Série : Merlin
Catégorie : PG13 / Romance / Angst / Mystery
Pairing: Arthur / Merlin
Comme d'habitude les personnages ne m'appartiennent pas, seul l'histoire sort de mon imagination…
Résumé : Se situe après la saison 3, comme si la saison 4 n'existe pas.
Quand l'équinoxe d'automne coïncide avec l'esbat, d'une formulation, Arthur fit disparaitre de sa vie Merlin... surtout quand un sorcier en veut à son royaume.
Au fil des souvenirs… et du temps…
Partie 1
L'amitié qui liait le jeune roi Arthur Pendragon et Merlin, était une simple chose… presqu'anodine. Pourtant, au fil des années, ils ne se rendaient pas compte à quel point, ils étaient encore plus attachés l'un à l'autre et, pour preuve, un jour où Merlin partit dans les profondeurs des bois adjacents le château, ce dernier, suite à un vœu du roi, ne rentra pas au château... mais pour Arthur, ce jour-là, il réalisa qu'il tenait encore bien plus à lui.
Tout commença le soir de l'équinoxe d'automne. Arthur tournait en rond dans sa chambre en râlant après son serviteur qui était, comme à son habitude en retard. De toute la journée, il ne l'avait pas vraiment vu et, ce soir, il désirait clarifier certaines choses avec lui. Comment un roi pouvait se permettre d'avoir un valet aussi incompétent ? Ou du moins comment un serviteur pouvait être aussi maladroit que Merlin ?
― Sir ! s'exclama le jeune homme tant attendu par le roi qui se tourna dans sa direction.
De ses pas lourds, Arthur le dévisagea un moment sans rien dire. Il y avait quelque chose d'étrange chez son valet mais, tout l'était dès qu'il s'agissait de lui. Au bout d'un silence qui fit naitre une tension inconnue entre les deux hommes, le jeune roi le regarda droit dans les yeux :
―Merlin, où étais-tu donc passé ? débuta-t-il de sa voix distante, je ne t'ai pas vu de la journée ! Surtout que tu n'as pas poli mon armure, ni brosser mes bottes, ni apporter mon…
―Sir, coupa Merlin qui se contenait de hausser le ton après le roi, ne vous arrive-t-il jamais de penser que ma vie ne vous est pas entièrement dévouée ? Que je puisse aussi avoir d'autre préoccupation ?
Le jeune sorcier se tut en croisant son regard subitement noir. Il ne put s'empêcher de se demander ce qui lui permettait d'être certain qu'il ne devait être à cette place que pour servir Monsieur. Merlin secoua la tête en se pinçant la lèvre inferieur avec celle du haut et ajouta :
―Vous savez qu'aujourd'hui, c'est l'équinoxe d'automne ?
Le jeune sorcier vit un regard lourd d'incompréhension, ce qui poussa Merlin à continuer :
―C'est une journée entièrement dédiée à la nature et aux morts…
―En quoi, peux-tu m'expliquer que cela te concerne ? coupa Arthur en se plantant plus près de lui, pratiques-tu la magie ? demanda-t-il soudainement sans lâcher les yeux bleus de son valet.
―Nul besoin d'être sorcier pour respecter ce qui nous entoure, votre Majesté, répondit Merlin en conservant un calme serein et tout cela sans sourciller.
Le roi parut reconnaitre que son serviteur n'avait pas tort en hochant seulement de la tête.
―Très bien, répondit le roi en se posant sur le coffre qui se trouvait au bout de son lit, dans ce cas, continua-t-il d'un ton moqueur, explique-moi ce que cela représente pour toi…
Merlin qui le suivit de son regard n'apprécia guère sa façon d'employer ses mots. Certes, il était sorcier et même s'il ne pratiquait pas les rituels liés à ces coutumes ancestrales, il n'en demeurait pas moins qu'il aimait ces périodes où la terre était remerciée pour ce qu'elle offrait à toutes les espèces.
―Je ne pense pas que cela vous intéresse, sir, dit seulement Merlin en se forçant à faire un de ces rictus aux coins des lèvres.
―Oh que si Merlin ! Et tu vas me faire le plaisir de tout me raconter et cela, séance tenante ! s'exclama son interlocuteur.
Le jeune sorcier ne pouvait plus se dérober, pourtant il tenta vainement de lui rappeler qu'il avait une réunion avec ses chevaliers avant d'aller se coucher mais, le roi les ignora totalement. Au fond de lui, pour une première fois, le roi s'autorisa à oublier ses fonctions. Immobile et dépité, Merlin commença à lui en parler :
―L'équinoxe d'automne, qui se trouve souvent approximativement vers ces dates que nous sommes, est…
―Ah, parce que tu ne sais pas si on est à la veille ou le jour-même… voir le lendemain de l'équinoxe ? ironisa le roi en croisant ses bras.
―Non, sir, je n'ai pas l'absolue vérité que ce soit aujourd'hui mais en tout cas nous y sommes… reprit avec ferveur Merlin, puis il finit par marmonner presqu'incertain, enfin… je suis sûr que c'est aujourd'hui…
Le jeune valet avait du mal à trouver les mots adéquats, bien qu'Arthur fût intelligent, il ne savait pas comment lui expliquer sa fascination à ce jour spécial.
―On raconte que cela marque la fin du règne de la lumière. Le Roi du Chêne, maintenant vieux, cède le trône et lègue un héritage au monde : les récoltes et la chaleur du foyer permettront de traverser l'hiver qui suit, car le règne du Roi du Houx recommence. C'est en quelque sorte la fête du remerciement, comme une action de Grâce… pour la terre…
Les yeux ronds du roi lui firent comprendre que Merlin avait dû déjà le perdre au milieu de sa tirade. Le corps tremblant, il pouvait sentir un froid hivernal se faufiler dans son dos, alors, difficilement, le jeune sorcier déglutit et ajouta :
―Peu importe sir, si vous voulez croire en quelque chose, regardez l'horizon au coucher du soleil et si jamais vous apercevez les fameux rayons verts, alors… peut-être, vous aurai-je appris à apprécier une chose à laquelle j'aime…
―Mer-lin ! coupa subitement le roi comme si cela était une insulte, et même si je la vois ! Que se passera-t-il ? Hein ? demanda-t-il en se levant les bras en l'air.
Le jeune sorcier garda son calme car, la rareté de ce jour lui donnait le sourire et ce n'était surement pas le roi qui allait lui faire perdre cette gaité.
―Veillez seulement à ne pas dire à voix haute, une quelle conque pensée que vous pourriez regretter avant de vous coucher, répondit Merlin avant d'atteindre la poignée de la porte.
―Pourquoi ? interrogea le roi qui ne croyait vraiment pas en ces choses-là… quel que fût le nom que cela portait.
Le sourire aux lèvres, Merlin se retourna sur Arthur et lui révéla que cela pourrait avoir des répercussions importantes sur sa propre vie mais, il ajouta :
―Mais dans votre cas, sir, quoi que vous souhaitiez, rien ne se produira car il faut être sorcier…
Puis, il s'en alla. L'équinoxe de cette année était spécial pour lui car Mabon et esbat tombaient le même jour, ce qui était un fait très rare. En marchant tranquillement à travers les couloirs, le jeune sorcier se rappela ce que lui apprit son mentor quelques saisons auparavant.
―Il est infiniment rare que la pleine lune que l'on nomme esbat rencontre un sabbat mineur ou majeur, en l'occurrence un mineur cette année…
―Pourquoi ? demanda Merlin pris de curiosité depuis qu'il s'était penché sur ces étranges coutumes des sorciers.
―Parce que cela accroît inexorablement la puissance de la magie… répondit Gaius, content de le voir s'intéresser à ses anciens cultes, et certains racontent que ce même jour, si une personne qui détient de la magie, aperçoit les rayons verts au coucher du soleil verra son souhait se réaliser dans les jours qui suivent…
―Comment cela ? questionna Merlin dont le cœur palpita rapidement.
―Il faut être chanceux car cela ne dure que quelques petites secondes… et le souhait doit être formulé juste avant de s'endormir…
Merlin ne tarda pas à arriver au laboratoire quand il s'arrêta devant une fenêtre pour contempler l'extérieur. Le jeune sorcier avait un vœu… et il espérait pouvoir le faire exaucer. Accoudé au bord de l'ouverture, il rêvassait... d'un homme : Arthur. A force de le côtoyer, il avait appris à le connaitre et, derrière sa façade de crétin royal, il y avait un homme bon. Bien qu'il se douta qu'il aimait encore Guenièvre, Merlin avait cet infime espoir que le roi puisse un jour partager ses sentiments. Alors, ce soir, il ira contempler le coucher du soleil et, demandera seulement que le roi lui fasse comprendre s'il l'aimait… ou pas…
Merlin, perdu dans ses pensées, ne vit pas le temps tourner quand il entendit Arthur derrière lui :
―Merlin, j'aurais besoin d'une potion pour une migraine.
Plus qu'un ordre qu'une demande, le jeune sorcier pénétra dans l'enceinte du laboratoire à la recherche de son mentor :
―Il n'est pas là, maugréa le roi en le dévisageant… tu dois bien savoir me concocter une potion pour mon mal de tête quand même, lui fit remarquer le roi.
Merlin perdit un peu de sa superbe car, il manquait de plantes et le temps d'effectuer l'aller-retour dans les bois, il savait que le soleil serait déjà couché. Et comme si le roi lisait dans ses pensées, ce dernier lui répliqua :
―Merlin aurais-tu un souhait à formuler ?
Le jeune sorcier s'empourpra violemment, visiblement trahi, il répondit :
―En quoi cela peut vous concerner ? Vous savez que je ne suis pas sorcier…
Il vit le roi poser une main sur son épaule et ce dernier lui chuchota à l'oreille :
―Je l'espère pour toi, parce qu'un sorcier aussi maladroit que tu puisses être en tant que serviteur, je n'ose imaginer le résultat… allez ! Merlin, prépare-moi ce que je viens de te demander…
.
Arthur aimait bien le taquiner un peu et malgré la maladresse de son valet, il ne s'avouera jamais à quel point il ne pouvait plus se passer de lui. En remontant dans sa chambre, pris d'une curiosité, il ouvrit sa fenêtre et contempla la splendeur de ce que lui offrait l'horizon. Le jeune roi se sentit soudainement émerveillé par ce spectacle. Il n'aurait jamais cru qu'un simple coucher de soleil le mettrait dans un état d'euphorie.
Immobile, les bras croisés, il aperçut enfin le soleil s'inclinait lentement puis, comme dans un rêve éveillé, le phénomène que lui raconta Merlin ne dura que quelques secondes : la lumière commença à passer au vert à la bordure du disque le plus proche de l'horizon. Presqu'inexplicable, la couleur rouge et verte pouvaient alors se dissocier pendant un cours moment et le dernier liseré du soleil bascula du rouge au vert et, de manière exceptionnelle, il passa au bleu. Puis, cette magnifique scène disparut en lui laissant une minute de régale…
Le jeune roi était encore sous le charme de ce qu'il venait de découvrir et en entendant son serviteur entrer dans sa chambre, il ne put s'empêcher de s'exclamer :
―Merlin ! Je l'ai vu ! C'était… wow ! Tu as raison ! C'était magnifique ! Jamais je n'avais réalisé à quel point un tel paysage pouvait être hypnotisant… ah, Merlin ! Vraiment ! Merci !
Pendant que le blond s'extasiait de sa contemplation, Merlin sentit une poignante douleur lui tirailler l'estomac. Cette peine que venait de lui infliger inconsciemment Arthur le blessa de tout son être. La gorge subitement prise par sa colère contenue, il continua à écouter le roi :
―Mon dieu ! Merlin ! J'ai l'impression d'être retourné en enfance ! Merci ! Sans toi, je n'aurais jamais pu vivre un tel moment !
Plus Merlin entendait ses mots identiques à des cris de joies, son cœur se serra parce que jamais il ne pourra savoir si ce crétin royal l'aimerait et, en le scrutant de ses yeux brillants, il se dit à lui-même : comment espérer quoi que ce soit de vous ? Pourquoi attendre la moindre part de bonté de votre part quand vous venez de me voler le seul instant que j'ai tant attendu ?
Le visage brusquement impassible de Merlin n'échappa pas au roi qui comprit aussitôt que ce dernier voulait absolument regarder le coucher de soleil. En tentant de reprendre son sérieux, il lui proposa :
―Demain, Merlin, je t'autoriserais à observer le coucher de ma chambre…
Le jeune sorcier, blessé, lui décocha pour toute réponse un regard noir et se tourna pour aller vaquer à ses tâches domestiques. Il entendit le roi l'appeler et en pivotant, le jeune sorcier évita de croiser les yeux de ce dernier.
―Que comptes-tu faire Merlin ? demanda Arthur qui était loin d'être stupide au point de ne pas s'être aperçu que son valet tenait absolument à ce coucher de soleil.
―Je vais polir votre armure, brosser vos bottes… répondit-il d'une voix glaciale, enfin, tout ce que je n'ai pas pu apparemment faire aujourd'hui… se moqua-t-il.
―Bien… dans ce cas, que fais-tu encore là ? finit par dire le roi d'une voix irritée.
Quand Merlin quitta sa chambre, le jeune roi s'en voulut car il n'aimait pas être la cause de sa mauvaise humeur et Dieu seul sait combien, il tenait à la joie de son valet. Ce dernier avait le pouvoir de lui rendre la vie plus supportable et, quand Merlin était dans un mauvais jour… le roi l'était totalement aussi…
Plus tard, emmitouflé dans sa couverture, la fatigue commença à le prendre lentement. Les paupières lourdes, il repensa aux regards noirs de son valet. Terriblement contrarié, il se tourna plusieurs fois en se demandant ce qui poussait Merlin à avoir tant tenu à regarder ce coucher. Il lui avait dit qu'il n'était pas sorcier donc, pourquoi se mettait-il dans un état pareil ?
Arthur connaissait très bien la réponse, il avait seulement offensé et empêché Merlin de le regarder et, il dut s'avouer que le spectacle en valait la peine. Puis, énervé, il ragea en se disant que son serviteur n'avait qu'à faire comme à son habitude : désobéir. Pourquoi le roi ne cessait de penser à lui ? Pourquoi prenait-il une place importante ? Depuis qu'il le connaissait, Merlin l'avait en un sens fait réfléchir à son rôle de souverain mais, surtout à prendre conscience que toute personne quelle que soit sa classe sociale, avait le même droit que lui : d'être entendu, d'être défendu…
―Quelle serait ma vie si tu venais à disparaitre de la mienne…
Sur cette pensée, le jeune roi s'endormit à travers un voile vert et cotonneux qui disparut rapidement, emportant avec lui la question royale…
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Le lendemain matin, Arthur attendit que Merlin vienne le réveiller mais comme le soleil était déjà lever depuis un bon moment, il sortit de son lit pour s'habiller à toute hâte. Le corps sous tension, il pénétra violemment dans le laboratoire où Gaius lui envoya un regard interrogateur.
―Où est Merlin ?
―Bonjour votre altesse, commença le médecin avant de continuer, je l'ai envoyé dans les bois cueillir des plantes… il ne devrait pas tarder.
―Si cela ne vous dérange pas, envoyez-le-moi dès qu'il sera de retour, dit-il contrarié par l'absence de son valet.
Sans attendre la réponse de Gaius, Arthur quitta la pièce car il désirait vraiment trouver un moyen de s'excuser auprès de Merlin. Bon, tout ce qui pourrait y ressembler parce qu'il était hors de question de faire franchir de sa gorge de vrai excuse. Toute la journée, il réfléchissait à ce qu'il pourrait faire… comme l'autoriser à rester au château au lieu de chasser ? Pourquoi pas une journée de repos ?
Ce ne fut qu'en fin d'après-midi qu'Arthur, honte à lui, avait oublié Merlin en se préoccupant de ses tâches de souverain. Il réalisa qu'il ne l'avait pas encore croisé et à cette pensée, Merlin eut le don de le faire sortir encore plus de ses gonds quand il demanda à nouveau au mentor de son valet pourquoi il ne l'avait pas envoyé ?
Surpris de voir que Gaius ne l'ait pas aussi croisé, il commença à s'inquiéter… mais n'en dit pas un mot à personne. Arthur attendit le lendemain avant de comprendre que tout était de sa faute en se rapellant de sa dernière phrase. Essoufflé, il hurla au milieu du laboratoire. Le médecin dut le calmer tant il ne comprenait aucune de ses phrases.
Le jeune roi lui expliqua ce que Merlin lui raconta sur l'équinoxe puis il lui avoua qu'il s'était demandé ce que serait sa vie sans la présence de son valet… seulement, Arthur n'acceptait pas qu'il puisse être à l'origine de son départ.
―Ce qu'il y a sir, c'est que exceptionnellement cette année l'équinoxe coïncide avec esbat et, c'est un fait très rare qui augmente le potentiel de la magie…
Arthur, tremblant, ne voulait pas entendre le reste mais, comme un coup de tonnerre, son cerveau sembla durement réceptionner l'information qui suivit :
―Vous êtes né grâce à la magie et de par cela, vous en détenez une infime partie…
―Je dois retrouver Merlin ! hurla-t-il de terreur… il ne peut pas avoir disparu ! Non !
Le jeune roi se maudit d'être né de la magie, se maudit d'avoir voulu en apprendre sur cet équinoxe, se maudit tout simplement d'avoir connu Merlin… La gorge soudainement prise, il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Jamais pareil sensation ne l'avait envahi, non, jamais. Troublé et perdu, Arthur sortit en courant pour respirer l'air d'automne…
à suivre...
Anath63
Note :
Esbats : Les esbats sont les nuits de pleine Lune; il y en a 13 par année. Ce sont des moments dédiés spécifiquement au culte de la Déesse.
Sabbats : Alors que les esbats sont liés à la Lune et dédiés à la Déesse, les sabbats sont des fêtes solaires suivant le rythme des saisons et célèbrant les étapes symboliques de la vie du Dieu. Il y a 8 sabbats chaque année: un sabbat mineur à chaque début de saison, et un sabbat majeur à chaque milieu de saison.
Lorsque la pleine Lune tombe, par coïncidence, la nuit d'un sabbat, la fête n'en est que plus magique.
Mabon : Équinoxe d'automne, environ le 21 septembre. Ce sabbat mineur marque la fin du règne de la lumière. Le Roi du Chêne, maintenant vieux, cède le trône et lègue un héritage: les récoltes et la chaleur du foyer permettront de traverser l'hiver, car le règne du Roi du Houx recommence. C'est la fête du remerciement, l'Action de Grâce des sorciers, et donc le moment de l'année où les offrandes ont le plus d'impact. À Mabon, on commence à sentir une étrange et puissante magie dans l'air, car un très grand sabbat approche…
