Hello tout le monde! Cette fic est la fic qui m'a fait reprendre ma plume (délaissée depuis plus d'un an). Je l'ai commencé après l'épisode 15 de la saison 6 et l'ai finie dernièrement.
J'en profite pour faire un petit point sur les autres.
Porcelain : Oui, elle est finie mais j'ai tenu à réécrire un paquet de passages et cette réécriture a quelque peu transformé la storyline. Dès que j'ai totalement fini (étant donné que j'ai recommencé à écrire, ça devrait être rapide), je poste.
Skin House : L'inspiration est revenue! J'ai écrit plusieurs suites et j'ai retapé le début. Des chapitres vont donc changer et prochainement je recommencerai à poster.
Alors oui je sais, je suis impardonnable, c'est la raison pour laquelle je vous propose un lynchage public sur les champs de Mars à Paris dès que je quitterai la Martinique! (c'est pas demain la veille me direz-vous... mais on y croit!)
PS : A ceux qui m'ont demandé où je vais chercher "tout" ça et le temps d'écrire... J'suis insomniaque et j'adore ça (inventer des histoires)! mdr.
Avant Propos :
J'ai été très heureuse de voir l'idée de catapulter House dans un speed dating. J'en rêvais inconsciemment je crois… Bref, le speed dating fait partie de ces nombreuses situations où on embarquerait House juste histoire de voir sa réaction et les répercussions de celle-ci.
Pur instant de bonheur.
J'ai décidé de reprendre l'idée à ma sauce et d'y ajouter une bonne cuillerée de Huddy.
Malgré le fait que cette fic se passe pendant la saison 6 puisque House habite avec Wilson… Elle reste atemporelle car Lucas n'existe pas dans mon monde.
Ah ! Rachel non plus n'existe pas ! Pas trouvée de nounou à une heure si tardive…
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7h30. Lisa Cuddy franchit les portes de son fief ; la démarche assurée avec un léger pas chaloupé témoignant de sa féminité malgré son poste de « casse noix ». Elle marqua un temps d'arrêt au milieu du hall. Pourquoi diable penser à son abruti de génial diagnosticien de si bonne heure ?
C'est en maudissant son penchant pour les pensées dichroïques qu'elle se pencha vers la fiche de présence. Nouveau temps d'arrêt. En parlant du loup !
7 heures ! Il était là depuis 7 heures !
Elle tourna la tête à gauche, puis la droite. Personne dans les parages. Généralement, quand il arrivait si tôt, c'était pour lui sauter à la gorge dès qu'elle franchissait le seuil de l'hôpital… A moins qu'il ait un cas qui l'ait fait tomber du lit. Elle jeta un rapide coup d'œil à la fiche de présence. L'équipe du département de diagnostic n'y figurait pas : il ne s'agissait donc pas de boulot.
Elle soupira de lassitude. Même sans lui infliger sa présence, il la stressait !
_ Peu importe. souffla-t-elle en se détournant de la feuille.
Elle s'apprêtait à s'éloigner quand la standardiste l'interpela.
_ Docteur Cuddy ! Vous n'avez pas émargé !
Elle revint rapidement sur ses pas et signa de gestes agacés.
Même sans être près d'elle, il la désorientait !
« Je le hais ! » pensa-t-elle avec force en souriant à la standardiste.
Plus les portes de son fief se rapprochaient et plus son rythme cardiaque reprenait une allure normale. Au moins, dans son bureau, son cocon serein, elle se sentirait à l'abri. Mis à part les trafics de tiroir du bureau et la fouille de sa poubelle, rien n'intéressait House dans ce lieu qu'il fuyait comme la peste en début de matinée.
Un sourire étira les lèvres de la doyenne quand elle posa la main sur la première porte battante. Elle traversa rapidement le vestibule en jetant un furtif coup d'œil derrière elle ; histoire de repérer une silhouette élancée. Après un soupir de soulagement, elle atteignit les secondes portes qu'elle ouvrit avec conviction, prête à entamer une nouvelle journée.
Malheureusement, la présence d'un nuisible vint ternir son aplomb. Face à sa surprenante présence, elle manqua de lâcher son attaché-case en se tordant la cheville droite.
_ Bon sang ! étouffa-t-elle en retrouvant in extremis son équilibre.
Un ronflement sonore lui répondit en guise d'applaudissement.
Se retenant de le bouffer tout cru, Cuddy se rapprocha du canapé et abattit sans ménagement son sac sur l'épaule de son employé.
House sursauta en émettant une faible plainte puis ouvrit paresseusement les yeux.
_ Quel accueil. marmonna-t-il en se redressant.
Trop occupée à le fusiller du regard en sommant à son cœur de battre normalement, la doyenne ne réagit pas et se contenta de l'observer.
_ Zut… J'avais parié que vous arriveriez avec un café. Je vais devoir me procurer tout seul ma dose de caféine. dit-il en se passant une main lasse sur le visage.
_ Que faites-vous ici ? demanda enfin sa supérieure en se dirigeant vers son bureau.
House soupira faiblement. Il avait espéré qu'elle sorte les griffes afin de débuter cette journée avec une belle joute verbale inscrite dans les plus beaux décibels.
Fière d'avoir gardé son calme et de respirer à nouveau normalement, Cuddy posa son attaché-case et commença à s'affairer à son travail. En adoptant cette attitude, elle espérait ainsi montrer tout son détachement à son employé afin qu'il abandonne immédiatement toute gaminerie.
_ J'aime beaucoup cet ensemble. déclara-t-il en se calant plus confortablement dans le canapé.
« Merci », pensa-t-elle en lui offrant son dos.
_ Et moi, j'aime vous savoir hors de cette pièce. dit-elle de vive voix.
Elle déplissa automatiquement sa jupe en se redressant puis fit mine de chercher quelque chose.
_ Mais de rien.
Elle se figea un court instant puis se tourna vers lui, interdite.
_ Et là, vous vous demandez si je sais réellement lire dans les pensées. reprit-il avec amusement.
Sentant ses joues rosirent, Cuddy se détourna rapidement de lui et attrapa une pile de papiers sur son bureau.
« Mais quelle idiote ! » se flagella-t-elle.
_ Vous n'êtes pas idiote, juste prévisible.
Ses papiers lui échappèrent des mains. Elle abandonna l'idée de les ramasser, fit le tour du bureau et se planta devant lui.
_ Qu'est-ce que vous faites là ? questionna-t-elle d'un ton brusque.
_ Je fuis Wilson et par la même occasion me divertit. répondit-il en allongeant et croisant ses jambes.
Cuddy arqua un sourcil mais ne chercha pas en apprendre plus.
Mieux valait rester en dehors des plans tordus de ces deux-là.
_ Je doute que mon bureau soit le lieu le plus approprié pour votre partie de cache-cache.
_ Peut-être. Mais c'est le seul, après le bureau de Wilson à comporter un confortable canapé. répliqua le diagnosticien.
_ Et j'en suis ravie pour vous ! s'enchanta faussement la doyenne.
Elle retourna à ses véritables occupations et ne fit plus cas de lui. Après avoir ramassé les feuilles au sol, elle lui tourna à nouveau le dos et commença à les classer sereinement.
Au bout d'un moment, elle lui refit face en se penchant au-dessus de son bureau.
_ House. J'aimerais éviter de me répéter une bonne vingtaine de fois… Sortez de ce bureau. ordonna-t-elle calmement.
Déçu par si peu de réactivité, il lui sortit :
_ Je vous trouve de moins en moins mordante.
D'un mouvement ample de la tête, elle arrangea sa mèche de cheveux. Il en profita pour jeter un coup d'œil vers sa poitrine.
_ Néanmoins... De plus en plus bandante. ajouta-t-il d'un air entendu.
_ Ça me console. dit-elle du même air.
Elle quitta son bureau pour se diriger vers la bibliothèque. House la suivit naturellement de son perpétuel regard intéressé.
_ Après toutes ces années à vous hurler dessus, comprenez que mes cordes vocales…
Elle se hissa sur la pointes des pieds afin d'attraper un classeur hors de portée. Le diagnosticien se redressa et tendit le cou, avide de voir le haut de ses cuisses.
Il poussa un inaudible soupir de frustration quand ses talons rencontrèrent à nouveau le sol et qu'elle retourna à son bureau.
_ Comprenez que mes cordes vocales aient besoin de repos. De toute façon, que je monte le ton ou pas, vous ne bougez pas avant la troisième injonction. Ça ne me sert donc à rien… Tout ça me fatigue. finit-elle d'une voix monocorde.
_ Soit ça, soit notre couple bat de l'aile.
Amusée, Cuddy cessa de parcourir le classeur des yeux et les leva vers son employé.
_ Racontez-moi tout. Il a effacé toutes vos vidéos pornos ?
_ J'ai des photos de sa mère pour compenser.
_ Mon Dieu, ça a dû être horrible pour que vous soyez si sarcastique à cette heure.
_ Le sarcasme n'a pas d'heure…
_ Parlez ! tonna-t-elle.
_ Là ! Je retrouve ma Cuddy ! Je suis un homme comblé ! Faites-moi penser à appeler Oprah surtout.
Elle mit une main sur sa hanche gauche en signe d'agacement.
House capitula alors.
_ Il veut me trainer à un speed dating.
_ Dieu du ciel ! Mais quelle horreur ! C'est de la pure méchanceté ! s'écria la doyenne.
_ J'vous l'fais pas dire ! renchérit-il.
_ Pas pour vous ! Mais pour les pauvres femmes qui se retrouveront en face de vous !
House se renfrogna.
_ Finalement, je vous préférais blasée. bougonna-t-il.
_ Excusez-moi House… C'est juste que… C'est vous ! Je veux dire… Vous, dans ce genre d'endroit… Dans une optique d'amabilité et de séduction… De conformité pour une soirée réussit… Ça ne relève même plus de la gageure mais carrément du rêve utopique.
_ Cessez cet éloge ! Vous allez me faire rougir !
_ Mais qu'est-ce qui lui est passé par la tête ?
_ Sa raison justement. Emportée par un coton-tige.
_ Et vous avez prévu quoi pour vous sortir de là ? Mis à part vous terrer dans mon bureau qui est loin d'être l'endroit idéal pour…
Cuddy se tut un instant, réfléchissant à la situation et à la réaction du diagnosticien.
Il y avait tellement de façons de se débarrasser de cette corvée… House était assez imaginatif pour…
_ Non ! s'exclama-t-elle après un fulgurant éclair de lucidité.
Le sourire qui répondit à sa réaction la conforta dans son idée.
_ Dans vos rêves House. Pas question que je vous porte soutien dans cette affaire totalement tordue !
Son employé se leva avec naturel du canapé et se dirigea de pas nonchalants jusqu'à son bureau.
_ Qui parle de soutien ? Quitte à s'amuser…
_ Votre notion de l'amusement n'est pas la même que la mienne. coupa-t-elle immédiatement.
Le regard du diagnosticien devint incendiaire tandis qu'un sourire mutin étirait à nouveau ses lèvres.
_ Vous n'étiez pas de cet avis il y a des années. Et ça s'était plutôt bien fini…
Cuddy se raidit, les joues en feu.
Trouver une parade… Trouver une parade…
_ Je n'ai rien à faire dans un tel endroit.
_ Et je juge que votre poitrine n'a rien à faire dans ce magnifique carcan rouge ; la vie est ainsi faite.
_ House… S'il vous plait… supplia-t-elle en se laissant tomber dans son siège.
_ Ok ! fit-il en levant les mains.
Il lui tourna le dos et fit mine de quitter le bureau.
La doyenne se raidit un peu plus. Elle connaissait cette manœuvre.
Rester sur ses gardes… Rester sur ses gardes !
Il pivota une dernière fois dans sa direction puis :
_ Je comprends que vous préfériez rester terrée dans votre bureau à survoler toute la journée des sites communautaires juifs dans lesquels se bousculent tous les paumés des Etats-Unis. Après tout, c'est la seule solution qui s'offre aux personnes en manque de sexe. Vous imaginez ? Sortir de votre antre et aller à la rencontre des autres. Au premier sourire et regard attendrissant vous leur sauteriez dessus en leur arrachant leurs vêtements, leurs boules en passant et en les rendant puceaux sur l'instant. Et par manque de sexe… J'entends surtout le manque de confiance en soi puisque nous savons tous les deux que vous n'êtes pas une croqueuse d'homme. Bien au contraire. Vous évitez tout rapprochement humain de peur de repousser les prétendants dès le premier contact, d'où cette nécessité de paraitre de marbre… Vous n'êtes pas très douée pour d'ailleurs…
_ Quelle heure ?
Décidément… Il était fort.
La lueur de défi qui animait le regard de Lisa Cuddy irradiait toute la pièce.
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Wilson enclencha le frein à main et se tourna vers son ami, impressionné.
_ Waw… Elle a craqué si vite ?
Fier de lui, House fit tourner le pommeau de sa canne entre ses mains et cala sa tête sur le siège de la voiture.
_ Lisa Cuddy… J'en fais ce que je veux !
L'oncologue regarda à nouveau devant lui, soupira au bout d'un moment puis descendit du véhicule.
Intrigué par son comportement, le diagnosticien s'empressa de descendre à son tour et le rejoignit en deux enjambées.
_ Pas de House tu es un génie ou de waw House, à côté de toi, Nicolas Machiavel fait pâle figure ? s'étonna-t-il en s'engouffrant dans l'ascenseur.
_ House… soupira Wilson. Pas besoin de te faire sentir combien tu es tordu, tu en es déjà assez conscient.
_ Mais encore ? relança celui-ci.
_ C'était… Juste nous !
Réprimant une envie de pouffer de rire, House se contenta de scruter son ami d'un œil rieur.
_ Je croyais que Cuddy était ta nouvelle grande amie !
L'oncologue leva les yeux au plafond avant de se dandiner doucement sur place.
_ Mais encore ? relança à nouveau le diagnosticien.
_ Quand tu es là, ça devient juste une ado en rut ! lâcha-t-il enfin.
_ Aussi cruelle qu'une réplique sortie de la bouche d'une pétasse blonde et prétentieuse. Mon Jimmy, je suis fier de toi.
_ Tu n'es pas mieux dans ton genre !
Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent.
_ Je savais bien qu'elle avait secrètement envie de venir. reprit un House pensif.
_ Et tu n'avais secrètement pas envie qu'elle vienne peut être ?
_ Extériorise chéri, ça te fera du bien.
_ House ! s'agaça Wilson.
_ Hey ! C'est pas moi qui suis jaloux !
L'oncologue glissa la clef dans la serrure de la porte.
_ Je ne suis pas jaloux ! J'en ai juste marre de tenir la chandelle !
_ Là, vois pas de quoi tu parles…
_ Quand tu as su pour le speed dating, la première chose que tu as fait : c'est aller l'inviter !
_ Ce n'est pas une invitation mais une exécution ! rectifia le diagnosticien.
_ Bien sûr que non ! répliqua Wilson en oubliant complètement la porte.
Il se tourna totalement vers son ami et reprit :
_ Ton but n'est pas de l'humilier ou de la mettre mal à l'aise mais de lui fait la cour !
_ Je viens de Mars, toi de Vénus… Deux mondes diamétralement opposés.
_ House ! Tout l'hôpital subit votre parade amoureuse. A la longue, ça en devient lassant !
_ Elle avait secrètement envie de venir…
Après un hurlement intérieur et un écarquillement coléreux des yeux, Wilson franchit enfin le seuil de l'appartement.
TBC…
