Blabla de l'auteur : j'aime bien m'amuser avec les Harry catastrophes en ce moment.

Harry calamité ambulante Potter

Chapitre 1 : un problème de hibou

Quand la lettre de Poudlard arriva, les Dursley s'arrachèrent les cheveux devant la bêtise des sorciers. Croyaient-ils qu'une famille d'honnêtes gens normaux possèdent un hiboux voyageur ? Encore une fois ils ne leur laissaient pas le moindre moyen de les contacter ! Ils avaient beau détester la magie, il était hors de question de passer à côté de la chance de ne plus avoir la calamité dans les pattes pendant 10 mois de l'année. Et qui sait s'il ne trouverait pas à l'école quelques camarades disposés à l'accueillir pendant l'été ? Comme ça ils pourraient enfin partir en vacances en famille tous ensemble de leur côté. Parce que jusqu'à présent ils partaient chacun leur tour avec Dudley pendant que l'autre restait surveiller l'anormal.

Ils ne pouvaient le confier à personne, et avaient même dû déclarer qu'il était instruit à la maison pour cause de problèmes de santé physique et mentale pour ne pas l'envoyer à l'école. Si seulement sa monstruosité avait été aussi discrète que celle de sa mère. Mais non, ils avaient tout essayé : gentillesse - forcée - chantage, mise au coin, menaces, coups. Rien n'avait diminué la fréquence quotidienne des accidents magiques. Tout au plus arrivaient-ils à les contenir à des effets mineurs - changements de couleur, lévitation d'objets - en gardant l'enfant aussi concentré que possible sur la réalisation d'une tâche - ce qui n'était pas évident vu sa capacité d'attention digne de celle d'un poisson rouge.

Pétunia s'épuisait donc la journée à lui faire faire le ménage et la cuisine à ses côtés, et à lui apprendre le B. scolaire pour passer la visite de l'inspection - unique jour de l'année où le risque qu'on découvre l'anormalité de leur neveu atteignait le seuil critique. Autrement leur vie était réglé comme du papier à musique. Vernon déposait et récupérait Dudley à l'école sur le trajet de son boulot. Le samedi Pétunia sortait enfin de la maison pour aller faire les courses de la semaine, emmenant Dudley qu'ils laissaient le moins possible près d'Harry. L'après-midi elle emmenait Dudley au parc et se reposait sur un banc en le surveillant. Dimanche matin, Pétunia et Vernon allaient chacun 1 semaine sur 2 à la messe avec Dudley. S'ils faisaient beau ils se reposaient dans leur jardin à tour de rôle avec celui qui surveillait Harry dans la maison, sinon ils s'arrangeaient pour que Dudley joue dans une autre pièce qu'Harry en pestant contre la pluie.

C'est donc avec espoir qu'ils espéraient pouvoir se débarrasser de la calamité magique ambulante. Ils auraient même été prêts à attacher un lettre à la patte d'un hibou si une de ces créatures maléfiques s'était pointée chez eux. Mais point de hibou à l'horizon et ils craignaient de rester à jamais coincés dans ce cauchemar. Heureusement, le lendemain du dernier jour où la réponse pouvait être envoyée, une figure horriblement familière à Pétunia apparut sur leur perron - en espérant pour la discrétion qu'il n'était pas juste apparu. Elle n'aurait jamais cru qu'elle serait un jour soulagée de voir apparaître ce petit monstre qui avait corrompu Lily. Sauf qu'il n'était plus si petit et encore moins agréable. Et il avait sérieusement espéré avoir une chance avec Lily ? Elle était peut-être une abomination magique, mais elle gardait un minimum de goût.

- Pétunia.

- Snape ! Vous vous êtes enfin rendu compte qu'une famille normale n'avait pas de hibou ?

- Je crains que la personne en charge d'envoyer les lettres n'était pas au courant que Potter avait été confié à une famille moldue. Je n'étais moi-même pas au courant avant d'être chargé de voir pourquoi aucune réponse n'avait été renvoyée.

- Eh bien votre administration semble encore pire que la nôtre. Dix ans qu'on est coincé avec ce monstre jeteur de sorts sans personne à contacter pour nous aider ! Embarquez-le donc sur le champ pour votre école de dingues et trouvez-lui une famille qui ne s'offusquera pas de voir sa vaisselle léviter ou changer de couleur tous les matins.

- Potter fait beaucoup de magie accidentelle ?

- Beaucoup ?! Il en fait TOUT LE TEMPS ! À moins qu'on le tienne concentré sur quelque chose qu'il peut faire et qui n'est pas trop difficile à apprendre, il fait des étincelles toutes les 5 minutes ! Depuis qu'il est là je n'ai pas pu quitter cette maison à moins que Vernon ne soit là pour le surveiller ! Nous avons dû nous abstenir de la moindre relation avec le voisinage pour ne pas paraître suspects en n'invitant personne chez nous et en refusant les invitations en couple ! Notre vie est une ruine et...

- Ça suffira, je crois avoir compris l'idée. Où est le gosse ?

Severus suivit la harpie essoufflée qui semblait avoir du mal à se retenir de continuer à lâcher ce qu'elle avait sur le cœur. Lui qui avait pensé qu'Harry serait traité en petit prince gâté dans une famille sorcière, voilà qu'il avait grandit dans une famille moldue qui détestait la magie. Par contre s'il faisait autant de magie accidentelle que le prétendait Pétunia, ça pourrait poser problème. Arrivé dans la cuisine, il trouva un Harry très concentré à empiler méticuleusement dans les tiroirs les couverts propres sortis du lave-vaisselle, sous l'œil méfiant et aux aguets de son oncle.

- Garçon, de la visite pour toi.

Le gamin laissa aussitôt tomber la fourchette qu'il tenait, sous la grimace de Pétunia, et se retourna pour contempler avec curiosité le visiteur.

- Je suis le professeur Snape, j'enseigne dans votre future école et je suis venu vous accompagner pour faire vos courses de fournitures.

- Garçon va aller à l'école ?

- Oui ! C'est une école spéciale avec que des garçons comme toi.

Pétunia semblait aussi soulagée qu'Harry semblait intéressé, regardant le grand homme en noir avec des yeux de hibou grand ouverts.

- Qu'est-ce qu'on va faire à l'école ? C'est grand ? Est-ce...

- Tu le découvriras bien assez tôt, ne m'importune pas avec tes questions, à moins qu'elles ne soient importantes. Habille-toi plutôt pour sortir, je n'ai pas toute la journée.

- D'accord Monsieur...

En plus d'être un moulin à parole, ne lui dite pas que le gamin avait une cervelle d'oiseau pour déjà oublier comment il s'appelait ?

- Professeur Snape.

Le gamin hocha la tête d'un air entendu, peut-être avait-il mémorisé cette fois-ci.

- Snapy.

Pétunia étouffa un ricanement méchant en voyant la tête de dix pieds de long qu'affichait Snape. Lui qui avait été un parfait modèle d'insolence, voilà qui lui apprendrait de devoir se retrouver coincé avec un gosse qui n'avait aucune conscience ni mémoire d'être naïvement insolent. Voilà qui la consolait de devoir sacrifier des chaussures et un manteau de Dudley pour l'anormal - vu qu'il ne sortait pas, ils ne lui en avaient jamais achetés.

- Je m'appelle Snape ! Pas...

Mais Harry semblait ne plus lui porter attention, fasciné par une mouche qui voletait en bourdonnant dans la pièce.

- Bon courage pour lui faire mémoriser quelque chose une fois qu'il en a intégré une autre. Et garde-le dans ton champ de vision, voire tiens lui la main, si tu ne veux pas le perdre dès que tu le quitteras des yeux une seconde.

Et sans laisser à Severus le temps de lui répondre ou de tenter de corriger son nom dans la bouche du garçon, elle entraîna dehors le gamin qu'elle avait promptement habillé pendant sa diatribe. Severus ne put que suivre le mouvement pour ne pas être laissé derrière. À peine eut-il retrouvé Potter sur le pallier que la porte leur claquait dans le dos. Pétunia et Vernon soupirèrent de soulagement. Enfin libérés de la calamité magique. Severus se demanda dans quoi Dumbledore l'avait encore fourré, alors que la tête de Potter s'agitait dans tous les sens pour observer la moindre chose du quartier banal qui s'offrait à sa vue. Quelque chose lui disait que la journée n'allait pas être de tout repos.

A SUIVRE

Au plaisir de lire vos reviews (Snape aura certainement besoin de soutien moral pour affronter la journée de shopping)

Iroko