Revoilà l'histoire sous le bon nom pour ceux qui se demandait pourquoi elle avait disparu. Pour ceux qui n'aime pas voir Harry souffrir, mieux vaut passer votre chemin.
Harry Potter et la détresse cachée.
L'enfer et ses démons.
Cela faisait un mois qu'il se trouvait là. L'enfer s'était ouvert sous ses pieds et l'engloutissait petit à petit. Cela avait commencé le jour ou il était revenu à Privet Drive. L'ordre avait envoyé une lettre pour mettre en garde les Dursley. Harry s'en souvenait comme si c'était hier. Son oncle était entré dans une colère monstre. C'est ce jour là que son calvaire avait commencé.
Flash-backA peine arrivé chez les Dursley, son oncle l'avait enfermé dans sa chambre. Un hibou était ensuite arrivé et avait tendu sa patte à Dudley.
-« Dudlinouchet, qu'est-ce que c'est ? »
-« C'est un de ces maudits volatiles. Il apporte une lettre pour vous. »
Pétunia l'ouvrit et la lut à son mari.
« Monsieur et madame Dursley,
nous vous demandons de pendre bien soin de votre neveu.
Sa fin d'année a été terrible.
Son parrain qui était innocent, a été tué par le meurtrier de ses parents.
Vous êtes sa seule famille.
Nous vous demandons de prendre soin de lui.
C'est un garçon bien, il le mérite.
Albus Dumbledore,
Directeur de Poudlard,
Ecole pour sorciers et sorcières. »
Vernon était rouge de colère, son imbécile et idiot de neveu avait menti sur son parrain.
-« Il va m'entendre. »
Il monta et déverrouilla violemment la porte de la chambre de Harry.
-« Comment as-tu osé nous mentir et nous menacer, nous qui t'avons recueilli alors que nous aurions dû te conduire à l'orphelinat, là où était ta place. Tu vas le payer Potter. »
Harry était sur une autre planète, Sirius lui manquait horriblement. Il comprit seulement la dernière phrase de son oncle. Il vit alors son oncle le saisir brutalement par le bras et le projeter contre le mur. Son dos heurta durement le mur. Vernon approcha de lui et le frappa avec les poings, les pieds et la ceinture de son pantalon qu'il venait de défaire.
-« Tu n'es qu'une honte Potter, un fardeau qui n'aurait jamais dû exister. Ils sont tous morts à cause de toi, tes parents et ton cher parrain. Tu vas obéir sinon jamais tu ne retourneras chez tes monstres. »
Du sang coulait le long de ses lèvres, des larmes sillonnaient ses joues. Il sentait les coups pleuvoir. Son oncle abandonna le corps meurtri de son neveu sur le sol glacé de sa chambre.
-« Tache d'être en forme, tu as du travail pour demain. »
Sa première nuit fut peuplée de douleur physique et de songes terrifiants. Ces derniers étaient tous de Sirius, ses parents et Cédric. Il se réveilla en sursaut sous les cris de haine de ses proches morts. Il laissa couler ses larmes. Il n'avait qu'une envie, c'était de quitter sa vie, rendre son dernier souffle.
Fin du flashback
Chaque jour, il avait ses corvées à faire, il les finissait toutes à temps lui évitant ainsi une correction supplémentaire à celle qu'il recevait tous les soirs avant d'aller se coucher.
Son oncle avait perdu son emploi peu de temps avant qu'il ne revienne à Privet Drive.
Il lui remettait tout sur le dos, chaque chose qui allait mal dans sa maison. Il buvait de plus en plus et devenait de plus en plus violent. Harry était couvert d'ecchymoses et de coupures, résultat des nombreux coups qu'il recevait chaque jour. Pour cacher cela au voisinage, Vernon avait interdit à son neveu de sortir de la maison. Harry était d'une blancheur cadavérique ce qui faisait ressortir sa cicatrice un peu plus. Il avait le droit de « manger » au matin et au soir. Ses repas se composaient d'une croûte de pain et d'un verre d'eau pour le matin et d'un fruit à moitié pourri pour le soir. Chaque jour qui passe le rendait plus faible que le jour précédent. Les manques de sommeil et de nourriture le conduisait lentement vers sa mort.
Et le jour de son anniversaire arriva. A minuit précisément, son oncle entra dans sa chambre et lui souhaita un joyeux anniversaire à sa manière. Il avait bu et était saoul. Il frappa Harry mais celui-ci était trop faible pour se débattre. Au bout de quelques minutes, les coups cessèrent et Harry crut qu'il allait enfin pouvoir se rendormir. Mais Vernon le souleva et la jeta sur le lit. Il lui attacha les mains au mur et lui arracha ses vêtements. Il le bâillonna et le mit à quatre pattes. Il descendit son pantalon et sans ménagement s'enfonça profondément dans son neveu. Ce dernier avait l'impression qu'on le déchirait, le bâillon étouffa ses cris de douleur. Il sentit un liquide coulé le long de ses cuisses. Son oncle bougea de plus en plus vite et se répandit en lui. Il se retira de son neveu et quitta la pièce après l'avoir détaché.
-« Bon anniversaire Potter, j'espère que ton cadeau t'a plu. » lâcha-t-il d'un ton ironique.
Harry se recroquevilla sur son lit. S'il pensait avoir touché le fond avant, ce n'était rien comparé à ce soir. Il voulait disparaître et n'avoir jamais existé. Il ne sentait plus son bas-ventre. Il ne prit pas conscience qu'il saignait. Il sombra dans l'inconscience. Hedwige était à la fenêtre, son maître semblait souffrir beaucoup, elle s'approcha doucement de lui et se posa près de sa tête pour attendre son réveil.
Et les jours continuèrent dans cet enfer. Vernon se défoulait sur Harry de toutes les manières qu'il connaissait.
Le premier septembre arriva. Harry avait reçu sa lettre de Poudlard la semaine avant accompagnée d'une lettre de l'ordre lui disant qu'il retrouverait Rémus Lupin à Poudlard avec ses fournitures scolaires.
Son oncle le conduisit à la gare après lui avoir fait ses « adieux ». Harry s'était dirigé vers la voix 9 ¾ et traversa le portail. Il monta dans le train et se dirigea directement aux toilettes. Il vomit le petit déjeuner qu'il venait de prendre et se jeta des sorts de camouflages.
Il sortit des toilettes et trouva un compartiment vide. Il toussa fortement. Deux voix qu'il connaissait était en train de se disputer. Les deux personnes à qui elles appartenaient entrèrent dans le compartiment.
-« Harry ! Comment vas-tu ? Tu es l'air un peu pâle. »
-« C'est rien, j'ai dû prendre un peu froid. Comment allez-vous vous deux ? »
-« On va bien. Ton oncle n'a pas été trop dur ave toi ? »
Harry se raidit à ses mots, il commença à trembler mais se reprit rapidement.
-« Non, rien de bien important. Votre été s'est bien passé ? »
-« Oui, mes parents m'ont emmené en Amérique à Salem. C'est un village surprenant. Au fait, tu as fini tous tes devoirs de vacances ? »
-« Oui, il y a déjà un moment. »
Ne pouvant fermer l'œil la nuit, il en avait profité pour faire ses devoirs et lire ses livres scolaires pour passer le temps. Il les avait tous relus, il ne pensait pas y trouver des choses si intéressantes.
-« Et toi Ron ? »
-« Je les ai finis hier soir à Square Grimauld. »
Harry sentit son cœur transpercé à l'évocation du nom. Il aurait bien pleuré mais ses yeux étaient secs d'avoir trop pleurés.
Ils passèrent le reste du trajet à se reposer. Harry n'osa pas fermer les yeux, des images de ce matin lui revenant à la mémoire.
De son côté, Malfoy avait observé sa némésis sortir des toilettes. Il semblait las, ses yeux paraissaient vide de vie et son corps révélait une minceur à faire peur. Malfoy voulut lui attraper le bras mais Harry sursauta et s'enfuit.
« Tu parais étrange Potter, je trouverai ce que tu as. »
En descendant du train, il fut pris d'un vertige, Ron le rattrapa de justesse.
-« Harry ça va ? »
-« Oui, j'ai juste raté la marche. Nous devrions y aller, aussi non nous n'aurons plus de place. »
Ils s'installèrent dans la calèche et partirent pour Poudlard. Ils arrivèrent au château et pénétrèrent dans la grande salle. Ils s'assirent à la table des Griffondor. Rogue avait observé Potter à son arrivée comme chaque année. Quelque chose avait changé dans son attitude. Il avait constamment la tête baissée, ses yeux étaient ternes comme morts.
« Je vais l'observer un peu, son parrain doit lui manquer. »
Il regarda quand même ce que Potter mit dans son assiette. Il avait rempli une grosse assiette. Il mâchait depuis plusieurs minutes une tranche de pain mais ne touchait pas à l'assiette. Rogue parla avec madame Bibine durant la fin du repas. Les élèves quittèrent la table pour leur dortoir respectif. A la place du survivant, il y avait toujours une assiette remplie.
A SUIVRE
Efriliane
RAR
Andadrielle: je suis désolée ça va te décevoir, mais j'ai choisi un autre couple. A toi de deviner lequel. Alors je m'en veux moi-même de le faire souffrir comme ça notre petit ryry mais c'est le besoin de l'histoire.
onarluca: je sais pas si tu as eu ma review pour le changement d'auteur et l'erreur lorsque j'ai updater alors voilà. J'ai pris ma décision ce sera un HP/SS. La suite arrive promis.
