Voici un petit OS dramatique, assez court, j'en conviens. Quand je l'ai écrit, je pensais à Drago et Hermione, mais le texte ne le montre pas vraiment. Libre à vous d'imaginer le couple que vous souhaitez.

Une p'tite review au final ?

Mourir D'Amour

Elle avait de beaux cheveux bruns qui resplendissaient au soleil. Ses yeux, bruns également, brillaient. Elle était belle. Si belle. Et tellement gentille…Mais la mort la prise. Enfin je pense. A moins qu'un miracle ne se produise- et je ne crois pas au miracle- et ne guérisse ma tendre dulcinée, elle a succombée.

Elle venait chez moi, comme tout les samedis soirs après son travail. Et elle est morte. Tout est de ma faute. Dans la rue son sang brille sous les lampadaires. Son visage est tellement pale…J'ai mal ! Affreusement mal. Mon cœur est brisé en million de morceaux.

J'entends encore la voiture freinée au maximum pour l'éviter. Mais elle roulait trop vite. Elle l'a percutée. J'entends les cris des passants. Ils lui hurlent de faire attention, de se pousser, de se dépêcher. Mais elle ne les a pas entendues. Enfin…au début. Peu avant le grand « boum », elle les a entendues, s'est tournée, et…

L'ambulance arrive. La sirène hurle. Enfin, je crois. Je n'entends plus rien. Je ne vois plus rien à part son visage, son corps… Mais cela se passait comme ca dans les films qu'on regardait les samedis soirs.

J'étais à ses côtés, le cœur saignant et le visage ravagé de larmes. Je souffrais tellement que j'aurais pu mourir. Son visage semble paisible. Peut-être est-ce le fruit de mon imagination. Je n'en sais rien. Je ne discerne plus la réalité et le mensonge. En tout cas, je l'espère. J'espère qu'elle est paisible. Peu importe où elle soit.

Romeo et Juliette.

Elle serait contente. Je me souviens d'un classique moldu. C'était un de ses préférés. Roméo se tenant auprès de sa bien-aimée. Il se tua pour la rejoindre. Ici, c'est moi, Romeo, qui va rejoindre ma tendre Juliette.

Décidé, je me lève. Je sens un bras faible essayer de me retenir. Pensant que c'était une passante qui voulait me réconforter ou encore m'empêcher de partir, je me dégageai brusquement et prit place au milieu de la route, un peu plus loin.

Je crois entendre mon nom faiblement prononcé par ma bien-aimée. Je rêve.

Je sens une voiture arrivée. Elle n'aura pas le temps de s'arrêter. J'entends un cri, désespéré. Sa voix. C'était sa voix. Son « Non ! » résonne dans ma tête alors que la voiture me rentre dedans. J'ai fait une connerie, je le sens.

Je suis propulsé quelques mètres plus loin. La douleur que j'éprouvais auparavant semble insignifiante face à ce choc. Mes jambes sont ankylosées. J'ai du mal à respirer. Je ne sens plus rien. Juste un froid immense qui tombe à petite gouttelettes dans mon corps.

Je réalise ma connerie.

Romeo et Juliette.

Juliette n'était pas vraiment morte. Romeo croyait autrement. Alors il se tua. A son réveil, Juliette réalise la mort de son époux et se suicide à ses cotes. Se tuera-t'elle ? Je prie pour qu'elle ne le fasse pas. Elle doit vivre. Comme je suis bête ! Mort surtout, me direz-vous. La dernière gouttelette tomba. Sur mon cœur. J'entendis son cri déchiré les abimes et ensuite… Noir.