NCIS ne m'appartient pas, les personnages non plus... Vala c'est dit! Sur ce je vous laisse lire et vous demande d'etre zentil(les) M'en voulez pas si vous z'aimez pas. Ca fait 4 fois que je reecris ce chapitre et j'en suis toujours pas satisfaite mais bon... A vous de juger...
Locaux du NCIS, 6h20
Comme cela lui arrivait bien souvent, l'agent special du NCIS Leroy Jethro Gibbs arriva tres tot au bureau. Apres avoir terminé son 3eme gobelet de café depuis qu'il avait abandonné le travail de ponce sur son bateau, il se dirigea vers les vestiaires des hommes pour soulager sa vessie, lorsqu'il constata que quelqu'un s'y touvait deja. Une forte vapeur d'eau s'echappait de la douche. En regardant les affaires qui trainaient par terre, il identifia tout de suite la personne qui se lavait et ne fut guere etonné.
Il se dirigea tout de meme vers les toilettes et fit ce qu'il avait a faire. Alors qu'il se lavait les mains, l'occupant de la douche en sortit. Il ne s'agissait de personne d'autre que de l'agent Anthony DiNozzo. Celui ci qui se croyait seul, avait commencé a se rhabiller et ne portait alors que ses sous vetements et une chemise qu'il venait a peine de poser sur ses epaules encore ruisselantes.
En voyant son patron, le jeune homme rougit apres avoir balbutié un vague "salut" et tenta tant bien que mal de boutonner sa chemise et d'enfiler une paire de jeans. Il mettait ses chaussures dos a son patron, et pourtant il semblait a Tony que Gibbs ne l'avait pas quitté des yeux alors qu'il semblait chercher quelquechose dans son casier. Cette sensation etrange etait due au fait que Tony devait reconnaître que le regard de Gibbs etait l'un de ces regards que l'on ne pouvait(et voulait)oublier. tant par son intensité que par la personne a qui il appartenait…
Tony s'apprettait a sortir pour ne plus divaguer de la sorte sur son patron. Il ramassait son sac en s'approchant de la porte quand Gibbs l'interpella sans pour autant se retourner. Il lui fit remarquer que ses boutons etaient mal attachés. Etonné, le jeune agent verifia et corrigea son erreur.
Il s'installa a son bureau et alluma son ordinateur. Gibbs s'installa egalement a son poste apres etre allé chercher son nouveau café. Aucun des deux ne parla durant le temps qu'ils etaient quasi face a face. Gibbs comme tous les matins semblait avait le regard perdu dans le vide face a son ecran, et Tony lui, appuya sa tete sur ses bras croisés sur son bureau afin de somnoler encore un peu sachant que ses collègues ne risquaient pas d'arriver quelques temps.
Leroy Jethro Gibbs quand il vit son jeune agent poser son visage contre ses mains, ne put s'empecher d'esquisser un sourire. Il fallait avouer que meme en dormant, Anthony ne perdait rien de son charisme, qui, quoi qu'on en dise, le rendait irresistible. Tu commences a te faire vieux Jethro se dit il a l'entente de ses propres pensées. Si tu te mets encore a penser a Anthony de la sorte tu ne vas jamais t'en sortir... Je sais et le pire c'est que ce n'est pas la 1ere fois…
Mais le probleme etait qu'il n'y pouvait rien. Depuis quelques temps deja (depuis qu'il l'avait vu presque mort a cause de la peste plus precisement) Gibbs s'etait rendu compte que le jeune homme avait une place plus importante qu'il ne le pensait dans sa vie. Jethro perdait en effet le controle de ses pensées lorsqu'il etait en presence du jeune homme. Il l'aimait comme un fils voila tout. Cate n'etait plus la et meme sans cela, il avait toujours ete son meilleur agent. celui sur qui il comptait vraiment, celui pour qui il s'inquietait car c'etait lui qu'il aimait le plus, ou... qu'il aimait tout court... Tu ne reflechissais pas comme ca avec tes epouses Jethro fais attention ca devient grave… lui dit une petite voix dans sa tete. Peut etre, mais Anthony n'est pas comme elles, fut la seule reponse qu'il parvint a se donner.
De son coté, Anthony DiNozzo, malgré les apparences, ne dormait pas. Il s'etait legerement assoupi mais sentait bien le regard perçant de son patron se poser sur lui. Il sentait le poids de ce regard glacé et ce n'etait qu'a moitié pour lui deplaire. Ca l'electrisait de savoir que Gibbs le regardait a la derobée. Bien sur, comme toute personne normale, il n'aimait pas se sentir observé mais la c'etait different, c'etait Gibbs... Gibbs qui pour lui etait un homme exceptionnel, devoué, sur qui compter et... qu'il aimait. Pauvre de toi songea le jeune italien, mais qu'est ce qui t'arrive? Il devait y avoir des agents hallucinogènes dans ton Y - Pestis et c'est pour ca que tu divagues autant sur le boss depuis l'accident... Il n'eut pas le temps de poursuivre ses reflexions que son portable sonna. Il ouvrit les yeux en grognant, et constata que Gibbs le regardait bel et bien. Cela ne l'etonnait guere mais..
- Tu t'attends quand meme pas a ce que ce soit moi qui decroche DiNozzo? lanca Jethro en avalant une rasade de café.
- Euh, non patron je...
- Sans doute l'une de tes conquetes, dit il sarcastique (sarcastique ou legerement jaloux?), en tout cas elle est bien matinale dis donc...
- Oui, tu as raison je... il ne termina pas et decrocha. Agent special Anthony DiNozzo que puis je...? oh! Angie commen vas-tu? Ca doit bien faire 1mois que je ne t'ai pas vue... Quoi de si important pour que tu m'appelles aussi tot?
- ...
- Ce n'est rien t'en fais pas, j'etais deja reveillé car je suis au bureau.
- ...
- Ah non! C'est juste un petit probleme technique auquel je suis une fois de plus confronté. Ma plomberie fait encore des siennes et je suis privé d'eau pendant environ 15jours si ils respectent leurs délais. Donc j'ai pris ma douche ici...T'en fais pas, il en faut plus pour aneantir un DiNozzo, t'en sais quelquechose pour avoir partagé ma vie plus que n'importe qui! en entendant ca, Gibbs resserra imperceptiblement son emprise sur son gobelet.
- ...
- Diner? Bien sur! A quelle heure je dois te prendre? ... Ok je serais la. t'en fais pas ma ptit Ange. ... Oui, moi aussi je.. il jeta un regard furtif a Gibbs et reprit: anch'io ti amo. Dai, scusa ma ti devo lasciare perchè c'è, tu sai chi, che mi sta guardando... Si. Tantissssssimo Angelina ma lo sai gia. Ciao bella! et il raccrocha avec toujours ce merveilleux sourire aux levres.
Gibbs n'avait rien dit et etait resté le plus impassible possible durant cette conversation. Sa curiosité avait pourtant été piquée lorsqu'il avait entendu Anthony parler italien. Il ne se souvenait pas de l'avoir deja entendu et c'etait regrettable, il avait un joli accent. Bien qu'il ne comprenne pas bien cette langue, il avait saisi le principal: Tony tenait enormement a la jeune femme. Il lui avait dit qu'il l'aimait. Et bien, si Cate etait encore la, elle dirait qu'il y avait un point positif. Tony semblait enfin avoir muri. Il etait enfin arrivé a dire "je t'aime" a une femme. donc ca ne devait pas etre une femme ordinaire pensa Jethro avec amertume.
Ziva et McGee firent leurs entrés quelques minutes plus tard et apres avoir salué Gibbs et DiNozzo, ils devisagerent brievement leur chef et leur camarade. Ils echangerent un regard et parvinrent a la meme conclusion sur leur patron. Il semblait preoccuppé par un sujet douteux. Aucun des 2 n'osa lui demander ce qui le tracassait de peur de s'attirer ses foudres, ni meme a Tony.
De plus, le jeune agent (tout comme son patron le faisait avec lui) ne cessait de jeter de petits coups d'oeil a Gibbs sans pour autant rien lui dire. Ca avait pour effet d'agacer Jethro a un point pas croyable et pourtant il prenait sur lui et ne disait mot de peur de dire quelquechose qu'il regretterait. Et depuis quand tu t'inquiete de ce que tu vas dire pour ne pas blesser tes agents Jethro? Et puis s'il avait remarqué ses regards, c'etait parce que lui aussi lui en lancait apres tout.. Dans tous les cas, ils en etaient au meme point.
Mis a part cette legere tension (qui n'en etait meme pas une) entre Gibbs et Tony, ils passerent une journée sans encombres en retapant des notes de dossiers, relisant de vieux rapports... A une ou 2 reprises, Jethro dut frapper son italien afin qu'il arrette de raconter ses aneries. Bref une journée tranquille ponctuée par les visites d'Abby et une ou 2 anecdotes de Ducky sans oublier un nombre incalculable de cafés.
A 18h, etant donné qu'ils n'avaient plus rien a faire, Jethro les laissa partir. Ziva s'en alla de son coté, McGee descendit prendre Abby pour aller a un concert que l'un des nombreux amis etranges de la jeune femme donnait, et Tony tournait et retournait de vieux papiers sans pour autant en faire quelquechose. Il savait que quelquechose perturbait Gibbs et il voulait savoir mais il n'osait pas soutenir le regard de son chef adoré.
- Tu ferais mieux d'y aller avant qu'elle ne s'enfuit DiNozzo
- Qui?
- Ton amie. celle qui t'a appelée ce matin. Tu n'as pas rendez vous avec elle ce soir?
- Si mais c'est pas important si tu veux je peux rester avec toi. Je préfère meme. devant le sourcil interrogateur de son patron, Tony rougissant de sa maladresse balbutia, je veux dire que depuis ce matin tu sembles préoccupé par quelque chose alors si je peux t'etre d'une quelconque utilité... Si je peux faire quelquechose pour t'aider...
- Non, t'en fais pas. Rien de grave. Aller file. On se verra demain DiNozzo.
Le ton de sa voix avait ete on ne peut plus expeditif. Il avait clairement fait comprendre a Tony qu'il devait s'en aller. Pendant qu'il terminait son enieme tasse de café, il regarda quand meme son agent recuperer son blouson et filer ensuite a toute vitesse pour s'engouffrer dans l'ascenseur. Le jeune homme lui adressa un bref salut de la main auquel il ne repondit pas. C'est seulement lorsque les portes de l'ascenseur se refermerent sur le jeune homme que Gibbs eut une reponse a lui donner. Si, Anthony tu peux faire quelquechose pour m'aider… Sors de ma tete tu vas me rendre fou…
