Cette fanfic-feuilleton, je l'avais écrite avec mon amie Shiva Rajah, il y a quatre ans.
Comme elle a été mise au placard depuis un moment, déjà, j'ai décidé de la ressortir et de la "dépoussiérer" un peu ;)
Bonne lecture à tous !
Claude Neix
CHAPITRE I
Un an plus tard...
par
Claude Neix (texte et scénario) et Shiva Rajah (documentation et corrections)
o-o-o
Le temps...
Cette toile dont on est à la fois l'araignée et la mouche.
J. Lesourne
De l'eau salée mêlée de tourbe malodorante s'insinuait dans sa bouche et ses narines, blessant ses branchies déjà à vif.
Il essaya de se dégager du piège végétal mais ses bras ankylosés avaient peine à lui obéir et il lui fallut un long moment pour sortir de l'enchevêtrement de racines où la houle l'avait poussé.
Une fois à l'air libre, il expulsa l'eau de mer souillée contenue dans le fond de sa gorge par ses fentes branchiales et aspira une goulée d'air nocturne mais une douleur indescriptible irradia alors dans sa poitrine et il s'étouffa à demi avec le sang qui lui congestionnait les poumons.
Il toussa, cracha un épais liquide rougeâtre qui, dans la nuit, ressemblait à de l'encre, et grogna de douleur.
Grelottant, le corps anesthésié par le froid et respirant avec difficulté, il grimpa tant bien que mal le long des racines géantes et, une fois sur le sol ferme, s'effondra en gémissant dans l'herbe spongieuse, d'où montaient des relents de boue glaireuse, d'iode et de mousse décomposée, typiques des mangroves de l'archipel des Sabaody.
Un long frisson agita son corps transi.
Pourvu que je ne me sois pas échoué sur les Groves du quartier de la Marine…
Sinon, s'en était fait lui et sa fuite éperdue se solderait par un retour en prison ; si ce n'est que, cette fois, c'est à Impel Down, toute proche de là, qu'on le renverrait et il savait, pour y avoir passé plusieurs mois, peu après la mort de Fisher Tiger, que, cette fois, il n'y survivrait pas.
Pas dans son état.
La grande roue… Cherche la grande roue du Sabaody Park… Comme quand tu étais gosse…
En se servant d'elle comme point de repère, il pourrait déterminer sa position.
Relever la tête. Il suffisait juste qu'il relève un peu la tête.
Plus facile à dire qu'à faire. La douleur dans sa poitrine était insoutenable et les heures innombrables passées dans les profondeurs glacées de la mer avaient totalement engourdi son corps.
Il parvint cependant – au prix d'un effort herculéen – à basculer sur le côté.
Les lumières du parc étaient bien là-bas, juste devant lui, dans les Groves tout proches de ceux où il se trouvait.
D'instinct, il avait nagé jusqu'à l'endroit exact où, enfants, lui, Octy, Chu et Kuroobi venaient en cachette regarder cette même Grande roue en rêvant de pouvoir y monter un jour.
S'il en avait eu la force, il aurait ri.
Avec un gémissement plaintif, il se roula en boule, ramena ses genoux tout contre sa poitrine et ferma les yeux. Gourd, affaibli, blessé et transi de froid, il sombra dans l'inconscience sans même s'en rendre compte.
oxo
Buggy le clown sortit de sa cabine en traînant des pieds et en ajustant son tricorne sur sa tête. Il marqua une pause sur le seuil et soupira en remarquant deux ombres immenses qui se découpaient dans le clair de lune, à la poupe de son navire. Les deux vaisseaux de guerre de la Marine qui escortaient le Big Top n'avaient toujours pas sombré durant la nuit - ni été calcinés par la foudre – malgré ses prières répétées !
Nom d'une sirène arthritique, ce qu'il crevait d'envie de leur démonter le bordé à coups de canon !
À la seule idée d'arriver aux Sabaody avec ces crétins de la Marine pour gardes du corps, son estomac fit des nœuds ! S'il n'avait craint d'être saisi par l'œil des Den Den Mushi de surveillance des bâtiments, il se serait mis à les insulter en criant comme un putois.
Pourquoi ne veulent-ils pas comprendre que je n'ai pas besoin d'escorte, bordel ! Avec un peu de chance, peut-être un monstre marin enragé va-t-il les envoyer par le fond avant d'arriver…
- Merde, merde et re-merde ! ronchonna-t-il à haute voix en donnant un coup de talon dans la porte de sa cabine.
- Un problème, Grand Corsaire Buggy ? demanda l'un de ses nouveaux hommes d'équipage, un colosse tatoué dont la prime frisait les soixante millions de Berrys.
Le clown serra les poings.
- Combien de fois dois-je vous répéter à tous que je ne veux pas qu'on m'appelle comme ça, nom d'un sloop ! C'est Capitaine Buggy ! Capitaine ! Bon, «cap'tain» ou «boss», à la limite, si vous voulez, céda-t-il avec une grimace en baissant d'un ton.
L'homme d'équipage joignit les mains et ses yeux se mirent à briller d'adoration.
- Oh, Capitaine ! Vous êtes si modeste !
- Quel exemple, pour nous tous ! renchérit l'un de ses camarades.
Buggy les dévisagea, bouche bée.
- Un problème, Buggy ? s'enquit Alvida en le rejoignant. Tu fais une drôle de tête.
- Je crois que j'ai comme un besoin urgent de vomir… répondit-il avec une moue en se dirigeant vers le bastingage, bousculant l'ancien prisonnier d'Impel Down, qui devait bien mesurer une fois et demie sa taille mais le regardait toujours avec des étoiles dans les yeux.
La jeune femme haussa les épaules avec un sourire complice au géant mais celui-ci lui répondit par un regard si agressif qu'elle recula d'un pas.
Dieux ! Ce qu'elle pouvait détester ce butor au crâne tatoué ! Comment faisait Buggy pour supporter cette sombre brute ?
Elle battit en retraite dans sa cabine en retenant un frisson et Buggy s'accouda au parapet du pont. Le regard fixé sur l'horizon nocturne, il repassa pour la énième fois dans sa tête la conversation qu'il avait eue avec les huiles de la Marine. Et, une fois encore, il se demanda si les choses auraient pu tourner autrement. S'il n'avait pas raté ne serait-ce que la plus infime occasion de faire pencher la balance en sa faveur.
Mais, de nouveau, il en arriva à la même conclusion : on ne lui avait pas laissé le choix ! C'était accepter le titre de Grand Corsaire ou être traqué en permanence par les forces gouvernementales. Cela n'avait rien eu d'une offre, ce fut bel et bien du chantage !
Ce que Buggy n'avait pas compris tout de suite, c'était : pourquoi lui, alors que d'autres pirates étaient largement plus recherchés et puissants ? Uniquement parce qu'il avait fait partie de l'équipage de Gol D. Roger ?
En fait… oui. Car il devint rapidement évident que ce n'était pas lui, en réalité, qui intéressait la Marine, mais Shanks le Roux, avec qui ces salopards espéraient passer un arrangement grâce à Buggy.
Ce dernier avait eu beau leur expliquer que lui et Shanks n'étaient pas amis, et que jamais celui qui était désormais l'un des empereurs du Nouveau Monde les plus respectés n'accepterait ne serait-ce que de l'écouter, mais ces crétins de militaires n'avaient rien voulu savoir !
Durant des semaines, il avait imaginé, comme à son habitude, les scenarii les plus alambiqués et les plus improbables pour se sortir de ce mauvais pas mais n'avait rien trouvé de bien convaincant.
La seule solution plus ou moins acceptable qui lui était apparue, pour le moment, c'était d'aller voir Shanks, de lui expliquer la situation en le priant de lui administrer une bonne dérouillée – rien de trop définitif ou douloureux, bien sûr – et de retourner voir ces trous du cul de la Marine en leur disant : « Vous voyez ! Je vous l'avais bien dit, qu'il ne m'écouterait pas ! ».
Avec un peu de chance, ils admettraient leur erreur et lui lâcheraient la « grappe ».
Enfin, il fallait l'espérer parce, pour l'instant, c'est tout ce qu'il avait en rayon pour se tirer de ce mauvais pas !
- Bordel de merde ! Pourquoi faut-il toujours que ça tombe sur moi, ce genre de poisse ?
- Grand Corsaire Buggy ! cria un homme depuis le nid de pie, finissant de lui mettre les nerfs en pelote. Archipel des Sabaody en vue !
- Buggy ? annonça Alvida, qu'il n'avait pas entendu arriver derrière lui, accompagnée d'un jeune officier de la marine. Tu as de la visite.
Le clown se tourna vers le garçon aux cheveux roses et croisa les bras sur sa poitrine, menaçant.
- Qu'est-ce que tu veux, gamin ?
- Pardon, Grand Corsaire Buggy, je viens vous proposer une liste d'artisans affiliés à la Marine pour faire revêtir le Big Top, afin de vous rendre dans l'île des hommes poissons et, de là, sur la route de…
- Laisse tomber, têtard, j'ai déjà quelqu'un pour ça.
- Ah… Je me permets néanmoins d'insister car…
- Je t'ai dit que j'avais quelqu'un, t'es bouché ? cria Buggy au visage du garçon, qui rentra la tête dans les épaules. Vous avez l'intention de prendre enfin le large et de me laisser faire mon boulot ou vos deux boîtes à sardines en uniforme vont me téter la poupe jusqu'au Nouveau Monde ?
- Euh, je… Non, Grand Corsaire Buggy. Nous… Nous étions juste là pour vous protéger en cas d…
- Me protéger ? Je bouffais déjà quatre petits crapouillards dans ton genre en guise de hors-d'oeuvre alors que t'étais encore dans le caleçon de ton père, petit moucheron insolent ! Lâchez-moi le jonc, bordel ! La dernière chose dont j'ai besoin, pour rester discret, c'est d'arriver aux Sabaody avec deux boites à savon de la Marine collées aux miches !
- Oui, je… Je comprends, bien sûr. Je… Je vais en informer l'État-Major et…
- C'est ça ! Virez de bord en grande pompe et bon vent !
Sur ces mots, il retourna dans sa cabine d'un pas hargneux, laissant Kobby et Alvida plantés sur le pont.
Le jeune homme était encore un peu mal à l'aise avec son ancienne maîtresse (ou devrait-il dire « bourreau » ?) mais n'arrivait toujours pas à réaliser que la superbe créature à ses côtés et la monstrueuse virago qui l'avait terrorisé durant une partie de son enfance étaient une seule et même personne.
- Se serait-il levé du pied gauche, Lady Alvida ?
La jolie pirate tordit le nez.
- Buggy aime faire les choses à sa manière.
Le tout récent colonel soupira et haussa les épaules.
- C'est sa mission, après tout !
oxo
On lui toucha l'épaule. Une caresse douce et timide. Une femme ? Shyarly ? Dans un demi-sommeil, ses doigts se refermèrent sur la main fine pour l'immobiliser. Elle était petite, fragile et glacée.
- Tu dors ?
Une voix de petit garçon. Hody ?
- Eh ! Le vieux ! Tu vas bien ? demanda à son tour une seconde voix.
« Le vieux » ? Il était quand même loin d'être en âge d'avoir des petits-enfants ! Ces mouflets… Il allait leur apprendre à respecter leurs aînés ! Et, d'abord, qu'est-ce que ce petit têtard collant d'Hody et ses camarades faisaient dans sa cabine ? Quel imbécile avait laissé monter ces gamins à bord ?
Il voulut s'étirer et faillit crier tant ses muscles étaient raides. Nul drap tiédi par la chaleur de son propre corps ne lui chatouillait la joue et il ne sentait pas son oreiller préféré sous sa tête. Bizarre…
Il ouvrit les yeux et l'obscurité seule fut témoin de son désappointement.
Alors ce n'était pas un simple cauchemar ? Il n'était pas dans sa cabine et encore moins sur son navire !
Il s'agrippa à la main qu'il tenait toujours dans la sienne et trouva une épaule menue.
- Qui est-ce qu…
Il cracha une grande quantité de sang et l'enfant, effrayé, dont il ne distinguait que la silhouette à la faveur de la lune, recula avec un cri perçant près de ses camarades.
- Qu'est-ce qu'il a ?
- Il a l'air malade ! Il faudrait l'amener à l'hôpital !
- Je vais prévenir Octy et Madame Shakki !
Octo ? Il avait donc bien réussi à s'enfuir.
Sacré gaillard…
Hors de question que son ami d'enfance le voit étendu sur le sol comme une larve.
Il voulut se redresser un peu et la douleur dans sa poitrine fut telle qu'il perdit à nouveau connaissance.
oxo
Dans la cuisine du Sunny, Robin et Nami sirotaient un thé en attendant l'aube, qui ne devrait plus tarder.
Tout l'équipage revenait du village natal de la navigatrice, où la sœur de cette dernière venait de se marier « en grande pompe », comme aurait dit Buggy.
Les îles Conomi avaient bien changé. Depuis la mort de Barbe Blanche, beaucoup de gens avaient décidé de fuir Grand Line et ses abords pour s'installer dans des régions plus calmes. La population de l'archipel avait pour ainsi dire été multipliée par deux.
Depuis qu'Arlong et sa bande avaient été défaits, la petite île était devenue un paradis sur terre.
- J'ai du mal à imaginer ton village comme tu me l'as décrit du temps de ce pirate homme-poisson. Tout m'a semblé si prospère et joli…
Nami frissonna. Repenser à Arlong la faisait trembler de rage et revenir sur les lieux où elle avait dû plier sous son joug n'avait rien eu de facile, loin de là…
Elle hocha tristement la tête et chassa une longue mèche rousse de son visage.
- C'était le pire des salopards. Je n'arrive toujours pas à comprendre comment Octy ou Jinbei ont pu être amis avec un déchet dans son genre !
Robin tiqua mais ne releva pas. Dès qu'il s'agissait de son village natal ou de sa mère adoptive, Nami sortait de ses gonds.
- Et pour en revenir à la proposition de ta sœur ? demanda-t-elle pour changer de sujet. Que comptes-tu faire, finalement ?
- Je… (Elle soupira) En fait, je ne sais pas. C'est une somme énorme mais d'un autre côté…
- Tu aurais l'impression de vendre une partie de ton enfance ?
Nami acquiesça et haussa les épaules.
Au vu de l'incroyable flambée du prix des maisons dans le village et des terrains environnants – et étant donné qu'elle allait désormais fonder une famille – Nojiko voyait là l'occasion de vendre la petite maison de leur enfance afin d'acheter une demeure plus spacieuse. Nami avait trouvé cela naturel et plein de bon sens, sur le moment, mais, maintenant qu'elle était au pied du mur et qu'un jeune couple avait proposé à sa sœur une somme astronomique pour la petite habitation, elle doutait de pouvoir s'y résoudre, même si Nojiko lui avait assuré que les champs de mandariniers ne faisaient pas partie des tractations.
Nami avait beau savoir que, avec sa tête mise à prix, jamais elle ne pourrait plus vivre à Cocoyashi, elle ne parvenait pas à couper le dernier lien qui l'unissait au souvenir de sa mère adoptive.
Mais pas seulement…
- Si ça se trouve, dans les quelques mois, les prix vont encore augmenter, argumenta-t-elle. Ça vaut peut-être le coup d'attendre un peu. Il serait idiot de perdre un petit pactole en se précipitant.
- Tu n'es pas obligée de te décider tout suite, dit Robin en étouffant un bâillement.
Voilà des heures que la navigatrice était incapable de trouver le sommeil à cause de cette sotte histoire de maison et son amie, qui n'avait jamais vraiment accordé de valeur excessive aux choses matérielles, si ce n'est que comme un outil pour arriver à ses fins, commençait, il est vrai, à perdre patience.
- À quoi bon, Robin ? Quand tu réfléchis bien, c'est idiot ! L'avenir de ma sœur, de son époux et de leurs futurs enfants sont plus importants qu'une petite maison qui tombe en ruine. Sans compter que trop de mauvais souvenirs dorment là-bas… C'est sur le seuil de cette maison que ce requin, dont même un cuisiner ne voudrait pas pour faire une soupe aux ailerons, a abattu Bellmer.
Robin ne put s'empêcher de poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis le début :
- Et pourquoi ne pas offrir une nouvelle maison à ta sœur, avec le butin que tu as amassé ces derniers mois ? Cela résoudrait son problème et vous ne seriez pas obligées de vendre celle de ta mère adoptive.
Non sans un plaisir un peu coupable, elle vit Nami blêmir mais, heureusement pour elle, Sanji entra dans la cuisine à ce moment là, lui sauvant la mise.
- Nami chérie ! Ma Robin d'amour ! s'écria Sanji en entrant dans la cuisine, des petits cœurs dans les yeux. Mais qu'est-ce que vous faites déjà debout, mes princesses ? Il fait encore nuit noire, dehors.
Nami haussa les épaules et secoua la tête.
- Désolée, Sanji, j'avais du mal à dormir et Robin a eu la gentillesse de me tenir compagnie.
Comme si j'avais eu le choix… pensa cette dernière avec un sourire résigné.
La navigatrice avait fait irruption vers minuit dans la cuisine, où elle était tranquillement en train de lire, et ne l'avait plus lâchée, répandant venin sur les pirates d'Arlong, questions existentielles sur elle-même et doutes quant à la vente de la fichue maison de Cocoyashi durant plus de quatre heures.
- Oh, ma Namie chérie ! Il fallait m'appeler, voyons ! J'aurais aidé à…
- Bonne nuit, Sanji, rétorqua la jeune fille avec un regard meurtrier en étouffant un bâillement. Je vais aller dormir un peu.
- « Bonne nuit » ? Mais… Il est presque cinq heures du matin.
Nami, qui avait déjà quitté les lieux, ne l'entendit pas, et Robin laissa échapper un rire emprunt de fatalisme.
- Sanji, tu veux bien me faire un café bien serré ? Je crois que je vais en avoir besoin, pour tenir le coup jusqu'à ce soir.
Le cuisinier du bord lui fit un baisemain passionné.
- Tout de suite, ma Robin d'amour ! Tes désirs sont des ordres ! Autre chose, maintenant que nous sommes seuls ? ajouta-t-il avec une petite flamme lubrique dans le regard.
Robin pouffa.
- Non, Sanji, merci, c'est gentil.
Sanji tordit le nez.
- Tu sais que ça peut vexer ça, ma Robin d'Amour ?
La jeune femme lui prit le menton et déposa un chaste baiser sur sa joue.
- J'ai vraiment besoin d'un café bien serré… susurra-t-elle à son oreille, le faisant frissonner.
- Tout de suite, ma Robin adorée ! s'écria le cuisinier en virevoltant en direction de ses fourneaux, faisait rire l'archéologue.
Si Sanji aurait fait un amant acceptable ? Elle n'en doutait pas une seule seconde.
S'il l'aimait ? Bien entendu, elle en était absolument certaine.
Mais comme un frère un peu incestueux, ou un ami trop tendre, et ce n'était pas ce qu'elle voulait. Non, ce n'était pas ce qu'elle voulait… Plus maintenant qu'elle avait successivement passé l'âge des serments enfantins, des baisers sur le front puis celui des nuits d'amour sans lendemain.
Désormais, elle avait besoin d'autre chose…
...à suivre
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