Auteur : Supy.
Disclaimer : Tous les personnages de Final Fantasy VII sont à Square Enix (et c'est bien dommage T-T), sauf ma chérie qui est à moi.
Rating : M. On sait jamais ce que mon esprit tordu est susceptible d'inventer.
Pairing : Pour l'instant j'en ai aucune idée, je suis encore en pleine hésitation.
Note : Bon, c'est ma première fiction, alors soyez gentil, hein. * grand sourire *. Bonne lecture.
Prologue :
Froid.
Un froid intense, comme une morsure sur sa peau. Voilà qu'elle était sa première sensation en s'éveillant du gouffre dans lequel elle était plongée. Un air glacé soufflait jusqu'à elle, emportant ses cheveux sur son passage, comme une feuille morte dévalant une rivière à la poursuite de son courant. Un air pollué qui s'insinuait dans ses sinus, qui s'engouffrait dans ses poumons, l'étouffant toujours un peu plus.
Puis vint la douleur.
Une douleur lancinante qui la transperçait de part en part comme une lame qui s'enfonçait dans la moindre parcelle de chair, lui lacérant la peau, violant son corps de cette pénétration mortelle, l'obligeant à ouvrir un peu plus la bouche pour chercher de l'air. La faisant se tordre et gémir comme un vulgaire animal blessé. Ne lui laissant aucune chance de survie quand un liquide carmin se mit à couler de la commissure de ses lèvres.
Et la peur.
Une peur qui lui vrillait les entrailles, qui la malmenait : la réveillant quand elle s'évanouissait, la replongeant dans les abîmes de l'inconscience quand elle s'éveillait de nouveau. Et puis ce froid. Et cette douleur. Et tout recommençait.
Une boucle sans fin.
La caresse de la Mort. Voilà ce qu'elle ressentait de tout son être. Tous ses pores, toutes ses terminaisons nerveuses qui s'agitaient sous cette sensation : une main squelettique recouverte d'une peau blafarde qui parcourait son corps en d'imperceptible caresses aériennes, comme si cette dame sans visage savourait cet instant en la faisant languir dans une souffrance sans nom.
Puis, parmi ces moments de lucidité, elle priait, elle ne savait quoi, qui pourrait lui venir en aide pour la sortir de cet enfer. Ou pour que cette femme langoureuse se lasse de son jeu et lui inflige la dernière blessure : celle qui la ferait se contracter une dernière fois. Et ce long râle qui s'échapperait de sa gorge comme une ultime plainte, suivit du dernier souffle qui l'emmènerait loin de cette horreur bleutée.
Au fut et à mesure que les minutes s'égrainaient, sa vue la quittait peu à peu. D'une forme distincte, elle ne voyait à présent que les contours d'une carrure féminine qui la surplombait de toute sa puissance. Elle luttait encore plus durement contre le voile opaque qui s'abattait sur son esprit, refusant de finir ainsi, dépouillée de tous vêtements, la chair meurtrie et rougie par le sang, au fin fond d'une ruelle dont elle ignorait l'emplacement.
Mais c'était peine perdue.
Le froid se fit plus intense, et la douleur plus poignante. Ses yeux ne distinguaient à présent que du noir. Un noir profond qui lui laissait présager que la fin était proche. Alors, malgré sa peur et ses faibles forces, elle poussa un douloureux gémissements, espérant que quelqu'un l'entende. Et sans plus d'espoir, elle se laissa basculer dans l'inconscience.
Au moins, là bas, elle ne sentirait plus cette douleur, ni ce froid. Elle ne verrait plus la silhouette se penchant doucement vers elle pour lui murmurer des mots d'une voix doucereuse. Et par dessus tout, elle ne sentirait plus l'odeur métallique de son sang qui se répandait sur le macadam en une belle et grande flaque colorée.
Elle se sentirait libérer.
Jusqu'à ce qu'un nouveau coup lui soit porté. Jusqu'à ce qu'elle se réveille, une fois encore, pour assister à ce spectacle morbide qui est sa déchéance.
