Titre : Pris pour cible

Auteurs : Gwenetsi et Nanoushka

Statut : Complète

Saison : UA. Quelques mois après le début de la saison 6, c'est-à-dire après la séparation et (re)formation de l'équipe.

Univers Alternatif : À savoir pour comprendre l'histoire (même si tout est expliqué) : Paula Cassidy a remplacé Kate, elle a accepté la proposition de Jenny d'avoir sa propre équipe à Rota. Ziva n'a jamais travaillé avec le NCIS, c'est McGee qui a accompagné Tony à Los Angeles où est morte Jenny. La dernière place dans l'équipe est occupée par Ned Dorneget.

Résumé : Rick est poursuivi. Rick est traqué. Tony ignore par qui, mais plus pour longtemps. Rick lui a demandé de l'aide, il peut bien faire ça pour son ami. Le sortir de cette embrouille dans laquelle il s'est encore fourré. Tony peut régler cette histoire seul. Du moins, c'est ce qu'il croit...

Disclaimer : L'univers et les personnages de NCIS ne sont pas notre propriété.


Note de Nanoushka : Coucou à tous, et bienvenue dans notre super méga collab! Que Gwen m'a si gentiment proposé. J'espère que je ne vais pas me réveiller plus tard et m'apercevoir que j'ai rêvé... Pour l'instant ça se passe bien, on ne s'est pas encore étripé ou tapé dessus à coup de barre de fer. Mais si elle me fait mal je viendrai vous le dire, vous inquiétez pas. C'est un UA. On vous dit juste que ça se passe début de la saison 6, après que Vance ait séparé et reformé "l'équipe". On vous laisse découvrir le reste par vous-même. On ne va quand même pas vous gâcher la surprise !

Note de Gwenetsi : Nanoushka a accepté de faire une collab' avec moi ! *n'en revient toujours pas* C'est juste du pur bonheur de faire une fic avec un tel auteur ! *hug Nanou* Mais je suis pas violente, hein ! *cache tant bien que mal sa batte de baseball dans son dos* Juré ! Même que ni elle ni moi n'avons abîmé Tony dans cette histoire. On a été trèèès sage ! *grand sourire innocent* Bonne lecture à tous !


Pris pour cible

Rien n'est impossible pour qui vise bien sa cible.

Daniel Desbiens

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Chapitre 1 – Elle et lui

Abby poussa doucement la porte... et resta bloquée sur le seuil. Ce qu'elle vit l'empêcha d'avancer plus loin. Des larmes perlaient déjà dans ses yeux. Elle lâcha la clenche et ses deux mains se crispèrent sur son sac à main qu'elle tenait fermement devant elle. Les articulations de ses doigts blanchirent. Perchée sur ses hautes semelles compensées noires, elle avança lentement, à petit pas hésitants, vers ce lit qu'elle ne pouvait quitter des yeux. Vers ce corps qui y était allongé et qui faisait s'embuer sa vue. C'était son ami, celui qui était devenu son grand frère, qui était allongé là entre la vie et la mort.

Les choses étaient très simples. Elle ne pouvait pas le perdre.

Elle finit par atteindre le lit et sa main tremblante se posa sur les couvertures. Elle les effleura du bout des doigts, continuant de s'approcher jusqu'à ce qu'ils ne soient plus qu'à quelques millimètres de ceux de Tony. Elle n'osa pas poursuivre son geste, elle n'osa pas le toucher. Tout ne deviendrait que bien trop réel si elle sentait sa peau sous la sienne. Encore plus douloureux. Elle baissa la tête et son regard se vissa sur cette main pâle, inerte sur les draps immaculés. Elle prit quelques secondes pour respirer profondément, pour prendre le temps de se calmer un peu. S'écrouler maintenant ne servirait à rien.

Elle voulait prendre sa main, elle voulait la serrer dans la sienne. Elle voulait s'approcher de lui et lui répéter encore et encore, jusqu'à ce qu'il le comprenne malgré son état comateux, qu'elle était là. Pour lui. Qu'elle ne l'abandonnerait pas. Jamais. Mais elle était pétrifiée par la peur. Comme clouée sur place par cette situation qui la terrifiait et face à laquelle elle était totalement impuissante. Elle devait se reprendre pour lui faire comprendre qu'elle était là. Pour qu'il lui revienne.

Elle ferma les yeux et expira profondément. Une larme solitaire glissa le long de sa joue et y laissa une traînée noirâtre. La perle d'eau et de douleur vint s'échouer sur la main de Tony. Abby rouvrit les yeux, regarda cette goutte sur la peau de l'Italien. Il n'avait pas bougé. Il ne l'avait pas sentie. Elle ne supporta pas cette idée et vint aussitôt placer sa main sur celle de son grand frère pour faire disparaître cette larme qu'elle ne voulait plus voir. Elle la serra dans la sienne quelques secondes. Seule sa respiration saccadée et les bips de diverses machines meublaient le silence si pesant qui emplissait la chambre d'hôpital.

Elle finit par la lâcher et refit quelques pas hésitants vers la tête de lit. À présent les larmes se multipliaient le long de ses joues. De lourds sanglots secouaient son corps. Elle se pencha au-dessus du visage de Tony, et posa une main frêle sur sa joue, ses yeux se perdant sur les traits de son grand frère.

- Tu ne peux pas me laisser, Tony, murmura-t-elle d'une voix faible tout contre son oreille. Tu ne peux pas. Tu n'as pas le droit. Comment je ferais moi sans toi, hein Tony ? Tu m'entends ? Je ne peux pas vivre sans mon frère. Alors ne m'abandonne pas. Réveille-toi.

Abby passa plusieurs fois sa main sur sa joue, dans ses cheveux, évitant quelques pansements au passage. Elle déposa un baiser sur sa pommette, puis du revers de la main tenta vainement de sécher ses joues trempées et d'écarter les cheveux qui y collaient. Elle se redressa ensuite et resserra un instant la main de Tony dans la sienne. Elle balaya son corps inerte du regard et sentit cet immense malaise qui régnait dans son corps lui tordre un peu plus l'estomac.

- Réveille-toi Tony, murmura-t-elle encore comme un mantra, la gorge nouée.

Elle déglutit péniblement et sembla hésiter un moment. Puis elle finit par grimper dans le lit à ses côtés et s'y fit une place. De profil, elle se pelotonna contre son corps, passa son bras protecteur autour de son grand frère tout en veillant à ne pas lui faire de mal. Elle nicha sa tête dans le creux de son cou et se calma comme elle put, légèrement rassurée par sa présence. Elle se rapprocha encore un peu plus de son corps, ferma les yeux et, continuant de sangloter doucement, pria silencieusement pour qu'il se réveille.

- Ne me laisse pas Tony.

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Leroy Jethro Gibbs, agent du NCIS, se retint de dégainer son arme et planter une balle entre les deux yeux de son interlocuteur. Il fallait qu'il reste zen. Pensées positives comme dirait Abby, sa petite protégée.

- Donc, déclara-t-il d'une voix posée mais où perçait l'agacement, vous ne savez rien.

- Je suis navré monsieur, répondit son vis-à-vis.

Navré ? Cet imbécile en uniforme osait prononcer le mot navré ? Ça n'allait certainement pas se passer comme ça !

Il fit un pas en le gratifiant d'une œillade meurtrière. Il leva la main et ouvrit la bouche pour lui asséner ses quatre vérités. Une main se posa sur son torse, stoppant son élan.

- Jethro, calme-toi. Ça ne sert à rien de t'énerver.

La voix tranquille de Ducky suffit à faire retomber sa colère. Il se contenta de jeter un regard noir au flic devant lui. Celui-ci comprit le danger et s'empressa de filer, balbutiant un prétexte à peine audible.

- Abby est dans tous ses états, reprit le médecin légiste, tu devrais aller la voir.

- Où est-elle ?

- Tu penses que cette question est vraiment nécessaire ?

- Ducky, soupira Gibbs d'une voix las.

- Près de son grand frère, répondit le vieil homme.

Il le remercia d'un hochement de tête et prit la direction de la chambre où on avait placé Tony. Dès qu'il passa le seuil, il sentit sa gorge se serrer. Son fi... agent était allongé sur un lit d'hôpital aux draps immaculés. Il était aussi pâle qu'eux. Son visage était barré par divers pansements et un tube logé dans sa trachée lui permettait de respirer. Allongé contre lui, Abby semblait dormir. N'importe qui aurait pu s'y méprendre si ce n'était les traces de son maquillage répandu par ses larmes sur son beau visage.

Il s'approcha doucement d'eux. Les voir comme ça, ceux qu'il considérait comme ses enfants, même s'il ne l'avouerait jamais, était douloureux.

- Abby, murmura-t-il tout bas à l'oreille de la jeune femme.

Elle tourna sa tête vers lui. Son regard lui fit mal. Elle était perdue, désemparée. Et elle lui en voulait.

- Hé ! dit-il en ignorant délibérément les reproches qui ne la quittaient pas depuis plusieurs mois. Ça va aller, il va s'en sortir !

Elle le regarda intensément, le mettant mal à l'aise. Puis elle prononça la phrase qu'il redoutait d'entendre.

- Que s'est-il passé ?


Alors, vous pensez quoi de ce chapitre écrit à quatre mains ? Et ce qui se passe ? Vous nous suivez ?