En intraveineuse


Les personnages appartiennent à JKR (à part deux ou trois)

Dédicace : à Coline ma formidable bêta-lectrice (et oui je me suis enfin décidée à éradiquer les fautes de mes fan fictions)

Note de départ : Bonjour à tous

Ceci est une nouvelle fic à chapitres. Tintintiin je me lance. L'écriture de cette fic est terminée donc elle ne sera pas abandonnée.

Cette fois il s'agit d'un HP/DM. (rrrh) qui se déroule post Poudlard. Comportera surement des scènes de lemon et un mpreg.

Cette histoire est un peu plagiée (pour ne pas dire beaucoup) sur le roman « Junk » de Melvin Burgess. Et deux ou trois citations appartiennent au film « Dans Paris » de Christophe Honoré.

Merci de votre indulgence et Bonne lecture .

AVERISSEMENT : Cette histoire ne fait pas l'apologie de la drogue. Elle tend seulement à la montrer sous ses différents aspects. Je trouve ça absurde de repeter que la drogue c'est mal sans jamais expliquer pourquoi tant de gens en consomme...


POV Harry

Janvier

La petite radio égraine les notes du quatrième mouvement de la symphonie du nouveau monde et je monte un peu le volume.

Un peu mais pas trop. Les murs de la cité U sont peu épais et les moldus qui y vivent ne sont pas branchés musique classique.

Après Poudlard, j'ai réussi à obtenir une bourse afin d'entrer dans cette fac de musicologie. Mais les sorciers s'y comptent sur les doigts d'une main. Et les moldus me font tous vaguement penser a mon cousin Dursley. Ils sont tous ancrés dans leurs certitudes. Mais peut-être est-ce seulement parce qu'ils ont 20 ans et qu'ils n'ont pas vaincu de mage noir. Allez savoir...

Je finis mes nuggets épicés à même le plat. Je suis déjà en retard. Il y a une fête chez Miranda Denwel ce soir. C'est une fille de mon étage qui vient d'emménager dans une maison en bordure de Londres et qui nous invite à sa pendaison de crémaillère. En d'autre circonstances, je n'y serais pas aller mais, surprise, Miranda est une ancienne élève de Beauxbâtons et par définition, c'est l'occasion de revoir les sorciers et sorcières du coin.

Et à l'heure qu'il est, je suis en retard. Hermione doit m'attendre et je suis désolé pour elle. La ponctualité ça n'a jamais été mon truc.

Je jette un œil dans le miroir de ma micro salle de bain et grimace. Mes cheveux ne ressemblent toujours à rien. Tant pis. Pas le temps d'essayer de m'arranger. D'une main affectueuse je caresse mon violoncelle dans l'entrée et je file.

Hermione m'attend effectivement en bas de la rue avec un air impatient. Emmitouflée dans son écharpe elle a l'air d'avoir 10 ans de plus que moi.

- Harry seras-tu un jour à l'heure ?

Je l'embrasse sur les deux joues. J'adore Hermione, mais depuis que Ron est parti pour la Roumanie rejoindre son frère, elle a perdu de son éclat. Nous marchons côte à côte sans rien dire.

A chaque fois que je la vois, je pense à la même chose : où avons-nous laissé les adolescents que nous étions ?

La Hermione pétillante et drôle que je fréquentais à Poudlard n'est plus qu'une jeune femme très sérieuse qui veut devenir médicomage. Le Ron moqueur et fraternel que j'aimais n'est plus qu'une lettre que je reçois tous les mois.

Et moi ? Pourquoi ai-je abandonné mes espoirs d'auror ? Pourquoi n'ai-je même pas cherché à me faire une place au sein du monde magique ? J'aurais pu pourtant. La mention de « Harry Potter » sur mon CV suffirait à me faire embaucher n'importe où. Mais je n'ai pas eu envie. Merlin seul sait pourquoi.

Pendant mon duel avec Voldemort, je me suis raccroché à une chose et une seule. Un morceau de musique qui me tournait dans la tête et une voix pure et magnifique. Je ne savais pas ce que c'était mais je savais que si cette voix cessait de chanter dans ma tête, jamais je ne viendrais à bout du Seigneur des ténèbres.

C'était un morceau que j'avais entendu 12 square Grimmaurd la veille, en passant près de la chambre de Rémus.

Après je ne me rappelle plus. Je me souviens d'une déflagration de magie énorme et puis le noir. La fatigue et le choc m'avaient englouti. Je me suis réveillé 3 jours plus tard à Sainte Mangouste. Mes yeux se sont ouverts sur une Hermione et un Ron fous d'inquiétude et la première chose que je leur ai demandé c'est où était Rémus. Je voulais savoir. Savoir ce que c'était que cette chanson qui m'avait donné autant de force. Ils ont essayé de m'expliquer que Rémus n'était plus là, qu'il ne viendrait jamais me dire quel était ce morceau, je n'ai pas voulu les écouter. Je voulais seulement voir Rémus et qu'il me dise. C'était qui cette voix, c'était qui ?

Quand j'ai compris que j'étais en vie, bel et bien en vie et que Rémus était mort, j'ai décidé d'apprendre la musique et de découvrir par moi-même quel était le morceau qui avait vaincu le seigneur des ténèbres.

Bien sur maintenant je sais ce que c'est.

Maria Callas a chanté « Casta Diva » pour la première fois en novembre 1948 dans la « Norma » de Bellini. Quand j'écoute la voix de cette femme j'ai la chair de poule.

Maria Callas était une brune fabuleusement belle et quand je dois jouer un morceau très tendre au violoncelle parfois j'imagine que c'est elle que je sers dans mes bras. Je l'adore. Elle m'a sauvé la vie.

Sous nos manteaux d'hiver je presse la main d'Hermione. Elle sursaute et puis me sourit. Je sais combien Ron lui manque.

Nous arrivons bientôt devant la maison de Miranda. C'est un petit pavillon de banlieue qui ne paie pas de mine mais qui doit lui coûter une fortune. Tout est hors de prix ici à Londres.

De la rue on entend déjà la musique. Je souris. Je suis heureux d'être venu. Me noyer dans la musique trop forte, voilà qui est bien . Je sonne mais personne ne vient ouvrir. Hermione lève les yeux au ciel .

- Ils n'entendent rien. Entre Harry !

Et j'ouvre la porte sur un flot de couleur, de musique et de rires.

oO°

La fête bat son plein. J'enchaine les bières en discutant avec Dean dans le jardin. Ça fait un an que je ne l'ai pas vu. Il m'a dit que Neville aussi était à la soirée mais je ne l'ai pas encore croisé. J'ai dansé avec deux trois filles. Je ne devais pas avoir l'air très à l'aise parce qu'un mec m'a regardé l'air moqueur pendant un moment, puis il s'est décidé à intervenir et a posé sa main sur l'épaule de la fille qui se collait a moi.

- Je peux récupérer mon copain ? Elle est devenue plus rouge qu'un phœnix et lui a laissé la place. Le grand type était blond, avec de longues dreadlocks attachées en queue de cheval et une barbe. Le teint très mat et le sourire éclatant. Il a dansé un peu avec moi puis il m'a entrainé a l'écart. Je me suis passer la main dans les cheveux alors qu'il souriait narquoisement. J'avais l'air un peu ennuyé je crois.

- Merci.

- Je t'en prie. Mais sérieusement, avant de te pointer à un soirée bourrée d'hétéro en manque, pense à avoir un plan de secours.

J'ai haussé les épaules. Je ne sors pas assez pour avoir l'habitude de me faire draguer. J'ai répété « Merci » et il m'a sourit gentiment. Puis il m'a tendu la main

- Achille De Foncourt. Je viens de France

- Harry Potter.

Son visage s'est éclairé.

- Non sérieusement ?

- Heu.. Oui ...

Il a serré ma main avec plus de vivacité

- Waaah. Harry Potter. Je suis ravi de te rencontrer. Je ne t'imaginais absolument pas comme ça. Vraiment. Excuse-moi je dois te paraître idiot. J'ai rigolé

- Tu m'a tiré des griffes d'une horde de harpies. Je te dois une reconnaissance éternelle.

Il a fait une révérence.

- Eh bien Monsieur Potter, je me ferai un plaisir de jouer le rôle de votre petit ami ce soir. Si vous avez le moindre problème, sifflez moi et je chasserai les prétendantes. J'ai ri encore puis je lui ai offert un verre. Entre temps, Dean est apparu. On a discuté un peu tous les trois puis Achille a filé sur la piste de danse.

Dean regarde sa montre et fronce les sourcils.

- Oh. Déjà deux heures. Désolée Harry je dois filer. Je travaille demain. Il me sert la main puis disparaît, me laissant seul dans le jardin.

Je souris dans le vide. J'ai l'impression que ma vie depuis Poudlard c'est devenu ça. Exactement ça. Une attente seul sur un perron avec des gens qui font la fête à l'intérieur et auxquels je n'arrive pas à me mêler. Je me sens assez triste finalement. Mon violoncelle me manque soudain. Je termine ma bière.

Ça suffit ! Il faut que je me remue. Je décide de partir à la recherche de Neville.

oO°

Je me fraie un chemin parmi les invités. Nous sommes vraiment nombreux. Il y a du monde partout, le salon, la cuisine et l'escalier sont plein à craquer. J'ouvre des portes à droite à gauche, à la recherche d'un visage connu (et tombant la plupart du temps sur des couples très occupés et imperturbables..)

Et puis j'ouvre une porte. C'est la salle de bain. Je reconnais tout de suite Neville. Il y a deux autres personnes avec lui. Un blond qui est de dos et mon chevalier servant de tout à l'heure. Je m'apprête à parler mais je vois d'un coup ce que Neville a dans la main et je me fige.

Il tient un feuille fine sous laquelle il allume un briquet. Je le vois approcher son visage de la feuille, ouvrir la bouche et aspirer l'épaisse fumée blanche. Achille lui pose une main sur l'épaule.

- N'oublie pas Nev' C'est une fumée magique. Il ne faut pas la laisser s'échapper.

Neville hoche la tête et semble concentré à l'intérieur de lui même. Puis la fumée lui ressort par le nez et il sourit.

C'est là qu'Achille me voit.

- Oh Potter !

Neville lève les yeux vers moi et le blond se retourne. J'en reste bouche bée. Le blond n'est autre que Draco Malfoy. Ce sale petit connard de Draco Malfoy.

Mais au lieu de tirer un tête de six pieds de long et de se jeter à ma gorge il me fait un grand sourire. Neville s'est levé et se jette dans mes bras.

- Harry ! Je le presse contre moi avec froideur.

Pendant ce temps-là, Achille a ressorti une feuille fine et y répand de la poudre blanche. Je le regarde figé.

- Comment vas-tu Harry ? Fait Neville en me souriant de toutes ses dents

- Est-ce que c'est de l'héroïne que tu viens de sniffer ?

Il me regarde l'air un peu perdu. Ne comprenant visiblement pas ma colère.

- Heu oui.. C'est Malfoy qui nous en a proposée. En signe de réconciliation.

Je manque de m'étouffer

- Qu.. QUOI ? Malfoy ! Sale fouine, qu'est-ce que tu as refilé à mon ami ?

- Calme toi Harry. Il en a pris aussi. Ça va. Tu devrais essayer aussi. Ça te ferait du bien .

- Quoi ? Neville excuse-moi mais je ne suis pas un junkie. Et toi non plus. Libre à Malfoy d'être ce qu'il lui plait.

- Oh Harry... en prendre une fois ça n'est pas être un junkie.

- Putain mais... Neville, tu t'y connais mieux que personne en botanique. Tu sais très bien les effets des opiacés merde !

- Oui justement Harry. Je sais très bien. Aller, fais pas la tête. On s'en fiche.

Je secoue mon bras pour que Neville le lâche. Il ne semble pas comprendre ma colère. A vrai dire même moi je ne la comprends pas. Je n'avais pas envie de croiser Draco-je-suis-un-sang-pur-Malfoy, je n'avais pas envie de voir Neville en train de prendre une substance comme de l'héroïne. Merde je veux dire... Neville n'a même jamais fumé une clope de sa vie !

- Je vais rentrer...

- Mais Harry...

Neville a l'air vraiment déçu mais j'y suis à peine sensible. Je ne comprends pas pourquoi je ressens un tel dégout.

Je tourne les talons. Mon violoncelle me manque vraiment à cette heure de la nuit.

Une main saisit mon T-shirt et je me retourne pour ordonner à Neville de me lâcher. Mais je me heurte aux yeux gris de Malfoy. Et étrangement je n'ai pas envie de lui balancer mon poing dans la figure. Je me contente d'aboyer

- Quoi ?

- Potter ne soit pas con. Londubat était vraiment content de te voir.

- Oh il s'en remettra vite. L'héroïne sert à ça non ? J'ironise. Mais le regard de Malfoy est sérieux. Vraiment sérieux.

- Pas du tout Potter. Pas du tout. L'héroïne c'est de la magie.

- Oh oui c'est sûr, la magie c'est de l'ordre de l'exceptionnel pour nous autres...

Les nuances de gris tournoient dans ses pupilles et commencent à m'hypnotiser. Parce que oui, Malfoy a les yeux gris. Malheureusement, pas un seul gris mais plusieurs. On va d'un gris très clair à un gris très sombre presque noir au niveau des pupilles. Il me fait un petit sourire qui me rassure. C'est un sourire moqueur. Enfin une expression que je connais. Enfin un Malfoy que j'ai l'habitude de voir.

- Oh non Potter ! Même voler à dos d'un hippogriffe, ça n'a rien de magique comparé à l'héroïne.

Je hausse un sourcil

- Si je ne m'abuse Malfoy, la dernière fois que tu es entré en interaction avec un hippogriffe tu as fini a l'infirmerie et ton père a tout fait pour condamner à mort la pauvre bête.

Maintenant Malfoy a l'air ennuyé. Encore une expression inconnue.

- Harry, je n'ai pas envie de me prendre la tête avec toi. Je te dis juste que l'héro n'est pas une raison suffisante pour que tu laisses Londubat comme ça. Il voudrait vraiment que tu restes.

- Tu sais quoi ? Va crever Malfoy.

Je ne comprends absolument pas cette expression blessée sur son visage. Mais très vite il récupère le masque froid que je lui connais et je réprime presque un sourire tant cette vision m'apaise. Enfin quelque chose de normal.

- Potter, tu as l'air définitivement malheureux. Tu ne sais pas t'amuser. Tu ne danses avec personne, ne parles avec personne. Arrête de t'apitoyer comme ça sur ton sort. Merde ! Tu as survécu ok ? Tu l'as fait ! Tu l'as fait d'accord ? Alors arrête ! Arrête de vivre comme ça, dans l'attente de jours meilleurs. Ils sont arrivés les jours meilleurs Potter, maintenant il faut que tu en profites ok ?

Je me rends compte qu'il dit vrai, et surtout, que depuis le début de notre entretien, sa main est resté accrochée à ma manche. Ça ne me gène pas soudain. Je hoche la tête, un peu sonné par ses paroles

- Donc.. Maintenant, tu viens avec moi et tu vas retrouver Neville ok ?

Je fais à nouveau « oui » de la tête et je le suis dans la salle de bain. Une fois là, il fait un signe de tête à Achille qui sort une nouvelle feuille et qui y répand la poudre. Neville me sourit comme un malade et ça me réchauffe le cœur. Puis Achille me tend la feuille, et le briquet qui va avec.

Je les prends sans trop réfléchir, encore un peu sous le choc des mots de Malfoy.

J'hésite une seconde avant d'allumer le briquet et je jette un œil à l'ex-serpentard qui me regarde, assis au bord de la baignoire. Il me fait un petit sourire encourageant.

- Profite Potter !

J'allume le briquet et j'aspire la fumée blanche.

- Ne la laisse pas s'échapper, ne la laisse pas s'échapper, répètent Achille et Neville qui sont surexcités. Moi je ne lâche pas les orbes argents de Malfoy. J'ai l'impression que si le contact se rompt je vais tout lâcher, les larmes, les hurlements... la fumée.

Et d'un coup je m'aperçois que je plane. Mon corps n' a plus aucune substance et mes soucis non plus.

Nev' applaudit à deux mains puis me serre le bras dans un geste amical.

- Tu m'as manqué Harry! Tu m'as vraiment manqué.

Je lui souris. Malfoy a raison. Tout va bien. Je me sens... Hmmmmm.

Je regarde Neville et bon sang, je me rend compte qu'il a traversé des épreuves terribles. Ses parents ont tous les deux été torturés à mort. Comment doit-on vivre en sachant ça ? Je sais qu'il a toujours été très fier d'eux, mais il ne s'en est jamais trouvé digne. Nev a eu un mal fou à contrôler sa magie. Je l'aime beaucoup mais il n'est pas très puissant. Et c'est la première fois que je lui suis aussi reconnaissant. Bien sur je l'ai toujours été. Mais c'est la première fois que je ressens dans mes veines cette sensation de totale admiration. Neville s'est battu a nos côtés, et sans doute avec plus de courage que nous tous parce que justement, sa magie ne le protégeait pas aussi bien que nous.

Je regrette de l'avoir engueulé. Grâce à lui, je suis sur un petit nuage. Il a eu raison encore une fois et j'avais tort. La guerre est finie, nous avons le droit de nous faire du bien.

Dans ma tête, une petite voix crie « Yeah ! Yeah ! » . Je lâche enfin du leste.

C'est trop bon, je n'ai jamais ressenti un pareille émotion. Je regrette de ne pas avoir mon violoncelle, je crois que je saurais jouer n'importe quoi.

- Vous croyez que je peux trouver une guitare quelque part dans cette baraque ?

Neville applaudit encore

- Yeah Harry. Yeah... C'est le retour à la vie.

- Bien sûr qu'on va te trouver une guitare, ajoute Malfoy. Allez suis-moi Potter !

Je me dis qu'il a changé. Ou peut-être bien que c'est moi. Je reconnais sa voix bien sûr, et ses cheveux blonds sont inimitables, mais il n'y a plus ce rictus arrogant au coin de ses lèvres.

Je me dis que ma haine pour lui était viscérale. Fondée bien sûr, vu que Malfoy est un sale con. Mais que en cette seconde, c'est impossible de le détester. Il vient de m'offrir la liberté. Il vient de se mettre debout et lisse sa chemise noire en attendant que je le suive. Vous rendez-vous compte ? Un Malfoy s'est mis debout et m'attends pour aller me chercher une guitare.

C'est dingue. Ça fait Romano, ça fait normal, ça fait... Moldu.

Et je trouve que Malfoy en moldu a un je ne sais quoi de sexy. Mais peut-être n'est-ce qu'un effet des opiacés.

Je me lève et je passe la porte. Tout est différent. Être debout, marcher, c'est génial. C'est Géniaaaal.

Malfoy avance devant moi dans le couloir et je souris comme un cinglé par ce que je suis heureux. Heureux comme je ne l'ai pas été quand j'ai appris que j'avais vaincu. Heureux comme j'aurais dû l'être pour Ron quand il m'a annoncé partir en Roumanie. Heureux comme quand j'ai rencontré Sirius ou passé Noël chez les Weasley. Heureux comme jamais, comme un coup de poing, et je me dis que le dos de Malfoy qui avance devant moi y est surement pour quelque chose. D'un coup je lui chope le bras. Il se retourne et je lui souris de toute mes dents.

- Malfoy..

- Oui ?

- Malfoy je l'ai fait ! Il me regarde en fronçant les sourcils, ne comprenant visiblement pas. Je baisse la voix toujours en le regardant droit dans les yeux

- Je l'ai fait. J'ai vaincu Voldemort. C'est fini. J'ai gagné.

Enfin il comprend et il me sourit. Un sourire en coin, un peu moqueur.

- Ouais tu l'as fait le balafré. Tu l'as fait !

oO°

à suivre...


Musique du chapitre: Maria Callas « Casta Diva »

( .com/watch?v=MBW5a77wINQ )