Titre : Un arrangement Parfait
Auteur : Kay Gregory pour la version Harlequin hetero, Anaxareteshinigami pour la version Yaoi de : 01x02
Genre : UA, Yaoi (homophobes en tout genre allez vous faire ….)
Note de l'adaptatrice :p : j'ai été une grande consommatrice de roman Harlequin mais les couples hétéros on fini par me lasser néanmoins certains on une histoire qui me plait vraiment et ceux la, je vais essayer de les retranscrire en Yaoi avec vos personnages favoris de GW dans leurs intégralité (va m'en falloir de la motivation :p) il y aura 20 chapitres je pense.
Bonne Lecture
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En entrant dans les bureaux de la comptabilité de Winner and Yui, Heero Yui poussa un soupir de soulagement. Enfin, il dénichait une âme vaillante qui n'avait pas encore déserté le navire. A 6heures du soir, la veille de Noël, c'était une véritable aubaine !
En effet, un secrétaire, vêtue d'un sévère ensemble bleu marine, pianotait avec acharnement sur un clavier d'ordinateur. Complètement absorbée par sa tache, il sursauta lorsqu'Heero posa bruyamment son attaché case sur une table, puis se retourna d'un mouvement vif.
A peine plus de vingt ans, décida Heero. Des cheveux longs châtains, coiffés d'une natte arrivant au bas du dos, encadraient un visage dont les traits se dissimulaient derrière une monstrueuse paire de lunette en écaille.
- Rassurez vous, décréta-t-il, Je ne suis pas un rôdeur et je suis entré tout à fait normalement par la porte.
Si il se trouvait encore ici à cette heure-là, il ne devait pas avoir d'engagements pressants pour la soirée, songea-t-il avec une pointe de satisfaction. Peut être était il tombé sur la perle rare, le secrétaire modèle, docile et vertueux, dont le travail était la seul religion ? Dans ce cas, il ne refuserait pas quelques tâches supplémentaires sous prétexte que l'on était la veille de Noël.
Derrières les lunettes, Heero distingua deux grands yeux améthyste qui l'observaient d'un air soucieux.
- Je ne vous ai pas pris pour un rôdeur, dit le jeune homme d'une voix étonnement douce. Plutôt pour un fantôme.
- Vraiment ? Désolé, monsieur…euh…
- Maxwell. Duo Maxwell.
- Pourquoi cette mine contrite Monsieur Maxwell ? Auriez vous quelque chose a vous reprocher ?
- Non. Je me disais que ce n'était pas très drôle de travailler si tard la veille de Noël, d'autant que c'est mon anniversaire et celui de mon frère jumeau.
- Je parie qu'il s'appel Noël ! s'exclama Heero.
Un bref sourire éclaira le visage du jeune homme.
- Comment avez-vous deviné ?
- Je me flatte de posséder un talent de déduction infaillible.
- Ainsi qu'une bonne dose de vanité ! Vous désirez quelque chose en particulier, Monsieur Yui ou vous vous familiarisez avec les lieux ?
- Je connais l'immeuble depuis mon enfance, alors il ne me reste plus grand-chose à découvrir. En revanche, j'aimerai bien savoir comment vous etes informé de mon identité…
- Votre portrait trône à coté de ceux de Mr Winner et de votre père dans la salle du conseil depuis quelques jours.
- Ah bon ? c'est curieux.
- Curieux ? pourquoi ?
- Parce que je n'ai pas posé pour une peinture depuis des années.
- Ah je comprends mieux pourquoi vous y paraissez plus jeune et moins distant. Vous revenez du Canada n'est ce pas ?
- Oui
Il avait répondu d'un ton sec, contrarié de se voir impitoyablement catalogué. Vaniteux et Distant. Il n'y allait pas par quatre chemins, le petit secrétaire docile ! Tout le monde, au siège de la compagnie, connaissait son passé, mais il n'avait nullement l'intention d'en discuter avec ce garçon qui ressemblait à une chouette avec ses abominables lunettes. Et puis, pourquoi l'examinait-il comme si il avait affaire à un spécimen de laboratoire ?
La dernière fois que les membres du personnel l'avait dévisagé avec le même intérêt, il venait de tomber amoureux fou de wufei. Tous le considéraient alors avec la bienveillance qu'on accorde aux demeurés.
Irrités par ces souvenirs, il haussa les épaules et chassa d'une chiquenaude une poussière sur sa manche. Dieu merci, à présent, il était plus raisonnable et moins impulsif qu'à l'époque…
D'un coup d'œil rapide, il consultât sa montre.6h10. Et il devait prendre Hervé à 8 heures. Assez perdu de temps.
- J'ai vérifié certains comptes, Monsieur Maxwell, déclara-t-il. J'aimerai que vous apportiez quelques rectifications sur l'ordinateur et que vous les imprimiez afin que je les revoie demain. Il me les faut à 7h30, au plus tard.
- Cela n'entre pas dans mes attributions, monsieur, je dépend de Mr Howard.
- Qui dépend de moi. Aussi, monsieur Maxwell, je ne vois pas ou est le problème.
Sans plus attendre, Heero ouvrit son attaché-case et lui tendit une liasse de feuilles.
- Mettez vous au travail tout de suite, si vous n'y voyez pas d'inconvenient.
Duo s'empara des papiers sans un mot, mais en tournant les talons, Heero l'entendit murmurer :
- De toute façon, si j'y voyais un inconvénient, cela ne changerait rien.
Il fit volte-face pour riposter, mais Duo Maxwell avait déjà repris position face au clavier et s'occupait à trier les documents. Repoussant à plus tard la tentation de le rappeler à l'ordre, Heero s'esquiva. Pour l'heure, il était plus important qu'il mène sa tache a bien. Il aurait pu s'en charger lui-même d'ailleurs, mais corriger des données sur l'ordinateur le rebutait particulièrement. En tout cas, ce Duo Maxwell avait raison : il se moquait bien des états d'âmes du personnel. Il traitait les employés avec courtoisie, mais veillait a les maintenir a distance. La leçon qu'il avait reçue dix années auparavant avait été dure et il n'était pas prêt de l'oublier. Jamais il ne commettrait la même erreur. Et puis, si Duo Maxwell avait mieux à faire la veille de Noël, il ne se serait pas trouvé la. D'autres part, que cela plaise ou non à ce baka, il était le nouveau président de la compagnie et, a ce titre, il attribuait le travail comme il l'entendait.
En entrant dans son bureau sept etages plus haut, Heero nota sur son calepin qu'il faudrait signaler à Howard de compter des heures supplémentaires à son assistant, puis il composa le numéro de Hervé.
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Son travail terminé, Duo referma son tiroir d'un geste sec et quitta le bureau au pas de charge, heureux de pouvoir enfin laisser libre cour a sa colère.
Ce tyran avait exigé qu'il abandonne tout sur-le-champ sans s'inquiéter de savoir si il était resté précisément pour effectuer une tache urgente. A croire qu'il considérait tout ses employé comme des esclaves corvéables à merci ! Dire qu'il avait eu le toupet de lui demander si il avait quelque chose à se reprocher !
« C'est ta faute, Duo, lui souffla une petite voix. Si tu avais expliqué que ta belle sœur t'attendait à la maison à 7heure et que tu t'étais attardé pour avancer le travail de fin de mois et non pour accomplir les basses besognes du P-D-G, rien de tout cela ne serait arrivé »
Duo se rembrunit encore un peu plus. Si il n'avait émis la moindre protestation, c'était avant tout parce qu'il aimait son travail et tenait à le conserver. Pourvu qu'Heero Yui ne lui tienne par rigueur des piques qu'il lui avait lancés !
De toute évidence, il ne les avait pas appreciees, mais il n'avait pas pu résister.
L'arrogance et le comportement autoritaire de cet homme l'avaient hérissé d'emblée.
Un despote prétentieux qui traitait ses employés comme des robots sans âme et sans cervelle, voilà ce qu'il était ! Tout compte fait, il avait eu ce qu'il méritait, P-D-G ou pas !
Durant le trajet jusqu'à la maison de son frère et de sa belle sœur où il habitait, Duo ne cessa de ruminer.
En arrivant à Chiswick, il était prêt à envoyer au diable la célèbre chaîne de prêt a porter Winner and Yui, les filiales canadiennes et australiennes comprises et le P-D-G en prime !
En Ouvrant la porte d'entrée, il aperçut immédiatement son frère, Noël.
- Joyeux…
La mine de son frère l'empêcha d'aller plus loin. Sans un mot, il le prit par le bras et l'installa de force sur une chaise dans la cuisine.
- Je vais chercher un remontant pour Duo, Hilde déclara-t-il à sa femme. Ça n'a pas l'air d'aller très fort.
Hilde qui s'activait devant ses fourneaux, leva la tête.
- Que se passe-t-il, Duo ? Jamais je ne t'ai vu une tête pareille ! Toi qui es toujours d'humeur égale !
Rien n'était plus faux, mais Duo avait appris depuis longtemps à dissimuler ses faiblesses et à garder le sourire en toutes circonstances. Quand on était comme lui un peu trop rond et dotée d'un physique banal et d'une vue ô combien déficient, il fallait compenser ce que la nature vous refusait par une gentillesse et un humour à tout épreuve.
Mais curieusement, son patron venait d'ouvrir une brèche dans sa belle cuirasse.
Le Tout était de comprendre pourquoi songea-t-il en fermant les yeux. Lorsqu'il avait repoussé la requête d'Heero Yui en mentionnant Howard, il l'avait contemplé avec des yeux ronds. Sans doute était il habitué à plus de docilité. Comme tout homme sur de son pouvoir de séduction…
Mais Heero Yui était il vraiment séduisant ? Sans être très grand, il possédait une carrure athlétique et, bien que ses traits ne répondent pas aux critères classiques de la beauté masculine, il émanait de lui une aura de sensualité étonnante. Ses cheveux chocolat, épais et ebourriffés. Des yeux cobalt incroyablement expressifs qui devaient bien faire fondre les femmes et les hommes comme lui. Surtout si en plus il souriait…
En fait, il correspondait exactement au genre d'homme souvent égoïstes centrés sur eux-mêmes et autoritaires.
- Duo ? demanda Hilde. Mieux vaut que tu t'explique avant que solo entre dans la pièce.
Le jeune homme sursauta. Plongé dans ses pensées, il avait oublié sa belle sœur. Celle-ci avait raison, d'ailleurs. Son jeune neveu de trois ans avait beau l'aduler, Duo savait d'expérience qu'il était impossible de tenir une conversation en sa présence.
- C'est le nouveau P-D-G expliqua-t-il. Odin Yui a transmis les rênes du pouvoir à son fils.
- Vraiment ? Je croyais pourtant qu'il s'occupait de la filiale canadienne.
- Depuis dix ans, en effet, mais il vient de rentrer pour remplacer son père.
Et quel crime a-t-il commis ?
A cet instant, Noël revint dans la cuisine, un verre de whisky à la main, et Duo raconta l'incident en détail.
- Mon Dieu ! s'exclama Hilde. Il était très intimidant ?
- Non, juste arrogant, autoritaire et grossier.
Hilde esquissa un sourire.
- Voilà le candidat idéal pour goûter les abominables préparations culinaires de ma mère. Elle vient juste de m'envoyer un pot de sardines au Kiwi. Si tu lui en offrais en guise d'étrennes ?
Duo pouffa.
- Il lui faudrait au moins triple ration.
- Pourquoi ne l'as-tu pas envoyé promener ? demanda Noël.
- Ce n'est pas mon genre, répondit Duo en haussant les épaules.
- De toutes façon, il te laissera tranquille, maintenant. Alors oublions le et préparons-nous à fêter dignement Noël, décréta-t-il.
Malheureusement, Duo ne parvint pas à chasser Heero Yui de ses pensées. Sans qu'il sache très bien pourquoi, il avait le funeste pressentiment qu'il ne le laisserait pas tranquille justement.
Une intuition qui, hélas, se révéla tout a fait juste.
