Titre : Au delà des mots
Auteur :
Kazuza
Couple :
Bun x Daisuke
Fandom :
Not/love
Rating:
PG
Thème:
02. La lettre
Disclaimer :
Ils sont tous a Miyamoto Kano parce que sinon moi j'aurais jamais séparé Bun de Dai-chan çç


Au delà des mots


Une lettre est arrivée...

C'est étrange, je ne m'y attendais pas, ou plutôt je n'espérais pas voir arrivé une réponse.

L'espoir fond vite quand je déchiffre les premiers mots. Mes mains immédiatement calmées alors qu'elles avaient si fébrilement déchiré l'enveloppe. Je n'avais même pas prit la peine de poser mon manteau. Une réponse de toi, après avoir si longtemps été ignoré, quelle aubaine…

Je t'ai chercher tu sais Bun… Longtemps…

L'espoir est mort, ce n'est pas toi qui as écrit.

Je reconnaîtrais ton écriture entre mille. Le mot que tu as laissé sur cet aquarium est encore gravé dans ma mémoire, comme un cicatrice profonde et purulente.

Une dénommé Nagiko m'écrit… Je ne renonce pas à lire, elle parle de toi…

Evidemment, j'apprends que tu ne voulais pas répondre… Cela ne m'étonne pas, tu es si têtu.

Un mélange de glace et de feu tombe sur mon cœur, y formant un étrange apaisement.

La glace de la souffrance et le feu de l'amour. Elle me dit que tu vas bien, que tu es heureux, que tu souris de nouveau.

J'en suis heureux, sincèrement.

Même si j'aurais souhaité entendre ces mots de ta bouche, voir se sourire sur tes lèvres de mes yeux, je suis vraiment heureux.

Mes mains caressent le papier… ce petit bout de rien qui me relie à toi. Fil ténu mais au combien lénifiant. Mes doigts rencontre une surface lisse, plus lisse que le papier rugueux…

Mon cœur s'arrête.

Une photo.

Trois personnes.

Je reconnais bien sur Hato, comment oublier ce garçon…

La jolie jeune fille brune que l'identifie comme l'auteur de la lettre, une personne de ta famille. Elle te ressemble tellement.

Et évidemment il y a toi, rayonnant entre eux.

Tu as changé.

Tes cheveux sont cours a présent et tu as perdu tes rondeurs enfantines malgré cela je te reconnais.

Il est impossible qu'un jour je puisse te confondre avec un autre, même après mille ans.

Mes yeux se rappellent de chaque courbes et chaque replie de ton corps, et quand bien même je deviendrais aveugle, mes doigts s'en souviennent aussi.

L'urgence, le désir de te revoir, de te tenir dans mes bras, tout contre mon corps m'assaille.

A défauts de pouvoir toucher ton visage, mes doigts caressent une photo.

Et sans que j'y prenne vraiment gare, mes mains se rapprochent de mon visage. Ces mains qui enserre tendrement ton visage de papier.

Et le baiser que je pose sur tes lèvres glacées me bouleverse plus par l'intensité du besoin que par l'acte lui-même.

Je n'ai pas le temps de pousser plus loin mes réflexions. Ma femme vient d'arriver. Elle porte Miki dans ses bras.

Je leur jette un regard plein d'amour et de tendresse avant de ranger soigneusement cette lettre dans ma poche.

Je m'étais fait à l'idée de ne plus jamais te revoir. Mais avoir ne serait ce qu'entrevu ton visage adoré de nouveau a fondu toutes ces vaines résolutions en moi.

Je dois te parler, je dois t'expliquer … te dire que je ne t'ai pas oublier.

Te dire que même si je l'aime, elle, du fond de mon cœur, je t'ai aimé et t'aime encore, aussi fort et à jamais.

Je dois te voir… je dois te sentir…

Et c'est poussé par ce besoin, cette nécessité plus forte qu'un quelconque raisonnement, que je commence une nouvelle lettre, destiné cette fois ci, à cette jeune femme avec laquelle tu vis, Nagiko chan.

Fin