Prologue.
Je marche d'un pas énervé, mes sacs dans les mains, laissant derrière moi un groupe d'hommes plus que surpris.
-Livia ! Reste ici !
Je me stoppe. L'homme qui a prononcé mon nom se lève et marche vers moi.
-Arrête toi.
Il se stoppe a l'intonation de ma voix. Je me retourne vers lui et le regarde froidement.
-Allez, fais pas la gueule et reviens t'asseoir.
-Pas question. J'suis pas ta chienne.
Il tique mais tente de se calmer, son degré d'alcool est déjà élevé, il titube vers moi et sa grosse main crasseuse vient se poser sur mon épaule.
-Allez, viens te rasseoir. Tu vas attraper froid.
Je regarde sa main et lève lentement les yeux vers lui, il se fige un instant puis un sourire se dessine sur ses lèvres.
-Dis moi au moins ce qu'on t'a fait de mal.
-Tu me donne envie de gerber.
Il fronce les sourcils, son emprise se resserre, je regarde a nouveau sa main, ses veines ressortent.
-Tu sais très bien ce que vous avez tenté de me faire. Maintenant, deux de vous ont perdu un œil, et les trois autres n'ont plus qu'une main en état de fonctionner. Il ne manquait plus que toi.
-Allez, tu sais bien que c'était pour rigoler.
Je bouge mes doigts, et il hurle de douleur, sa main tombe de mon épaule, un petit poignard est enfoncé horizontalement, il tient son poignet qui crache du sang, la coupure est nette, c'est enfoncé jusqu'à l'os. Les autres rappliquent très rapidement. Je dégaine deux pistolets de mes hanches et les tient a distance.
-Je n'hésiterai pas a vous descendre tous et a attirer les rôdeurs pour qu'ils vous bouffent tout entiers.
Ils reculent, l'autre est a genoux, sur le sol, je m'abaisse a son niveau et le regarde dans les yeux.
-Écoute moi bien. Sans moi, vous tenez pas trois jours. Avec moi, vous mourrez immédiatement. Si tu me poursuis, tu peux dire adieu a ce monde.
Il acquiesce tout en grognant et en se tenant la main. Je prends sa main dans la mienne et retire le poignard d'un coup alors qu'il serre les dents pour ne pas hurler une seconde fois.
-Je suis sure qu'avec ta voix perçante, tu as réveillé tous les morts. Je sais que je vais te manquer alors je vais te laisser un petit souvenir.
Je serre sa main et dessine un W sur sa main. Dès que je le lâche, il tombe a terre, évanoui. Je me relève rapidement, range mes armes et reprends mes sacs. Je me retourne vers eux, les autres ont couru vers la créature répugnante a terre, ils lèvent la tête vers moi, mi apeurés, mi haineux. Je leur fais un grand sourire et la révérence.
-Messieurs, je vous salue.
Je vais ensuite retrouver ma moto garée près de la voiture volée, j'y accroche mes sacs, démarre et m'en vais.
