Héros.

Sagesse.

Pauvre petite fille.

Apeurée. Effrayée. Terrifiée. Terrorisée. Tu as peur, je le sais. N'essaye pas de me faire croire le contraire. Tu as peur du noir, des voix chuchotant à ton oreille quand tu penses être seule. Tu as peur des araignées qui envahissent tes cauchemars. Tu as peur de ce que tu ne peux pas contrôler. Tu es trop intelligente, trop pour ton propre bien. Hélas ! Tu es désillusionnée. Tu ne crois plus à rien. Tu as oublié les comtes. Après tout, tu sais les fins heureuses n'existent pas dans la vraie vie. Et qu'est une enfance sans rêve ? Rien, tu le sais bien.

Tu sais. Et c'est ton plus grand malheur. Tu as toujours su lire dans le regard de ceux qui posaient les yeux sur toi. Tu y as toujours lu la pitié, le dégout, ou pire, l'indifférence. On se fiche bien de toi et de ton sort, pauvre humaine. On se fiche de qui tu es. Tu n'es pas importante.

Tu es délaissée. Tu es seule. Tu es différente. Tu es persécutée. Pauvre chose ! Tu es intéressée. Puis désintéressée. Rien ne te tient occupée bien longtemps. Oh, mais tu es forte. Ah ! Apparences, apparences. En vérité, tu es faible, terriblement faible. Faible, et blessée. Abandonnée. Et oui, c'est ce que tu es. Tu ne veux pas le dire ? Tu as peur. Tu as peur de ce mot.

Orpheline.

Inutile de me le cacher. Je le sais. Je te connais. Je sais qui tu es. Tu es seule. Et tu as peur. Tu te résumes à cela. Une petite fille effrayée par la solitude. Les autres s'y trompent peut être. Ah ! Mais pas moi. Je connais tes rêves impossibles, tes chimères idylliques. Je connais tes cauchemars de toujours, tes craintes les plus secrètes. Tu as peur de ce que tu es, pauvre enfant. Et de ton avenir. Car tu ne peux pas le contrôler. Tu es dangereuse. Tu es désespérée. Mais tu es insignifiante, et tu le sais.

Tu es Annabeth, Fille d'Athéna. Architecte de l'Olympe.