Disclaimer : KnB ne m'appartient pas, je ne fais aucun profit sur cette fiction et tout et tout (désolé du si peu, mais c'est dit au moins)


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Chapitre 1

La chambre était plongé dans le rouge, presque dans le noir et on ne pouvait y deviner qu'un bruit de respiration irrégulier, presque animal tant il était fort. L'inconnu se lécha la lèvre supérieure, laissant rouler un fil épais de salive jusqu'à son cou qu'il ramassa avec ses doigts avant de la déposer sur son sexe dressé.

La personne regardait avec intérêt les formes se dessiner dans le liquide révélateur. Les muscles fins et nerveux de ses bras, gonflés après l'échauffement. Encore en sueur… Ah ! C'était bon comme ça… Les perles de transpiration qui coulaient sur son torse à moitié nu.

Encore ! Ah, il aurait dû le prendre en photo au moment où il avait entièrement enlevé son haut. Mais cette posture, cette cambrure aguicheuse… Oui c'était certain que le mannequin le chauffait en permanence –il n'en doutait pas. A voir son sourire charmeur, son regard mordoré, pétillant toujours de joie. Il voulait voir ces mêmes yeux mi-clos, mouillés de larmes, par la douleur, le plaisir… Les joues rouges et… Hmmm ! Il n'avait aucun mal à l'imaginer. Là, bientôt il viendrait !

Kise Ryôta était bel homme. C'était indéniable… Le prendre en photo était devenu vital et il ne calculait plus le nombre de clichés qui étaient affichés, épinglés sur son mur. Sur la plupart il était presque nu. L'inconnu tourna la tête, léchant disgracieusement ses doigts, la respiration extatique. Il regarda, les yeux embués, sur le côté pour admirer un autre cadre.

La photo datait de leur rencontre. Il l'avait prise pour se moquer mais… ô diable qu'il était bon. Nu. Le corps offert. Le blond ne le savait pas encore, mais il était déjà à sa merci. Aah… il allait venir… Son corps à la peau parfaite de mannequin, nu devant lui. Il n'en pouvait plus. Il se libéra en grognant, ravalant sa salive par la même occasion. Ses yeux roulèrent, voilés par le plaisir, mais il en ressortait encore frustré.

Trop souvent frustré… Combien de temps allait-il tenir avant de lui prendre le cul jusqu'à ce qu'il soit vidé de tout. Bien plus qu'une envie de le voir soumis à lui, que de le voir le supplier. Regarder son visage pleurer, se creuser de larmes et de sang. Il voulait le détruire. Ce connard l'attirait sexuellement. Et autant qu'il le pouvait, il se vidait les couilles en regardant son visage et son corps.

Sa grande main s'empara d'un mouchoir de la boîte qui était posée sur une pile de magazine dont la plupart des pages étaient cornées et collées par le sperme. Il sortit la photo avant de la suspendre au fil puis s'habilla en grondant de sa voix rauque, encore souillée de l'orgasme passé.

Il n'avait pas de temps à perdre. Demain Kaijo avait un entraînement très tôt au matin et l'heure était déjà avancée. Il fit bien attention à ce que tout soit bien rangé et à l'abri de la lumière quand il en sorti, ne manquant pas de la verrouiller avec un soin particulier.

Personne ne devait savoir, pas maintenant.


La première fois que Kise avait dit à Kasamatsu qu'il avait la sensation de se faire suivre, le capitaine avait rit. Et c'était peu dire : il s'était clairement moqué de lui. Le blond était un mannequin relativement connu et, de surcroit, un basketteur hors pair. Alors il était tout à fait normal de se dire que certaines filles lui couraient après, quitte à le suivre dans les rues quand il se rendait à ses entraînements alors que les cours, eux, n'avaient pas encore commencés.

Mais la sensation l'avait suivi encore après, pendant le midi, au réfectoire, sous les douches après l'entraînement et même le soir quand il rentrait chez lui. Kise n'avait pas des muscles en carton, mais il avait sérieusement commencé à s'inquiéter après trois semaines en continue. Le soir, Yukio faisait la route avec lui, et quand son capitaine ne pouvait pas le faire, il faisait toujours en sorte de faire le trajet avec quelqu'un d'autre. Kise devenait vraiment paranoïaque.

-D'ailleurs ce soir je dois rentrer plus tôt, continua Kasamatsu en enfilant son t-shirt pour l'entraînement. Il faudrait que tu trouves quelqu'un d'autre. Ca ira ?

Bien-sûr que ça irait, si quelqu'un répondait présent. D'un éternel sourire, constamment affiché sur son visage, il acquiesça. Même si ses mains tremblaient et qu'au plus les secondes passaient, au plus il avait envie d'appeler tous les contacts de son répertoire pour avoir de la compagnie. Le blond voulait être certain maintenant que quelqu'un serait là pour lui.

Jamais il n'avait autant eu la sensation d'être dépendant et, à vrai dire, ça ne lui plaisait guère. Il devait se sentir extrêmement mal à l'aise, seul, pour en arriver à demander à tout le monde de le raccompagner. Mais il ne le disait pas, seul Yukio savait. Alors souvent il prétextait l'envie de voir cette personne désignée et parfois l'invitait même pour le repas –pour se donner bonne conscience.

Tout cela était pour dire que Ryôta savait se défendre, mais la tension et le stress le rendaient tellement nerveux qu'il ne parvenait plus à réagir correctement.

-Je demanderais à Aominecchi pour ce soir, il habite près d'ici je pense. Puis, il semblait vouloir me parler depuis la Winter Cup.

-Tu ne l'as pas revu depuis ces quatre derniers mois ? S'étonna son aîné en fermant son casier.

-Nous n'avons pas réellement eu le temps de nous voir, non. Je suppose que Momoïcchi doit lui accaparer beaucoup de temps.

Le numéro 4 haussa les épaules, las de l'attitude singulière des joueurs de la génération des miracles. Si Kise paraissait être le plus banal de tous, il n'en restait pas moins étrange et quand on parlait de lui comme un joueur de Teiko, étrangement il inspirait le respect devant tout le monde. C'était quand même un soulagement de savoir que des cinq joueurs, le mannequin était le plus sociale –et certainement le plus doux de tous. Ou le moins brute.

-Tiens-moi au courant si tu n'as personne. Ne sors pas seul.

-Oh senpai ! Tu t'inquiètes pour moi ?! S'enthousiasma le cadet, le visage soudainement illuminé.

-Sale gamin arrogant ! Réprimanda Kasamatsu en lui flanquant une tape derrière la tête. L'équipe n'ira pas bien loin sans toi encore cette année.

Kise se retint de toute réplique qui aurait été niaise comme les autres et sourit largement en fermant son casier. Tout semblait aller pour le mieux aujourd'hui. Il avait eu une désagréable sensation en venant au lycée, mais ça s'était calmé et maintenant l'entraînement allait commencer, ce n'était plus le moment de penser à ça.

Calme et professionnel, le mannequin avait joué comme toujours, si ce n'était de mieux en mieux avec le temps. Parfois l'équipe avait du mal à croire que, même avec son niveau actuel, il parvenait encore à augmenter ses capacités et repousser ses limites. A croire que la génération des miracles n'était faite que de monstres de ce genre.

Mais le blondinet avait changé après la défaite contre Seirin à la Winter Cup, et ne pas avoir joué contre Shutoku à cause de sa blessure l'avait réellement abattu. Il avait dû prendre beaucoup de repos avant de s'entraîner de nouveau et surtout rattraper son retard. Il s'était inquiété aussi pour Aomine et Midorima qui avaient donnés leur maximum également. Mais comme il l'avait dit au capitaine de Kaijo, il n'avait pas prit le temps d'entrer en contact avec eux.

C'était une autre histoire avec Kuroko et Kagami. Leurs lycées n'étaient pas si loins l'un de l'autre et parfois, ils jouaient à trois sur un terrain de street-basket. Le style de Kuroko avait beaucoup changé et il ne cessait de s'améliorer. Et même si ça faisait mal au mannequin de l'admettre, il avait été content d'avoir eu tort au moment où il avait rencontré Taiga la première fois.

Les joueurs de Seirin étaient, à eux deux, le meilleur binôme qu'il lui avait été donné de voir –même au temps du collège, Kuroko et Aomine n'avaient pas été aussi complémentaires. Il enviait un peu cette relation dans le fond, lui aussi aurait aimé trouver quelqu'un pour jouer aussi bien sur le terrain et s'amuser autant en dehors du lycée.

Pour en revenir au capitaine, il était un peu de ce genre là, ils passaient énormément de temps ensemble mais ils n'étaient pas complémentaires dans le jeu. Même s'ils étaient indispensables. C'était néanmoins plaisant de jouer avec quelqu'un d'aussi doué que Yukio.

L'entraînement était toujours dur et intensif avec cette équipe, néanmoins, c'était ce qu'il fallait pour bien progresser. Et encore aujourd'hui ils avaient bien transpiré. Kaijo n'avait pas remporté le championnat de printemps, Rakuzan avait été bien meilleur, pourtant, aucun joueur de la kiseki no sedai n'y avait participé, Kise lui, était encore en convalescence à ce moment là.

Ils en parlaient un peu en se rendant dans les douches, riant comme de vieux amis l'auraient fait. Le malaise frappa l'ace de nouveau, se retournant vivement, fixant un point invisible derrière lui. La main réconfortante du capitaine serra étroitement l'épaule de son cadet, il lui sourit, plongeant son regard azur dans celui mordoré. Un regard qui se voulait rassurant.

-Je couvre tes arrières. Dit-il simplement. Ne t'inquiète pas de ça pour le moment, contente-toi de trouver quelqu'un pour ce soir.