aurais toutes les chances de voir mon père vieillir. Dans la mesure où un sorcier peut vivre plus de six siècles, j'estime qu'il a encore du temps devant lui.
-Très bien, je commence quand ?
-Si vite ? J'aurais cru devoir argumenter encore un peu.
-Disons que je veux en finir avec tout ça et que tu m'en donnes les moyens.
-D'accord, alors […]
-Seulement ! On joue avec mes règles !
-Très bien … Énonces.
-N'essai même pas de me pourrir la vie comme au bon vieux temps, être le sauveur du monde sorcier comporte quelques bons côtés. Et ta mort ne me chagrinerait qu'à peine, disons que je m'ennuierais un peu plus, ce qui à ce stade devient désolant. Les médias ne doivent en aucun cas être mis au courant. Je logerais avec ton père au manoir Malfoy et le suivrais où qu'il aille. Et lui m'accompagnera si j'ai besoin de me déplacer. Enfin, si je tue ça ne devra pas quitter le cadre de cette mission. Si j'apprends que toi ou un membre de ta famille, vous avez divulgué quoi que ce soit à mon sujet, je maquillerais vos meurtres. Il serait sage de ta part de ne pas mettre en doute mes paroles, quand j'affirme ne pas hésiter une seconde à vous envoyer ad patres en cas de problème.
-Mais […]
-Rien du tout ! C'est soit ça, soit rien. Tu veux savoir ton père en sécurité ? Alors voilà mes conditions.
-…
-Bien, maintenant tu m'attends quelques minutes. Le temps que je prenne mes affaires et ensuite tu me déposes chez lui et j'en discute avec.
-Bien. Les Lestranges sont tous planqué dans un vieux manoir familial se trouvant dans le petit village de Little Hangleton. Tu sais celui niché entre deux collines. Tu y es déjà allé n'est-ce pas ? Le manoir se trouve derrière le cimetière.
-Merci.
-Je me fou de tes remerciements, Potter. Respecte ta part du contrat. Moi c'est chose faite.
-N'oublie pas mes conditions. »
Un énorme sac sur l'épaule et ma tenue de Quidditch toujours sur le dos, puisque je m'entraînais avant l'arrivée théâtrale de mon nouvel employeur. Mon masque d'impassibilité bien en place de retour dans les escaliers, j'avais de nouveau rejoins le peroxyder qui m'attendait impatiemment dans mon salon.
Arriver au manoir Malfoy, j'avais hésité … devais-je prévenir les forces de l'ordre ou tout simplement tarir ma soif de sang ? Face à la cheminer, prêt à appeler, j'avais fait volt face décidé à venger mon parrain. Renonçant à faire part de ma nouvelle piste aux Aurors, j'allais devoir convenir d'un créneau avec Malfoy père pour aller faire le ménage ! Tandis que de son côté Drago avait appelé son paternel sur un ton relativement étrange, qui d'ailleurs m'avait un instant interpeller. Peut-être aurais-je du y prêter un peu plus attention, puisque dès que Lucius avait commencé à descendre les marches, son fils dans un élan de lâcheté connu avait disparu en transplanant.
« -Drago ? Dra[…] Mr Potter ?
-Mr Malfoy, votre fils et moi venons de convenir d'un accord quant à votre problème.
-Quoi ? Comment cela un accord ? Où est Drago ?
-Il vient de … de …
-Quelle éloquence Mr Potter, mis à part cela, où est-il ?
-Je … je l'ignore. »
Je ne savais plus quoi faire, ni quoi dire. Je restais juste là confus et incapable de bouger. Ses yeux, comme de l'argent liquide, son odeur me frappant avec violence. J'avais une envie incongrue de passer ma main dans ses longs cheveux, sur sa joue. Mais j'avais rapidement déchanté, puisqu'un élancement avait explosé dans ma poitrine engendrant une douleur lancinante dans mon torse. J'avais trop chaud, voyais flou, et ne tenais plus vraiment debout.
« -Mr Potter ?
-Qu'est-ce qui m'arrive ? Je[…]
-Mr Potter ?!»
J'avais désormais mal partout, j'avais besoin … besoin de son contact. J'avais besoin de lui … pourquoi … pourquoi … comment ?
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Trouver Harry Potter dans mon salon était certainement la dernière chose à laquelle je m'attendais … En toute franchise, je me serais attendu à tout sauf ça !
Je ne l'avais pas revu depuis le procès de Drago. Et bien qu'il soit le sorcier le plus connu de la Grande Bretagne, l'apercevoir devenait de plus en plus compliquer, ne serait-ce que dans les torchons médiatiques. Et lorsqu'il apparaissait c'était dans des moments où aucune intrusion n'aurait dû être permise. Le voir de près avait quelque chose d'incroyablement différent. De fait, il était beaucoup plus grand et musclé qu'il n'y paraissait, son cou laissait apparaitre une cicatrice assez imposante qu'aucun écran sorcier n'avait laissé paraître. A sa forme et son inclinaison sur la peau dorée, on devinait qu'elle continuait sa route plus bas, sous la combinaison. Son regard était aussi froid et insondable que le mien, son esprit qui comportait encore des failles lors de la guerre était désormais fermé à toute intrusion. Tandis que sa posture bien que droite et conquérante, laissait transparaître une colère et une soif de vengeance bien marquées. Un froncement de sourcil ne quittait plus son regard, et sa bouche bien qu'incurvée en un faux sourire laissait sortir une voix, d'un grave suave et chaud … Celle d'un homme sûr de lui mais froid et asociale.
Le morveux, chétif voir même rachitique à lunette avait laissé place à un adulte charismatique tout en prestance et en force. Quant à ce qu'il faisait dans mon salon, j'avais une vague idée mais préférais de loin me tromper.
« -Mr Malfoy, votre fils et moi venons de convenir d'un accord quant à votre problème.
-Quoi ? Comment cela un accord ? Où est Drago ?
-Il vient de … de …
-Quelle éloquence Mr Potter, mis à part cela, où est-il ?
-Je … je l'ignore. »
Je n'avais pas la moindre explication quant à mon comportement. Mais mon regard s'était fixé dans celui de mon interlocuteur. A tel point que j'avais eu la surprise d'observer la pupille de Potter se teinter de reflets argents, puis tressauter pour se dilater sur un diamètre que je n'aurais certainement pas cru possible sans en avoir été témoin. Une étrange chaleur m'avait parcourue l'échine tandis qu'une odeur de cannelle et de musc m'avait assaillie. Le pli de ses lèvres toujours incurvées dans un sourire tressautait, et je m'étais surpris à m'attarder un peu trop sur cette chair nacré.
« -Mr Potter ?
-Qu'est-ce qui m'arrive ? Je …
-Mr Potter ?!»
Un étrange halo l'entourait, des volutes noires tourbillonnaient autour de lui et son corps était parcouru de tremblements violents. Il avait semble-t-il beaucoup de mal à garder les yeux ouvert. Son expression n'exprimait rien de toute la souffrance que son corps ne parvenait pas à dissimuler. Il transpirait à flot … puis sombra dans l'inconscience. Merlin, faites qu'il ne meurt pas chez moi !
Le faisant léviter jusqu'à l'étage, je l'avais allongé sans réfléchir sur mon propre lit alors même que le manoir possédait un nombre incalculable de chambre. Puis j'avais fait léviter jusqu'à moi des vêtements ajustables ainsi que toutes sortes de potions, une bassine d'eau, une autre vide, ainsi qu'un gant de toilette. J'avais entrepris de prendre soin du sauveur, un comble ! Il ne fallait vraiment pas qu'il crève ici …
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Seulement le halo avait pris de l'ampleur, engloutissant avec lui Lucius. Quelques secondes plus tard, il ne restait plus de traces, ni de l'un, ni de l'autre …
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